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Instinct Animal
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Disclaimer : Les personnages appartiennent à J.K. Rowling ! Mon histoire pourrait avoir certaines similitudes voulues ou non avec d'autres fanfictions. Excusez-moi d'avance !
Pairing : HPDM….Rating : M
Genre : Aventure/Fantastique/Romance
Chronologie :
- 0 : Greyback s'installe sur les terres des 4 territoires dont il devient l'Alpha unique.
- 53 : Création quatre territoires.
- 55 : Mort Fenrir Greyback
- 05 Juin192 : Naissance Draco
- 31 Juillet195 : Naissance Harry
- Été 209/Hiver 209- début 210 : Apprentissage « Loup Marcheur »
- Printemps 211 : Tournoi de Poufsouffle : Cedric (21 ans)
- Automne 211 : Arrivée d'Harry (16 ans) à Poufsouffle
- Automne 212 : Rencontre « Loup Marcheur » ( ?)/Hermione (17 ans)
- Septembre 213 : Comité.
Nda : Enfin du Drarry !^^ Enjoy !
IMPORTANT : SUITE A PLUSIEURS REVIEWS ME FAISANT PART DE LA DIFFICULTÉ DE SUIVRE MES TROP NOMBREUX FLASHBACKS, J'AI REVU CERTAINS CHAPITRES DE CETTE FIC.
L'ORDRE DES CHAPITRES A DONC ÉTÉ CHANGÉ A PARTIR DU CHAPITRE 1. LE CONTENU DE LA FIC RESTE NÉANMOINS LE MÊME.
RAR : stormtrooper2 : Waouh ! beaucoup trop de questions !^^ Je ne peux que te conseiller de lire la suite ! Si je te donne les réponses ça enlève tout le « suspense », non ?^^
haruhi-kyouya : Oh et bien je m'étendrai sur les personnages pour encore quelques chapitres, mais après, ils auront juste un certain rôle dans le chapitre, mais ne feront pas vraiment d'ombre au drarry ! Je ne rajoute plus de chapitres !
Alycia Panther : Partir ? Pas encore pour tout de suite !^^
Merci également à lemonpowaa et ptitcoeurfragile pour leurs reviews.
Évolution : 14 chapitres écrits sur 18. Je continue de poster 2fois/semaine pour finir pour Noël.
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Chapitre 6 : Instinct Animal
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(Suite du Flashback)
(Décembre 212)
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Harry Potter rencontra le « Loup Marcheur », un soir d'hiver, de ses dix-sept ans. Habituellement, Cedric venait le chercher à l'infirmerie les vendredis soirs, puis ils passaient la soirée ensemble. Mais ce soir-là, le jeune Alpha ne se présenta pas. Inquiet et quelque peu vexé, le docile brun décida de rendre directement visite à son ami. Il remonta lentement la rue principale jusqu'à la demeure du dirigeant. Cependant, une fois arrivé, le loup-garou gardant l'entrée lui apprit que le propriétaire des lieux était parti un peu plus tôt pour aller boire un verre avec un dominant au visage masqué, pourtant le nom de « Loup Fouineur » ou un truc du genre ! Furieux d'être ainsi délaissé, l'adolescent se dirigea hâtivement vers le bar du bon vieux Tom. Chacun de ses pas résonnait dans la nuit tombante.
Comment Cedric avait-il osé le délaisser pour aller se saouler avec un foutu dominant !
Transporté par la colère, le jeune docile fut en un clin d'œil à la taverne du village. Poussant agressivement le battant de la porte, ne ratant que de peu le mur, le brun s'avança dans l'auberge, son regard scannant attentivement ses occupants. Et c'est là qu'il le vit, confortablement installé sur une banquette au fond de la pièce, perpendiculaire à l'entrée, l'imposteur à ses côtés, face au docile. Mais le châtain n'avait rien remarqué de son apparition plus que fracassante, plongé dans sa discussion – passionnante semblait-il – avec l'individu. Plus que furieux, l'apprenti médecin s'approcha à grands pas de leur table, une expression fermée marquant ses traits. L'étranger parut remarquer son avancée, car bien qu'il continuait à parler avec animation au jeune Alpha, Harry pouvait sentir ses yeux le transpercer à travers son masque. Le docile aurait même pu jurer qu'il se délectait de la situation et de sa propre colère. Et il pouvait clairement voir le sourire narquois qui ornait les lèvres de l'homme.
Agacé, le brun racla bruyamment son gorge pour signaler sa présence au châtain, qui demeurait ignorant de la scène se déroulant pourtant sous son nez. Surpris et quelque peu éméché, l'Alpha s'interrompit en sursautant. Embarrassé, il accueillit finalement le nouveau venu avec joie.
« Oh Harry ! Assis-toi ! Je vais aller te chercher un verre. »
Il s'apprêta alors à se lever pour se diriger vers le bar, mais l'inconnu le stoppa dans son entreprise, d'une main sur son avant-bras.
« Je vais y aller. »
Puis le loup-garou détourna son attention de son ami Poufsouffle pour interroger le docile, moqueur.
« Qu'est-ce qui te ferait plaisir ? »
Le brun lui renvoya son regard le plus noir, avant de se résigner à répondre.
« Une bière ira très bien, merci. »
Le dernier mot lui avait presque écorché la bouche. Et si le dominant s'en rendit compte, il ne fit aucune remarque, se contentant de quitter son siège pour rejoindre le comptoir, son sourire goguenard, néanmoins, toujours en place. Ingénu, Cedric lui demanda comment s'était passé sa journée avec enthousiasme.
Une chope de bière à la main, l'inconnu revint bien trop rapidement au gout d'Harry. Le petit brun dut alors se lever pour le laisser rejoindre sa place, et grogna ainsi d'agacement. Le dominant, lui, affichait désormais un sourire éblouissant. Porté sur ses nerfs semblait réellement s'avérer son activité préférée !
Aussitôt l'homme assis, le Poufsouffle fit rapidement les présentations, toutefois, la discussion entre les deux loups-garous dominants reprit rapidement de plus belle, Cedric essayant parfois d'intégrer le plus jeune à la conversation. Mais Harry s'ennuyait ferme. Les deux hommes ne paraissaient pas avoir besoin de lui pour s'amuser. Ils avaient apparemment vécu un tas d'aventures ensemble, et c'est lui, qui se sentait désormais comme un étranger.
L'inconnu sembla cependant se rendre compte de son soudain mal-être.
« Et toi, Potter, comment es-tu arrivé ici ? »
Étonné, le docile répondit toutefois à la question de son interlocuteur. Lui racontant la venue de l'Oméga de Loutry à Godric's Hollow, son départ pour Poufsouffle et son apprentissage auprès du Docteur Pomfrey. Le dominant l'écouta attentivement avec un intérêt non feint, s'amusant de l'enthousiasme du plus jeune. Observant le manège entre les deux, l'Alpha poussa un soupir soulagé. Avec le caractère entêté et fier d'Harry et celui moqueur de son ami, il avait bien crû qu'il allait passer la soirée à compter les points. Mais étonnamment, le dominant avait été le premier à céder.
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Un peu plus tard, quand le docile rejoignit son lit, un sourire sincère vint fleurir sur ses lèvres. Le dominant masqué était loin d'avoir gagné ses faveurs, mais il ne s'avérait finalement pas si terrible que ça. Ils avaient passé une certaine partie de la soirée à s'envoyer innocemment des piques mais cela avait plutôt amusé Harry qu'autre chose. Et le dominant aussi, si le sourire qu'il avait arboré, pouvait être considéré comme une quelconque preuve.
Cependant, comment un tel homme avait pu devenir ami avec le tendre et altruiste Alpha de Poufsouffle restait un mystère ! Leurs personnalités apparaissaient totalement opposées.
