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Instinct Animal
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Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, mais à J.K. Rowling. Mon histoire pourrait avoir certaines similitudes voulues ou non avec d'autres fanfictions. Excusez-moi d'avance !
Pairing : HPDM….Rating : M
Genre : Aventure/Fantastique/Romance
Chronologie :
- 191 : Lucius Malfoy (22 ans) devient Alpha de Serpentard
- 05 Juin192 : Naissance Draco
- Septembre 213 : Comité.
- Octobre 213 : Départ des quatre troupes d'exploration pour les frontières.
IMPORTANT : SUITE A PLUSIEURS REVIEWS ME FAISANT PART DE LA DIFFICULTÉ DE SUIVRE MES TROP NOMBREUX FLASHBACKS, J'AI REVU CERTAINS CHAPITRES DE CETTE FIC.
L'ORDRE DES CHAPITRES A DONC ÉTÉ CHANGÉ A PARTIR DU CHAPITRE 1. LE CONTENU DE LA FIC RESTE NÉANMOINS LE MÊME.
Nda : On continue de parler des méchants, parce qu'ils ont comme même la classe !^^
RAR : Merci à brigitte26, himechu95670, stormtrooper2, ptitcoeurfragile, Mamoshi, cacaomille et Coeur-de-lys pour leurs reviews ! J'ai entendu les cris de vos cerveaux à l'agonie, et je vais tâcher de rendre la suite de cette fic plus confortable à lire !^^
Coeur-de-lys : Je comprends que ces flashbacks te perturbent, puisqu'ils me perdent parfois tout autant !^^ Malheureusement je ne peux rien faire pour les chapitres déjà publiés (trop fatiguant de revoir cette histoire !) Mais je te rassure, cette fic est entrain de se fixer dans le présent, donc ce problème sera bientôt résolu !
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Chapitre 9 : Thomas Lestrange
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(Début Novembre 213)
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À Hangleton, le vent frais d'automne s'insinuait dans les artères de la ville, et forçait la population à rester cloitrée chez elle. C'était dans cette relative torpeur, que le bruit infime et haché d'une respiration se faisait discrètement entendre. L'individu se trainait dans les rues de l'ancienne capitale, s'accrochant aux murs bordant son passage et les peignant de son propre liquide vital. Seul un chat vint croiser son passage et détala rapidement sous le regard animal de l'inconnu. Hangleton était bâti à la manière d'une forteresse moyenâgeuse. Des remparts entouraient la ville, et les rues serpentaient jusqu'au sommet de la colline sur laquelle, la demeure de l'Alpha était perchée. Façonné de pierre brute, l'édifice comptait trois étages. Encadrant son entrée, deux tours jumelles aux tuiles vert bouteille venaient percer le ciel. Raclant les pavés de son pas traînant, l'étranger avait lentement parcouru la ville et se tenait désormais aux portes de l'imposante bâtisse.
Contrôlant les allers-et-venues du bâtiment, deux gardes étaient à leur poste. À l'approche de l'homme, le garde de gauche vint lui barrer la route :
« Halte ! Seules les personnes possédant une autorisation spéciale sont autorisées à franchir ses grilles ! ».
L'individu se stoppa brutalement et dirigea une main tremblante jusqu'à la capuche du lourd manteau qui recouvrait totalement son corps.
« Stop… Plus un geste ! » Bafouilla précipitamment le garde. « Seules les personnes possédant une autorisation spéciale sont autorisées à entrer. Ne m'obligez pas à intervenir ! »
Un mince sourire vint prendre possession des lèvres de l'inconnu sous la menace. Il cessa pourtant tout mouvement.
« Mon but n'est nullement de vous porter préjudice, que cela soit au sein de votre intégrité physique ou mentale. », résonna une voix rogue masculine. « Mon unique souhait est de rencontrer Rodolphus Lestrange. »
« Rodolphus Lestrange, vraiment ? » Ricana le deuxième soldat. « Et tu crois que tu peux te ramener comme ça et demander à rencontrer l'Alpha ? Pour qui te prends-tu ? »
« Eh bien, je pense posséder une information forte intéressante pour l'Alpha, à laquelle j'en suis sûr, il accordera une attention toute particulière. »
« Une information intéressante, hein ? Rentre chez toi, chien ! L'Alpha n'a pas de temps à perdre avec des affaires aussi insignifiantes que celles d'un bâtard tel que toi ! » répliqua le garde avec dédain.
