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Instinct Animal
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Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, mais à J.K. Rowling. Mon histoire pourrait avoir certaines similitudes voulues ou non avec d'autres fanfictions. Excusez-moi d'avance !
Pairing : HPDM….Rating : M
Genre : Aventure/Fantastique/Romance
RAR : Merci à brigitte26, himechu95670, stormtrooper2, lemonpowaa, ptitcoeurfragile, haruhi-kyouya, cacaomille et flashcode35 pour leurs reviews !
lemonpowaa : Tu n'aimais pas James ? Je ne vois vraiment pas pourquoi !^^
Évolution : 17(enfin !) chapitres écrits sur 18+épilogue.
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Chapitre 14 : Narcissa Malfoy
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Quand vint le lever du jour, le peuple de Godric's Hollow avait enfin réussi à maîtriser les flammes ravageant la demeure de l'Alpha, et il ne restait de l'édifice qu'un tas de cendres fumant. James Potter avait réussi l'exploit de faire disparaître presque chaque preuve de son vivant avec lui-même.
Face à la perte de son chez-lui, Harry avait dû alors rechercher un toit pour permettre à son frère de passer le reste de la nuit. Le brun avait d'abord pensé à la famille de sa mère. Seulement Petunia Dursley et Lily Evans ne se parlaient plus depuis l'union de cette dernière avec celui qui occupait alors le poste de Second de Godric's Hollow. En désespoir de cause, le docile avait ainsi levé un regard désespéré vers son ancien ami roux.
« Tu peux l'amener à la maison, Potter. », soupira Ronald Weasley. « Maman sera ravie de s'occuper de lui ! »
Devant l'air incertain du brun, il rajouta :
« Maman t'adorait, ça lui fera plaisir d'avoir Ed. Et puis, elle s'ennuie un peu depuis que Ginny et moi sommes devenus adultes. Ça lui fera de l'entraînement pour ses futurs petits-enfants ! »
Répondant au sourire amusé du dominant, Harry hocha lentement la tête, un mince sourire sur ses propres lèvres.
Le docile avait alors conduit son petit frère paisiblement endormi dans ses bras jusqu'à la demeure des Weasley, où la matrone avait été, en effet, plus que ravie de revoir le plus âgé des bruns et d'avoir à prendre soin du petit. Après plus de dix jours d'escapade et les évènements pour le moins émotionnellement forts qui l'avaient accueilli à son retour, le fils de l'Alpha suicidaire aurait également rejoint avec plaisir les bras de Morphée toutefois, il y avait une chose qu'il se devait de régler absolument en premier lieu.
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Sortant de la chambre où reposait paisiblement son frère cadet, le docile fit signe au roux qui se tenait appuyé sur le mur du couloir de le suivre. Celui-ci lui renvoya un regard bleu interloqué, mais se décida tout de même à s'exécuter. Les deux jeunes adultes traversèrent alors la ville pour se rendre à la maison du Second.
Suite à la mort de son supérieur, Remus Lupin avait décidé de faire de sa demeure la mairie temporaire de Godric's Hollow. Néanmoins la modeste bâtisse demeurait loin d'être assez grande pour abriter tous les invités séjournant autrefois chez l'Alpha et jouait ainsi le seul rôle administratif d'hôtel de ville, accueillant par là-même les nouvelles réunions du Comité. Tout comme Harry, les Alphas des autres territoires s'étaient donc également tournés vers l'hospitalité des villageois pour se loger.
Poussant le battant de la porte d'entrée, le brun se retrouva directement face à l'ensemble du Comité. Les réactions des membres ne se firent pas attendre.
« Harry ?! »
« Potter ?! » s'exclama McNair.
Au vu des yeux plus qu'écarquillés du lycanthrope grisonnant, l'Alpha de Serpentard n'avait pas dû être mis au fait qu'Harry était rentré !
En cercle, face au foyer du salon du Griffondor, les dignitaires avaient dédaigné les deux fauteuils devant l'âtre, et demeuraient ainsi debout. Interloqués face à la présence du docile, les dirigeants abordaient diverses expressions, allant de la simple surprise au profond dédain, en passant par l'amusement pour le chef des Serdaigle. Gellert Grindelwald restait un loup-garou à part pour sûr !
