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Instinct Animal
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Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, mais à J.K. Rowling. Mon histoire pourrait avoir certaines similitudes voulues ou non avec d'autres fanfictions. Excusez-moi d'avance !

Pairing : HPDM….Rating : M

Genre : Aventure/Fantastique/Romance

Chronologie :
- 05 Juin192 : Naissance Draco
- Juillet 206 : Macnair devient Alpha de Serpentard. Mort Lucius (38 ans). Draco (14 ans)
- Juin 209 : Rencontre Draco (17 ans)/Albus Dumbledore (49 ans)
- Été 209/Hiver 209-début 210 : Apprentissage « Loup Marcheur »
- Septembre 213 : Comité.
- Octobre 213 : Départ des quatre troupes d'exploration pour les frontières.

IMPORTANT : SUITE A PLUSIEURS REVIEWS ME FAISANT PART DE LA DIFFICULTÉ DE SUIVRE MES TROP NOMBREUX FLASHBACKS, J'AI REVU CERTAINS CHAPITRES DE CETTE FIC.
L'ORDRE DES CHAPITRES A DONC ÉTÉ CHANGÉ A PARTIR DU CHAPITRE 1. LE CONTENU DE LA FIC RESTE NÉANMOINS LE MÊME.

Nda : RAR : Merci à haruhi-kyouya, brigitte26, himechu95670, stormtrooper2, Lithium Sodium, ptitcoeurfragile, Alycia Panther, shishi-sama, sasu-hime, AnSirg, lemonpowaa et Dia pour leurs reviews ! Vous gérez un max !^^

Sinon, comme je l'ai précisé, Harry et le « Loup Marcheur » ne sont pas unis à proprement parlé. Pour s'unir chez les lycanthropes, l'axe sexuel est important, mais pas seulement... Les deux compagnons ont besoin de se mordre l'un l'autre. C'est donc la morsure qui conditionne les liés.
Oh ! Et j'aime beaucoup les histoires de Sucubei comme sans doute beaucoup d'entre vous. Mais en fait, la Beltane est une fête celtique, et lorsque j'ai écrit le chapitre précédent je pensais plutôt à une fic d'une auteure anglophone, TaraJo, où Draco invite Harry à perdre sa virginité devant tout un tas de spectateurs !

Waouh ! Apparemment, Ron s'est vu créé un club d'anti-fan ! En fait, ce qu'il faut comprendre du personnage de Ron, c'est qu'il a beaucoup souffert des comparaisons de sa mère par rapport à ses frères et même par rapport à Harry. Molly a involontairement profondément rabaissé son fils pendant toute son enfance ! Et comme Ron ne pouvait pas en vouloir à sa mère, ou même (ou bien peu) à ses frères, il s'en est pris à Harry ! Vous savez c'est un peu comme ces enfants battus ou abusés sexuellement qui ne veulent pas quitter et dénoncer leurs parents ! Molly était elle aussi (en quelque sorte) une mère abusive.
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Chapitre 8 : Frontières

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(Octobre 213)
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L'équipe de l'Ouest, menée par l'Alpha de Poufsouffle avait été la première à quitter Godric's Hollow, aux premières lueurs du soleil levant. Cedric regrettait ainsi de ne pas avoir pu parler plus amplement au fils de l'Alpha de Griffondor. Le jeune Diggory s'était bien rendu compte de l'absence de sentiments du docile brun à son égard, et il avait bien pris connaissance des conseils de son ami rôdeur ; seulement, il ne pouvait s'empêcher de désirer ardemment le petit brun. Les orbes émeraude d'Harry hantaient ses nuits et il en était arrivé à la conclusion qu'il devait faire quelque chose. Oui ! Il ne pouvait laisser la situation demeurer ainsi plus longtemps ! Rasséréné par le fondement de sa décision, le Poufsouffle s'était préparé à rencontrer le brun, toutefois, Mère Lune en avait décidé autrement !
Même s'il craignait son rejet plus que tout, Cedric avait enfin voulu avouer ses sentiments au Griffondor de façon claire afin d'être fixé une fois pour toute ; mais les réunions du Comité, ses retrouvailles avec le vagabond masqué et pour finir son départ précipité pour sa mission d'exploration l'en avaient totalement empêché. Le dominant n'avait donc que vaguement aperçu le docile lors de son séjour à Godric's Hollow et lui avait encore plus vaguement dit au revoir !

