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Instinct Animal
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, mais à J.K. Rowling.
Pairing : HPDM….Rating : M
Genre : Aventure/Fantastique/Romance
IMPORTANT : SUITE A PLUSIEURS REVIEWS ME FAISANT PART DE LA DIFFICULTÉ DE SUIVRE MES TROP NOMBREUX FLASHBACKS, J'AI REVU CERTAINS CHAPITRES DE CETTE FIC.
L'ORDRE DES CHAPITRES A DONC ÉTÉ CHANGÉ A PARTIR DU CHAPITRE 1. LE CONTENU DE LA FIC RESTE NÉANMOINS LE MÊME.
RAR : Eh bien, merci encore pour toutes vos reviews ! ça motive toujours !
Pour ce qui est de l'identité du « Loup Marcheur », je suis bien consciente qu'elle est un peu facile à deviner. Mais bon, avec un Drarry, à quoi peut-on bien s'attendre !^^
J'ai donc essayé de laisser un peu plus planer le « mystère » sur ce qui lui est arrivé et pourquoi il a justement endossé cette identité du « Loup Marcheur ».
Et puis, ce qui compte c'est que les personnages, eux, n'ont absolument aucune idée de qui il est, vu qu'il masque son odeur.
Évolution : 9 chapitres écrits pour l'instant sur 17 au total. J'en ai rajouté finalement ! Et je posterai désormais deux fois par semaine, histoire d'avoir fini à Noël.
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Chapitre 3 : Désillusions
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(Suite du Flashback)
(Un an plus tard)
(31 Juillet 207)
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Un crissement se fit entendre à l'ouverture des doubles portes, le frottement de petits souliers sur la pierre polie l'accompagnant. La pièce était plongée dans l'obscurité, les murs et les visages des dignitaires bordant l'allée centrale éclairés par la seule lueur des flammes. L'Alpha James Potter siégeait sur sa chaise à l'opposé des lourdes portes de chêne, la vieille McGonagall, Grande Prêtresse de Griffondor à ses côtés. Effrayé, le cœur battant la chamade, l'enfant s'avança lentement vers le centre de la pièce. Tout son corps tremblait, et il ne sut comment ses genoux arrivèrent à se plier gracieusement, l'empêchant de s'effondrer au pied du dirigeant. Le froid de la pierre engourdissait ses membres, et un frisson lui parcourut l'échine.
Les mains à plat sur les cuisses, il s'inclina brièvement avant de relever la tête pour plonger ses orbes émeraude dans ceux chocolat de l'Alpha. Celui-ci le salua à son tour d'un mouvement de tête, l'enjoignant à poursuivre.
« Moi, Harold James Potter, fils de James Potter, me présente aujourd'hui devant le Conseil du territoire de Griffondor, afin de prier la Déesse de la Lune de m'offrir sa puissance, pour que sa lumière m'accompagne telle une Mère aimante, me protège et condamne l'obscurité à jamais de m'envahir. »
L'Alpha lui fit alors signe de se relever et l'enfant s'exécuta. L'assemblée le suivit alors que deux lycanthropes ouvraient les lourdes portes du temple de la Déesse pour permettre le passage du convoi vers l'extérieur. Au dehors, une paillasse reposait au centre d'une clairière d'une taille considérable. On pria le jeune garçon de se placer sur le matelas de piètre composition avant qu'une flopée de jeunes dociles ne se précipite vers lui pour lui ôter sa tunique ainsi que son pantalon en coton rouge pourpre aux bordures et aux liserés or. Les jeunes femmes le quittèrent tout aussi rapidement qu'elles s'étaient avancées alors qu'une barrière de feu se refermait soudainement autour de l'enfant.
Concentrant son courage, celui-ci se focalisait sur les douces paroles que lui avait adressé son père la veille alors qu'il le bordait tendrement. Harry avait douté à ce moment-là, et si il se révélait être un docile ? Il avait toujours vécu comme un dominant, mais rien n'était impossible, hein ? Seul le douzième anniversaire scellait le destin des mâles lycanthropes dans la pierre.
Son père l'avait alors rassuré en lui caressant les cheveux avec affection.