Mais ce fut un rire clair qui lui répondit, avant que l'étranger ne s'étouffe dans son excès d'euphorie. Ce fut alors une voix dure qui claqua dans l'air :
« Un bâtard tel que moi, hein ? »
La capuche qui recouvrait auparavant le visage de l'individu, vint violemment s'échouer sur ses épaules, révélant des cheveux noirs baignés de sang. Se relevant de toute sa hauteur, l'homme à la peau translucide désormais découverte, dominait totalement les deux officiers. Ses yeux rouges, sauvages, brillaient dans la pénombre de la nuit.
Tout en lui respirait la puissance.
Effrayé par l'aura du garou, les deux militaires reculèrent légèrement vers les lourdes portes de la bâtisse. Le premier garde qui s'était exprimé, effectua alors rapidement une courbette devant l'inconnu.
« Monsieur Lestrange, nous… nous ne vous avions pas reconnu. », bégaya-t-il apeuré, s'étranglant à moitié avec sa salive, les yeux fixés aux pavés dans un signe de soumission.
Son camarade l'imita à regret, inclinant légèrement sa tête vers le bas bien que conservant le buste droit sous le ton du plus jeune. Un sourire cruel vint alors s'afficher sur le visage fier du dit Lestrange.
« J'ai cru comprendre, oui, et j'en suis fort déçu. Être vu comme un étranger par ses propres gens. D'autres que moi auraient pu violemment s'emporter pour une telle méprise ! »
Nullement dupe de la menace sous-jacente du second d'Hangleton, le premier garde courba encore plus l'échine, prêt à venir baiser le sol foulé par son supérieur.
« Nous sommes profondément désolés, Monsieur. Cela ne se reproduira plus jamais, soyez-en sûr. »
« Oh, mais j'y compte bien ! » Susurra le lycanthrope, ne quittant pas le second garde de ses yeux bestiaux.
Tremblotant sous l'écrasante aura dominante du visiteur, l'officier se résolut finalement à se soumettre au loup-garou, et abaissa lentement le dos, pour finalement formé de son corps un angle droit.
Triomphant, Thomas Lestrange franchit l'espace qui le séparait des deux soldats, et passa les portes de la mairie sans un regard pour l'être qu'il venait d'humilier royalement.
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La rencontre avec son paternel fut plutôt rapide pour le jeune Lestrange. L'Alpha d'Hangleton avait jeté un vague regard aux blessures du plus jeune avant de lui demander des explications. Celui-ci s'était exécuté, contant son histoire. L'expédition, la découverte de l'identité du « Loup Marcheur », sa fuite, la trahison de Parkinson et des Poufsouffles. Oui, il expliqua tout à son père, bien en détails. Il omit simplement de lui avouer que l'ordre de se débarrasser du rôdeur venait de sa mère, Bellatrix Lestrange, Grande Prêtresse de Serpentard.
L'Alpha d'Hangleton le congédia, un sourire victorieux scotché à ses lèvres. Ils possédaient désormais une arme contre l'Alpha et il allait s'en servir sans plus tardé !
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Reprenant sa route vers sa propre chambre, le Second de Durmstrang essayait de ne pas paniquer. Il venait d'effectuer la tâche la plus facile, tout révéler à son père, restait la difficulté, faire face à sa génitrice.
La sentence serait terrible.
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Allongé sur son lit, Thomas Lestrange essayait de comprendre quand cette putain de mission avait dérapé.
- Infiltrer l'équipe du rôdeur ne s'était pas révélé bien compliqué :
Souffler l'idée à son idiot de père s'était avéré un jeu d'enfant. Convaincre l'homme qu'il fallait tuer le jeune Alpha, une promenade de santé. Après tout, l'Alpha d'Hangleton avait déjà tenté de se débarrasser de l'homme masqué à Godric's Hollow.