« Messieurs, je suis venu vous présenter un objet qui retiendra, j'en suis sûr, votre attention ! » s'expliqua finalement l'impudent.
Perdus, Walden McNair et Rodolphus Lestrange dévisagèrent alors le nouveau venu, les sourcils froncés.
« Je t'en prie, parle mon enfant. », l'enjoignit l'Alpha de Serdaigle.
Toutefois, en réponse, le Griffondor ne prononça aucun mot, et plongea à la place sa main droite dans une des poches avant de son pantalon. Le brun en sortit alors une clé en or de bien huit centimètres de largeur et du double de longueur. Son anneau formait un loup hurlant, alors que sa tige pleine menait à un panneton, aux rouets et pertuis particulièrement complexes.*1
« La clé… », souffla Cedric Diggory, ses orbes chocolat exorbités.
Cependant, le reste de l'assemblée n'en menait pas plus large, possédant des expressions semblables à celle du Poufsouffle. Particulièrement halluciné, Xenophilius Lovegood s'avança prudemment pour se saisir de l'objet. Néanmoins, le jeune Griffondor ne lui en laissa pas l'occasion, éloignant le « trésor » de la portée de l'Alpha de Salem pour le cacher derrière son dos. Le dos droit et le regard tranchant, il reprit alors la parole.
« J'ai quitté Godric's Hollow, il y a de cela près de dix jours pour partir à la recherche de cette clé, après que Draco Malfoy en ait lui-même deviné l'emplacement. Je ne vous céderai donc cette clé que lorsque vous l'aurez libéré ! »
Sa proposition fut toutefois accueillie par quelques protestations.
« Draco Malfoy ? »
« Le libérer ? »
« C'est un total non-sens, Potter ! » renifla Lestrange.
« Harry, mon enfant, nous comprenons ton affection et ton inquiétude pour le jeune Malfoy… », compatit Grindelwald avec indulgence, en s'approchant à son tour du Griffondor. « Et s'il s'avère que tes propos demeurent exacts, nous le remercions sincèrement pour sa participation dans cette quête. Seulement Draco Malfoy nous a caché bien trop de choses jusqu'à présent, et nous ne pouvons ainsi nous permettre de le laisser errer en toute liberté. »
Plissant le front à l'approche du dominant, le docile effectua un pas en arrière, manquant de peu de rentrer dans son ancien ami.
« M'accuseriez-vous de mentir, Grindelwald ? » susurra-t-il alors. « Draco Malfoy est celui qui m'a dit de me rendre au Grand Temple de la Lune pour aller inspecter la tombe de Fenrir Greyback ! J'ai donc parcouru, seul, la forêt, pour rejoindre ce maudit temple ! Et vous, que faisiez-vous ? »
« Je ne doute ni de ton courage ni de ta parole, Harry. Seulement, quelques soient les faits, nous ne pouvons le libérer, aujourd'hui. », énonça calmement le blond.
Le brun voulut répliquer, cependant, l'Alpha ne lui en laissa pas le temps, reprenant à nouveau la parole.
« Nous ne sommes plus que trois Alphas, Harry. Notre équilibre demeure plus que précaire. Libérer Draco Malfoy aujourd'hui causerait sans nul doute son éclat ! »
« Comment pouvez-v… », s'indigna le jeune Potter.
Mais un signe de tête du Second de Godric's Hollow lui fit comprendre qu'il ferait mieux d'interrompre ici toute contestation, pour sa propre sécurité et celle de Draco. Le docile détourna alors la tête pour échapper aux orbes délavés de son parrain, ainsi qu'au sourire éclatant, pour le moins désagréable, du Serdaigle. Le petit ricanement de Rodolphus Lestrange ne fit qu'ajouter à sa frustration.
Indifférent à la scène se passant devant lui, l'Alpha de Salem s'avança à nouveau vers le brun pour se saisir, cette fois-ci, de ses mains, laissant échapper au docile un hoquet de surprise.