Cedric était-il tombé sur la tête ce jour-là ?
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(Janvier 213)
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Le « Loup Marcheur » ennuyait profondément Harry Potter !
Depuis qu'il était arrivé, Cedric semblait passer la majorité de son temps libre avec lui ! Harry n'était pas jaloux, non… Après tout, il n'éprouvait aucun sentiment romantique à l'égard du Poufsouffle. Cependant leurs discussions en tête-à-tête se faisaient de plus en plus rares, remplacées par les beuveries des deux jeunes dominants !
Le brun demeurait pourtant certain que l'Alpha de Beauxbâtons avait un petit faible pour lui, alors pourquoi préférait-il la compagnie de ce rustre à la sienne ?! Cela ne faisait tout bonnement aucun sens !
Bien sûr, dans les premiers temps, Harry avait essayé de se joindre aux soirées du duo de joyeux lurons. Après sa première rencontre pour le moins intéressante avec le lycanthrope masqué, il s'était dit que le supporter demeurerait du concevable. Après tout, le dominant s'était quelque peu intéressé à son cas lors de cette soirée.
Ô combien, il s'était trompé ! Dès les premières minutes, le goujat s'était attaqué à son statut de docile, et à sa »petite » taille ! Toutefois, le brun n'avait pas voulu rendre les armes aussi vite. Il restait un Griffondor après tout, et ceux-ci s'avéraient reconnus pour leur incroyable courage ! Il avait donc fait honneur à son territoire, et pris sur lui, supportant « relativement » bien les piques du rôdeur. Enfin, pour être tout à fait honnête, peut-être que cela lui était arrivé de s'emporter une ou deux fois ; mais bon, le dominant l'avait bien cherché aussi ! Bref, au bout de deux semaines de torture, il avait finalement abandonné.
Néanmoins, cela ne voulait pas dire qu'il voulait également laisser tomber sa relation avec le châtain ! Mais celui-ci semblait être soudainement bien occupé, et ne cessait d'annuler leurs rendez-vous quotidiens sous des excuses pour le moins douteuses !
Harry en demeurait sûr : tout était la faute du « Loup Marcheur » !
Qu'avait donc ce dominant de plus que lui, pour que l'Alpha lui accorde toute son attention ? Lui, Harry, ne valait-il pas mieux que ce foutu clochard arrogant ?
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Voilà comment le docile en était arrivé à errer dans les rues de Beauxbâtons, l'âme en peine !
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Maintenant cela en était assez !
L'Alpha de Poufsouffle venait, une fois de plus, de refuser poliment son invitation.
Oh oui ! Harry ne se laisserait pas faire ! Il allait dire sa façon de penser à ce misérable rôdeur ! À ce scélérat de voleur d'ami !
Quittant précipitamment la demeure du dirigeant, déterminé, le brun prit la direction de la petite clairière d'entrainement. A cette heure-ci, le lycanthrope masqué devait finir sa leçon de combat avec les jeunes dominants de la meute.
Allant de contré en contré, le vagabond commençait à forger sa réputation au sein des quatre territoires. Harry avait ainsi appris qu'il avait réalisé un certain nombre d'exploits à Poufsouffle, Serdaigle et même Griffondor. Face à sa puissance et ses habiletés combatives, l'Alpha des Poufsouffles lui avait proposé de s'occuper de la jeune génération. Les adolescents le considéraient d'ailleurs tel un héros !
Une brute épaisse et un goujat, oui !
Passant enfin les portes du village, le docile put apercevoir la clairière enneigée, un peu plus loin au nord. Accélérant l'allure, il atteignit sa destination en rien de temps.
Le dominant se trouvait dos à lui, montrant avec application à ses élèves les points faibles d'un loup-garou sous forme humaine. Les jeunes gens l'écoutaient attentivement, buvant chacune de ses paroles. Ennuyé, mais également quelque peu admiratif face au charisme du vagabond – bien qu'il ne l'aurait jamais avoué, même sous la contrainte -, Harry attendait patiemment que le cours finisse, son dos appuyé contre le tronc d'un des feuillus.
Le plus âgé mit bientôt fin à sa leçon, et ses pupilles le saluèrent l'un après l'autre avant de quitter la clairière. Le lycanthrope se retourna alors pour faire face à son visiteur.
Surpris dans ses pensées, le brun sursauta sous l'attention soudaine du plus grand.
Il était pourtant sûr que le dominant n'avait pas senti sa présence ! La neige aurait dû couvrir le bruit de ses pas ! Peut-être bien que la réputation du rôdeur ne s'avérait pas totalement usurpée après tout !
« Que me vaut l'honneur de ta précieuse présence, Potter ? »
Serrant fort les dents, le docile essayait de se contrôler. La conversation venait tout juste de commencer, il ne pouvait pas déjà sauter à la gorge de son interlocuteur.
« Je voulais te voir. »
« Eh bien, voilà qui est fait, tu me vois ! » goguenarda le plus grand.
Pourquoi ne devait-il pas l'attaquer, déjà ?
« Haha ! Très drôle ! Ton humour ne semble pas s'être arrangé, Loup Marcheur ! »
« Tu me vois navré de te décevoir, Potter. », soupira l'anonyme avec drame. « Mon monde tourne pourtant autour de toi, je ne sais pas si je pourrais me remettre d'un nouveau rejet ! »
Il prit alors sa tête dans ses mains tout en laissant échapper de petits bruits étouffés, dans une parodie de sanglots.
Exaspéré, le Griffondor reprit la parole.
« Je me moque totalement de l'importance que j'ai pour toi ! Je suis venu te voir pour te dire de cesser d'importuner autant Cedric ! »
Prenant le plus jeune de cours, le rôdeur éclata dans un grand rire bruyant, avant que toute trace d'amusement ne délaisse brutalement la partie visible de son visage.
« Importuner, dis-tu ? Ne serais-tu pas plutôt jaloux qu'il préfère ma compagnie à la tienne ? » cracha-t-il.
Le brun hoqueta, scandalisé, mais le dominant ne lui laissa pas le temps de s'insurger.
« Je ne comprends pas l'obsession de Cedric pour toi. Après tout, ton physique n'est pas si extraordinaire, sans parler de ta personnalité plus qu'exaspérante ! Mais bon, le pauvre Poufsouffle reste totalement éperdu de ta stupide personne, il est donc de mon devoir en tant qu'ami, de lui faire découvrir les petits plaisirs de la vie et de la ramener sur le droit chemin ! »
« Je ne… »
Le docile ne put cependant s'exprimer davantage, son vis-à-vis lui coupant à nouveau l'herbe sous le pied.
« Tu n'es pas intéressé par lui de toute façon, donc je ne vois pas où est le problème. Comptes-tu le laisser espérer jusqu'à sa mort ? »
Le Griffondor nia farouchement de la tête.
« Bien ! alors laisses-le un peu tranquille ! Cedric n'a pas besoin de se trainer un boulet comme toi. Il a bien assez à faire avec son rôle d'Alpha ! Tu ne fais rien d'autre que le gêner ! »
Le brun dévisageait désormais le vagabond masqué, le regard totalement halluciné. La bouche restait ouverte dans une vaine tentative de contrattaque, mais aucun mot n'osait plus en sortir.
Le dominant soupira alors bruyamment.
« Bien, je suppose que nous avons fini cette conversation. À moins que tu n'aies à me faire part d'autre chose que ta stupide jalousie immature ? »
L'hébétude quitta soudainement Harry pour faire place à l'afflux d'une colère bouillonnante.
Sa stupide jalousie immature ? Pour qui se prenait cet étranger arrogant ! Lui qui ignorait tout de ce qu'il avait dû traverser !
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Pour sûr, le « Loup Marcheur » venait de dépasser haut la main Draco Malfoy dans sa liste du plus gros bâtard des quatre territoires !