- Menacer Parkinson et les deux Poufsouffles, un moment de pure félicité !
- Tuer le blond. Voilà où tout avait dégénéré ! Le stupide gamin s'était montré bien plus puissant que le Serpentard n'ait jamais pu l'imaginer. Où avait-il donc acquis une telle force et une telle vélocité ?
Ensuite… rien ne s'était déroulé comme prévu. Rien qu'une succession d'erreurs et d'échecs.
Ses alliés l'avaient bien suivi, mais…
…cette petite pute de Pansy avait pris la place de son père au sein de l'équipe de l'Est, remplaçant ainsi Patrick Parkinson !
Et pire que tout, la docile avait osé l'attaquer, lui, Thomas Lestrange, alors que sa blessure l'avait affaibli !
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Traînant la patte, Thomas Lestrange parcourait lamentablement le désert de l'Est. Avec un peu de chance, il arriverait à Hangleton dans un peu plus d'une semaine ! Seulement ses plans furent vite contrecarrés. Après tout juste quatre jours de marche, alors que le jour commençait doucement à disparaître, Patrick Parkinson attaqua brutalement le Second.
Surpris par l'improbabilité du geste, le Serpentard n'eut pas le temps de réagir et de protéger ses points faibles. Son assaillant eut ainsi tout loisir de plonger librement ses crocs dans la chair tendre de sa nuque. Le dominant essaya bien de se soustraire de la prise de l'autre lycanthrope. Toutefois, celui-ci ne semblait pas prêt de relâcher son étreinte, ses griffes fermement enfoncées dans la musculature puissante de son dos.
Grondant de douleur, le brun réussit finalement à se débarrasser du loup-garou, l'envoyant valser quelques mètres plus loin. Néanmoins, un liquide carmin s'échappait désormais à flots de l'endroit, où, quelques secondes plus tôt, son agresseur avait inséré sa mâchoire lupine.
Tremblant de colère, le loup chocolat fusilla de son regard rubis, la silhouette de son attaquant, qui gisait toujours sur le sol craquelé… Ou devrait-il dire son attaquante ?
Comment la louve avait-elle pu ainsi le tromper ? Comment avait-elle pu si bien masquer son odeur ?
Et SURTOUT, comment avait-elle pu ainsi l'attaquer ?
Effrayée par l'aura de puissance jaillissant soudainement de sa victime, la docile au pelage crème s'enfuit sans demander son reste.
Elle jouerait sur l'endurance. Avec une patte blessée et un trou dans la gorge, le Second d'Hangleton ne pourrait jamais la rattraper !
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La garce lui avait sauté à la gorge par derrière alors qu'il essayait de se remettre de la perte de sang causée par sa plaie ! Et elle s'était ensuite enfuie dans la forêt. Et ces stupides Poufsouffles lui avaient bien évidement rapidement emboité le pas !
Blessé et affaibli, Tom avait titubé pendant des heures dans le désert de l'Est avant de s'évanouir sur le sol de terre. Lorsqu'il avait repris connaissance, ce fut pour découvrir le plafond en bois d'une pauvre maisonnette.
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Une femme aux longs cheveux roux épongeait son front avec application, essuyant la sueur qui y perlait encore.
« Ah ! Vous êtes enfin réveillés ! »
Le brun lui répondit en grognant.
« Vous avez de la chance d'être tombé sur mon grand-père ! Si de plus jeunes dominants vous avez trouvé avant lui, ils n'auraient fait qu'une bouchée de vous ! »
Le Second d'Hangleton gronda un peu plus fort, cette fois-ci. L'effet fut néanmoins quelque peu atténué par son état d'alité !
La jeune femme, elle, ne s'offusqua nullement du comportement du dominant, semblant y être habitué, et continua consciencieusement sa tâche.
Humilié, le brun referma rapidement les yeux. Ô Déesse Lune qu'il détestait les rousses ! Et puis, il avait encore besoin de sommeil !
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La seconde fois qu'il s'était réveillé, la pièce demeurait déserte.
