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Instinct Animal
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Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, mais à J.K. Rowling. Mon histoire pourrait avoir certaines similitudes voulues ou non avec d'autres fanfictions. Excusez-moi d'avance !
Pairing : HPDM….Rating : M
Genre : Aventure/Fantastique/Romance
Chronologie : En années lupines :
- 0 : Fenrir Greyback s'installe sur les terres des quatre territoires dont il devient l'Alpha unique.
- 189 : Naissance de Cedric Diggory
- 05 Juin192 : Naissance de Draco
- 31 Juillet195 : Naissance d'Harry
- 21 Juin 201 : Première Cérémonie de la Lune : Rencontre Draco (9 ans)/Harry (~6 ans)
- 21 Juin 206 : Seconde Cérémonie de la Lune : Dispute Draco (14 ans)/Harry (~11 ans)
- Juillet 206 : Macnair devient Alpha de Serpentard.
- 31 juillet 207 : Maturation Harry (12 ans)
- 08 Mai 208 : Naissance d'Edward Potter
- Juin 209 : Rencontre « Loup Marcheur »/Albus Dumbledore (49 ans)
- Été 209/Hiver 209-début 210 : Apprentissage « Loup Marcheur »
- Printemps 211 : Tournoi de Poufsouffle : Cedric (21 ans)/ « Loup Marcheur » ( ? ans)
- Août 213 : Décision d'un Comité par James Potter (38 ans). Lily tombe malade. Harry (18 ans)
- Septembre 213 : Comité.
Nda : Waouh je viens d'écrire un chapitre sur Sirius, et je suis tellement excitée de vous le montrer. Seulement… ce ne sera pas avant un moment !
Juste une petite précision, tous les garçons de douze ans n'ont pas le droit à une Cérémonie de maturation, seulement Harry est le fils de l'Alpha de Griffondor, donc…
Oh ! J'ai aussi ajouté une carte des quatre territoires sur mon profil pour vous aider à vous repérer.
IMPORTANT : SUITE A PLUSIEURS REVIEWS ME FAISANT PART DE LA DIFFICULTÉ DE SUIVRE MES TROP NOMBREUX FLASHBACKS, J'AI REVU CERTAINS CHAPITRES DE CETTE FIC.
L'ORDRE DES CHAPITRES A DONC ÉTÉ CHANGÉ A PARTIR DU CHAPITRE 1. LE CONTENU DE LA FIC RESTE NÉANMOINS LE MÊME.
RAR : Merci à Maolisama, lemonpowaa, stormtrooper2, shishi-sama, Rhiannon 54, brigitte26, ptitcoeurfragile, Alycia Panther pour leurs reviews.
N'hésitez pas à en laisser d'autres, je prends grand plaisir à les lire !^^ Et je répondrai à vos interrogations dans la mesure du possible !
Évolution : 13 chapitres écrits pour l'instant sur 18 au total. (ouf ! j'ai enfin arrêté d'en rajouter !) Je continue de poster deux fois par semaine pour finir pour Noël.
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Chapitre 5 : Harold Potter & Hermione Granger
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(Suite du Flashback)
(Un an plus tard)
(Automne 211)
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Harry marchait dans les rues de la capitale de Griffondor, une moue renfrognée déformant son visage. Assigné à la couture, et puis quoi encore ! La confection de vêtements ne l'intéressait nullement. Lui ce qu'il voulait, c'était parcourir la forêt, le vent accompagnant sa course. Chasser le gibier et ramener tous les soirs son butin auprès de la meute. Mais la chasse s'avérait un travail réservé aux dominants, et lui, pauvre petit docile, avait été assigné aux points et aux crochets ! Pourquoi les dociles devaient-ils se contenter des tâches les plus ingrates ? La vie était vraiment injuste.
Bien sûr, cela ne l'avait jamais préoccupé autrefois. Promis à un avenir brillant de dominant, sans doute futur successeur de son père à la tête de Griffondor, le sort des dominés demeurait le moindre de ses soucis. Mais aujourd'hui tout était différent. À seize ans, voilà quatre ans, qu'il se trouvait à la place de ces dociles qu'il avait toujours ignoré, et leur mode de vie se révélait loin de le satisfaire. Devoir exécuter la moindre des exigences des dominants, courber sans cesse l'échine face à eux, effectuer les travaux les plus ingrats. Oh oui ! cette vie l'assommait, et il n'était même pas encore majeur ! Le destin s'était bien joué de lui ! La Déesse Lune devait bien rire de lui en ce moment !
Le son du Grand Cor de Godric's Hollow interrompit bientôt sa route ainsi que ses sombres pensées. Le bruit résonna dans toute la capitale deux longues fois, suivit par deux tonalités plus courtes. Des nouveaux arrivants pénétraient les terres de la capitale, des visiteurs étrangers au territoire de Griffondor.
Les quelques individus auxquels s'attendaient Harry se révélèrent être un véritable convoi. Oméga de Loutry, une des deux meutes de Poufsouffle, Pomona Chourave, avait fait le déplacement jusqu'à son voisin du Sud-Est pour lui apporter des herbes médicinales sensées faire tomber la fièvre. En effet, depuis quelques semaines, un virus saisonnier tourmentait les Griffondors. Possédant de faibles connaissances en médecine, ceux-ci avaient ainsi fait appel au territoire de l'Ouest.
Et bien cela ferait un peu agitation, dans l'infini ennui que représentait la vie du jeune docile de seize ans !