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(Février 213)
« Harry ! »
Soupirant, Harry Potter ralentit sa marche et se retourna à demi pour aviser l'importun. Ses orbes émeraude rencontrèrent alors la silhouette de Cedric Diggory.
Alors quoi ? Le dominant s'intéressait à lui, désormais ? Agacé, le brun reprit sa route. C'était sa pause du midi et il comptait bien en profiter !
« Harry, attends ! » cria à nouveau l'Alpha de Poufsouffle.
Le docile était clairement agacé désormais, et il retint à grand peine un grognement de s'échapper de sa gorge. Il stoppa pourtant ses pas pour faire face au dirigeant.
« Est-ce que tu m'évites ? » lui demanda l'Alpha, aussitôt arrivé à sa hauteur.
Exaspéré, l'adolescent serra vigoureusement ses poings.
« N'est-ce pas plutôt toi, qui m'évites depuis deux mois, Cedric ? » rétorqua-t-il.
Gêné par les accusations du plus jeune, le Poufsouffle se balançait d'un pied sur l'autre.
« Oui, euh…désolé pour ça. J'étais plutôt occupé ces derniers temps, et… »
« Tellement occupé que tu trouvais pourtant le temps de te saouler avec le « Loup Marcheur » ! » réattaqua le brun, en détournant le regard de fureur.
Complètement écarlate, le dominant se saisit des mains du docile pour l'obliger à regarder directement dans ses prunelles ambre.
« Je suis… vraiment vraiment vraiment désolé, Harry ! » se repentit-il. « Je n'ai vraiment pas assuré dernièrement, hein ? »
A ces paroles, un mince sourire vint fleurir sur les lèvres du plus jeune.
« Mais, tu comptes beaucoup pour moi ; et je n'ai vraiment pas envie de perdre ton amitié ! Pardonne-moi, s'il te plaît ! » plaida le châtain.
Frustré, le Griffondor soupira de défaite.
Rassuré, l'Alpha le prit aussitôt dans ses bras avec affection. La joue contre la poitrine du dominant, l'adolescent ne comptait pas rendre totalement les armes.
« Vas-tu alors m'expliquer ce que ce foutu rôdeur a de plus que moi ? »
Amusé par la jalousie transparaissant de la voix du brun et la moue boudeuse qu'il imaginait aisément se former sur ses lèvres, Cedric éclata dans un grand éclat de rire. Son hilarité provoqua quelques secousses au niveau de son torse, qui poussèrent le plus jeune à s'en écarter.
« Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle ! » se plaignit celui-ci. « N'étais-tu pas en train de t'excuser auprès de moi ? Alors comment oses-tu ainsi te moquer de moi ! »
Essayant tant bien mal de reprendre son sérieux, le Poufsouffle bafouilla de piètres excuses.
« Pard-Pardon Harry ! » Il fit une pause pour stabiliser complètement sa voix. « Tu-tu es juste trop mignon lorsque tu es jaloux ! » continua-t-il maladroitement.
« Jaloux ! » s'offusqua le Griffondor.
« Bien, je suppose que nous avons fini cette conversation. À moins que tu n'aies à me faire part d'autre chose que ta stupide jalousie immature ? » La voix sarcastique du vagabond masqué résonnait encore dans sa tête. Comment Cedric osait-il lui dire qu'il était jaloux ?!
« Enfin, pour répondre à ta question, tu n'as rien à envier au « Loup Marcheur ». Cela faisait juste un moment que l'on ne s'était pas vu alors je voulais profiter de la compagnie de mon ami ! » s'expliqua le châtain.
« Pendant deux mois ! » voulut s'insurger le docile. Mais il garda la bouche fermée.
Prenant le visage du brun en coupe, le Poufsouffle poursuivit le ton sérieux.
« Comme je viens de te le dire, tu comptes beaucoup pour moi, Harry, et je te promets que je t'accorderai plus de temps à l'avenir. Est-ce que tu veux toujours passé du temps avec moi ? »
Le Griffondor renifla légèrement, les yeux détournés de son interlocuteur pourtant si proche, avant de s'exclamer la voix traînante :
« Bouge ton cul, Diggory, où la Mère Poulard aura fermé bien avant qu'on arrive... »
Un sourire resplendissant vint prendre place sur les lèvres de l'Alpha.
« …Il y en a qui ont un vrai travail ici, et qui ont besoin de manger pour être opérationnels ! »
Ignorant totalement le ton moqueur du docile, le châtain rattrapa rapidement le jeune lycanthrope qui s'éloignait déjà et se saisit de sa main droite pour la joindre à la sienne, son sourire toujours en place.
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(Mi-Mars 213)
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Après sa réconciliation avec Cedric, les choses s'étaient quelque peu arrangées pour Harry. Ses rencontres avec le dominant avaient repris leur régularité habituelle jusqu'à il y a deux semaines de cela. L'Alpha de Poufsouffle était alors soudainement redevenu distant, et repoussait de plus en plus leurs rendez-vous. Les journées du brun s'en étaient retrouvées profondément mornes. Le printemps pointait peu le bout de son nez, et rester enfermé le soir dans sa chambre devenait de plus en plus pesant. Le soleil se couchait de plus en plus tard, et se balader dans la forêt apparaissait de plus en plus tentant. Mais le faire seul semblait désormais profondément ennuyeux !
Maudit soit le « Loup Marcheur » !
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Harry n'aimait pas spécialement l'alcool, pourtant ce soir-là, il décida de se rendre au bar du village. Sans doute y verrait-il Cedric ? Et malgré la présence conjointe du gêneur, rien ne pourrait mieux lui remonter le moral que de voir l'Alpha.
A peine eut-il franchi les portes de l'établissement que des effluves d'alcool embaumèrent ses narines. Fronçant le nez avec dégoût, le brun pénétra toutefois plus en amont dans les lieux, scannant ses occupants avec attention. Cedric se trouvait au centre de la pièce, les bras d'une docile blonde accrochés autour de son cou, alors que les deux jeunes gens se balançaient lentement dans une danse improvisée. L'absence de musique ne paraissait pas perturber le couple, et la boisson y était sans nul doute pour quelque chose. Le Poufsouffle demeurait plutôt timide ; et il avait d'ailleurs couvé du regard le Griffondor pendant plus d'un an, sans oser lui faire la moindre avance franche, avant de finalement lui volé un baiser, il y a quelques mois de cela ! Cette attitude ne lui ressemblait pas du tout, et le coupable ne devait pas s'avérer bien loin !
Vexé, le brun rechercha activement la silhouette de l'acolyte du châtain, pour finalement la trouver au bar, une autre docile, brune cette fois-ci, pendue à son bras. Sans une seule seconde d'hésitation, le Griffondor fonça vers le comptoir pour arracher la stupide greluche collée au dominant et demander à celui-ci des explications sur le comportement « volage » de son « meilleur ami ».
« Comment peux-tu laisser cette stupide cruche se comporter ainsi avec Cedric ? »
Surpris par l'éclat et la présence du plus jeune, le rôdeur resta quelques secondes coi, avant de saisir la situation.
« Potter… Es-tu en train de me demander d'être la baby-sitter de Diggory ? »
« Cedric n'est pas un alcoolo, un rustre et un goujat comme toi ! Il ne danserait jamais aussi indécemment avec une fille qu'il vient tout juste de rencontrer ! » se scandalisa le brun.
Sirotant une gorgée du liquide ambré remplissant son verre, le dominant jeta un regard désabusé au plus petit.
« Es-tu réellement sûr de connaître Diggory, Potter ? Juste parce qu'il ne prête plus une totale attention à une vierge effarouchée comme toi, cela ne veut pas dire qu'il ne désire pas prendre un peu de bon temps ! Laisse-le un peu s'amuser, il a besoin de relâcher la pression ! » s'agaça-t-il.