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Soulevant brutalement les couvertures qui lui cachaient son corps, le brun avisa les bandages qui recouvraient son cou et son crâne ainsi que sa jambe droite. Il se releva alors maladroitement pour faire le tour de la salle. Son périple se révéla quelque peu périlleux, seulement, il devait récupérer ses affaires pour rejoindre au plus vite son paternel.
Mettant la main sur ses effets personnels, le lycanthrope s'habilla non sans grimaces de douleur. Puis, il attrapa une lourde cape rapiécée pendant sur une paterne de la porte, et s'en enveloppa, camouflant ainsi l'ensemble de sa silhouette. Franchissant finalement le seuil de l'habitation, le loup-garou fut accueilli par les sifflements du vent gagnant la ville de l'Est au crépuscule.
Il ne lui restait plus qu'à atteindre la demeure de l'Alpha !
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Voilà comment il s'était retrouvé dans une telle posture… et demain signifierait sa fin !
Bellatrix Lestrange n'acceptait pas l'erreur, et il avait lamentablement échoué.
Ce soir…il n'avait jamais ressenti la mort si proche.
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Le Second d'Hangleton avait mis cinq jours pour récupérer suffisamment de ses blessures et rejoindre Durmstrang. Durmstrang, où il s'était directement rendu dans la demeure de la Grande Prêtresse.
Bellatrix Lestrange, l'attendait déjà, assise par terre dans la pièce sacrée, face à l'autel de la Déesse Lune. La femme n'émit aucun mouvement à son approche, ne démontrant d'aucune façon qu'elle s'était rendu compte de sa présence. Mais Thomas savait qu'il demeurait tout autrement. Sa mère se révélait peut-être être une docile, mais cela ne l'empêchait pas de posséder des pouvoirs pour le moins effrayants. Bien que sa force brute restait inférieure à celle d'un Alpha, elle disposait d'une vélocité, d'une agilité et d'une acuité sensorielle inégalables. Bellatrix Lestrange était tout simplement terrifiante !
Le jeune loup-garou prit place sur le parquet à quelques mètres de sa mère, agenouillé, talons contre fesses, faisant face au dos de la maîtresse des lieux.
« Je suis de retour, Mère. »
La brune ne fit à nouveau aucun signe pour démontrer qu'elle prenait en compte son existence, continuant son rituel de prière.
« La mission a échoué, Mère. »
La silhouette de la femme se rigidifia quelques instants avant qu'elle ne reprenne ses activités. Le lycanthrope reprit alors la parole la voix tremblante.
« L'Alpha n'est pas mort. Cependant j'ai réussi à découvrir son identité. »
La prêtresse se retourna soudainement, son beau visage déformé par la fureur.
« Mais il a vu ton visage, n'est-ce pas ? Et tu es blessé ! As-tu au moins réussi à en faire tout autant ? »
Le jeune homme émit un geste de recul sous la brusque explosion de sa mère. Sous l'action, la plus âgée renifla.
« Tu as brisé ta couverture ! Il sait désormais qui sont ses ennemis ! As-tu au moins découvert quelque chose d'intéressant ? » se lamenta-t-elle. Elle fit alors une courte pause, avant de finalement demander, tout en feignant un profond désintérêt. « Qui est-il ? »
« Malfoy. Draco Malfoy, Madame. », avoua le dominant, apeuré.
« Draco Malfoy ! » s'écria-t-elle. « N-N'était-il pas mort ? »
Seul un silence lui répondit.
« Le fils de Lucius Malfoy est donc bien vivant. », dit-elle, analysant intensément l'information.
« Si Draco Malfoy est vivant, ta place d'Alpha est menacée. Nous devons nous débarrasser au plus vite de ce gêneur. », déclara la docile sans la moindre émotion.
« Mais, Mère, ce fichu rôdeur est plutôt puissant. Il a repoussé mon corps de loup sous sa forme humaine, il se métamorphose instantanément et il possède les yeux écarlates. »
« Vraiment ? Cela ne met qu'un peu plus en avant ton incompétence ! Tu avais déjà attaqué ce gamin sans que je ne t'en ai donné l'ordre, et tu avais pitoyablement échoué. Sa puissance ne démontre que tes propres faiblesses. Toutefois, ces éléments sont à prendre en compte. », nota-t-elle, tout en réfléchissant.
