Chapitre 1 : La rencontre

Beacon Hills

Stiles ouvrit doucement les yeux et s'étira lentement. Le soleil avait pointé le bout de son nez et venait lui chatouiller le visage avec ses rayons. Il grogna et mit sa couverture sur sa tête. Trois petits cognements retentirent contre sa porte.

-Humm?

-Stiles? demanda son père en passant la tête par le cadre de la porte.

-Moui?

-Il y a une urgence au boulot. Je dois y aller, répondit-il en entrant dans la chambre de son fils.

-Un samedi?

-Les meurtriers ne prennent pas congé le samedi malheureusement.

-D'accord. Il est quelle heure au fait?

-Il est sept heures et quelque, répondit-il en regardant sa montre.

-Humm…

Stiles s'enfonça plus profondément sous ses couvertures et marmonna ce qui devait ressembler à un ''passe une bonne journée''. Le shérif leva les yeux au ciel et sourit doucement en regardant la bosse que formait le corps de son fils en dessous de ses draps avant de sortir de la chambre en refermant délicatement la porte. Stiles ouvrit les yeux en entendant la porte d'entrée se fermer et se redressa en entendant la voiture de son père démarrer. Il se leva et se rendit dans la salle de bain pour se rafraîchir un peu. Il enfila un t-shirt rouge avec une chemise carottée grise et noire et une paire de jeans noirs. Il descendit, toujours à moitié endormi, et se prépara un petit déjeuner. Il venait juste de prendre une première bouchée quand son portable sonna.

-Ché qui? demanda-t-il, la bouche pleine.

-Stiles, combien de fois je vais devoir te dire de prendre le temps d'avaler avant de répondre?

-Désholé Lydia, dit-il en avalant, qu'est-ce qu'il y a?

-Bon, hier j'étais, comment dire, euh très occupée.

-Je vois, dit Stiles en s'imaginant ce ''qu'occupée '' voulait dire.

-Et j'ai reçu quinze messages de Scott.

-Hein?

-Ouais, quinze. Je ne sais pas trop ce qu'il voulait, mais quand j'essaie de le rappeler, il ne répond pas.

-Même le téléphone de chez lui?

-Oui. Est-ce qu'il s'est passé quelque chose?

-Hier quand j'ai été chez lui, il s'était enfermé dans sa chambre et il ne voulait pas ouvrir.

-Tu es sûr qu'il était dans sa chambre?

-C'est sa mère qui me l'a dit.

-Bon, c'est très étrange. Je crois que je vais passer chez lui, même si je suis encore très occupée.

-Lydia, n'entre pas dans les détails s'il te plaît.

-Je n'y comptais pas.

Stiles sentit son sourire à travers le téléphone.

-Au revoir Stiles.

-Fait attention à toi, dit-il en raccrochant.

Il finit son déjeuner et décida lui aussi de se rendre chez Scott. Après tout, il devait récupérer sa Jeep. Il enfila sa veste et se mit en route. Après quelques minutes de marche, il passa devant la forêt. Ne désirant pas s'attarder sur ce lieu de malheur, il accéléra le pas, mais il entendit une sorte de gémissement qui le figea instantanément.

-Non Stiles. Tu ne vas pas entrer dans cette forêt, se dit-il en fermant les yeux. C'est sûrement ton imagination qui a décidé de te jouer des tours aujourd'hui.

Il allait continuer son chemin quand un deuxième gémissement.

-Mais merde..., dit-il en se retournant vers les arbres. Je devrais peut-être y aller.

Il avança d'un pas avant de se rétracter.

-Non! J'en ai finis avec tous les problèmes de cette maudite ville! Je n'entrerais certainement pas!

Il recula et fit demi-tour, mais après dix pas, il revint vers la forêt.

-C'est peut-être quelqu'un qui est blessé et qui a besoin d'aide et je me sentirais comme une ordure pour avoir laissé quelqu'un mourir seulement parce que j'ai les jetons d'enter dans la forêt, dit-il en se de donnant du courage.

Il avança tranquillement dans les bois en faisant attention pour ne pas briser des branches, car, après tout, ce n'était peut-être pas quelqu'un, mais quelque chose. Après quelques minutes de marche, il s'arrêta. À quelques mètres de lui se trouvait un homme allongé sur le ventre. Il pouvait voir le sang s'échapper d'une blessure à la jambe.

-Merde.