Fronçant les sourcils sous la fureur, le docile contrattaqua avec véhémence :
« Est-ce que ce n'est pas plutôt toi qui a mis dans la tête de Cedric, que traîner avec moi ne demeurait rien d'autre qu'une perte de temps, et qu'il devrait plutôt s'afficher avec ces prostitués ? »
Décidément, ce fichu dominant réveillait toujours ce qu'il y avait de pire en lui !
« Prostitués ? Waouh ! que de vilains mots pour une bouche si innocente ! » se moqua l'anonyme. « Peut-être bien que c'est le cas. Peut-être bien que je suis celui à l'origine de l'éloignement de ce cher Alpha par rapport à toi. Et alors ? Si c'est le cas, que vas-tu faire, Potter ? »
Le Griffondor le dévisageait hargneusement, les joues désormais écarlates.
« Enfin, je suis content que tu assumes enfin ton insignifiance ! » ajouta le dominant d'un ton traînant.
Comment osait-il lui parler ainsi ! Pour qui ce stupide reclus se prenait-il ? S'il était un peu plus grand et un peu plus fort – aussi -, il y a longtemps que ce prétentieux mangerait les pissenlits par la racine ! Cet ignorant croyait-il vraiment valoir plus que lui, juste parce qu'il disposait du statut de dominant ?
Il s'appelait Harry Potter ! Il était le fils de l'Alpha James Potter et le petit-cousin*1 de l'ancien Alpha Albus Dumbledore ! Et non, n'importe quel chien galeux, qu'un simple dominant pouvait ainsi ridiculiser ! Il avait peut-être échoué à la cérémonie de la maturation. Son père l'ignorait peut-être… et priait surement chaque jour qu'il disparaisse, mais ça n'empêchait pas du sang d'Alpha de couler dans ses veines ! Il allait montrer à cet abruti qu'on ne se moquait pas impunément d'un Potter ! Oh oui ! Il allait…
« Bon Potter, comment comptes-tu me rembourser ? »
La voix du vagabond sortit brusquement le brun du schème de ses plans abracadabrants de tentatives de meurtre. Ahuri, il regardait désormais le plus âgé, stupidement.
« Hein ? »
« Et bien, oui ! Tu m'as privé d'une charmante compagnie pour la soirée et sans doute pour la nuit également, pour venir importuner mes oreilles avec tes états d'âme pour le moins navrants ! Comment comptes-tu donc me rembourser ? » expliqua calmement le dominant, d'un air blasé.
Cette fois-ci, Harry se trouvait au bord de la rupture ! Une intense envie d'éclater en sanglots le démangeait. Sa vie pouvait-elle réellement devenir plus pathétique ?
« Je ne crois pas que tu es spécialement d'affinités avec les autres dociles du village, je doute donc que tu puisses me présenter l'un d'entre eux pour apaiser mon ennui. Alors, que dis-tu de cela : pourquoi ne les remplacerais-tu pas pour la soirée ? Je devrai me contenter de ta présence, à regret, tu penses bien. Mais bon, la moitié de la nuit s'est déjà écoulée, je pense pouvoir supporter ta compagnie pour le temps restant ! » concéda le lycanthrope masqué, faussement généreux. Il laissa ensuite un soupir dramatique s'échapper de ses lèvres, avant de soudainement s'enthousiasmer avec un sourire éblouissant : « Et puis…j'adore les défis ! »
« Es-est que c'est une blague ? » balbutia le docile.
Apparemment, oui ! Sa vie pouvait bien devenir encore plus pathétique ! Mère Lune semblait s'acharner sur lui ! L'humiliation précédente n'avait pas dû être assez forte !
Aussi embrouillés que ses pensées, les nerfs de l'adolescent lâchèrent finalement, l'emportant dans un grand rire fou. Il se retenait désormais péniblement au bar, le corps plié en deux, sa silhouette entière tremblant sous l'intensité de son hystérie. Bientôt, ses jambes s'effondrèrent sous son poids, tandis que son hilarité reprenait de plus belle. Il était définitivement perdu, perdu dans sa folie, condamné à rire sans fin !
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Scotché face à l'attitude du brun et légèrement ennuyé par sa nouvelle indifférence, le rôdeur se saisit soudainement de la longue tresse couvrant la nuque du docile pour plaquer violemment ses lèvres sur les siennes. Le rire du plus petit se stoppa alors brusquement, étouffé par la bouche de son congénère. Révolté, le docile poussa de toutes ses forces contre la poitrine du lycanthrope pour éloigner son corps le plus possible du malotru !
« Non mais ça va pas ! »
À nouveau au contrôle de la situation, le vagabond masqué lui envoya un petit sourire amusé.
« Quoi ? Était-ce ton premier baiser, Potter ? » railla-t-il.
Sous le silence du brun, il s'étouffa avec sa salive d'étonnement.
« Vr-vraiment ? Quand je te traitais de vierge effarouchée, je ne pensais pas que c'était à ce point là ! Qu'est-ce que vous faîtes à Griffondor, du tricot ? »
Le dit Griffondor lui renvoya un regard réfrigérant, ses émeraudes lançant littéralement des éclairs.
« Pour qui me prends-tu ? Bien sûr que ce n'était pas mon premier baiser ! »
Les prunelles fixes du docile confirmait ses propos. Le rôdeur s'autorisa alors à pousser un profond soupir soulagé, avant de retourner aussitôt son attention sur le plus jeune, soupçonneux.
« Alors pourquoi prends-tu une expression aussi scandalisée ? »
« Quelle expression scandalisée ? Je n'ai pas du tout une expression scandalisée ! » se défendit son interlocuteur.
« Oh, vraiment ? » nargua le plus grand. « Tu sais… un bécot échangé avec ta petite copine à quatre ans, ne compte pas comme un baiser, Potter ! »
Plissant un peu plus les yeux, le brun réussit néanmoins à contrôler sa colère.
« Aussi incroyable que cela puisse te paraître, on m'a déjà embrassé ! … Et je parle d'un vrai baiser ! »
« Oh… Alors qui étais-ce ? » demanda sincèrement intéressé le plus âgé.
À ce rythme, l'écarlate deviendrait rapidement la couleur définitive du teint du Griffondor.
« Je-je… Cela ne te concerne en rien ! »
« Était-ce Diggory ? » poussa sa chance le vagabond masqué.
Et son audace paya, s'il pouvait en juger par l'état proche de la combustion du visage du plus petit, et par ses mains tremblantes.
« Cedric ? Vraiment ? Il a plus de courage que je ne le pensais ! » s'amusa-t-il. « Alors ? L'Alpha de Poufsouffle embrasse-t-il bien ? »
Le docile détourna la tête pour toute réponse.
« Est-ce que cela veut dire : oui ? ou non ? » s'interloqua le dominant, un sourcil relevé.
« Qu-qu'est-ce que cela peut te faire ? » rétorqua le brun. Seulement le ton étouffé de sa voix donnait peu de poids à ses paroles.
« Et bien… Si il s'avère que ce cher Alpha est incapable d'embrasser…Je disposerai d'un dossier de plus sur lui ! », se félicita le dominant, malicieux. « Alors ? Comment était le baiser du « Roi » des Poufsouffles ? »
Le Griffondor essayait toujours d'échapper à son regard et à ses questions insistantes, toutefois le chasseur habitant le rôdeur ne comptait laisser filer aussi facilement sa proie.
« Il-il… C'était un baiser très bien ! » s'écria finalement le plus jeune.
L'éclat du plus petit surprit le voyageur qui sursauta sur sa chaise.
« Waouh ! » s'exclama-t-il après quelques instants, une grimace déformant sa bouche. « C'était si terrible que ça ? »
« Ce n'était pas… ! » se rattrapa le brun, les larmes au bord des yeux.