La Déesse Lune se jouait définitivement de lui !

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Cela faisait bien une semaine désormais que la compagnie de l'Ouest avait quitté Beauxbâtons, et toujours rien à constater. Le groupe progressait chaque jour un peu plus dans la forêt Sinefine. En effet, contrairement aux autres territoires, Poufsouffle ne possédait que deux frontières bien délimitées : celle du Nord qui le séparait de Serdaigle, et celle du Sud en commun avec Griffondor. A l'Ouest, aucune ligne ne définissait clairement la limite du territoire. Comme son nom l'indiquait, Sinefine n'avait jamais été explorée dans son entièreté par les locaux. Une légende racontait que si vous vous aventuriez trop loin de la civilisation, les profondeurs de la forêt vous engloutiraient. Ainsi les Poufsouffles n'avaient jamais poussé les explorations plus que nécessaire.

Le soir était déjà tombé depuis quelques heures, et la troupe avait dressé le camp pour la nuit. Assis autour du feu, le ventre bien rempli grâce au garde-manger que représentait le bois, les discussions allaient bon train. Les préoccupations telles que l'épidémie paraissaient bien loin. Après avoir partagé quelques instants d'hilarité avec son équipe, Cedric Diggory écoutait désormais d'une oreille distraite ses compagnons conversés sur les trésors de leur propre territoire, de la douceur de la peau des femmes à l'alcool qu'on y trouvait. Les femmes de Poufsouffle, hein ? Oui, elles étaient fort belles. Une en particulier, mais elle ne l'avait jamais intéressé plus que ça. Non, les perles émeraude d'un certain Griffondor le hantaient bien trop pour cela. Pourtant cette femme représentait beaucoup pour lui. Les yeux noyés dans les flammes, l'Alpha de Poufsouffle revoyait son doux visage ravagé par les larmes. Des larmes de douleurs.

Des cheveux blonds aux reflets plus purs encore que l'or, des lèvres pourpres délicatement ourlées, un teint de porcelaine et des joyaux bleus plus hypnotisant que des saphirs en guise d'yeux. Fleur Delacour incarnait incontestablement la beauté lycanthrope, mais aussi la grandeur d'âme des Poufsouffles.

Il avait ôté la vie de son compagnon, lui, Cedric Diggory, et pourtant la louve lui avait pardonné et avait accepté de devenir son Second.

Savoir qu'une telle personne occupait ses fonctions en son absence le rassurait grandement. Poufsouffle demeurait entre de bonnes mains.

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L'automne avançait et le rendez-vous du Comité approchait à grand pas, et ils n'avaient rien trouvé ! Rien du tout. Cette maudite forêt n'en finissait-elle jamais ?

L'Alpha de Poufsouffle se révélait prêt à abandonner et à rebrousser chemin. Mais un cri à l'avant de la compagnie lui fit rapidement révisé ses positions. Accélérant la cadence pour se retrouver au niveau de l'éclaireur, le châtain avisa ce que lui pointait avec excitation le jeune Antoine Delacour.
Un peu plus loin devant eux, une surface grise et plane transparaissait à travers les branchages des chênes. Rasséréné, l'Alpha s'élança à toute allure vers l'élément inconnu, son équipe sur ses talons. Le feuillage des végétaux centenaires se faisaient de moins en moins dense au fur et à mesure de leur avancée, laissant transpercer les rayons du soleil de ce début d'après-midi. Le dirigeant stoppa soudainement sa course, provoquant quelques heurts à sa suite. Le paysage devant eux s'était totalement transformé, les feuillus ayant laissés place à une prairie sur une centaine de mètres. Mais ce qui avait capté l'intérêt de la rétine du Poufsouffle était l'immense construction l'ombrageant.