Il se précipita vers l'homme et l'examina de plus près. Il devait mesurer au moins un mètre quatre-vingt-dix et était baraqué comme...comme quelque chose de très musclé. Un géant quoi. Et dire que lui était fier de son mètre quatre-vingts. Il avait les cheveux mi-longs châtain foncé et sa peau était quelque peu bronzée. Il devait avoir dans le début de la trentaine. Il était blessé à la jambe droite en dessous du genou, mais Stiles ne saurait dire la gravité de sa blessure qui était cachée par son jeans.

-Mais comment est-ce que je vais pouvoir le sortir de là? Il doit peser une tonne!

O0o0O

Sam ouvrit lentement les yeux et ne reconnut pas l'endroit où il était. Il se redressa lentement et regarda autour de lui. Il était dans une chambre d'adolescent. Mais comment était-il arrivé ici? La porte s'ouvrit doucement laissant passer un jeune d'à peu près 17 ou 18 ans. Son instinct de chasseur prit le dessus. Il se leva rapidement et prit une position défensive.

-Waouh! Tu es rapide dis donc.

-…

-Je suis Stiles et je t'ai trouvé dans la forêt en train de te vider de ton sang.

Sam le regarda quelques instants avant de se détendre un peu. Il avait l'air inoffensif, mais il devait rester sur ses gardes.

-Stiles?

-Ouais, c'est mon nom.

-Tes parents t'ont appelé ''Stiles''?

-Non, c'est juste un surnom, parce que mon vrai nom est assez, enfin…bizarre, donc…

-D'accord…

-Sinon, ta jambe va bien?

Sam se pencha pour lever le bas de son jeans, mais remarqua enfin qu'il ne portait en tout et pour tout que son boxer.

-…Où sont mes fringues?

-Oh euh, je sais que ça peut paraître étrange, mais ton manteau et ta chemise sont complètement foutus, déchiquetés, anéantis et j'ai passé trois heures à enlever le sang qui était imbibé dans ton jeans.

Sam fit un signe de tête et regarda sa jambe. Il vit un bandage entourant le bas de sa jambe.

-C'est toi qui as fait le bandage? Demanda-t-il en regardant Stiles.

-Ouais.

-Merci, lui dit-il en souriant.

-De rien, répondit Stiles en frottant l'arrière de son crâne.

Un moment de silence s'installa. Après quelques secondes, Stiles qui n'était pas très friand de ce genre de silence décida d'aller chercher le jeans de son blessé.

-Au fait, moi c'est Sam, dit-il avant que Stiles sorte de la pièce.

-Ravi Sam, répondit-il en sortant.

Il descendit et alla chercher le jeans dans la sécheuse quand le téléphone sonna.

-Allo? dit-il en décrochant.

-Stiles, c'est moi, dit son père à l'autre bout du fil.

-Oh salut papa.

-Je téléphone pour te dire que je vais rentrer tard ce soir. Un cadavre a été trouvé dans la forêt par un couple de randonneurs, lui expliqua-t-il.

-D'accord. Bye.

-Bye.

Il raccrocha en soupirant. Comme ça au moins il pourra essayer de trouver une excuse pour expliquer à son père qu'est-ce qu'un homme de trente ans à moitié nu fout dans sa chambre. Il monta et entra dans sa chambre. Il vit Sam, qui s'était rassit dans son lit, examiner sa chambre.

-Tiens. Je peux essayer de te trouver quelque chose pour le haut, mais je crois que je n'ai rien qui puisse te faire, dit-il avec un sourire contrit. Tu un peu comme...euh...

-Une armoire à glace? dit-il en enfilant son jeans. Je sais. On me le dit tout le temps.

-Ouais, c'est ça. Au fait, que t'est-il arrivé? demanda-t-il en cherchant quelque chose qui pourrait faire à Sam dans ses tiroirs.

-Ça va peut-être te paraître bizarre, mais je ne m'en souviens pas, dit-il en se rasseyant sur son lit.

-Ni de ce que tu faisais dans la forêt? lui demanda Stiles en sortant un chandail beaucoup trop petit qu'il remit dans le tiroir.

-Non. J'ai en trou de mémoire qui remonte jusqu'à hier matin.

-Tu as peut-être reçu un coup sur la tête.

-Sûrement, répondit Sam en fronçant les sourcils.

-Ah! J'ai trouvé! s'exclama Stiles en sortant un sweat vert à capuche beaucoup trop grand pour lui qu'il a tout de même acheté parce qu'il adorait la couleur. Tada! Dit-il en lui tendant le vêtement.