« Hé… Potter…Ce n'est pas grave… », paniqua le plus grand.
« Imbécile… », souffla Harry, mais sa voix ne portait nulle trace de rancœur.
Quelque peu gêné et coupable, le dominant gratta l'arrière de sa tête tel un enfant surpris en pleine faute.
« Approche, Potter. »
Sceptique, l'adolescent n'esquissa par le moindre geste.
Le vagabond soupira avec fatalisme, avant de descendre souplement de son tabouret pour attraper fermement la taille du brun de sa main gauche, tandis que sa jumelle se saisissait déjà du visage du plus petit, le maintenant immobile. Le dominant cueillit alors doucement les lèvres de l'adolescent. Stupéfié, le docile ne put que se laisser faire.
Les lèvres étrangement douces du lycanthrope baisèrent une premières fois les siennes, avant de légèrement se reculer pour caresser tendrement le contour de sa bouche. La chaleur du dominant traversait sa lourde cape pour atteindre fiévreusement le corps du docile. Jamais personne n'avait enlacé aussi profondément Harry. Ses parents, eux-mêmes, ne le faisaient plus depuis des années. Et ainsi, il n'avait plus ressenti une telle sensation de chaleur et de protection depuis une éternité…
La bouche aventureuse du plus grand vint finalement reprendre possession de ses lèvres, y déposant une multitude de petits baisers.
Est-ce que c'était cela, embrasser ?
Harry avait longtemps fantasmé sur son premier baiser. Il s'était d'abord imaginé avec une gentille et douce jeune fille rousse, à la peau pâle et pure, et au sourire lumineux. Il l'aurait emmenée dans les bois un soir de pleine lune. Ils auraient joué ensemble toute la nuit et il aurait chassé pour elle, lui démontrant sa force et sa valeur. Au lever du jour, ils auraient retrouvé leurs formes humaines, et là, il aurait déposé un doux baiser sur ses douces lèvres rosées. Juste une simple pression de bouches l'une contre l'autre.
Puis la cérémonie de la maturation s'était déroulée, il avait alors dû revoir tous ses plans. Pour être honnête, l'attention des dominants avait été le moindre de ses soucis pendant près de trois ans. Mais on ne pouvait lutter contre la nature, et bientôt son instinct de docile lui avait crié son manque, et lui avait révélé certaines qualités des dominants sur lesquelles il ne se serait jamais attardé autrefois. Harry avait alors pensé que son père choisirait son futur mari parmi les prétendants de la meute, et qu'il offrirait son premier baiser en même temps que sa virginité à un dominant le considérant seulement comme un trophée !
Enfin, après quelques mois à Poufsouffle, il s'était dit que les choses pourraient peut-être finalement tournées pour le mieux. Et d'ailleurs le sort parut lui donner raison lorsqu' au bout d'un an à lui tourner autour, Cedric s'était lancé et lui avait dérobé un baiser. Cependant cela n'avait en rien ressemblé en ce qu'il s'était imaginé. Ce n'était pas que le Poufsouffle embrassait mal ou quoique soit, seulement cela avait semblé tellement mal, comme s'il n'embrassait pas la bonne personne.
Mais aucun des scenarii qu'il avait envisagé, ne ressemblait à celui qui était en train de se dérouler présentement ! Certes ce n'était plus son premier baiser, mais plutôt son deuxième, troisième, quatrième et plusieurs autres leur succédant, mais tout de même ! Comment pouvait-il se laisser ainsi embrasser par le « Loup Marcheur » ?
Reprenant soudainement contact avec la réalité, le Griffondor voulut repousser le dominant, cependant la prise de celui-ci le maintenait avec fermeté contre son imposante silhouette, lui ôtant toute échappatoire. Le plus grand ignora superbement l'attitude de brun, et s'empara sans merci de la lèvre inférieure du docile, la mordillant consciencieusement. Scandalisé, l'adolescent voulut exprimer son désaccord ; mais, voulant annihiler toute tentative de protestation dans l'œuf, le rôdeur profita de l'ouverture de la bouche du Griffondor pour y plonger avidement sa langue.
Les minutes suivantes ne furent que bruits mouillés et gémissements, alors que la langue du dominant caressait langoureusement son homologue, qui paraissait désormais, loin de s'en plaindre.
Harry ne savait plus où il était, son cerveau semblait définitivement perdu au profit de son corps qui criait à la délivrance. La puissance s'échappant du dominant l'ensorcelait littéralement et ses sens s'abreuvaient de la présence du lycanthrope. Il y avait toutefois quelque chose de bizarre chez le vagabond masqué.
Son odeur.
Son corps ne possédait pas d'odeur, seule son atroce cape apportait aux narines du docile un relent d'alcool et de terre humide.
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Ce fut l'intervention pour le moins violente d'un des clients de l'auberge, qui tira Harry de sa transe. Apparemment son compagnon de jeu venait de tricher et le lycanthrope ne le prenait pas à la légère !
Son cerveau à nouveau en fonction « marche », le docile réussit cette fois-ci à s'échapper de l'étreinte du plus grand, encore sous le choc de l'éclat du joueur.
Gardant les yeux fixés au sol, le brun quitta alors précipitamment le bar, fuyant désespérément le dominant.
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(Avril 213)
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En ce début d'après-midi, Harry gambadait joyeusement dans la capitale de Poufsouffle. Le Docteur Pomfrey l'avait envoyé chercher des herbes médicinales dans la forêt, et le Griffondor ne pouvait que l'en remercier. Sortir de la prison de l'infirmerie ne pouvait mieux éclairer sa journée !
Sautillant sur les pavés de la rue principale, les portes de la cité lui furent rapidement en vue. Cependant, un spectacle auquel il ne s'attendait nullement, stoppa brutalement les pas du brun ainsi que son euphorie. Ce furent d'abord les clameurs qui attirèrent l'attention de l'adolescent, il dirigea alors son regard vers la cause de tout ce bruit ; mais ce fut la vue qui l'accueillit qui causa son brusque changement d'humeur. Perçant la foule, la silhouette du vagabond masqué vint transpercer son champ de vision.
Le « Loup Marcheur » se tenait accroupi devant la porte de la boulangerie, vêtu de sa cape mi-saison qui laissait apparaître ses bras fermement musclés et bronzés. Des perles de sueur dégringolaient le long de sa pomme d'Adam, malgré le temps encore capricieux de ce début d'avril. La bouche marqué par un pli de concentration, le rôdeur aidait le propriétaire de la boutique à réinstaller une nouvelle fenêtre, là où la précédente avait été brisée par quelques jeunes voyous.
La présence seule du dominant demeurait bien suffisante pour ruiner le moral du docile, mais le groupe de jeunes groupies se trouvant autour de lui, mettait réellement ses nerfs à rude épreuve !
Reniflant avec dédain, le brun se décida à détacher ses orbes émeraude de la scène plus que grotesque, pour retourner à ses propres activités, seulement la voix perchée d'une docile blonde brisa totalement son self-control.
« Tu es tellement ~fort ! » gloussa-t-elle. « Je suis sûre que tu pourrais soulever sans problème, un arbre ! »
« Un arbre ? » rit le rôdeur, pitoyablement. « Peut-être par un arbre… mais je pourrais porter chacune d'entre vous sans problème. Pourquoi pas une sur chaque bras ? » flirta-t-il.
Pour qui se prenait ce stupide dominant ! Croyait-il que tous les dociles ne rêvaient que de coucher à lui !
« Ça ne m'ennuie pas de partager ! » répondit la blonde, tout en agrippant le bras désormais libre de toute charge du dominant.
Et bien, il fallait croire que certaines écervelées n'avaient pas beaucoup de respect pour elles-mêmes, seulement c'était loin d'être le cas de tous les dociles !