Haut de plus d'une cinquantaine de mètres, un mur en pierre grise s'étendait sans fin !

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L'équipe de l'Ouest avait alors longé le rempart titanesque pendant une petite semaine, par sous-groupes de recherches. Le groupe Nord se composait de l'Alpha de Poufsouffle, d'Antoine Delacour, des deux Griffondors, Dean Thomas et Charlie Weasley, et du Serpentard, Vincent Crabbe. Comme toujours les Griffondors détendaient l'atmosphère, exposant leurs théories quand à la fonction du mur. Cacher des dragons, protéger les humains des lycanthropes, ou bien encore, les protéger, eux, d'extraterrestres aux cheveux roses cannibales. Le jeune frère du Second de l'Alpha de Poufsouffle avait accueilli leurs suppositions avec hilarité. Sans son acolyte, le Serpentard, lui, n'avait pas décroché un mot du trajet à part pour redemander à manger. Ils avaient ainsi rasé le mur pendant trois longs jours avant de se retrouver finalement face à la Mer du Nord, à la frontière de Serdaigle. Autant dire, qu'au retour vers leur point de ralliement, l'ambiance s'avérait légèrement retombée.

La troupe du Sud, elle, regroupait, les Poufsouffles, Edgar Bones et Jerry Abbot, les Serdaigles, Rufus Scrimgeour, Michael Corner, et le Serpentard, Terence Higgs. Le climat s'y avérait un peu plus tendu. Les membres ne s'exprimant que pour s'échanger des politesses. Menée par le Second de Serdaigle, elle fut moins chanceuse. Au Sud, la construction semblait s'étaler à l'infini, et ils durent rebroussés chemin au bout de trois jours. Ils furent toutefois assez satisfaits d'exposer à leurs compagnons la découverte d'une porte en pierre, bien qu'ils n'aient pu l'ouvrir.

Haute de 2-3 mètres, à double battants, celle-ci possédait une serrure d'une dizaine de centimètres.

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Forts de leur trouvaille, les explorateurs prirent le chemin du retour pour la capitale de Griffondor.
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L'équipe Est, elle, avait mis un peu moins de deux semaines à se compléter. L'Alpha en avait profité pour mettre au point un plan d'expédition avec les membres qui l'avaient accompagné à Durmstrang et ceux déjà sur place, grâce aux données que possédaient les Serpentards. Au-delà des frontières du territoire de Serpentard s'étendaient un paysage de prairies verdoyantes sur une dizaine de kilomètres avant que celles-ci ne laissent place à une étendue désertique infinie. Cette mission nécessitait donc des préparatifs adaptés. Nul ne pouvait espérer survivre en plein désert sans provisions suffisantes, même en plein automne.

Sirius Black paraissait s'être quelque peu calmé depuis leur départ de Griffondor, bien que l'apparition de son perpétuel sourire goguenard lorsqu'ils se croisaient, portait terriblement sur les nerfs de l'Alpha. Blaise Zabini n'était jamais loin pour lui fournir son appui.

Quittant la capitale Serpentarde, la compagnie avait plongé au cœur même de la forêt Arboris pour rejoindre, dans un premier temps, la ville d'Hangleton, qui se situait à l'extrême centre-Est du territoire de Serpentard. À partir de la cité, les aventuriers n'avaient d'ailleurs pas mis plus de deux jours avant d'atteindre la « frontière » Est. Ce fut ainsi, qu'à la mi-octobre bien passée, la petite troupe se composant de trois Serpentards, deux Serdaigles, deux Griffondors et de l'Alpha put enfin réellement débuter son expédition.