-Merci Stiles, dit Sam en enfilant le sweat qui lui faisant comme un gant.

-De rien, dit-il en s'assoyant sur sa chaise de bureau.

-Dis-moi tu as quel âge?

-17 ans…toi?

-J'en ai 31.

Stiles inspira très fort.

-Il va vraiment falloir que je trouve quelque chose pour expliquer ça à mon père, dit-il en gardant l'air dans ses poumons.

-Tu n'es pas obligé, tu sais, dit Sam en souriant. Je peux très bien me rendre à l'hôtel où je loge et puis ceux avec qui je suis venu sont sûrement inquiets pour moi.

-Oh...D'accord, mais dis-moi, qu'est-ce que toi et tes amis sont venus faire dans un trou paumé comme Beacon Hills?

-C'est pour le boulot, expliqua Sam, toujours souriant.

-Tu fais quoi?

-Je suis journaliste et je suis venu enquêter sur les meurtres.

-Tu n'as pas l'air d'un journaliste.

-Ah non?

-Non, tu as plus l'air d'un mec qui a passé sa vie dans l'armée que d'un mec qui écrit des articles.

Sam sourit encore en riant un peu.

-Effectivement.

-C'est quoi le nom de ton hôtel?

-J'ai pris une chambre au Beacon Hills Hôtel.

-Je peux t'y amener si tu veux, enfin si ta jambe ne te fait pas trop mal.

-D'accord, dit Sam en levant, prouvant que sa jambe allait très bien.

-Allons-y.

O0o0O

Lydia cogna à la porte de chez Scott. Elle attendit quelques secondes avant que Melissa vienne lui ouvrir.

-Lydia? Que puis-je pour toi?

-Est-ce que Scott est là?

-Oui, il est avec Derek et Isaac dans sa chambre. Viens, entre, dit-elle en la laissant passer.

-Merci.

Elle monta et cogna à la porte de Scott.

-C'est qui?

-C'est Lydia.

Elle entendit quelqu'un se lever et la porte s'ouvrit sur Isaac.

-Entre, lui dit-il avec un hochement de tête.

-Qu'est-ce qu'il se passe? demanda-t-elle en entrant.

-On a besoin de toi, dit Scott en faisant signe à Isaac de refermer la porte.

-Oui?

-Est-ce que tu n'aurais pas vu ou ressenti quelque chose ces temps-ci? lui demanda Derek les bras croisés sur son torse.

-Tu parles de mes capacités de banshee?

-Oui.

-Non, pourquoi?

-Il y a eu huit meurtres et ce matin les policiers ont trouvé un autre corps, dit Isaac en s'assoyant sur le lit de Scott.

-Ils ont tous été égorgés, éventrés et leurs cœurs ont été enlevés, précisa celui-ci. Et on pense que ce qui les a tués n'est pas humain.

-Comment ça? demanda-t-elle en se tournant vers Derek.

-Les blessures sont celles d'un animal et aucun humain, même avec de l'expérience, ne pourrait recopier ça, lui répondit-il.

-Ce serait un loup-garou?

-Nous n'en avons aucune idée, c'est pour ça que nous pensions que tu aurais pu avoir une idée de ce qu'il se passait, lui expliqua Scott.

-Non, désolée. Je n'ai rien vu et rien ressenti à propos de ces morts.

-On retourne à la case départ, dit Isaac.

-Au fait, Scott?

-Oui?

-Pourquoi n'as-tu pas ouvert à Stiles hier?

-Euh, dit-il en regardant ailleurs.

-Parce qu'il ne me l'a peut-être pas dit, mais j'ai entendu dans sa voix que ça l'avait blessé que tu ne veuilles pas lui parler.

-Ce n'est pas que je, ou qu'on, dit-il en regardant Isaac et Derek, ne veuille pas lui parler.

-C'est quoi alors?

-On a reçu ça, dit Derek en lui tendant une feuille de papier pliée en quatre.

Lydia déplia la feuille et lut ce qui était écrit dessus.

-Qu'est-ce que c'est? demanda-t-elle en regardant Derek avec des yeux effrayés.

-Une liste, lui répondit-il.

-Et tous ceux qui sont dessus se font tuer et dans l'ordre, précisa Isaac.

-Il y en a vingt sur la liste et ça fait déjà neuf morts, dit Scott.

-Et vous l'avez reçu quand cette liste?

-Il y a deux jours, lui répondit Derek.

-D'accord, mais pourquoi le nom de Stiles est inscrit sur cette liste?