Le vagabond masqué éclata d'un rire chaud aux paroles de la jeune femme.
« Oh ! alors, il me faut me trouver une deuxième partenaire ! » suggéra-t-il.
Une brune, à la poitrine plus qu'avantageuse, se précipita aussitôt pour s'emparer de son second bras.
« Alors je m'occuperai de toi ! » susurra-t-elle langoureusement.
Ces camarades, elles, criaient à l'injustice.
« Je l'avais vu la première ! »
« Qui voudrais de toi, mocheté ? Je l'ai vu me faire un clin d'œil tout à l'heure ! »
« N'importe quoi, je suis sûre qu'il préfère les blondes ! » s'insurgea une autre.
Est-ce que c'était une blague ? Ces filles, étaient-elles réellement prêtes à se battre pour les faveurs du dominant ?
Comment pouvaient-elles être aussi stupides ? Certes, le vagabond dégageait une aura plutôt puissante, mais elles ne connaissaient même pas son visage ! Le lycanthrope pouvait se révéler d'une laideur abominable pour ce qu'elles en savaient ! Sa figure et son corps s'avéraient peut-être totalement recouverts de furoncles ! … ou bien, possédait-il un trou en plein milieu du front ? Ou encore ne disposait-il que d'un seul œil comme le vieux Maugrey !
Et puis, que savaient-elles de lui, au juste ? Le rôdeur était peut-être un de ses loups divergents à la folie meurtrière dont s'était débarrassée une autre meute ! Le dominant n'avait pas réellement montré de signe d'agressivité depuis qu'il était arrivé, mais cela ne voulait rien dire ! On n'était jamais trop prudent ! Ou bien était-il un envoyé de Serpentard visant à espionner les autres territoires ? Après tout, le docile n'avait entendu aucun récit contant de quelconques exploits du voyageur sur le territoire de Serpentard !
Alors comment ces jeunes cruches pouvaient-elles ainsi lui faire confiance ?
À quel point étaient-elles désespérées pour crever ainsi d'attention de sa part ? pour se paner ainsi de désir pour lui ? Rêvaient-elles à ce point qu'il les enlace ? Ou même seulement qu'il les embrasse ?
Harry ne comprenait réellement pas ces femmes. Jamais il ne s'abaisserait ainsi devant un dominant, et surtout pas devant le « Loup Marcheur » ! Il ne se damnerait jamais ainsi pour obtenir un seul baiser du rôdeur !
Peut-être avait-il goûté une fois les lèvres du vagabond masqué, mais cela ne demeurait pas de son propre fait. Cela restait un malencontreux accident ! Harry n'avait jamais rien désiré venant du lycanthrope, et il avait encore moins supplié ! Aucun gémissement indécent ou une quelconque demande plaintive n'avait franchi les barrières de sa bouche ! Son comportement était resté exemplaire !
D'ailleurs, depuis l'incident du bar, le brun avait royalement ignoré l'étranger, et celui-ci le lui avait bien rendu ! Ils avaient gardé leur petit dérapage secret de l'Alpha de Poufsouffle. Ce –ou bien était-ce « ces » ?- baiser ne représentait absolument rien pour Harry !
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Jetant un dernier regard dégoûté à l'attroupement se situant toujours devant la boulangerie, le Griffondor tourna rageusement les talons pour franchir les portes du village. Ces joues demeuraient rouges de colère.
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(Mai 213)
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La fête battait son plein à Poufsouffle. On célébrait aujourd'hui le début de « l'été », en cette nuit de pleine lune du premier mai, plus connue sous le nom de Beltane. Mais le feu de joie éclairant l'immense clairière n'amenait en Harry que des vieux souvenirs de célébrations antérieures. Des cérémonies en l'honneur de la Déesse Lune.
Cela faisait déjà six ans que le docile n'avait pas assisté à une de ces cérémonies. Après sa maturation, son père l'avait royalement ignoré, et il n'avait pas été question qu'il appose un peu plus de honte sur lui en apparaissant aux festivités. A la dernière célébration remontant à ses onze ans, le brun s'était certes, fortement ennuyé, mais cela ne l'avait pas empêché d'être profondément blessé par l'attitude de son paternel. Et puis, la Cérémonie de la Lune lui évoquait une personne bien précise.
Draco Malfoy.
Tant admiré et tant détesté ! Même après l'avoir extraordinairement humilié sept ans auparavant, ce fichu blond ne voulait pas sortir de sa tête. Il se demandait bien ce qu'était devenu le dominant. Il avait entendu que son père était mort lors d'un duel avec Macnair pour le titre d'Alpha de Serpentard, mais, rien sur le jeune loup-garou. Était-il mort lui aussi ?
Une voix moqueuse le sortit brusquement de ses pensées.
« Encore en train de te morfondre sur ton sort, Potter ? »
Se retournant, le docile fit face à la silhouette du « Loup Marcheur ». Celui-ci portait comme toujours son indécollable sourire goguenard.
Harry n'avait pas parlé au dominant depuis sa soirée au bar de Tom. En effet, l'apprenti médecin avait consciencieusement évité le voyageur et celui-ci semblait avoir réalisé le même prodige avec brio. Et d'ailleurs, ne plus voir la silhouette du plus âgé lui avait fait le plus grand bien ! Ainsi, il n'avait plus eu à supporter la vue du lycanthrope paradant devant ses stupides groupies ! Mais bien sûr, toutes les bonnes choses avaient une fin, et Mère Lune paraissait jouer d'ironie tout en s'abreuvant de son malheur ces jours-ci !
Exaspéré par la seule présence du vagabond, le brun finit par gratifier le loup-garou à sa manière.
« Et toi ? Pas en train de chercher une naïve petite docile pour dépoussiérer ton manche ? Ou bien…peut-être que ton incroyable laideur ne s'avère pas l'unique raison de ton inactivité…es-tu impuissant ? » demanda-t-il en fronçant les sourcils, une expression sérieuse marquant son visage.
Le dominant partit dans un grand rire sincère.
« Pourquoi es-tu aussi intéressé par mon sexe, Potter ? Désires-tu tant que ça y goûter ? M'embrasser ne t'as pas suffit ? Je peux aisément le comprendre, tu sais ! » s'exclama-t-il malicieusement, ses propres sourcils se mouvant de manière explicite.
« Oh oui, j'en rêve depuis le premier jour. Prends-moi ! » gémit le brun avec emphase, en se frottant sensuellement contre le flanc de l'homme masqué.
Abasourdi, celui-ci avala difficilement sa salive. Depuis quand Potter était-il aussi peu farouche ?
Il reprit cependant rapidement de sa superbe.
« Oh ? Alors pourquoi ne nous retirions-nous pas un peu plus loin, Potter ? » rentra-t-il dans le jeu du plus jeune, tout en passant son bras sur les épaules du brun. « Je suis assez pudique tu sais ! »
S'étant fait prendre à son propre tour, le docile se dégagea brutalement de l'étreinte du plus grand.
« Dans tes rêves ! »
« Oh mais tu sais bien que tu t'y trouves constamment, mon cœur ! Et nous y faisons des activités plutôt fatigantes ! Mais ne t'inquiètes pas, j'y prends bien soin de toi, mon amour ! Tu y gémis constamment et… », reprit l'autre lycanthrope de plus belle.
Les mains du brun recouvraient désormais ses propres oreilles, dans une vaine tentative d'échapper aux paroles libidineuses du dominant.
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Et son sauveur arriva en la personne de Cedric Diggory. L'Alpha avait enfin réussi à s'extraire des griffes d'un groupe de dociles aux hormones plus que débordantes, et recherchaient ses deux amis depuis déjà quelques minutes.