« Dans la tombe du Premier, hein ? » questionna, les yeux brillants, Lovegood. « Où était-elle exactement ? »
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La chaleur étouffante avait tiré Draco de son sommeil. Se retournant encore et encore sur sa couche, l'ancien Serpentard avait été incapable de se rendormir. L'air des sous-sols se faisait de plus en plus lourd, et des gouttes de sueur commençaient à perler sur son épiderme. Perdu, le blond avait crié pour demander des explications, mais personne ne lui avait répondu. Une odeur de brûlé avait alors gagné ses narines, à laquelle s'était rapidement succédé le bruit des grésillements des flammes, des craquements du bois et des cris épouvantés. Le feu. Il y avait le feu. Cette maudite baraque prenait feu… et lui, demeurait coincé en dessous !
Ces chiens galeux de Griffondors, comptaient-ils le laisser mourir ici ?
Au dehors, l'agitation avait finalement cessé, mais l'incendie, lui, ne semblait pas vouloir s'arrêter de sitôt ! Accablé par la chaleur croissante, le rôdeur s'était ôté difficilement de ses vêtements et son torse dénudé dégoulinait désormais de sueur. Il avait alors trouvé refuge le loin des parois de la roche, cherchant un peu de sa fraîcheur.
S'il n'y avait eu que cette affreuse odeur et cette température quasi-insoutenable, l'ancien Serpentard aurait pu tenir, seulement les flammes amenaient toujours avec elles leur taux de gaz toxique. Accroupi au fond de sa cellule, le lycanthrope essayait tant bien que mal de garder les yeux ouverts. Le monoxyde de carbone entrait par son nez et sa bouche, et lui brûlait affreusement les yeux, la gorge et les poumons.
La Déesse Lune l'avait réellement abandonné ? Allait-il réellement mourir ici ?
Comment pouvait-il mourir aussi pathétiquement ?
Il s'était donné tant de mal pour survivre jusqu'ici et se faire une place parmi les loups-garous… Ceux-ci commençaient enfin à le respecter ! Bon… il y avait bien eu le petit incident qui l'avait conduit dans cette cellule, mais cela leur passerait bien vite ! Et puis, il n'avait même pas encore vengé la mort de son père ! Comment pourrait-il faire face à celui-ci lorsqu'il le rejoindrait dans les cieux ?
Les paupières désormais totalement closes, le loup-garou tentait de rester conscient, seulement le manque d'oxygène et la toxine encombrant ses bronches eurent rapidement raison de lui.
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Ce furent les cris fermes d'une voix peu mélodieuse, qui réveillèrent finalement Draco. Clignant faiblement des yeux, l'ancien Serpentard adressa un grognement à l'importun. Il se sentait énormément fatigué, et cet imbécile troublait son sommeil !
« Debout, Malfoy ! » répéta la voix, urgente. « Le Comité t'attend ! »
Levant le bras comme pour chasser une mouche, le blond gronda à nouveau. Qu'est-ce que ces abrutis du Comité lui voulaient ? Venaient-ils vérifier s'il était mort ? Et bien voilà, c'était fait ! Ils pouvaient repartir maintenant !
Prenant soudainement conscience de ses pensées, le dominant ouvrit brutalement les yeux. Il n'était pas mort !
« Non ! Tu es bien vivant, Malfoy ! À mon grand regret… »
Oh ! Il semblerait qu'il se soit exprimé à voix haute. Tournant finalement la tête pour s'intéresser au nouvel arrivant, Draco ouvrit des yeux étonnés face à la silhouette de Ronald Weasley à moins d'un mètre de lui. Toutefois, il se reprit vite, offrant au Griffondor, son habituel masque d'impassibilité.
« Il semblerait que tu sois également vivant, Weasley ! »
Se retenant de fermer les yeux face à la douleur que lui infligeait chacune de ses inspirations, le vagabond réussit à se redresser, bien que péniblement, debout l'incroyable lourdeur qui tenaillait chaque partie de son corps et le poids mort attaché à ses mains, ne l'ayant pas aidé à rendre la tâche plus facile. Faisant désormais face au rouquin, le rôdeur releva paresseusement son sourcil droit à son adresse, un sourire narquois typiquement malfoyien, accroché à ses lèvres.
