Note d'auteur : Voilà, que les réjouissances commencent ;) Bonne lecture !

RAR Eliie Evans : J'ai vu un peu grand je crois en voulant mettre en place un contexte économique, parce que ce n'est absolument pas mon domaine de compétence x) Ceci dit, je garde tes remarques de côté, là pour la fin de la fic je n'aurai pas besoin de peaufiner le contexte davantage, mais je n'exclus pas la possibilité de réécrire quelques passages des premiers chapitres en utilisant tes idées, et en te créditant bien sûr^^ Contente que la fic te plaise en tout cas ! :D Et Ginny ne pensait pas que ça se déroulerait à Pré-au-Lard, pour autant elle n'imaginait pas que ça aurait lieu dans le monde moldu, elle pensait juste que ce serait dans un château réservé pour l'occasion ou autre^^ Et non, ce n'est pas Drago qui l'a fait construire, je me suis juste dit qu'il y avait une salle de ce type dans la plupart des villes et villages, alors pourquoi pas à Pré-au-Lard ? :) Quant à la robe différente, à vrai dire je n'y ai pas pensé, mais pas de scandale en vue^^ Merci pour ta review !


Chapitre 6

Ginny ouvrit la porte, fébrile, mais trouva le temps de se composer un visage impassible avant de le présenter à Malefoy. Celui-ci était nonchalamment adossé contre le mur du palier. Il releva la tête quand elle ouvrit la porte, resta un moment comme figé, mais pas assez longtemps pour que Ginny s'en formalise. Il s'inclina avec exagération, ce qui la fit sourire, et lui offrit son bras, qu'elle accepta de bon gré.

— Prête pour une soirée de rêve avec le cavalier idéal ? demanda Malefoy.

— Cavalier idéal, je ne sais pas, mais j'ai l'intuition que la soirée va être très sympa, répondit Ginny avec un soupçon de malice. Maintenant, arrête de te la jouer, ou bien je te lâche pour le premier venu, compris ?

Malefoy haussa les épaules et retrouva son regard froid et impassible. Ils marchèrent dans la rue jusqu'à trouver une ruelle assez sombre pour ne pas être vus. Ginny eut un sursaut imperceptible lorsqu'il la prit par l'épaule. Ils transplanèrent immédiatement et atterrirent à Pré-au-Lard quelques secondes plus tard.

— Nous y voilà, fit Malefoy. Juste devant.

Ginny regarda la porte qui s'offrait à eux. Elle n'avait rien d'extraordinaire, mais Ginny ne s'était pas attendue à quelque chose de sublime dans un village comme Pré-au-Lard, aussi pittoresque ! Malefoy poussa la porte, la laissant passer la première. Il avait des manières, c'était déjà ça…

Ginny observa les lieux. C'était beaucoup mieux que ce à quoi elle s'était préparée : un lieu lumineux, avec de grandes fenêtres, un buffet et la salle était remplie de convives, discutant en groupes. Ginny essaya de voir si elle connaissait des gens, mais la foule était telle qu'elle ne put pas se rendre compte. Malefoy arriva derrière elle et lui mit une main sur l'épaule. Ginny se dégagea et il n'insista pas.

— Là-bas, dit-il, il y a Theodore Nott et Blaise Zabini, deux de mes anciens amis de Serpentard.

— Merci bien, très peu pour moi, répondit Ginny.

— Comme tu veux. Le plus mauvais moment à passer, c'est le discours de la présidente de cette association caritative. Après, on devrait être tranquilles pour discuter affaire.

Ginny opina. Il l'accompagna au buffet et ils se servirent tous deux une coupe de champagne millésimé. La lumière baissa, pour se concentrer sur une estrade où une vieille sorcière à l'apparence plus qu'extravagante se tenait. Hermione connaissait le but de cette association : aider les enfants sorciers victimes de maladies graves, pouvant nuire à l'utilisation de leur magie. Elle était surtout très étonnée que Malefoy finance ce genre de chose. Décidément, il avait peut-être bel et bien changé…

Le discours fut ennuyeux à mourir, et Ginny en écouta à peine la moitié. Dès qu'il fut terminé, il y eut des applaudissements sonores et la lumière regagna en intensité. C'est ce moment que choisirent les deux anciens amis de Malefoy pour s'approcher d'eux. Blaise avait peu changé, mais Theodore semblait moins hargneux que dans le souvenir de Ginny. Ils fixèrent tous la jeune Weasley et interrogèrent Malefoy du regard qui leur répondit :

— Elle a besoin de moi, fit-il, et ça doit faire un moment qu'elle n'est pas sortie, alors j'ai eu la bonté de l'emmener ici. Je ne sais pas si elle sait encore comment on fait pour s'amuser !