« Ah, vous êtes là ! »
A son approche, le docile sauta presque dans les bras du Poufsouffle. Celui-ci rougit soudainement sous l'attention du plus jeune.
L'homme masqué hocha désespérément la tête. Son ami était réellement complètement fou du Griffondor, et celui-ci ne faisait semblant de rien. Qu'est-ce que le châtain pouvait bien trouver au brun ? Il demeurait plus qu'agaçant, défiait sans cesse l'autorité des dominants et s'emportait pour un rien. Bon, il possédait un physique assez avantageux certes, avec ses grands yeux émeraude hypnotisants, sa bouche boudeuse aux lèvres pourpres et sa longue chevelure d'un noir intense rattachée dans une tresse couvrant son dos et dont quelques boucles rebelles venaient encadrer son visage fin.
Mais sa personnalité restait exécrable !
La voix de l'autre dominant vint le sortir de ses pensées.
« Et si on allait danser ? C'est la Beltane, les amis ! La fête de la renaissance ! N'est-il pas temps d'un peu nous amuser ? »
Le voyageur haussa un sourcil sceptique.
« Est-ce que ce n'est pas plutôt un prétexte pour que les exhibitionnistes puissent avoir du sexe en public ? »
Le châtain lança un regard choqué à son ami, alors que le brun tirait déjà le bras de l'Alpha pour qu'ils rejoignent la foule se trémoussant.
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Les trois jeunes gens dansèrent bien une heure autour du feu, insouciants. Fleur Delacour vint finalement chercher son supérieur pour régler un différend entre deux dominants. Déçu, le jeune lycanthrope demanda pourtant à ses amis de continuer les festivités sans lui.
Gênés, les deux loups-garous ne savaient comment se comporter l'un avec l'autre, évitant bien soigneusement de se toucher à chaque mouvement. Toutefois, le bruit des tambours changea subtilement et les danseurs commencèrent à bouger bien plus lascivement. Perdu, le plus grand allait se retirer, quand le brun se saisit de son bras dans un soupir.
« As-tu peur de moi ? Je ne vais pas te violer ! »
Aujourd'hui, c'est lui qui aurait le dessus ! Et il humilierait publiquement le dominant, et lui montrerait qu'on ne se moquait pas impunément d'un Potter !
D'abord surpris par l'attitude plus qu'inattendue du plus jeune, le voyageur se remit bien assez vite. Il ne permettait à personne de le dominer ! Et Harry Potter ne faisait surement pas exception !
Il attira alors brutalement le plus petit contre lui, plaquant son torse puissant contre le dos du docile. Sous l'action, la respiration du brun se bloqua soudainement. Le Griffondor pouvait désormais ressentir les muscles du lycanthrope se contracter en rythme avec les instruments, contre son dos. Et les battements de son propre cœur vinrent bientôt se synchroniser avec le tambourinement des tams-tams.
Boum. Boum. Boum.
Les mains sur ses hanches, l'homme masqué imposait ses propres mouvements à son corps. Les cuisses du rôdeur appuyaient un peu plus contre les siennes à chacun de leurs balancements, et son érection faisait dangereusement pression contre l'arrière de son propre pantalon.
Boum. Boum. Boum.
La respiration du dominant était maintenant saccadée. Et chacune de ses expirations venaient chatouiller la nuque de l'adolescent. Inspirant profondément l'odeur du docile, l'homme réaffirma un peu plus sa prise sur les hanches du brun. Le Griffondor porterait sans nul doute l'empreinte de ses doigts le lendemain.
Boum. Boum. Boum.
Le docile sentait son propre souffle s'accélérer pour rejoindre le rythme effréné de son cœur. Des gouttes de sueur perlaient sur sa peau. Et une incommensurable euphorie le gagnait progressivement, vite accompagnée par un sentiment de désir inexplicable et étouffant. Sa main droite vint alors se raccrocher à l'épaule du loup-garou tandis que la paume de sa main gauche vint recouvrir doucement l'homologue de son compagnon de danse sur sa hanche.
Boum. Boum. Boum.
Harry ne s'était jamais senti aussi bien. Et son instinct lui criait de ne jamais quitter l'étreinte du plus grand. Oui…il se trouvait à sa juste place dans les bras du dominant. Il demeurait là où il aurait toujours dû être. Il appartenait à cet homme. Tout comme celui-ci lui appartenait en retour…
Le lycanthrope au visage caché semblait éprouver la même chose, car, le corps du brun se retrouva soudainement face au dominant - celui-ci le tenant toujours aussi fermement par les hanches - une lueur rouge perçant désormais à travers le masque ivoire, dévorant ardemment son visage. Le loup-garou se saisit alors brusquement de sa main droite pour l'éloigner précipitamment du feu, et le guider vers la forêt. Le docile le suivit sans protester.
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Une fois protégé par l'ombre des arbres, le dominant se jeta aussitôt sur les lèvres du docile pour l'embrasser fougueusement. Celui-ci se laissa faire avec complaisance, gémissant intensément alors que son compagnon dévorait sa bouche. Le plus jeune inséra ensuite ses mains sous la cape du plus âgé pour fourrager sauvagement ses doigts dans les cheveux du lycanthrope. La capuche du dominant bascula alors en arrière. Satisfait, le brun voulut aussi ôter son masque, mais le loup-garou l'en empêcha en se saisissant soudainement de ses poignets en grognant, menaçant. Il fit ainsi reculer le docile pour finalement plaquer le corps de celui-ci contre le tronc d'un chêne, les mains du Griffondor toujours enserrées dans la poigne de son bras droit au-dessus de sa tête. Puis, il se pencha en avant pour s'emparer à nouveau de la bouche du plus petit, tout en appuyant fermement son propre corps contre celui du docile.
Vexé, le brun détourna le visage au dernier moment, le dominant embrassant sa joue. Il n'était pas n'importe quelle chienne en chaleur qu'on se tapait au fin fond des bois ! Si le dominant ne voulait pas lui révéler son identité alors il n'aurait pas droit à son corps !
Agacé, le plus grand grogna à nouveau. Toutefois, cela ne sembla nullement impressionner le Griffondor. Bien ! Ce fichu docile allait découvrir qui commandait, ici !
De sa main gauche, qui restait libre, le dominant emprisonna fermement l'érection du brun à travers son pantalon. L'adolescent geignit. Le plus âgé resserra alors lentement sa prise sur sa victime jusqu'à ce que le plus jeune abdique. Victorieux, le dominant reprit possession des lèvres du plus petit, l'obligeant à les entrouvrir pour enfoncer profondément sa langue dans sa cavité buccale. Cependant, humilié, le docile se vengea en mordant sauvagement l'étrangère, se délectant du goût du sang de son compagnon sur sa propre langue.
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Faire l'amour contre le tronc d'un arbre se révéla quelque peu acrobatique, surtout au moment de se débarrasser des vêtements. Ainsi le brun se retrouva-t-il rapidement allongé par terre, nu comme un ver, dominé par le corps du lycanthrope à l'identité secrète.
Le dominant dévorait toujours efficacement sa bouche, sous ses propres gémissements de délectation, tout en frottant son corps dur, chaud et puissant - mais surtout son bas-ventre dénudé - contre le sien. Le poids du corps de lycanthrope pesait ainsi de plus en plus sur ses cuisses, et chacune de leurs frictions le poussait à écarter un peu plus ses jambes. Les mains de son compagnon, elles, se déplaçaient partout. Retraçant chaque courbe de son corps, apprenant chacun de ses creux et de ses bosses, elles caressaient ainsi avec passion la moindre parcelle de sa peau, qui prenait à son tour feu sous les attouchements.
Ainsi, la petite voix – bien peu convaincante - qui lui répétait au début qu'il était en train de faire une bêtise, s'était vite vue remplacée par un timbre beaucoup plus sensuel qui l'encourageait maintenant à laisser le garou l'emmener jusqu'aux tréfonds de la débauche !