La lycanthrope plongea quelques secondes ses prunelles sombres sur l'autel de la Déesse, avant de finalement reprendre la parole avec assurance.
« Nous attendrons que notre heure vienne… Laissons pour l'instant les évènements se dérouler tranquillement. L'annonce que Draco Malfoy se révèle être l'Alpha, atteindra bientôt les oreilles des quatre territoires. Son titre se retrouva alors plus que contesté. »
« Cependant Mère…j-j'ai tenté d'assassiner l'Alpha… le Comité ne réclamera-t-il pas ma tête ? » s'inquiéta le Second d'Hangleton.
La Prêtresse hocha la tête dans un signe d'assentiment.
« Nous ne pouvons qu'attendre et voir comment les choses évoluent. Prendre une décision hâtive pourrait se révéler fatale. »
La brune se releva ensuite pour s'approcher lentement du loup-garou. Celui-ci tenta de garder un masque impassible, néanmoins la tension habitant son corps le trahit. S'agenouillant face à son fils, la femme prit alors brutalement son beau visage en coupe.
« As-tu peur, Tom ? »
Le jeune homme garda ses yeux ancrés dans les orbes onyx de sa mère, le cœur battant désormais la chamade.
« Tu ne devrais pas. », continua-t-elle. « Tu ne devrais pas être celui qui a peur. Ce sont tes ennemis qui devraient trembler de peur, nos ennemis. »
« Il n'y a pas d'endroit plus sûr que l'étreinte d'une mère, n'est-ce pas ? » susurra-t-elle tendrement, en caressant doucement le visage de son enfant.
La Prêtresse continua l'affectueux traitement pendant quelques minutes, avant de cesser brusquement tout mouvement.
« N'aimes-tu pas ta mère, Tom ? » demanda-t-elle, toute trace d'affection ayant désertée son propre visage.
Retenant les tremblements qui menaçaient de saisir son corps, le lycanthrope s'exprima finalement.
« Bi-Bien sûr que je vous aime, Mère. Vous êtes la seule... »
Un sourire malsain s'inscrivit alors sur les lèvres de la femme.
« Et tu es mon seul amour, ne l'oublies jamais. »
Sur ces paroles, la docile enfonça légèrement ses ongles dans la chair de la joue gauche du dominant. Fascinée par le sang s'échappant désormais de la fine coupure, la brune récolta le liquide précieux pour en peindre sa propre lèvre inférieure. Elle laissa ensuite lentement sortir sa langue de sa cavité buccale pour venir lécher sensuellement le liquide. Se rapprochant finalement complètement du jeune brun, elle vint lécher du bout de la langue, les restes écarlates ornant sa joue. Elle fit ensuite signe à son fils de se relever pour la suivre, et quitta aussitôt la pièce pour rendre la direction de sa chambre.
Non, jamais elle ne laisserait personne faire de mal à son fils ! et surtout pas le bâtard de Lucius Malfoy et de sa pute de sœur !
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Interlude : Bellatrix Lestrange
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Cadette d'une fratrie de trois dociles, Bellatrix avait toujours été la laissée pour compte. Elle n'était ni l'aînée respirant l'élégance comme Andromeda, ni la benjamine au sourire angélique comme Narcissa. Elle ne demeurait que la preuve vivante de l'incapacité de sa mère à enfanter des dominants ! - Au moins, la consanguinité Black ne l'avait pas rendue stérile ! -.
Bien qu'ayant grandi sous l'emprise glaciale de ses parents, Bella n'avait pas manqué d'amour familial. En effet, si ses parents l'avaient toujours royalement ignorée, Andromeda avait su combler ce manque. Seulement cela n'avait pas empêché la brune de garder une profonde rancœur envers ses géniteurs.
En grandissant, la jeune docile, qui n'avait jamais brillé auprès des siens, avait su charmer son monde. Certes, Bella ne resplendissait pas de classe ni d'innocence, mais elle possédait un atout tout aussi ravageur. À peine treize ans, son corps aux proportions parfaites, sa chevelure sauvage et sa voix sensuelle fascinaient un bon nombre de dominants. Toutefois, la brune disposait de bien plus grandes ambitions ! Et la vie lui offrit un nouveau tournant, lorsque, Selena Karkaroff, Grande Prêtresse de Serpentard, la prit comme disciple.