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Après de nombreuses suppliques auprès de l'Alpha, allant jusqu'à suivre l'homme tout au long de la journée, sans le quitter d'un pouce, délaissant par là-même ses corvées, James Potter consentit à laisser son aîné assister aux « évènements » se déroulant dans l'infirmerie. Si le dominant ignorait superbement sa progéniture depuis quatre ans, aujourd'hui, l'agaçant comportement de celui-ci l'avait poussé à capituler. Le jeune docile paraissait un peu plus fort qu'il ne l'aurait cru, résistant sous la menace et les punitions. Edward demeurait néanmoins l'unique fils qu'il possédait.
L'engouement et l'exaltation d'Harry quant à la science médicinale, ravit l'Oméga de Poufsouffle qui proposa au jeune homme de la suivre dans le territoire de l'Ouest pour apprendre auprès de leur plus grande médecin, Poppy Pomfrey. Excité, l'adolescent fit tout de suite part de la proposition de la femme à sa mère. Depuis la cérémonie de la maturation, Lily Potter n'adressait que peu d'attention à son fils, toutefois, cela représentait toujours plus que celle de son géniteur.
A l'annonce du garçon, l'Oméga de Godric's Hollow soupira grandement. La place d'un docile demeurait auprès de sa meute, et, elle ne cautionnerait pas le départ de son fils. Elle en fit cependant part à l'Alpha, supposant que celui-ci rejoindrait son avis. Mais la réaction de son époux fut tout autre. La vue du plus jeune, rappelait sans cesse au dirigeant, son plus grand échec. Son propre fils, un docile. Son propre sang. Si l'enfant partait s'instruire aux techniques médicales, il acquerrait un certain savoir, et pendant tout ce temps, lui, il pourrait vivre en paix, loin de l'ombre de son erreur.
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(Un an plus tard)
(Septembre 212)
L'intégration à Beauxbâtons d'Harry s'était révélée plutôt facile. Fidèles à leur réputation, les Poufsouffles l'avaient accueilli à bras ouverts. Vraiment, leur instinct animal demeurait probablement le plus faible des quatre territoires. A Griffondor, on dévisageait les étrangers avec méfiance, prêt à leur sauter à la gorge au moindre soupçon, qu'il soit avéré ou non. Chacun son territoire !
Il avait fallu seulement une semaine aux Poufsouffles pour s'habituer à le voir rôder dans les artères de la capitale, où ils l'interpellaient désormais avec joie. Toujours prêt à rendre service à la boucherie ou à la laverie, le lycanthrope avait ainsi gagné rapidement le cœur des habitants. Le statut révélé de docile du garou y avait également beaucoup contribué. Un docile s'avérait bien peu menaçant pour une communauté et se devait – instinct animal oblige – de plier devant le moindre dominant.
Voilà ainsi près d'un an que le jeune docile séjournait à Poufsouffle, sous la tutelle du Docteur Pomfrey. Celle-ci demeurait plutôt sévère, mais elle semblait éprouver une réelle affection pour l'adolescent. Durant cette année, le Griffondor avait également fait la connaissance du jeune Alpha. Cedric Diggory avait tout de suite apprécié le docile brun et venait régulièrement lui rendre visite à l'infirmerie de Beauxbâtons. Harry éprouvait également un certain attachement pour le châtain et il accueillait chacun de leurs rendez-vous avec plaisir.
L'Alpha semblait empli d'une grande curiosité quant au mode de vie des Griffondors et conversait ainsi des heures durant avec l'adolescent le long de la rivière à l'ombre des saules pleureurs ou dans le petit salon de ses appartements privés. En un an, Beauxbâtons était devenue sa nouvelle maison, et le dominant se révélait être comme un grand frère pour lui, le grand frère qu'il n'avait jamais eu…
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L'été avait laissé place à l'automne, et les arbres de l'immense forêt de Sinefine perdaient désormais leurs feuilles à foison. Harry profitait allègrement des derniers rayons « estivaux » adossé contre le saule pleureur qu'il avait élu comme son repaire. Un livre de médecine que lui avait prêtée Poppy sur les genoux, son regard demeurait perdu au-delà des lignes de l'ouvrage alors que son esprit vagabondait aux tréfonds de sa mémoire.
Aujourd'hui, le ciel menaçait de céder et des nuages denses masquaient presque complètement l'astre diurne, ne laissant transparaître que d'infimes traînées lumineuses qui suffisaient cependant à réchauffer le jeune lycanthrope.
Un temps de mauvais augure. L'annonce d'une pluie prochaine.
Pour Harry, la météorologie actuelle lui ramenait surtout en mémoire des souvenirs douloureux.
Une pluie battante. Les cris déchirants de sa mère.
Le sol glacé de sa chambre. La chaleur peu réconfortante des flammes habitant le foyer.
Les grognements désemparés de son père.
Puis, les pleurs d'un nouveau-né.
Et surtout la peur. La peur dévorant son cœur. La peur qu'on l'abandonne…
Une silhouette apparut soudainement dans son champ de vision, brisant sa torpeur.
« Encore en train de rêvasser, Docile de mon cœur ? » S'éclaffa une voix enjouée.
« Cedric ! Ca va pas de surprendre les gens comme ça ! Je te rappelle que je ne suis qu'un pauvre petit docile, j'ai le cœur fragile, moi ! » S'indigna le dit Docile de son cœur.