« Tu es un Potter, Harry. Les Potters ont toujours été des dominants, il n'y a pas de raison pour que cela change. Je suis très fier de toi et je sais, que demain, tu me rendras encore plus fier. »
Rasséréné par ces souvenirs, le garçon s'assit au milieu de la paillasse pour attendre l'heure fatidique où le 30 juillet laisserait place au 31.
Les chants et les danses se succédaient toujours derrière les flammes. Le feu berçait de sa chaleur suffocante le brun qui souffrait déjà des températures clémentes de juillet. Le jeune adolescent tombait littéralement de fatigue, la faim tenaillant son estomac. La lune, elle, demeurait haute dans le ciel mais minuit ne semblait pas pressé d'arriver. C'était aujourd'hui le moment fatidique. Le moment qu'il avait attendu toute sa vie ! Celui qui conditionnerait tout le reste de son existence. Et celui-ci commençait réellement à « tarder » !
Une incommensurable douleur étreignit soudainement son corps le forçant à se contorsionner dans des positions plus que ridicules. Un hurlement strident s'échappa alors de sa gorge. Est-ce que c'était cela la maturation ? Cela ressemblait à une foutue torture ! Son sang paraissait littéralement bouillir à l'intérieur de ses veines, provoquant l'apparition sur sa peau d'une multitude de gouttes de sueur. Ses yeux se révulsaient dans leurs orbites comme fous, alors qu'un filet de bave s'échappait telle de la mousse de sa bouche. Assommé par la souffrance, l'enfant s'évanouit rapidement.
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L'enfant, non le jeune homme désormais, reprit conscience essoufflé. Ce cauchemar paraissait foutrement réel ! Reprenant connaissance de son environnement, le loup-garou scruta attentivement chaque contour de sa chambre, sa respiration saccadée se calmant progressivement. Bien, rien d'anormal. La cérémonie ne devait pas encore avoir eue lieu. Rassuré par cette idée, il se rendit alors compte de la terrible sensation de soif qui tenait sa gorge. Il décida donc de quitter son lit pour se rendre à la salle d'eau. Cependant ses jambes ne semblèrent pas du même avis. Seule une douleur cuisante lui répondit prenant peu à peu possession de tout son corps, le tiraillant du bout des doigts jusqu'à l'extrémité des orteils. La souffrance paralysait la moindre parcelle de peau, et endiguait toute esquisse de mouvement.
Il se redressa alors pour se retrouver en position assise au prix de lourds efforts physiques et de nombreux gémissements de douleur. Et c'est là qu'il les vit.
Ces longs fils couleur ébène aux douces ondulations et aux pointes recourbées. Des cheveux. Ses cheveux.
Le brun poussa alors un cri à fendre l'âme, des larmes dévalant déjà ses joues. Des cheveux longs. Il avait des cheveux longs.
Seuls les dociles portaient naturellement leurs cheveux ainsi. Seulement les dociles…
Le garçon avait l'impression de se trouver en plein cauchemar. Seulement, comme la veille, le retour à la réalité ne semblait guère proche. Il avait échoué, et apporté le déshonneur à sa famille. Comment pourrait-il faire face à son père désormais ? Comme tout Alpha, James Potter n'était pas connu pour être particulièrement magnanime.
Jamais un Potter n'avait plié face aux dominants. Son père, et son grand-père avant lui, avaient fait briller Griffondor de leur puissance. Et lui, Harry, demeurait faible sous la seule présence d'un dominant.
Son père lui pardonnerait-il ?
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La porte de la chambre coulissa soudainement sur ses gonds sortant l'enfant de sa torpeur. La haute silhouette de l'Alpha de Griffondor apparut alors dans son encadrement. Allongé sur son lit, le garçon ne put s'empêcher de baisser les yeux face à l'aura du dirigeant. Restant sur le pallier de la chambre, James Potter soupira fortement avant de prendre la parole.
« Suite à ton échec à la cérémonie de la maturation, tu t'aies vu relever de ton statut de dominant. Ainsi, tu n'es donc plus considéré comme mon héritier. »
La colère vint brièvement traverser les traits du visage du patriarche Potter avant de laisser à nouveau place à un masque d'impassibilité.