« Pourquoi tant de haine à mon encontre, Weasley ? »
« Je ne t'aime ni ne te déteste particulièrement, Malfoy. », soupira le garde. « Seulement ta présence demeure pour le moins…ennuyante ! Et ne nous attire que des problèmes ! »
Le blond eut envie de lui demander à qui correspondait ce « nous », cependant face à l'énervement qu'affichait déjà le Griffondor, il préféra se s'abstenir.
« Bien, qu'est-ce que me veut le Comité ? » demanda-t-il à la place, sincèrement intéressé.
« Contente-toi pour l'instant de me suivre ! », l'enjoignit Ron en lui indiquant la porte de la cellule grande ouverte. « Tu le sauras bien assez tôt ! »
À son tour énervé et pour le moins frustré, Draco s'exécuta néanmoins, s'écartant de la paroi pour se diriger vers la sortie. Le soldat glissa alors son propre bras sous le sien pour s'emparer, dans une prise ferme, de son coude.
« Oh ! » s'étonna faussement le blond. « Il fallait le dire si tu voulais sortir avec moi, Weasley ! Seulement, je suis vraiment désolé, mais les roux, ce n'est pas vraiment mon truc ! »
S'amusant de la couleur rouge qui venait peu à peu envahir les joues de son interlocuteur, l'ancien Serpentard poursuivit.
« Enfin, je peux te présenter des dociles, si tu veux. J'en connais des putains de bonnes dans les quatre territoires ! Tu pourras aisément faire ton choix ! Enfin… à moins que ton truc ce soit les dominants ?… mais là, je suis désolé mon vieux, mais je ne peux rien faire pour toi ! Résigne-toi à abandonner ! »
« TA GUEULE, MALFOY ! »
Le visage entier du roux, et même son cou, arboraient désormais un ton écarlate, qui jurait d'ailleurs atrocement avec ses cheveux. Le Griffondor tira alors brutalement sur le bras de l'ancien Serpentard, l'obligeant à accélérer l'allure. Hilare, Draco cachait tant bien que mal son sourire goguenard.
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L'incendie avait, semble-t-il, réduit la mairie à néant. Ainsi, à peine eurent-ils atteint le pied de l'escalier menant au rez-de-chaussée, que l'astre diurne surprit le rôdeur en l'aveuglant de ses rayons. Les deux dominants montèrent alors rapidement les marches, côte à côte, dans le plus grand silence. Enfin arrivé à la surface, Draco eut tout juste le temps de contempler le triste spectacle qu'offrait désormais la demeure de l'Alpha, avant qu'une silhouette familière ne capte l'intérêt de son œil gauche. Sa jambe droite en appui sur l'ancienne porte de métal menant aux cachots, un sourire railleur aux lèvres, Blaise Zabini respirait la prestance.
« Hey, Drake ! »
Le blond le salua à son tour d'un mince, mais sincère sourire.
« Comme tu peux le voir, après la mort de sa compagne, Potter a décidé de revoir complètement sa décoration intérieure ! Malheureusement… au péril de sa vie ! » conta le Serpentard, avec emphase. « Sans doute désirait-il un peu de changement ? »
Il prit alors un air navré.
« Enfin…l'immolation, ce n'est vraiment plus tendance ! C'est tellement années 80 ! »
À ses côtés, le vagabond sentait le corps du Griffondor trembler. Il faudrait vraiment qu'il apprenne à Zabini quand utiliser son humour noir !
Le métisse ne parut pas se rendre compte de l'état du roux, ou bien, fit-il semblant, - Draco penchait plutôt pour la seconde proposition – et reprit rapidement la parole.
« Oh ! » s'exclama-t-il alors bruyamment, prenant totalement de cours, ses deux compagnons. « Savais-tu que Weasley est notre petit héro régional, désormais ? »
Le blond lança un regard perdu en direction du garde.