« Excuses-moi, j'oublie toujours à quel point tu es délicat, chéri ! » se moqua le Poufsouffle.
Outré, le Griffondor lui lança un regard glacial.
« Moi, délicat ! Je suis tous sauf dé-…
« Han ! Tu n'as rien dit pour le chéri ! » pointa le dominant, interrompant le brun. « Rêverais-tu secrètement de moi la nuit, petit loup ? » s'amusa-t-il.
« Enfin, je te comprends, je fais souvent cet effet-là ! » se vanta-t-il.
« Imbécile ! », l'insulta Harry, mais un immense sourire mangeait la moitié de son visage.
« Ah ! Ça fait du bien de te revoir sourire. », s'exclama le châtain.
« Non, sérieusement à quoi tu pensais avant que j'arrive, Harry, pour porter un visage aussi morose ? » reprit-t-il.
« Ah rien. », Balaya l'adolescent.
Le Poufsouffle poussa un profond soupir.
« Et tu penses souvent à rien quand tu fais une tête de dix pieds de long ? »
« Cedric ! » Le blâma le plus jeune.
Ce qui n'empêcha nullement l'Alpha de continuer.
« Nan, parce que qu'est-ce que cela doit être lorsque tu penses réellement à quelque chose de triste ! »
« Cedric ! » cria cette fois-ci le Griffondor, plus qu'agacé.
« Allez, dis à Grand Frère Cedric ce qui ne va pas, petit loup. », s'entêta le Poufsouffle.
Le brun rendit finalement les armes.
« Nan vraiment, c'est rien. C'est juste que…
« C'est juste que…? » L'encouragea le châtain.
Mais alors que l'adolescent allait répondre, le ciel se décida à conforter les suppositions du jeune docile, et des trombes d'eau s'abattirent sur les deux jeunes gens. Et bientôt, leurs cheveux vinrent se plaquer sur leur crâne, quelques mèches reposant sur leur front.
« Ne crois pas que tu vas t'en sortir comme ça, Harry ! Je veux avoir les réponses à mes questions et je les aurai ! » reprit le dirigeant.
« Vraiment ? » Haussa un sourcil, Harry, joueur. « Pour cela, il faudra d'abord m'attraper ! » Dit-il avant de partir en courant à travers le bois.
« Attends ! » Geignit Cedric, mais le docile était déjà loin.
Exaspéré, le dominant se prit pourtant bien volontairement au jeu et partit à sa poursuite.
Cela faisait bien dix minutes, qu'ils se pourchassaient sous la pluie et leurs rires avaient peine à recouvrir le bruit assourdissant du déluge. Le docile possédait une vélocité avantageuse, mais le chef des Poufsouffles n'avait pas dit son dernier mot et la puissance de ses pattes n'avait pas d'égal dans la meute. En deux bonds, il fut ainsi sur sa proie et vint l'écraser de tout son poids.
Essoufflé et plaqué au sol par le corps du moment, l'adolescent reprenait difficilement sa respiration.
« T'a-as triché ! T'avais pas le droit d'user de ta force de dominant ! » Râla-t-il.
« Ah vraiment ? Et qui a établi ces règles et quand, dis-moi ? » Se moqua son agresseur.
« Moi ! Et maintenant ! » S'entêta le docile.
« Vous prenez vraiment de trop grandes libertés, Monsieur Potter. Dois-je vous rappeler que je suis le maître des lieux ? » s'exclama le dominant avec hauteur.
« Cela ne vous donne pas tous les droits, Maître Diggory ! », susurra-t-il.
Les joues du châtain devinrent soudainement écarlates, alors qu'il murmura, gêné :
« Peut-être pas tous les droits… Mais au moins une faveur… »
« Une faveur ? » interrogea Harry.
« Une faveur. », Répéta doucement Cedric, son souffle caressant les lèvres de son interlocuteur.
Pendant tout l'échange, le corps du Poufsouffle - qui pesait sur celui du plus petit - s'était fait de plus en plus lourd et la bouche de son possesseur s'était lentement rapprochée de son homologue. En une fraction de seconde, le lycanthrope avait franchi la distance restante et ses lèvres baisaient désormais avec révérence celles de celui qui emplissait ses rêves depuis plus d'un an.
Ébahi, le jeune docile ne savait comme réagir. Qu'était-il en train de se passer au juste ?
Blessé par le manque de réponse du plus jeune, Cedric approfondit pourtant l'échange, forçant le barrage de la bouche du brun afin de faire pénétrer sa langue dans la cavité buccale de celui-ci. Néanmoins, le jeune Potter se rebiffa brutalement en sentant l'appendice de son partenaire de jeu rencontrer sa propre langue.
Non ! Il ne pouvait pas faire ça ! Il n'était pas amoureux de Cedric… Il considérait le Poufsouffle comme son frère.
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(Octobre 212)
Fille de Richard Granger, Second de Puddlemere, Hermione Granger arborait un amour inconditionnel pour la connaissance. À dix-sept ans, la jeune docile brune passait son temps libre derrière ses livres. Malheureusement, les quatre territoires ne possédaient que peu d'archives sur l'avant Fenrir Greyback, l'avant lycanthropes, et les loups-garous s'intéressaient peu à l'écriture.