« Jamais un Potter n'a courbé l'échine face à un dominant. Et jamais, cela n'arrivera. Tu peux continuer à vivre ici, mais ne t'attends pas à la moindre attention de ma part. Et évite de te retrouver sur mon chemin, cela vaudrait mieux pour toi, crois-moi.»
La voix de son père était restée glaciale durant l'entièreté de son discours, et pas la moindre émotion ne semblait avoir parcouru son visage.
« J'espère que tu te sens au moins désolé pour le chagrin que tu causes à ta mère ! »
Sur ces derniers mots, l'homme se retourna pour quitter la pièce.
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« Père ! Père, attendez ! S'il vous plaît, Père, pardonnez-moi ! Je ferai tout ce que vous voulez ! S'il vous plaît, Père, ne m'abandonnez pas ! »
Le dominant fit violemment volte-face, plongeant ses ambres enragées dans les émeraudes larmoyantes du garçon.
« Je n'ai pas de fils. »
L'homme reprit alors sa marche, s'éloignant progressivement de la chambre.
« S'il vous plaît, Père ! Je vous en prie ! »
Désespéré, le jeune garçon chercha à s'échapper de son lit pour poursuivre la silhouette fuyante de son père ; néanmoins son corps endolori se rappela brutalement à lui, lui échappant un cri de douleur, et l'empêchant d'esquisser le moindre mouvement.
« Père. Père, Père... »
L'enfant ne pouvait s'abstenir de supplier, mais seul le silence de la nuit lui répondit.
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(Deux ans plus tard)
(Juin 209)
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Depuis la mort de Lucius Malfoy, Macnair avait toujours craint la revanche du jeune Draco. Après tout, il supposait que s'il avait été à la place du jeune garou, il aurait voulu faire « justice » pour son père, et tuer son meurtrier. Néanmoins il ne s'était pas débarrassé de l'adolescent. Il aurait pu le bannir, ou bien tout simplement le tuer. Personne ne le lui aurait reproché ! C'étaient des pratiques courantes au sein du territoire de Serpentard. Les Alphas protégeaient ainsi leurs arrières.
Mais Walden n'avait pas voulu en arriver à de telles extrémités. Ce gamin paumé lui faisait de la peine. Peut-être était-il un peu trop sentimental et qu'il se revoyait un peu trop à travers lui…
Orphelin, né d'un Serpentard et d'une Poufsouffle, le petit Walden avait toujours été méprisé par ses congénères. Il avait dû faire des pieds et des mains pour s'imposer à Durmstrang, pour qu'on reconnaisse enfin sa valeur malgré ses origines. Et le voilà, ici, aujourd'hui, Alpha d'un des quatre territoires.
Mais aujourd'hui, Draco venait d'avoir dix-sept ans, et était ainsi désormais considéré comme un adulte par ses semblables. Et en tant qu'adulte, il disposait du droit de défier l'Alpha.
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Ce furent les doux rayons de l'aurore caressant son visage, qui réveillèrent le jeune lycanthrope. Il avait veillé longtemps la nuit précédente, le regard perdu dans le ciel étoilé, incapable de s'endormir. Il semblerait que le sommeil l'ait finalement rattrapé. Se relevant doucement de sa couche, l'adolescent s'avança vers sa penderie. Aujourd'hui était un grand jour. Il devait choisir avec soin ses vêtements. Bien qu'il ne les porterait pas bien longtemps ! Fourrageant l'armoire, il en ressortit finalement un pantalon et un t-shirt en coton, noirs. Satisfait de son choix, il franchit la porte de sa chambre pour se rendre dans la cuisine. Sa mère était là, assise sur une chaise, prostrée.
Comme tous les matins, le garçon la salua, et seul le silence écrasant lui répondit. Puis il sortit d'un des placards les restes du diner de la veille pour en faire son repas.
Comme tous les matins, le petit-déjeuner se fit en silence, le bruit de ses mastications et le tintement des couverts résonnant seulement dans la pièce.
Et comme tous les matins, rassasié, le jeune garou déposa sa vaisselle dans l'évier, avant de quitter la maison, non sans avoir au préalable, à nouveau salué sa mère.