« Tel le preux Griffondor qu'il est, il a plongé à travers la mairie en flammes, au péril de sa propre vie, pour sauver le jeune petit Potter ! Un vrai petit héro, pas vrai ? » s'excita le Second.
Vraiment ? Ronald Weasley possédait plus de courage qu'il ne le pensait !
« Oh et puis, ton cher et tendre, est revenu… ». Le mulâtre baissa alors brusquement la voix pour chuchoter à l'oreille de son ami. « …avec notre objet tant chéri ! »
« Pas besoin de murmurer et de parler par noms de code, Zabini, je sais déjà qu'Harry a rapporté la clé ! » renifla le Griffondor, exaspéré. « J'étais là lorsqu'il l'a annoncé, tu t'en souviens ? »
« Oh ! tu n'es vraiment pas drôle, Weasley ! » fit étrangement la moue, le basané. « Es-tu vraiment obligé de m'enlever tout mon plaisir ? »
Le roux poussa un soupir désespéré. Sirius Black. Blaise Zabini. Les Serpentards étaient-ils tous aussi cinglés ? Pas étonnant qu'on lui est toujours dit de se méfier d'eux ! Enfin, lorsqu'il voyait comment se comportaient Grindelwald et Lovegood, il n'était pas plus rassuré !
Après quelques minutes de marche, la troupe s'arrêta finalement devant une modeste bâtisse, dont le toit en ardoise constellé de trous avait vu des jours meilleurs. Intrigué, Draco lança un coup d'œil perplexe à son ancien meilleur ami.
« Ce bon vieux Remus Lupin a eu l'amabilité de nous prêter sa maison pour qu'on puisse y organiser les réunions. », lui expliqua le Second de Serpentard.
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Le mulâtre frappa alors trois coups légèrement espacé sur le panneau de bois, avant que celle-ci ne s'ouvre de l'intérieur. On invita ensuite le blond à entrer, tandis que Weasley relâchait sa prise sur son bras pour qui puisse passer la porte. Une fois à l'intérieur, le prisonnier fit face à l'ensemble du Comité. Debout, ses geôliers le fixaient pour une bonne moitié avec une certaine animosité. Scrimgeour, Lestrange, McNair… Les dévisageant l'un après l'autre, Draco s'arrêta quelques instants sur la silhouette de Cedric Diggory. Droit, le châtain ne lui montrait pas explicitement sa haine, toutefois la tension qui habitait son corps, trahissait un certain ressentiment. Bien ! Le Poufsouffle ne lui en voulait sûrement pas pour être le « Loup Marcheur », seulement la pilule Harry Potter avait dû difficilement passer. Le chemin du pardon promettait d'être long !
Quelques mètres sur sa droite, Sirius lui renvoya un sourire encourageant. Mais ce qui le surpris le plus, ne fut pas le perpétuel sourire éblouissant de Grindelwald – qui demeurait d'ailleurs le seul à être assis – ou encore l'air pensif de Lovegood, mais le regard évaluateur du Second de Griffondor. Étrangement, Remus Lupin semblait considérer son cas. Bien que James Potter ait montré un profonde inimité à l'encontre de l'ancien Serpentard, le châtain paraissait vouloir lui donner une chance.
Et bien, peut-être que tout n'était pas perdu après tout ! Peut-être le laisserait-on à nouveau jouir de sa liberté !
« Approche, Draco. »
Pénétrant un peu plus dans la pièce, le rôdeur entendit alors la porte se refermer derrière Weasley et Zabini. Dirigeant ses orbes gris vers Gellert Grindelwald qui venait de prendre la parole, le blond avisa alors seulement la silhouette de son ancien amant. Harry Potter se situait quelque peu en retrait, à l'extrême droite du salon du Second - soit face à lui -, son corps nonchalamment en appui sur le mur de la cheminée.
Face au silence de ses compères, le Serdaigle reprit finalement la parole.
« Harry, ici présent, apparemment sous tes ordres… »
Le docile émit un reniflement, alors que le blond refoulait un ricanement.
« …est revenu dans la nuit, ramenant avec lui la clé du Mur. »
Tout cela, Blaise le lui avait déjà dit. Draco hocha cependant la tête pour montrer son entendement.