Et tout ça devant elle… Outrée, Ginny se retint de lui donner une gifle et s'éloigna d'une démarche digne. Elle n'eut que le temps d'entendre les rires sardoniques des deux Serpentard et se fondit dans la foule à la recherche d'une tête connue.

— Ginny ? fit une voix derrière elle.

Elle fit volte-face.

— Dean ! s'exclama-t-elle. Ça alors, je ne croyais pas te trouver ici, ça me fait plaisir !

— Tu es… très belle, fit-il. Tu es venue avec quelqu'un ?

Ginny regarda du côté de Malefoy qui la fixait, une lueur indéchiffrable dans le regard. Il l'avait humiliée, il allait le payer.

— Non, je suis venue toute seule, répondit-elle. Mais viens, on va discuter, on sera plus tranquilles dehors.

Elle adressa un regard triomphal à son ancien cavalier et suivit Dean. Elle ne put s'empêcher de voir que Malefoy semblait beaucoup moins sûr de lui, voire même en colère… Très bien, ça lui allait parfaitement. Il verrait ainsi qu'elle n'avait guère besoin de lui pour s'amuser. Dean lui offrit son bras et elle le prit, fixant Malefoy d'un regard narquois. Chacun son tour…

Dean l'emmena dehors, il y avait un petit vent frais qui soufflait et il lui prêta sa veste. Ils s'assirent sur un banc et Ginny dit :

— Plutôt sympa, comme soirée, non ?

— Je suis content de t'avoir rencontrée, fit Dean. Ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vus… Depuis cette soirée, en fait.

Il lui rappelait le bref rendez-vous qu'ils avaient eu, peu de temps après sa rupture avec Harry. Elle aurait préféré l'oublier, mais il ne semblait pas l'entendre de cette oreille. Ginny était mal à l'aise. Elle n'avait accepté de l'accompagner que pour rendre Malefoy jaloux, mais il semblait prendre cela trop au sérieux… Ça ne lui plaisait pas.

— Écoute, Dean… Je t'ai menti, toute à l'heure, je ne suis pas venue toute seule…

— Ah bon ? Avec qui tu étais ? Une de tes amies ?

— Heu… commença Ginny.

La porte par laquelle ils étaient passés s'ouvrit soudain avec un grand fracas et ce fut un Malefoy extrêmement calme – un calme qui laissait transparaître sa colère – qui apparut dans son encablure. Il s'adossa au mur et répondit à la place de Ginny :

— Elle est avec moi, Thomas. Dégage, tu n'as rien à faire ici.

Ginny se leva d'un bond, le fixa de ses yeux marron et s'écria :

— De quel droit tu te permets ça ? Je ne suis pas ta propriété ! Tu m'as humiliée devant tes chers petits copains Mangemorts, je n'ai plus rien à voir avec toi !

Dean les fixait alternativement, l'air profondément surpris par cette situation.

— Je vais vous laisser, je crois, fit-il.

— Non, tu restes, cracha Ginny. Tu ne vas pas lui obéir, en plus ! Tu te rappelles à quelle maison tu appartenais ou faut-il que je te le rappelle à coups de pied au derrière ? Lui, c'est un Serpentard, un lâche, un fourbe, une sale petite fouine

Malefoy perdit tout son calme et se jeta sur Ginny qui réussit à l'éviter de justesse. Il sortit sa baguette et la pointa sur la jeune Weasley. Celle-ci ne perdit pas de temps, elle prit la sienne et cria :

Diffindo !

Elle visa un bras de Malefoy et le rai de lumière l'atteignit de plein fouet. Sous la puissance du sort, Malefoy fut projeté au sol. Il se tenait le bras, blême. Le sort avait eu l'effet escompté : le bras de Malefoy était profondément entaillé, à mi-chemin entre l'épaule et le coude. Il pointa sa baguette sur Ginny et commença :

Endo

Mais Ginny ne lui en laissa pas le temps et hurla :

Expulso !