Mais, l'adolescente avait découvert des informations pour le moins intéressantes dans ces quelques bouquins. Contrairement aux croyances communes, la Déesse Lune n'avait pas soudainement décidé de bénir les humains en leur offrant la lycanthropie. Non, les loups-garous ne s'avéraient en aucun cas l'œuvre d'une quelconque divinité, mais le résultat pour le moins imprévu, de ce que les hommes appelaient, une recherche scientifique.
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En 2050, la Terre avait quasiment atteint les dix milliards d'habitants. Seulement la planète ne disposait plus d'assez de ressources pour assurer la prospérité de tous ses occupants. Ainsi les nations essayèrent de se diriger vers de nouvelles alternatives telle que la vie sur Mars. Néanmoins, bien qu'en un siècle, l'évolution avait été plus fulgurante qu'en deux mille ans d'existence ; l'intelligence humaine ne permettait pas encore la possibilité de l'instauration d'une vie extraterrestre.
Ainsi débuta la Troisième Guerre Mondiale.
Chacun cherchait à protéger ses biens et à s'octroyer ceux du pays voisin. Et, Hiroshima et Nagasaki furent vite oubliées face à des attaques à la violence et à la cruauté sans précédent.
Au milieu de la tourmente qui emportait nombre de vies humaines de tous âges, les gouvernements redoutaient plus que tout, les espions. Ils offraient ainsi de copieuses récompenses aux « patriotes ». La règle du chacun pour soi ne s'était jamais autant vérifiée et la délation était devenue monnaie courante. L'appât du gain et l'instinct de survie avaient détruit toute humanité dans le cœur des hommes ! Chacun voulait sauver sa peau, et si cela devait se faire au détriment des autres, et bien…tant pis ! Ce n'était plus seulement une guerre entre nations mais intrinsèque. Une guerre contre son voisin de palier ou contre son boulanger. Chacun luttait pour sa propre survie écrasant les autres sur son passage.
Sous l'afflux des arrestations et la menace de l'intégrité nationale, l'État et l'armée peinaient à faire face. Ainsi les procès déclinaient, et beaucoup d'innocents se voyaient emprisonnés à tort, quel que soit leur âge. Seulement, les incarcérer ne suffisait pas.
Et s'ils étaient réellement des espions ? On ne pouvait laisser planer le doute. Ainsi on ne dénombrait plus les innocents infligés à la torture.
Face à la recrudescence des détenus, les prisons ne tenaient plus le choc. Et d'ailleurs, où aurait-on trouvé de quoi nourrir tous ces chômeurs ? En guerre, il n'y avait plus de place pour l'éthique, il fut donc décidé que les prisonniers serviraient de cobayes dans les recherches visant la création d'une armée ultime et la possibilité d'une future vie extraterrestre.
Cependant le 31 octobre 2081, un accident inimaginable se produisit. Les sujets d'une expérience de croisement entre des cellules de canidés et des cellules humaines s'échappèrent, massacrant tout le personnel du laboratoire de recherche dans leur fuite.
Ainsi, commença le périple du Premier, Fenrir Greyback, et de ses compagnons.
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Deux cents ans plus tard, les lycanthropes louaient l'existence du Premier et de la Déesse Lune, créatrice et protectrice de leur espèce.
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Hermione n'avait pas réellement compris ce qu'était une recherche scientifique ou même où demeuraient désormais les humains. Mais elle s'avérait assez intelligente pour avoir compris que les loups-garous descendaient des humains, et que la principale différence entre les deux espèces se révélait être la capacité de métamorphose lupine.
La jeune fille trouvait tout cela pour le moins fascinant, savoir qu'il existait peut-être au-delà des quatre territoires des êtres aux mœurs différentes. Des êtres sur lesquels la Lune avait une moindre influence, et pour lesquels hommes et femmes s'avéraient « égaux ». Pas de principe de dominance et de soumission, de dominants et de dociles, d'instinct animal vous poussant à vous soumettre.
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Cependant la curiosité d'Hermione pour cette autre civilisation et sa passion pour les livres la plaçait quelque peu à l'écart de ses congénères. L'adolescente à la tignasse sauvage n'avait d'ailleurs pour ainsi dire pas d'amis, et les dominants ne lui prêtaient guère d'attention, au grand désespoir de ses parents. Mais la brune s'en moquait bien, elle ne vivait de toute façon que pour sa curiosité maladive !
Son seul « ami » s'appelait Harry Potter, et était le fils de l'Alpha de Griffondor. Enfant du même âge, Harry avait toujours été le seul à respecter la passion envahissante de la docile. Bien qu'il ne portait pas autant d'engouement que la brune pour les vieux écrits, le brun l'écoutait toujours – enfin, la plupart du temps - avec attention lorsqu'elle lui contait ses nouvelles trouvailles. Toutefois, en tant qu'habitants de Godric's Hollow et de Puddlemere, les deux dociles se voyaient rarement.
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Comme tous les samedis après-midi, la jeune docile profitait de son temps libre pour s'adonner à son premier hobby. Elle avait donc quitté la sureté des murs de Puddlemere pour bénéficier de la tranquillité de la forêt. Les animaux sauvages demeuraient bien moins bruyants que ses congénères !
Assise sur un rocher, les pieds dans le vide, au-dessus de la rivière, Hermione relisait pour la cinquième fois Humains et Loups-garous, le clapotis de l'eau pour fond sonore.