« Nous allons donc procéder à l'Exode dès demain. », déclara le doyen des Alphas, ses yeux fermement plongés dans les siens. « Pour ce qui est de ton cas…et qui explique ta présence ici, aujourd'hui… ». Il fit une courte pause, avant de poursuivre le ton plein de sollicitude. « Draco, nous ne pouvons toujours pas te libérer. Nous ne possédons toujours aucune preuve de ton innocence, et tu nous as masqué ton identité pendant près de quatre ans. Sous ce constat, tu restes une menace potentielle. »
Incapable de maîtriser sa colère plus longtemps, l'ancien Serpentard poussa un grognement. Qu'est-ce que ce vieux fou lui chantait là ? Ils n'avaient pas le droit de le garder prisonnier ! Le Serdaigle venait de le dire lui-même : ils ne possédaient aucune preuve contre lui, et il leur avait offert cette foutue clé sur un plateau d'argent ! Que leur fallait-il de plus pour prouver son innocence ?
S'ils étaient si supérieurs à lui et si intelligents, pourquoi n'avaient-ils pas trouvé eux-mêmes où se trouvait cette clé ? Pourquoi n'étaient-ils pas allés eux-mêmes la chercher ? Que complotait Grindelwald ? Avec son air compréhensif et compatissant, avait-il seulement prévu un jour de le libérer ?
Indifférent au trouble envahissant du jeune dominant, le plus âgé poursuivit son discours.
« Cependant, nous te laisserons participer à l'Exode. Nous sommes tous désormais conscients du rôle que tu as joué dans la recherche de la clé, et nous ne pouvons donc t'abandonner ici, à ton propre sort. »
Trop aimable ! Ce vieillard complotait définitivement quelque chose ! Après plus de sept mois passés auprès d'Albus Dumbledore, Draco était passé maître dans l'art de débusquer la rouerie ! Ces deux-là se ressemblaient bien trop !
« Comme je le disais, le Comité s'éparpillera dès demain, pour que chacun rejoigne son territoire et organise les préparatifs de sa propre meute en vue de l'Exode. », énonça le Serdaigle.
Le rôdeur étouffa un reniflement.
« Et qui conduira, Griffondor ? » railla-t-il néanmoins. « Le territoire se trouve dans une situation plus que précaire, maintenant que son Alpha a disparu ! »
Fronçant les sourcils sous l'insulte, Remus Lupin lui répondit directement.
« Aux dernières nouvelles je suis toujours présent, jeune Malfoy. Et puis, tout comme Serpentard, Griffondor compte plus de trois meutes. Poudlard et Puddlemere fonctionneront très bien sans l'aval d'un « Grand » Alpha. L'Alpha de Griffondor intervient peu dans les affaires internes de ses cités, et opère plutôt dans des circonstances allant dans l'intérêt du territoire, comme sa sécurité ou son commerce avec ses voisins. Pour ce qui est de Godric's Hollow, je m'occuperai moi-même de son gouvernement temporaire. »
Draco approuva d'un hochement de tête. Le châtain avait bien plus de bon sens que son ancien supérieur. Enfin, restait à savoir si Griffondor, et surtout Godric's Hollow, tiendraient sans la présence d'un Alpha. Les combats promettaient de pleuvoir dans les jours à venir. Chaque dominant voudra réclamer la place vacante.
« Et puis, le peuple semble s'être amouraché du jeune Weasley, je pense donc qu'il pourrait me seconder dans cette tâche. », continua le Second. « Sans parler du jeune Potter. Le nom de James Potter impose toujours le respect parmi les Griffondors, et Harry en demeure son digne descendant. Il possède des compétences appréciées en médecine et surtout, il nous a rapporté la clé. Il est désormais considéré comme notre sauveur ! »
Le blond lança un sourire goguenard à son amant.
Sauveur, hein ?
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Suite à la réunion du Comité, comme prévu, Draco avait retrouvé ses « quartiers privés », la seule partie de la mairie que l'incendie avait épargnée. Et chacun des dignitaires avaient rejoint leur meute dès le lendemain. Décembre débutait paisiblement, tout comme les préparatifs de l'Exode.