Malefoy fut projeté à plusieurs mètres, et disparut dans la nuit noire. Ginny regarda sa baguette, horrifiée par ce qu'elle venait de faire. Et si elle l'avait tué ? Elle prononça un rapide « Lumos » et parcourut les alentours de sa baguette. Dean ne s'était pas éternisé. Voyant l'échange dangereux des sorts, il s'était empressé de rentrer dans la salle des fêtes. Ginny ne s'en préoccupa guère. Elle courut jusqu'à l'endroit où elle supposait que Malefoy avait atterri et promena le rai de lumière de sa baguette un peu partout, jusqu'à ce qu'elle distingue une silhouette à même le sol.

— Malefoy ! cria-t-elle.

Elle se précipita vers lui et s'agenouilla avec une certaine réticence. Rien ne lui disait qu'il ne faisait pas semblant d'être évanoui et qu'il ne lui sauterait pas à la gorge dans la seconde… Mais elle vit la couleur de son visage : il était encore plus blême qu'avant. Heureusement, elle savait quoi faire, elle avait reçu une formation aux sortilèges de premier secours.

Enervatum, prononça-t-elle fébrilement.

Malefoy retrouva quelques couleurs et cligna des yeux. Il tenta de se relever mais un de ses bras – celui que Ginny avait entaillé – se déroba sous lui. Ginny, consciente que tout cela était de sa faute, l'aida à se tenir sur son bras valide. Elle le contourna et, visant la plaie, marmonna :

Episkey.

Le sang cessa de couler et coagula très rapidement. Elle fit apparaître des bandages par un « Ferula » et la blessure de Malefoy fut rapidement pansée. Ginny était aussi pâle que lui, encore très secouée par ce qu'elle avait manqué faire. Jamais elle n'avait tué quiconque, et la simple pensée que cela aurait pu se produire ce jour-là la traumatisait.

— Tu ne m'as pas raté, maugréa Malefoy.

— Je suis désolée… gémit Ginny. Mais c'est de ta faute, aussi, c'est toi qui a commencé.

Malefoy se releva et manqua retomber, mais Ginny le soutint par son bras indemne. Il se dégagea de son étreinte et s'adossa à un arbre. Puis il émit un petit ricanement, si semblable à celui dont il usait lorsqu'il se moquait d'elle à Poudlard.

— Ma faute ? répéta-t-il. Ce n'est pas moi qui me suis jeté dans les bras de la première venue pour te rendre jalouse…

— Oh parce que tu crois que j'ai fait ça pour te rendre jaloux ? Mais mon pauvre Malefoy, tu n'es pas le centre du monde, tu es au courant ? Tu sais, tu n'es pas le seul à avoir du succès auprès de la gente opposée. On ne sort pas ensembles, alors j'ai parfaitement le droit d'aller voir ailleurs si je le veux.

— Très bien, conduis-toi comme une traînée si ça t'amuse, cracha-t-il. Mais la prochaine fois que tu voudras te débarrasser d'un type un peu trop collant, ne compte pas sur moi pour venir te sauver la mise une deuxième fois.

— Ah parce que tu t'imagines que je vais croire ça ? Tu n'avais pas du tout l'intention de m'aider, tu voulais juste faire valoir ta supériorité sur les autres, comme d'habitude ! Et je peux me débrouiller toute seule pour me débarrasser de quelqu'un, il n'y a qu'à voir comment je m'en suis sortie avec toi, c'était un jeu d'enfant.

— Ce n'était pas pareil. Moi, je t'attaquais, lui il t'aurait embrassée. Pas sûr que tu aies eu les mêmes réflexes.

— C'est ça, oui ! rit Ginny. Jusqu'à nouvel ordre, c'est beaucoup plus facile de se débarrasser de quelqu'un qui cherche à vous embrasser que de quelqu'un qui cherche à vous tuer.

— Tu crois ? demanda Malefoy, les yeux plissés.

— Où est-ce que tu veux en venir ?

— A ça…

Et il posa ses lèvres sur les siennes.


Note de fin : C'est assez marrant pour moi de relire ces vieilles fics, je cherche désespérément à comprendre comment en l'espace de quelques lignes j'ai pu les faire se battre presque à mort et s'embrasser la minute suivante xD Enfin bon, vous verrez comment ça évolue dans le prochain chapitre ;) Merci d'avoir lu et à lundi pour la suite !