Mais contrairement à d'habitude, le lycaon ne prit pas la direction des étables, mais remonta lentement la colline de Durmstrang, ses pieds nus glissant quelque peu sur les pavés. Pourquoi s'embarrasser de chaussures quand elles ne lui seraient bientôt plus d'aucune utilité ?
Une fois arrivé au sommet, l'adolescent laissa la douce brise matinale caresser son visage et balayer ses fines mèches blondes. Ses perles grises admirèrent quelques secondes la campagne serpentarde pour finir par se poser un peu plus loin dans le terrain vague. Prenant une profonde inspiration, le corps tendu tel un arc, il s'avança alors doucement vers l'autel de Durmstrang pour se saisir du Grand Cor s'y trouvant.
Draco attendait ce moment depuis trois ans. Trois longues années, à supporter les airs suffisants de ce sang-mêlé de Macnair, à le voir parader dans tout Durmstrang.
Mais aujourd'hui, tout allait changer, le règne de cet usurpateur allait enfin se finir. Car, aujourd'hui, Draco avait enfin dix-sept ans et il allait défier Walden Macnair, l'Alpha de Durmstrang et de Serpentard. Aujourd'hui, Draco vengerait son père !
Positionnant l'instrument contre ses lèvres, le jeune lycanthrope souffla de toutes ses forces à travers l'orifice.
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Un brouhaha l'entourait. Les cris de la foule lui parvenaient à travers le brouillard entourant son cerveau. Une douleur insupportable vrillait son crâne et du sang brouillait la vue de son œil droit. Il avait peut-être quelque peu surestimé ses capacités. Ce maudit sang-mêlé s'avérait plutôt rapide et incroyablement doué ! Il l'avait d'ailleurs déjà atteint par deux fois, plongeant ses crocs dans son oreille droite et dans son flanc gauche. Et la figure lupine de l'adolescent reposait désormais sur le sol, la respiration sifflante, chaque goulée d'air venant brûler sa trachée.
Mais Draco ne se laisserait pas faire ! Oh non ! L'honneur de son père et de sa famille reposait sur ses épaules et il ferait payer cher à ce fichu imposteur ! Aujourd'hui, Walden Macnair allait mordre la poussière !
Rasséréné, le loup blanc laissa doucement s'approcher son congénère au poil gris. Ce scélérat de Macnair avait osé attaquer son Alpha en traître, il ne se gênerait pas pour lui rendre la monnaie de sa pièce ! Lorsque le plus vieux ne fut plus qu'à une trentaine de centimètres de sa propre silhouette, le jeune lycanthrope se jeta à sa gorge. Réagissant un quart de seconde trop tard, l'Alpha bondit vivement en arrière. Mais ce laps de temps avait permis au jeune Malfoy d'enfoncer profondément les griffes de sa patte antérieure droite, dans la chair du visage de son opposant. Une profonde entaille sanguinolente traversait ainsi désormais l'œil droit du dirigeant, de son front jusqu'à sa joue. Furieux, l'Alpha essuya rapidement le liquide écarlate. Mais celui-ci ne semblait pas vouloir s'arrêter de s'écouler de la plaie, et s'entêtait à vouloir couvrir sa vue.
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Narcissa Malfoy, elle, était complètement bouleversée. Ce combat prenait une direction dont le contrôle lui échappait totalement. Le règlement de compte avait pris une telle ampleur que la lutte ne pouvait avoir pour unique issue que la mort d'un des combattants, et son fils semblait en pole position.
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Le son du Grand Cor l'avait sortie un peu plus tôt de la torpeur qui l'habitait depuis la mort de son mari et Alpha. Il lui avait alors fallu une demi-seconde pour comprendre la situation, enfin… l'arrivée impromptue et paniquée de Nymphadora dans sa cuisine, avait peut-être un peu aidé. Draco, son tout jeune fils, la dernière preuve vivante du passage de son mari sur Terre, allait défier Walden Macnair, Alpha de Durmstrang et de Serpentard, et meurtrier de Lucius ! Et il allait mourir…
Elle se devait d'empêcher cela. Elle avait assisté, impuissante à la mise à mort de son propre époux, elle ne pourrait supporter de perdre son unique enfant !