À Godric's Hollow, chaque villageois avait été réquisitionné. Il fallait recueillir le plus de nourriture non-périssable possible, charger des dizaines, des centaines même, de charrettes de denrées qui veilleraient au bon déroulement de l'expédition. Des vêtements, des couvertures, des tentes. L'hiver avançait, et il serait rude. Des couteaux, des haches, des épées. On ne pouvait sous-estimer le danger. Le Grand Ouest demeurait un mystère. Remus espérait juste que ces armes ne se retourneraient pas contre les lycanthropes.
Puddlemere demeurant la meute de Griffondor se situant le plus à l'Ouest du territoire, il fut ainsi convenu que Poudlard et Godric's Hollow entameraient les premières leur long périple, et qu'elles rejoindraient les habitants de Puddlemere aux abords de la frontière de Poufsouffle.
Ce fut donc au doux matin du 21 décembre 213, que les villageois de la capitale de Griffondor, guidés par leur Alpha temporaire, Remus Lupin, quittèrent leurs foyers pour s'enfoncer au cœur de la forêt de Sinefine. Après des jours de neige, le ciel s'était enfin apaisé, sonnant par là-même le départ des troupes.
En temps normal, Puddlemere ne se situait qu'à quatre jours de marche de Godric's Hollow, cinq tout au plus seulement, la caravane comprenait des vieillards et des enfants, et ne pouvait ainsi s'imposer une telle allure. L'ensemble des Griffondors ne renoncerait donc définitivement à leur patrie qu'aux prémices de la nouvelle année.
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Perdue au milieu du convoi, quelques mèches de cheveux blonds s'échappaient d'une des capuches des voyageurs. Entourée de quatre soldats armés, la silhouette progressait au même rythme que les autres migrants, un faible nuage de buée se formant dans l'air à chacune de ses respirations. Enveloppé dans sa lourde cape d'hiver, Draco Malfoy ne pouvait se retenir de frissonner. L'hiver était loin d'être à son paroxysme seulement, les menottes qu'il portait chaque jour aux poignets l'empêchaient de fermer le manteau convenablement, et le métal glacial frottant contre sa peau, au moindre de ses mouvements, ne faisait rien pour le réchauffer. Mais l'ancien Serpentard supposait qu'il ne devait pas se plaindre, les Griffondors avaient été assez aimables pour couvrir l'argent de tissu, rendant l'attaque du métal contre son épiderme presque inoffensive. Cependant le blond supposait plutôt que le fait qu'il portait l'objet de torture depuis presque deux mois, avait quelque peu atténué son effet sur son organisme. Comme un drogué, le corps du lycanthrope, après avoir reçu sa dose quotidienne d'argent, n'en ressentait plus les effets à court terme.
Pour être honnête, le rôdeur s'ennuyait ferme. Voilà déjà trois jours qu'ils avaient quitté la capitale, et trois jours qu'il parlait à un mur ! Ses gardes semblaient trouver sa compagnie inintéressante, car ils ne répondaient à aucune de ses entrées en discussion et aucun des adorables Griffondors qu'il connaissait ne s'était soucié de lui « rendre visite ».
Sa vie avait vraiment pris un tournant catastrophique…
Ils leur restaient encore bien un mois avant d'atteindre la grande frontière Ouest, et alors seulement le véritable périple commencerait !
…et les choses semblaient loin de s'arranger !
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Le 30 décembre 213 vit l'arrivée à la frontière de l'ouest de Griffondor de la compagnie de Godric's Hollow, et la réunion des meutes de Lupin et de Wood. Se trouvant la plus éloignée, proche du territoire de Serpentard, Poudlard avait, semblerait-il, rencontré quelque retard. Ses voisines l'attendraient donc.
Alors que les habitants se préparaient à monter le camp, Harry Potter courait à travers les tentes du campement de Puddlemere. Cela faisait une éternité qu'il n'avait pas revu Hermione, et il n'avait qu'une hâte, pouvoir enfin lui parler.