Seulement le calme fut de courte durée. Des voix familières résonnèrent bientôt, toutes proches, brisant le relatif silence de la forêt. Exaspérée, la jeune fille referma furieusement son livre, avant de se relever brutalement, prête à accueillir comme il se fallait ses « invités ». A peine la première tête dépassa-t-elle de l'imposante silhouette d'un feuillu, que la brune déversa sa frustration.
« Ne vous a-t-on jamais appris à être silencieux ? » sermonna-t-elle. « J'espère que vous n'êtes pas venu chassés, car à ce train-là, vous n'attraperez jamais rien ! »
Surpris par l'éclat de voix de la fille du Second, le petit groupe d'adolescents composé de garçons et de filles mit quelques secondes à aviser la situation. Finalement, un grand noir prit la parole.
« La forêt ne t'appartient pas, Granger. Et si on a envie de faire du bruit, c'est notre droit ! Devrait-on aussi s'excuser de respirer ? » contrattaqua-t-il. « Si tu veux passer ta vie dans tes fichus bouquins, pourquoi ne restes-tu pas tout simplement chez toi ? Personne ne te dérangerait là-bas ! »
Scandalisée, la brune n'en resta cependant pas là. Pour qui se prenait Thomas ? La forêt était bien assez grande, pourquoi fallait-il toujours qu'ils viennent jouer par ici ?
« J'ai tout autant le droit de sortir que vous, et je n'ai jamais dit que la forêt m'appartenait ! Je trouve juste cela étrange, que vous soyez toujours obligés de vous balader par ici ! »
« Si tu t'intéressait un peu plus aux activités de la meute, tu saurais que c'est ici le meilleur coin pour chasser. La rivière attire les animaux, et donc nous avons de bien meilleures chances d'attraper une proie ! » fit la lecture le lycanthrope à la peau foncée avec un sourire fier.
Sentant la colère augmentée graduellement dans son corps, la docile prit une grande inspiration pour reprendre son calme. Ce n'était que des ignorants, après tout ! Tout ce qui les intéressait, c'était de parader devant les jeunes dociles, et chasser ne demeurait qu'un de leurs stupides prétextes. Être capable de nourrir et de protéger sa famille, quelle connerie ! Hermione commençait à penser qu'ils avaient fait exprès de passer par ici, pour l'humilier devant ces stupides femelles, et pouvoir ainsi fanfaronner devant elles !
« Laisse tomber, Dean ! Miss je-sais-tout n'en vaut pas la peine ! Qui sait, peut-être que dans quelques années, on apprendra qu'elle s'est unie à un de ses bouquins ! » railla un deuxième dominant.
« Eurk, Brad ! » s'exclama une blonde accrochée au bras du dit Brad. « Insinues-tu que Miss je-sais-tout utilise ses livres po-pour… ? »
Là, c'était vraiment trop ! Peut-être était-elle quelque peu différente d'eux, qu'elle n'avait pas les mêmes centres d'intérêts qu'eux… et qu'elle les méprisait quelque peu… mais cela ne leur donnait pas le droit de l'insulter ainsi ! Elle ne s'était jamais intéressée aux dominants, c'est vrai ; mais, comme la toute jeune femme qu'elle était et la petite fille qu'elle avait été, elle rêvait de fonder un jour une famille, et d'apprendre tout ce qu'elle savait à ses enfants.
Des larmes dégoulinaient désormais le long des joues de la brune.
« Brad, tu es allé trop loin, elle pleure ! »
La fille du Second essuya rageusement les gouttes traîtresses qui s'échappaient de ses yeux noisette, avant de jeter un regard meurtrier aux adolescents.
« Bandes d'illettrés, est-ce que vous vous croyiez mieux que moi ! Vous croyiez que parce que vous arrivez à attraper un stupide lapin, vous êtes les plus forts ? » cracha-t-elle. « À quand remonte la dernière fois que tu n'as pas appelé ta mère face un cerf, Dean ? Et toi, fais-tu encore pipi au lit, Brad ? »
« Espèce de sale petite… », s'élança en avant, la main en l'air, le dénommé Brad.
Mais son ami, Dean, s'interposa entre les deux jeunes lycanthropes, se saisissant de l'avant-bras levé du dominant brun.
« Frapperais-tu une docile, Brad ? » interrogea-t-il. « Moi, j'ai une bien meilleure idée ! » ajouta-t-il plus bas, à la seule intention du mâle.
« Ho-ho ! On dirait que tu sors les griffes, Granger ! » reprit-il la parole, de telle sorte que tout le monde puisse l'entendre.
S'avançant lentement vers la brune, il la dévisageait désormais de manière narquoise.
« Vraiment ! Ne sois pas si mauvaise, Granger… »
Tout en parlant, le dominant continuait sa progression vers la docile, qui, peu rassurée, faisait un pas en arrière à chaque pas du dominant en avant.
« …Nous savons tous que tu finiras seule… »
Plus que trois pas, et il serait bientôt à son niveau.
« …Toi la première… »
Dans un mouvement brusque, profitant de ses grandes jambes, le noir réduisit la courte distance le séparant de sa proie pour s'emparer violemment de son poignet droit. Celui-ci tenait toujours fermement Humains et Loups-garous.
« …Alors… », susurra-t-il doucement à son oreille, tout en lui tordant lentement le poignet dans le dos.
La pauvre docile gémissait sous la douleur, mais son attaquant n'en avait cure. La brune relâcha finalement sa prise sur le livre, incapable de résister plus longtemps sous la souffrance. Le dominant s'empara alors brutalement de l'objet pour l'amener hors de portée de la fille du Second.