Le groupe s'entendait plutôt bien. Black, Weasley et Jordan se chargeant de l'ambiance, alors que Lestrange jouait le rôle de celui qui tirait perpétuellement la gueule. Sans doute un trait de famille.
Ronald Weasley avait tout juste dix-neuf ans, et bon Griffondor qu'il était, il prônait le courage et la justice. Amuseur de son état, Jordan faisait partie des rares lycanthropes à la peau chocolatée, et croquait la vie à pleines dents. Il aurait sans doute considéré Sirius Black comme un dieu, s'il n'avait pas eu la tare d'être un Serpentard. Timide et renfermé, Peter Pettigrew semblait réfléchir à chacune de ses paroles, avant même d'ouvrir la bouche. Ernie MacMillan, lui, contrairement à son camarade plus âgé, s'amusait franchement des blagues des Griffondors, et offrait son aide à chacun de ses compagnons, bien que les Serpentards et l'Alpha l'effrayait quelque peu. Parmi les Serdaigles, Regulus Black passait ses journées à assassiner du regard son frère aîné et participait peu aux discussions ; et Flitwick s'amusait à assommer la troupe de mille et une informations sur la faune et la flore les entourant. Enfin, Thomas Lestrange reniflait à chaque parole sortant de la bouche des Griffondors, Serdaigles et Poufsouffles ; et, caché sous son lourd manteau, son compatriote Patrick Parkinson semblait totalement muet.

Au bout d'une semaine de marche, les lycanthropes étaient épuisés, et traînaient la patte telles des âmes en peine. Filius, avait dû abandonner son cheval au bout de quelques jours à cause du manque d'eau, et essayait de motiver ses hommes tant bien que mal, avec des résultats peu concluants, il fallait l'avouer. Malgré un mois d'octobre, à l'Est, la chaleur demeurait étouffante et le vent, violent, assassin. L'un comme l'autre faisait de la marche une véritable épreuve. Voilà des jours qu'ils avançaient avec pour seul paysage, le désert à perte de vue. L'expédition paraissait désormais totalement folle aux yeux de l'Alpha. Pourquoi avait-il donc proposé une telle chose ? Était-il réellement sain d'esprit à ce moment-là ?

L'image fugace d'Harry vint traverser ses pensées. Harry et ses yeux émeraude brillants. Harry et ses adorables fossettes. Harry et son sourire enchanteur.
Oui ! Il avait eu totalement raison !

La survie de son peuple dépendait de ces recherches. Vulneris décimait les siens. Ils devaient continuer. Ils disposaient d'assez de nourriture, et le prochain rassemblement aurait lieu dans plus de deux semaines. Ils avaient largement le temps.

« Un peu d'énergie, bande de femmelettes ! Vous êtes des dominants ou bien des dociles ? Car si vous êtes aussi peu performants au lit, je plains vos compagnes ! » lança-t-il moqueur.

Bien que la fatigue transpirait par tous les pores de sa peau, Black eut la force de lui répondre.

« T'en fais pas pour moi, Alpha ! Je suis sûr que je la lève plus vite que toi ! »

Quelques rires se firent alors entendre, mais cela ne démonta pas le vagabond masqué.

« Vraiment, Black ? J'ai pourtant entendu qu'un certain Second te résistait avec acharnement. Peut-être n'es-tu pas si bon après tout ? »

L'Alpha de Grimmauld renifla, vexé.

« Snivellus ? Il aime bien me taquiner, voilà tout ! »

« Te taquiner, hein ? » répéta le dirigeant toujours aussi narquois.

Sirius Black eut une moue fataliste avant que les coins de ses lèvres ne se relèvent légèrement.

« Ne serait-ce pas ennuyeux s'il obéissait à tous mes caprices ? »

Le brun afficha alors un sourire coquin.

« J'aime, quand ils me résistent ! Ça rend le jeu un peu plus pimenté ! »

Le plus jeune lui répondit par un grand rire, désabusé. Un léger silence y fit suite, avant que le plus âgé ne reprenne la parole, le ton malicieux.

« Et toi, sinon, Alpha… Comment ça se passe avec le jeune Potter ? »

Renfrogné, le dit Alpha accéléra l'allure, dépassant le lycanthrope aux questions gênantes.