Bellatrix ne rêvait nullement de devenir prêtresse. Passer ses journées à prier la Déesse Lune ? Très peu pour elle ! Cependant sa famille ne lui en laissa pas le choix. Quel plus grand honneur pour la maison Black que de disposer d'une Grande Prêtresse ? Bellatrix aurait finalement son utilité, après tout !
C'est ainsi, que la brune dut quitter à tout juste treize ans, sa ville natale, Grimmauld, pour partir pour Hangleton, la capitale de Serpentard (en ce temps là).
La jeune docile subit alors un dur apprentissage pendant plus de sept ans, avant de pouvoir assister librement sa Maîtresse. Portant quotidiennement des seaux de plus de trente kilos, se réveillant aux aurores tous les matins, dormant chaque jour au clair de lune quelque soit la température extérieure, et, interdite de contacts extérieurs à la maisonnée. Elle devait apprendre humilité, abnégation et dévotion, et ainsi, oublier fierté, égoïsme et liens affectifs.
Une Prêtresse servait la Déesse jusqu'à sa mort, Bellatrix n'héritait donc du titre sacré qu'au décès de Selena.
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Après ces sept années épouvantables enfermée dans le temple de la Déesse Lune, les clameurs de la capitale parvinrent finalement aux oreilles de la jeune docile.
Le Cor d'Hangleton venait de résonner par deux fois. On challengeait l'Alpha.
Bien sûr, c'était loin d'être la première fois, cependant, aujourd'hui, Bellatrix sentait quelque chose de différent. Il y avait comme un chuchotis dans l'air, qui lui disait que les choses étaient entrain de changer à Serpentard.
Se précipitant dans le couloir juxtaposant la salle des prières, l'adolescente rencontra sa Maîtresse, qui lui fit signe de la suivre à l'extérieur. Une folle excitation parcourait le corps de la brune, alors que les deux femmes se dirigeaient vers la clairière où avaient habituellement lieu les combats. A leur arrivée, une cinquantaine de lycanthropes emplissaient déjà la clairière. La jeune fille, elle, suivait consciencieusement la Prêtresse qui se frayait un chemin à travers la foule pour rejoindre l'Alpha d'Hangleton. Enfin libérée de la marée de corps, la brune releva lentement la tête pour aviser les combattants.
L'Alpha d'Hangleton et de Serpentard, Edgar Nott, se tenait bien droit au centre de la clairière. Sa posture fière respirant la puissance, masquait sa quarantaine passée. Le dominant se semblait nullement impressionné par son adversaire. Après tout, il avait l'habitude des combats !
Détournant ses perles onyx de l'Alpha pour examiner le nouveau challenger, la brune eut soudainement du mal à respirer. Torse nu, de grande taille, des muscles clairement dessinés sur une peau pâle humide de sueur, des cheveux blond platine masquant par intermittence des orbes métalliques glacés. La perfection sous forme masculine se trouvait devant elle.
S'apercevant de son trouble, l'étranger lui envoya un clin d'œil charmeur, avant de rediriger son attention sur la Prêtresse de Serpentard dont la voix claire s'élevait déjà. Et la voix rogue et ferme de l'inconnu lui succéda bientôt :
« Peuple d'Hangleton et de Serpentard. Moi, Lucius Malfoy, Alpha de Durmstrang défie aujourd'hui Edgar Nott, Alpha d'Hangleton et de Serpentard. Selon les règles établies par Fenrir Greyback, Premier des nôtres, je fais de vous tous ici présents, mes témoins. »
Le plus âgé lui sourit, amusé.
« Et je relève ce défi, Lucius. »
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Pour Bellatrix, le résultat du match ne faisait aucun doute.
Lucius Malfoy gagnerait haut la main le titre d'Alpha de Serpentard, aussi sûrement qu'il venait de ravir la clé de son cœur !
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À suivre….