« …Pourquoi ne veux-tu pas juste crever ? » cracha-t-il le ton venimeux, en lançant le livre dans les flots agités de la rivière.
Des ricanements se firent alors entendre.
Estomaquée, l'adolescente, elle, regardait son précieux trésor se faire malmener par les eaux.
« Oh ! Ne pleures pas, Granger, ce n'est qu'un bouquin ! » se moqua Dean Thomas.
Mais, la jeune fille ne pouvait quitter des yeux son livre préféré.
Lassé par le manque de réaction de la docile, le dominant fit signe à son groupe de le suivre afin qu'ils puissent continuer leur excursion dans les bois.
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Ce ne fut que quand le dernier bruit de pas et d'éclat de rire s'estompa, que la brune reprit contact avec la réalité.
Désespérée, l'adolescente se précipita le long des berges pour suivre le trajet de l'ouvrage. Elle ne pouvait abandonner ainsi !
Finalement, la course de la rivière fut freinée par quelques rochers, et le livre alla stagner entre deux pierres. Soulagée, Hermione n'hésita pas une seule seconde à mettre les deux pieds dans l'eau. Relevant quelque peu sa robe, elle avançait précautionneusement dans la rivière, l'eau déjà à mi-cuisse. Elle y était presque, juste un peu plus !
Mais comme le sort semblait s'acharner sur elle aujourd'hui, une nouvelle vague de courant délogea soudainement son bien, l'entraînant en aval du cours d'eau. Toutefois, la docile n'avait pas dit son dernier mot, et elle s'élança à la poursuite de l'objet fuyant, s'enfonçant un peu plus dans le lit de la rivière.
Néanmoins, alors que l'eau lui arrivait déjà à la poitrine, le sol se déroba soudainement sous ses pieds. Et ce qui devait arriver arriva ! Sans remords, le courant emporta la frêle silhouette de la docile
Des étoiles dansaient devant les yeux de la jeune fille, la profondeur des eaux couvrant par intermittence l'éclat du soleil. Voilà, c'était la fin. Hermione Granger périrait dans les flots tumultueux de la Lepida pour son amour de la connaissance ! Une fin qui lui correspondait en soi, bien qu'un peu pathétique ! Mourir de vieillesse ne lui aurait pas déplu, non plus !
Elle se sentait quelque coupable de ne pas avoir répondu un peu plus aux attentes de ses parents. Sans doute, ceux-ci la pleureraient-ils.
Elle n'aurait pas dû ignorer sa mère ce matin lorsqu'elle lui avait demandé où elle allait encore, ni crier à son père combien les Alphas et les dominants demeuraient inutiles ! Elle aurait dû simplement les embrasser et leur dire combien elle les aimait. Et qui sait, elle aurait peut-être dû passer ensuite sa journée enfermée dans sa chambre ?
Enfin, il était trop tard pour les regrets, elle se sentait déjà sombrer dans l'obscurité alors que l'eau brûlait atrocement ses poumons.
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Un puissant étau vint soudainement se refermer sur son poignet. Ouvrant difficilement son œil gauche sous la sensation inconnue, Hermione aperçut subrepticement une large main bronzée autour de son avant-bras avant de se sentir brutalement sortir de l'eau. Des bras enlacèrent alors son corps, avant de la déposer sur la berge la plus proche.
La tête tournée sur le côté, la bouche crachant des litres d'eau, la docile reprenait peu à peu conscience de l'ampleur de la réalité. Redressant son visage, ses orbes noisette s'arrêtèrent sur la silhouette penchée au-dessus d'elle. Un dominant. La carrure athlétique dans les 1,90 mètres, une lourde cape sur les épaules, et un intriguant masque blanc aux arabesques écarlates couvrant la moitié de son visage. Qui était donc cet homme ?
Étrangement, Hermione Granger étant ce qu'elle était, la présence de l'étranger ne demeurait pas le principal de ses soucis ! Puisant dans ses maigres forces, la brunes articula lentement :
« Mo-mon li-livre ! »
Soupirant bruyamment, le lycanthrope repartit dans le cours de la rivière pour retrouver le fameux objet. Quelques secondes plus tard, il revint pour déposer l'ouvrage aux côtés de la miraculée. Celle-ci lui adressa alors un sourire tremblant.
« M-merci ! »
Auquel l'inconnu lui répondit sincèrement.
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Lorsque le Second de Puddlemere avait vu revenir sa fille inerte dans les bras d'un homme masqué, il avait bien failli en faire une syncope. Cependant la présence du jeune Alpha, Oliver Wood, à ses côtés l'en avait dissuadé. Ne jamais montrer ses faiblesses face à son Alpha et encore moins face à un étranger !
Récupérant le fardeau de l'inconnu, Richard Granger n'avait écouté que d'une oreille les explications de celui-ci. Une vague histoire de rivière, de noyade et de sauvetage parvenant à son cerveau. Bien trop inquiet pour sa fille aînée, le lycanthrope avait rapidement remercié le loup-garou masqué, avant de se précipiter vers l'infirmerie du village.
Au diable les convenances ! Il exprimerait plus amplement ses remerciements auprès de l'individu, le lendemain !
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(Novembre 212)
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Voilà un mois que le « Loup Marcheur » séjournait à Puddlemere. Oliver Wood trouvait la compagnie du lycanthrope pour le moins amusante, et ne se lassait pas de lui demander des détails sur le déroulement du Tournoi de Poufsouffle.