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L'Alpha guidait désormais seul la troupe, un peu en avant. Seulement sa solitude fut de courte durée. Il eut juste le temps de se retourner avant de recevoir le poids d'un énorme loup chocolat en pleine face ! Ainsi métamorphosé, le lycanthrope pesait plus d'une tonne, et sa mâchoire se rapprochait un peu plus à chaque seconde de sa propre gorge. Puissant dans ses maigres forces, Filius poussa un rugissement, expulsant la bête loin en arrière, par la seule force de ses jambes.

Essoufflé, sa respiration s'échappait par saccades, chaque bouffée d'air semblant lui brûler les poumons. La silhouette tremblante, il se releva néanmoins pour faire face à son adversaire qui s'était déjà redressé. Il était temps de rendre à son agresseur, la monnaie de sa pièce ! La cape beige se déchira alors pour laisser sortir un museau blanc surmonté de deux fentes rouges. Là où se trouvait quelques instants plus tôt le « Loup Marcheur », se tenait désormais un loup de plus de deux mètres à la fourrure ivoire qui piétinait lentement la terre craquelée et recouverte de poussière, jaugeant son congénère de ses yeux plissés.

Le loup blanc eut juste le temps d'apercevoir une entaille pour le moins fraîche sur la patte antérieure droite de son opposant, avant que le loup au pelage marron – qui se révéla être Thomas Lestrange – ne lui fonce dessus, tous crocs sortis. Le plus grand l'évita subtilement en se dégageant à droite. Les deux loups se refirent à nouveau face, se regardant en chiens de faïence tout en traçant un cercle de leurs foulées. Lestrange profita de ce moment d'accalmie pour reprendre lentement son souffle avant la prochaine attaque, mais l'Alpha ne lui en laissa guère le temps, fondant tel un faucon sur le Serpentard. Alors que le fourbe dominant se décalait à gauche pour éviter la rencontre avec son adversaire, celui-ci dévia soudainement à droite, plongeant la gueule grande ouverte sur la patte antérieure droite du jeune Lestrange.

Le Serpentard émit un léger couinement lorsque les crocs de son ennemi vinrent s'enfoncer avidement dans sa chair. Un mince filet de sang fut projeté sur le sol, colorant la terre vierge alors que perdant son équilibre et secouer par la violence du choc, le loup marron fut propulsé quelques mètres plus loin. Se relevant difficilement en s'aidant de ses trois appuis restants, le lycanthrope défiait son adversaire du regard. L'Alpha, lui, semblait jubiler. Ses yeux écarlates brillaient d'une lueur malsaine et il se léchait avidement les babines, laissant ainsi le goût du liquide vital de sa victime envahir sa bouche.

Vaincu, Lestrange tentait bien que mal des se remettre à quatre pattes. Jugeant sa situation plus que précaire, le Serpentard s'enfuit soudainement à toute allure, enfin, du plus vite que le lui permettait sa patte blessée. Deux autres loups le suivirent bientôt. Un troisième, à la couleur crème, de plus petite taille… Non ! pas un loup, une louve… semblait hésiter à poursuivre ses compagnons tout jetant à la silhouette du vainqueur des coups d'œil frénétiques. Finalement, elle s'élança à la poursuite des trois autres.

Stupéfié, l'Alpha suivait des yeux la forme fuyante de la docile. Comment n'avait-il pas pu la sentir ? Non, plus important, quand tout ce petit monde s'était-il changé ?
Tournant la tête sur le côté, il découvrit le reste de sa troupe sous forme lupine. Certains portaient de légères blessures, mais rien de bien grave. Et apparemment, ils avaient déjà eu recours au cicatrisant incroyable qu'était la salive de leurs compagnons lycanthropes. Dépassé, l'Alpha reprit alors forme humaine.
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Le loup immaculé - enfin plus tellement avec les traces du sang de Lestrange - fit alors place à un jeune homme d'une vingtaine d'années à la carrure imposante, à la peau pâle - à l'exception de ses bras - et à la crinière blonde presque blanche. Encore sans l'influence du combat, ses yeux demeuraient écarlates.