Une fois arrivée au sommet de la colline de Durmstrang, la frêle blonde joua aussitôt des coudes pour tracer son chemin parmi la foule. Et le spectacle qui l'accueillit alors, lui laissa échapper un cri d'horreur. Le corps de son fils se trouvait bien là, allongé sur la terre desséchée, baignant dans son propre sang. Le liquide vital s'écoulait doucement de son flanc pour venir décorer le sol du terrain vague, l'écarlate ressortant de manière saisissante. Et l'Alpha, lui, dévisageait de son œil gauche le plus jeune de façon meurtrière. Il allait tuer le jeune loup !
Ne pouvant assister plus longtemps à un tel déchaînement de violence, la blonde se changea à son tour et s'immisça entre les deux dominants.
Tout. Elle pouvait tout accepter, mais pas la mort de son fils. Elle ne resterait pas en arrière pendant qu'on abrogeait la vie de la dernière raison de son existence sur Terre.
Humilié par la blessure que venait de lui infliger le jeune dominant et scandalisé qu'une simple docile ose le défier, Macnair fonça sur le fils de Lucius Malfoy, occultant la présence même de la louve. Celle-ci, bien déterminée à faire entendre sa position, ne bougea pas d'un poil. Voyant le dominant ne montrer aucun signe de déviation dans sa course, Narcissa ferma alors avec force ses yeux, s'attendant au choc. Et celui-ci arriva, la touchant avec violence et l'envoyant rencontrer le corps blessé du loup blanc toujours à terre.
Écartant d'un simple coup de patte la silhouette de la docile qui reposait sur celle du jeune Malfoy, le Serpentard se jeta sauvagement sur l'adolescent. Personne ne défiait ni n'humiliait impunément Walden Macnair ! Ce sale petit microbe allait rejoindre la dépouille de son papa chéri six pieds sous terre !
Toute once d'humanité semblait avoir quitté l'Alpha de Serpentard, alors qu'il fourrageait de ses crocs les entrailles de son rival.
Ce furent le bruit des sanglots et la prise désespérée de la mère de famille sur sa fourrure, qui sortirent le dominant de sa rage. Délaissant le corps du loup ivoire, il s'avança vers la silhouette de la blonde. Toutefois, la détresse de celle-ci ne fit qu'augmenter son instinct animal. Elle respirait la peur et la tristesse, et cela excitait grandement le loup. Tant pis, il se débarrasserait d'elle en premier !
Sentant que la situation dérapait, Antonin Dolohov, le Second de Durmstrang, décida d'intervenir. Il se changea aussitôt pour se saisir de sa gueule de la patte postérieure gauche de l'Alpha. Celui-ci se retourna brusquement, son regard promettant mille souffrances à celui qui avait osé l'interrompre. S'accroupissant au sol, le museau entre ses pattes avant, le perturbateur montra sa soumission à son supérieur, sa prise pourtant toujours ferme sur le membre du dirigeant. Grognant d'avertissement, découvrant totalement ses canines à la vue de la populace, le loup gris se désintéressa finalement totalement de la lycanthrope, autorisant par là-même son Second à relâcher son étreinte. Les deux dignitaires reprirent alors forme humaine.
Dévisageant, les deux corps à terre, l'Alpha poussa un lourd soupir avant d'élever la voix pour couvrir toute l'assistance.
« Aujourd'hui, Draco Malfoy a défié mon titre d'Alpha et a perdu. Son châtiment sera donc l'exil. À partir de maintenant, j'ordonne à quiconque d'abattre Draco Malfoy s'il ose poser un pas en territoire Serpentard, et ce, jusqu'à sa mort. »
La foule s'agenouilla respectueusement devant le dirigeant, montrant ainsi son assentiment, alors que les pleurs de Narcissa Malfoy redoublaient. L'Alpha quitta la scène, sans faire grand cas du corps ensanglanté de son adversaire, qu'avait rejoint la blonde.
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La communauté des lycanthropes reposait sur un concept inviolable : la dominance.
Autrement dit, l'instinct animal apposait la loi du plus fort.
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A suivre….