Richard Granger, lui, trouvait le rôdeur plutôt ennuyant ! Depuis que le loup-garou avait franchi les portes du village, sa fille ne parlait plus que de lui. Sa fille, Hermione Granger, celle qui vouait un amour irrationnel aux livres, et pour qui les dominants ne représentait qu'une nuisance ! Mais depuis l'arrivée du jeune homme, l'adolescente n'avait de cesse de le suivre, en oubliant même ses précieux bouquins !
Ne vous trompez pas ! Le Second était ravi que son enfant possède enfin des préoccupations dignes de son âge. Seulement pourquoi avait-il fallut qu'elle choisisse un parfait étranger, aux mœurs inconnues et à la naissance sans doute pitoyable ?
Qu'avait-il donc fait à la Déesse Lune !
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Le vagabond masqué, lui, trouvait la présence de la jeune docile quelque peu… envahissante ! Attention ! Il adorait converser avec la brune. Celle-ci faisait preuve d'une vive intelligence et ses sujets de discussion demeuraient d'un intérêt certain… Seulement, passer un peu de temps, seul, ne lui aurait pas non plus déplu !
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S'étant levé aux aurores, le « Loup Marcheur » se dirigeait gaiement vers la rivière, prêt à réaliser ses ablutions matinales, malgré les températures peu clémentes. Rien de tel pour fortifier le corps ! Et puis, à cette heure-ci, il était sûr de ne pas rencontrer la jeune docile !
Se précipitant vers la demeure de l'Alpha de Puddlemere, un grand sourire aux lèvres, Hermione récapitulait dans sa tête les différentes informations dont elle devait faire part au vagabond masqué. Cependant, à peine arrivée à la porte de la mairie, qu'un garde lui fit signe de s'arrêter. Celui-ci lui expliqua alors que les lieux demeuraient vides et que personne n'était autorisé à rentrer en l'absence de l'Alpha.
Étonnée, la jeune fille repartit le pas traînant, se demandant où pouvait bien être son ami. Bien ! si le rôdeur s'avérait absent, elle lui ferait part de ses trouvailles plus tard. Puisque le temps demeurait encore doux en cette mi-automne, autant profiter de la beauté de la forêt. Forte de son raisonnement, la brune se dirigea vers les portes du village le pas trottinant, son livre de « chevet », qui ne la quittait pour ainsi dire jamais, sous le bras.
Arrivée à son rocher habituel au bord de la rivière Lepida, la Griffondor décida de finalement changer de coin. Sa vie se révélait en train de prendre un tout nouveau tournant, après tout ! Elle s'était faite un nouvel ami. Et pas n'importe qui…Un dominant ! Peut-être serait-il le futur père de ses enfants ?
Elle descendit ainsi précautionneusement le cours de la rivière jusqu'à un petit bassin où se déversait une cascade. Admirant la beauté des lieux, et profitant de la fraîcheur apportée par l'eau, la jeune docile ne se rendit pas tout de suite compte qu'un autre lycanthrope occupait les lieux, son odeur masquée par l'eau.
Là, sous la cascade, l'eau éclaboussant son corps et plaquant ses cheveux en arrière, se tenait le plus beau spécimen mâle qu'Hermione n'ait jamais vu. Grand dans les 1m90, les cheveux blonds presque blancs, musclé, la peau pâle mais les bras bronzés, le port fier, et la tête rejetée en arrière profitant des bienfaits de l'eau. Le rouge aux joues, la brune détourna rapidement les yeux de la silhouette du garou. Ses orbes noisette se posèrent alors sur une cape beige, des bottes en cuir brun et un pantalon en cuir usé qu'elle connaissait bien.
Hermione n'avait jamais accordé beaucoup d'importance à la gente masculine, trouvant les dominants pour le moins stupides ! Pourtant elle se savait docile et donc naturellement attirée par le sexe opposé. Mais aucun « mâle » n'avait réellement su éveiller son attention. Toutefois, aujourd'hui demeurait une toute autre histoire ! Une attirance inconditionnelle la reliait au dominant. D'ailleurs, son corps commençait déjà à répondre à la présence du lycanthrope, et des fantasmes licencieux envahissaient peu à peu son esprit.
Admirant les grandes mains du loup-garou qui replaquaient régulièrement ses cheveux sur son crâne, elle ne pouvait s'empêcher de les imaginer caresser les moindres recoins de son corps… Et sa bouche dévorant sa peau… Son corps se plaquant puissamment contre le sien… Ses bras puissants entourant possessivement sa taille…
Heureusement que le garou demeurait de profil, sinon Hermione était sûre que son cerveau aurait défailli à la vue de la virilité du blond.
Se prélassant sous l'eau, le dominant, lui, n'avait aucunement conscience du combat intérieur que vivait la docile. Il était bien trop plongé dans ses propres pensées. Sortant soudainement de sa torpeur, le rôdeur rouvrit brusquement les yeux et plongea directement dans le bassin.
Toujours en pleine discussion avec elle-même, Hermione sursauta face au mouvement inattendu du blond et se cacha précipitamment derrière un tronc. Son sauveur ne semblait pas avoir entendu son léger hoquet de surprise, et son odorat ne paraissait pas non plus avoir détecté sa présence, autant s'éloigner discrètement.