Également à nouveau sous forme humaine, Sirius Black s'avança vers l'Alpha, un grand sourire aux lèvres.

« Draco ?...Toi, ici ? » s'étonna-t-il avec emphase. « Je ne l'aurai jamais deviné ! »

Le dit Draco éleva un sourcil amusé, avant de répondre au Serpentard, blasé.

« Je suis aussi tout aussi étonné que tu saches toujours comment te battre, Black. »

Le brun afficha une mine outrée, mais ses yeux gris brillaient de félicité.

« Saleté de gamin ! » s'indigna-t-il, avant qu'un pli soucieux ne vienne se former sur son front. « Oh mais… zut ! Ne viens-tu pas de perdre ta couverture

Autour d'eux, le reste de l'équipe semblait complètement paumé.

« Draco ? » interrogea Ronald Weasley, interdit.

Regulus Black, lui, semblait réfléchir profondément à cette nouvelle information, avant qu'il ne s'exclame soudainement.

« Draco Malfoy ? »

« Malfoy ? », répéta stupidement Lee Jordan. « Comme dans Lucius Malfoy ? »

L'Alpha soupira, résigné.

« C'était mon père. »

« Alors tu es un Serpentard ! » pointa avec accusation Ron Weasley.

« Bien joué, Sherlock ! », ricana Black.

« Pour être exact, Draco Malfoy a été banni de Serpentard, il y a plus de quatre ans ; il ne demeure donc, techniquement, plus un Serpentard. », Expliqua d'un ton docte, Flitwick.

À cette révélation, le roux renifla de dédain. Un Serpentard restait un Serpentard !

L'ignorant, le Serdaigle se retourna alors brusquement vers Draco.

« Que faisons-nous maintenant, Alpha ? »

Complètement pris par surprise, le blond ne sut quoi répondre,

« Ne me dis pas que tu vas accepter ce Serpentard comme Alpha ! », s'insurgea Weasley, avec virulence.

Mais le plus petit ne se démonta pas.

« Et pourquoi pas ? Il a été élu par le Comité des quatre territoires pour nous guider, quelque puisse être son identité. »

À ces paroles, Sirius Black afficha un sourire sincère. Après tout, il ne fallait pas en attendre moins des compatriotes de ce bon vieux Grindelwald !

« Retournons à Serpentard ! Ma douce petite épouse nous y attend déjà ! » proposa-t-il alors, tout excité.

« Est-ce de Severus dont tu parles ainsi, Black ? » railla l'Alpha en arquant son sourcil droit.

Avortant toute tentative d'explications farfelues de la part du trentenaire, le blond poussa soudainement un grand soupir.

« Et puis…c'est impossible. Tout Serpentard sera bientôt au courant pour mon identité. Rentrer en territoire Serpentard serait bien trop dangereux ! » expliqua-t-il, résigné. « Non, il faut retourner à Griffondor. »

Il fit une courte pause, avant de finalement reprendre la parole.

« De toute façon, cette mission s'est révélée un total échec ! Les terres de l'Est ne nous apporteront rien, alors, autant revenir à Godric's Hollow ! »

« Mais, c'est du suicide ! Tu sais très bien qu'ils… », tenta l'Alpha de Grimmauld.

« Et j-j'aviserai à ce moment-là. », finit le rôdeur dans un souffle à l'attention du brun.

Inconscient du trouble habitant le vagabond, les Serdaigles semblèrent approuver sa décision, et les deux Griffondors suivirent, rassérénés pas l'idée de bientôt retrouver leur terre. Chacun se prépara alors à repartir.

L'Alpha de Grimmauld s'avança alors vers l'ancien Serpentard pour passer son bras autour des épaules du plus jeune.

« Je crois qu'il sera difficile de cacher ton identité désormais, Draco. »

Un long silence suivit la déclaration du brun, avant qu'il ne relâche sa prise sur le blond pour aller ramasser son propre paquetage et se changer.