Ayant délaissée ses lèvres, la bouche du dominant léchait désormais voracement son cou, qui serait sans nul doute couvert de suçons le lendemain. Grisé par la félicité, les doigts du docile vinrent bientôt se fondre dans les fines mèches de son amant. Celui-ci, nullement en reste, avait abandonné le cou de sa victime pour descendre le loin du torse de celle-ci, embrassant les pectoraux pour venir ensuite sucer allègrement les tétons rosés qui ressortaient sur la peau finement hâlée du brun. Harry, lui, ne pouvait réprimer le flux de gémissements qui s'échappait d'entre ses lèvres.
Son propre désir exacerbé par les petits cris poussés par le brun, le dominant entreprit alors de poursuivre sa descente du buste de sa proie, et se dirigea vers le nombril de celle-ci, où il laissa sa langue se perdre quelques instants. Puis, évitant soigneusement la virilité de la petite chose tremblotante et quémandeuse entre ses doigts, il vint lécher l'intérieur des cuisses du Griffondor avant d'enfin se décider à empoigner fermement le sexe du docile dans sa main. Celui-ci émit un faible geignement sous le traitement.
Pressé de pouvoir enfin pénétré le plus jeune, le lycanthrope masqué lui présenta rapidement trois de ses doigts afin qu'il les humidifie abondamment de sa salive. Embrumé dans les méandres du plaisir, Harry tendit légèrement le cou, et engouffra successivement un, puis deux, puis trois doigts. Excité par la vision de son amant mimant une fellation sur ses annexes tout en lui jetant un regard rempli d'innocence, le dominant abandonna toute retenue, et arracha ses doigts de la bouche purpurine pour les diriger vers l'intimité frémissante du docile, d'où s'échappait déjà un liquide visqueux. Le plus âgé huma doucement l'odeur s'en dégageant, avant de donner un petit coup de langue expérimental contre l'orifice. Il referma alors sa bouche, un soupir de plaisir quittant ses lèvres. Toutefois ce petit aperçu ne l'avait nullement satisfait, et le loup-garou replongea aussitôt sur l'anus du brun pour laper avidement le doux nectar. Au bord de la rupture, le docile se saisit brutalement de la nuque de son compagnon, dont les lèvres étaient maculées de ses propres sécrétions, pour lui dévorer la bouche, goûtant ainsi son goût sur sa langue.
Le lycanthrope au masque blanc glissa finalement un premier doigt afin de tester l'étroitesse du jeune loup avant d'en ajouter un second ; après quoi, il amorça des mouvements de ciseaux dans l'antre brûlante du Griffondor pour agrandir le tunnel en vue de la pénétration future de son propre membre. Un troisième doigt vint enfin rejoindre les deux autres, et le plus âgé entreprit des mouvements de va-et-vient au sein de l'intimité de l'adolescent.
Grisé par la sensation des doigts de son compagnon enfouis au plus profond de son corps, Harry ne pouvait s'empêcher de le supplier et d'en quémander toujours plus. Accédant à sa requête, le dominant ôta ses appendices des profondeurs du docile, action à laquelle le brun répondit en sanglotant de frustration. Amusé, le plus âgé vint caresser la joue du jeune lycaon, remettant derrière son oreille, une des mèches bouclée qui lui cachait la vue de ses magnifiques yeux absinthes obscurcis par le plaisir. Ne quittant pas les orbes de son amant du regard, il prit possession du poignet de celui-ci afin de diriger délicatement sa main vers sa propre bouche, où il enduisit généreusement les doigts de son compagnon de salive. Sans perdre le contact visuel avec le Griffondor, il guida sa main fine vers sa virilité - aux proportions plus que louables - douloureusement tendue et débuta de rapides mouvements de va-et-vient en conservant la main du docile fermement emprisonnée dans la sienne.
Harry sentait la chair palpiter dans sa main sous l'action du poignet du dominant, mais il voulait plus. Beaucoup plus. Il voulait ressentir ce sexe épais écartelé ses chairs pour pénétrer au plus profond de lui jusqu'aux tréfonds de son âme ! Percevant la perte de patience du Griffondor, le lycanthrope retira sa main de celle de son compagnon, et, se rallongeant sur celui-ci, il attrapa les longues jambes bronzées, positionnant ainsi les genoux de l'adolescent au creux de ses propres coudes. Le corps du brun désormais plié en deux, il dirigea sa virilité humide de salive vers l'entrée lubrifiée d'Harry. Plongeant ses yeux écarlates dans les pupilles dilatées du docile, il pénétra brusquement dans le corps du plus jeune, introduisant toute sa longueur dans l'antre du jeune loup. Un cri de douleur s'échappa des lèvres de celui-ci, alors qu'une souffrance incommensurable prenait possession de son arrière-train, ses chairs paraissant se déchirer de l'intérieur. Le Griffondor lança un regard furieux au dominant, auquel celui-ci répondit en ressortant entièrement du corps de son amant avant de se rengainer tout aussi puissamment dans son intimité. Au supplice, le docile vint enfoncer profondément ses ongles dans le dos musclé de son compagnon ; ce qui ne calma nullement celui-ci qui amorça des coups de butoir de plus en plus violents. Si la douleur demeurait omniprésente au début, le plaisir vint bientôt la rejoindre jusqu'à l'éclipser, à mesure que le plus âgé s'enfouissait au plus profond de lui, jusqu'à venir frapper systématiquement sa prostate.
Le dominant se faisait de plus en plus fougueux et Harry se sentait au bord de la rupture. Le plaisir était trop grand…trop fort. Il n'allait plus tenir longtemps. Ressentant également la jouissance montée, les coups de butoir du garou se firent encore plus rapides et brutaux – si c'était seulement possible - . La délivrance vint finalement cueillir les deux lycanthropes alors que le lycaon masqué percutait une dernière fois la prostate du docile le précipitant dans la jouissance. Les chairs du brun se resserrèrent alors autour de la virilité du dominant, le conduisant à son tour au septième ciel.
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Ce furent les rayons du soleil levant qui sortirent le Griffondor du sommeil. Groggy, Harry décida néanmoins de se lever. Mais une douleur soudaine à l'arrière-train le cloua un sol. Grimaçant sous le dégoût, le docile avisa alors la semence visqueuse qui s'écoulait doucement d'entre ses fesses. Des images de la nuit dernière vinrent alors envahir sa tête.
La Beltane. Le bruit sourd des tambours. Le corps puissant du dominant plaqué contre son dos. Leur « union »*2.
Sa bouche dévorante. Ses mains partout sur lui. Son odeur. La sensation de l'accueillir en lui. Ses mouvements de bassin. Ses propres coups de hanches qui venaient à la rencontre de son partenaire. Le plaisir. Et son odeur…
Le plaisir montant. Le plaisir le sublimant. L'extase. Et toujours son odeur…
Oh oui son odeur… Une odeur qu'il connaissait bien…
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Où était donc passé le dominant ?
(Fin du Flashback)
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A suivre….
*1 : En fait, je ne suis pas trop doué en parenté, mais Albus Dumbledore est l'oncle paternel de James Potter ou le grand-père d'Harry était le frère de Dumbledore si vous préférez. (Et ne me demandez pas pourquoi ils n'ont pas le même nom de famille, je n'y ai pas réfléchi !^^)
*2 : Alors petite précision : Harry et le « Loup Marcheur » (^^) ne se sont pas unis au sens strict du terme pour des lycanthropes, mais ils ont joyeusement forniqué alors…
Alors ce Drarry ? Bon c'était mon premier slash, alors je ne suis pas vraiment sûre de sa qualité !
Prochain chapitre : Filius Lunae et on revient au présent.
A mardi !
Nihona