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Les jours suivants virent apparaître une Hermione rêveuse et tête en l'air. Vivant sur son nuage, la brune décida de faire part de son bonheur inattendu à son meilleur ami, Harry Potter.
Malgré l'éloignement et l'épreuve des frontières, la réponse du Griffondor, nouvellement habitant de Poufsouffle, ne mit qu'une semaine à lui arriver.
Le docile lui faisait part de sa joie quant à l'incroyable nouvelle et lui conseillait de rapidement mettre le grappin sur le dominant - des fois qu'elle change soudainement d'avis -.
L'adolescente avait délibérément omis le fait que le dominant était un étranger dont elle ignorait jusqu'à l'identité même, cela n'aurait fait que préoccuper son ami. Et elle ne voulait pas subir ses sermons remplis d'inquiétude. Elle avait dix-sept ans. Elle demeurait majeure depuis presqu'un an, selon la loi des lycanthropes, et elle s'avérait ainsi en âge de prendre ses propres décisions !
Alors qu'elle sautillait dans la rue, la lettre de son ami toujours en main - venant à peine de croiser le coursier - la brune rentra soudainement en collision avec un grand corps chaud. La stabilisant à deux mains sur ses pieds, le lycanthrope lui lança un sourire amusé.
« Et bien, Hermione, qu'est-ce qui te rend aussi joyeuse ? »
Essayant tant bien que mal de ne pas rougir, la docile adressa à son tour un sourire resplendissant à son interlocuteur et objet préféré de ses pensées.
« Mon meilleur ami vient de m'envoyer une lettre ! » s'exclama-t-elle en avançant le papier sous ses yeux.
« Ton meilleur ami ? » s'étonna le rôdeur.
« Oui, mon meilleur ami, Harry Potter. »
Avisant l'attitude pour le moins stoïque du dominant, la brune poursuivit ses explications.
« C'est le fils de l'Alpha de Griffondor, James Potter. Peut-être connais-tu son nom ? »
« Oui… »
Rasséréné, Hermione continua avec excitation.
« Et bien, lui et moi, on se connaît depuis l'enfance. Malgré la distance, on est toujours resté amis. »
Elle fit alors une pause avant de froncer les sourcils.
« Bien sûr, au début, je le trouvais quelque peu ennuyeux avec ses grands airs de dominant. Et puis, enfin….il y a eu la maturation, bien sûr… »
« La maturation ? » l'interrompit le vagabond masqué.
« Oui, la maturation. Harry en est revenu totalement détruit. Et…enfin, je suppose que cela nous a quelque peu rapprochés. Nous étions désormais tous les deux des dociles, après tout ! Enfin, ça fait presqu'un an qu'il habite à Beauxbâtons, désormais. Mais, on continue de correspondre ! On avait l'… »
Ce fut le moment où le cerveau du dominant décrocha du discours de la brune.
Harry Potter. Un docile. À Beauxbâtons ?
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La semaine qui suivit ne vit aucun changement dans l'attitude quelque peu exubérante de la brune. Inquiet par le comportement plus qu'inhabituel de sa fille, Richard Granger se décida à la questionner. Et la réponse de la docile vint par un profond rougissement et une soudaine fuite alors que la silhouette du « Loup Marcheur » s'approchait du Second de Puddlemere.
« Vraiment ? » S'interrogea le plus âgé. « Et bien alors, il n'existait qu'une seule solution ! »
Le Griffondor ne portait pas particulièrement le rôdeur dans son cœur, mais si cela pouvait faire le bonheur de sa fille, il passerait au-dessus de son amour propre ! Et puis, le lycanthrope avait sauvé la vie de son enfant, il possédait au moins cela pour lui !
Voilà comment, le fier Richard Granger, Second de l'Alpha de Puddlemere, meute du territoire de Griffondor, se retrouva à proposer la main de sa fille aînée au vagabond le plus connu des quatre territoires !
Seulement, surpris par la proposition du père de famille, le lycanthrope masqué ne put que décliner l'offre le plus poliment possible.
« Euh… Je suis très honoré, Monsieur Granger …mais je n'ai pas de position stable pour l'instant, et je ne peux m'installer. Mon masque est aujourd'hui la seule identité que je peux ouvertement posséder. Et tant que je ne pourrais pas retrouver mon nom, vivre avec moi serait un fardeau pour n'importe qui. J'apprécie beaucoup votre fille, et je ne lui souhaite pas de vivre une telle vie. »
Les deux hommes se saluèrent alors respectueusement dans une atmosphère pour le moins tendue. Puis chacun retourna à ses occupations, inconscient de la fine silhouette cachée derrière le mur d'une des maisons de la rue, et sur le visage de laquelle, les larmes coulaient à flots.
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Le lendemain vit le départ du « Loup Marcheur » du village de Puddlemere. Après la rencontre entre les deux dominants, Hermione avait refusé de parler au rôdeur, et celui-ci était donc parti sans même lui dire au revoir.
Jetant un dernier regard à la cité des Griffondor, le vagabond masqué soupira bruyamment. Vivre en tant qu'anonyme serait-il toujours aussi dur ?
Tournant son regard vers la forêt, le lycanthrope fit un premier pas en avant. Puis une deuxième. Et un troisième.
Prochaine destination : Poufsouffle. Beauxbâtons.
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A suivre….
Un peu de Ryry par ci, un peu de Ryry par là...
Prochain chapitre : Instinct Animal, où… beaucoup de Drarry !
A vendredi !
Nihona