« J'en ai bien peur. »

La préoccupation de l'Alpha vint se perdre parmi les murmures du vent.

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Enfin, l'équipe du Sud-Est, avait quitté Durmstrang depuis plus d'une semaine, Walden Macnair à sa tête. La troupe avait ainsi depuis longtemps dépassé Arboris pour patauger dans les marécages d'Odor.
Au sein du groupe, l'atmosphère demeurait quelque peu tendue, la présence de trois Alphas rendant les combats de dominance assez fréquents. Bien que Macnair soit l'Alpha d'un des quatre territoires, les deux Griffondors acceptaient difficilement son leadership. Hélas, l'instinct de dominance ne s'avérait pas l'ultime différend opposant les trois hommes. Griffondor et Serpentard se vouaient depuis plusieurs décennies une profonde inimité. Personne ne savait réellement lorsque cette animosité avait démarré. Les nobles et courageux Griffondors accusaient les vils et fourbes Serpentards, et ceux-ci le leur rendaient bien ! Certains affirmaient que la querelle remontait aux origines mêmes des quatre territoires…

Albus Dumbledore, lui, possédait une théorie assez loufoque quant à la raison de cette dissension. Selon lui, il y avait de cela une centaine d'années, le septième Alpha de Griffondor, Nicolas Weasley, tomba sous le charme de la fille de l'Alpha de Serpentard, Aurora Malfoy. Mais Commodus Malfoy s'opposa à cette union. Sa femme était morte en couches et sa fille demeurait son unique trésor. Le lycanthrope lui vouait ainsi, une affection sans bornes, proche de l'immoralité, et il ne pouvait permettre à quiconque de lui dérober son bien le plus précieux. Les deux tourtereaux fuguèrent ainsi en pleine nuit pour se réfugier à Puddlemere, où ils pourraient vivre librement leur amour. Seulement le Serpentard en décida autrement. Furieux, il attaqua son voisin du Sud-Est, accusant l'Alpha d'avoir enlevé sa fille.

Si les dominants accordent peu d'importance aux dociles. Voler la « possession » d'un autre représente un crime de haute gravité, violant une des sept lois élémentaires de la communauté lycanthrope. Un dominant voulant acquérir le « bien » d'un autre, doit disposer de l'accord du second, ou bien, défier le dit « possesseur » et ressortir vainqueur du duel.
Ainsi, Nicolas Weasley fut déclaré hors-la-loi par le peuple de Serpentard, qui demanda sa tête aux Griffondors. Outrés, les Griffondors refusèrent, et la guerre entre les deux territoires fut déclarée. Celle-ci s'avéra fort meurtrière pour les deux opposants, et diminua sensiblement la population des lycanthropes.

Face à cette crise, l'Alpha de Serdaigle convoqua le premier Comité des quatre territoires. Il fut alors révélé que la jeune « captive » avait succombé aux affres de la maladie, il y a de cela, déjà quelques mois. L'inconsolable Weasley avait alors mis fin à ses propres jours pour rejoindre sa bien-aimée dans l'au-delà. Au vu de ce constat, les deux peuples belligérants rendirent les armes et deux nouveaux Alphas furent élus à la tête de Griffondor et Serpentard.

Mais tout cela ne représente que les affabulations d'un « vieil » Alpha à la retraite, dévouant un culte pour le moins étrange aux bonbons au citron ! Bref, le mystère restait entier.

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Au dixième jour de recherche, la troupe des trois Alphas fit face à une découverte pour le moins étonnante. Bordant l'horizon, un mur gris titanesque, à la longueur indéterminée, surplombait les marécages nauséabonds.
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À suivre….


Non ! Draco était le « Loup Marcheur » ? Incroyable, hein ?^^
Bref ! Draco Malfoy est enfin dans la place !^^ Et… à nouveau des combats ! La romance, c'est bien et tout et tout… mais rien ne vaut un peu d'action !

Prochain chapitre : Interlude : Pansy Parkinson. On continue un peu avec les Serpentards.

À Vendredi !

Nihona