Ce fut au détour d'une des tentures écarlates que les deux amis se rencontrèrent. Les bras chargés de seaux d'eau, la brune traçait son chemin entre les obstacles de toiles jusqu'à celle de l'infirmerie, lorsqu'elle tomba nez-à-nez avec le docile. Délaissant ses seaux, l'adolescente courut alors vers son ami pour se jeter dans ses bras.
« Harry ! »
Habitué par le comportement parfois impulsif de la jeune lycanthrope, le brun la rattrapa au vol pour la serrer contre lui.
« Hermione ! » se moqua-t-il.
Toutefois, la docile ne releva pas.
« Ça fait une éternité ! » s'exclama-t-elle. « Oh Harry ! Je suis si contente de te voir ! »
« Moi aussi, Mione. Moi aussi. »
Les deux amis restèrent quelques minutes ainsi, plongés dans l'étreinte rassurante des bras de l'autre, avant que la brune ne mette finalement fin au doux moment, en s'écartant du corps du garçon.
« Ha-Harry…je-je suis tellement désolée pour ton père et…ta mère… », confessa-t-elle les larmes aux yeux.
L'adolescent la reprit aussitôt dans ses bras.
« Ne le sois pas, Mione… », souffla-t-il contre son oreille. « Ce-ce n'est pas de ta faute… »
Il pouvait sentir l'humidité des larmes de la jeune fille contre sa chemise à travers sa cape entrouverte.
« … Et puis, il y a longtemps qu'ils n'étaient plus mes parents….hein ? »
Les sanglots de la brune redoublèrent.
« Arrête de dire de telles choses, imbécile ! » le punit-elle en frappant faiblement sa poitrine de son poing. « Je sais très bien qu'ils comptaient encore beaucoup pour toi ! Tu peux tromper tout le monde, Harry Potter mais tu ne peux me tromper, Moi ! »
Le lycanthrope laissa alors l'adolescente pleurer contre lui tout son saoul, alors que de fines perles d'eau s'écoulaient silencieusement de ses propres orbes. Des fins flocons de neiges vinrent bientôt se joindre à leur douleur.
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Le mois de janvier se révéla encore plus glacial que le précédent, mais le pire restait à venir. Février demeurait le mois le plus froid de l'année au sein des quatre territoires.
Remus Lupin avait dit vrai. Sitôt le convoi eut-il quitté la frontière que les Griffondors reportèrent leur attention sur Harry Potter. Leur sauveur. L'histoire de la clé avait rapidement fait le tour du territoire, et les loups-garous le considéraient désormais tel un envoyé de la Déesse Lune. « Peut-être, était-ce lui l'enfant de la prophétie ? », soufflait-on. Après tout, le brun était issu d'une grande famille d'Alpha, qui l'avait quelque peu rejeté lorsqu'il était devenu un docile, et il devait désormais faire face à la mort de ses deux parents. Et surtout, il leur avait rapporté la clé. Autant de coïncidences n'existaient pas, il devait être le réel Fils de la Lune !
Harry s'était ainsi vu attribué une place à l'avant de la troupe, aux côtés des Alphas. Étonnamment, ceux-ci le consultaient régulièrement, avec ce qui semblait être de la sincérité. Ignorant de la marche à suivre dans une situation d'exode, le docile tentait cependant du mieux possible de leur offrir son opinion. Heureusement, son parrain demeurait présent pour appuyer lorsqu'il le fallait ses idées, ou le réorienter implicitement !
Ronald Weasley avait été déchargé de la surveillance du prisonnier, et assurait désormais la sécurité du convoi. Son acte d'héroïsme, lui avait valu l'admiration de nombre de ses congénères, et une montée en grade au sein de la garde. Désormais, le roux participait ainsi à la planification des itinéraires, et dirigeait les forces armées tel un général.
Comme prévu, après une marche pénible de plus d'un mois au cœur d'une Sinefine enneigée, le peuple de Griffondor atteignit finalement l'orée de la forêt sans fin aux premières lueurs du mois de février. Et tout comme ses prédécesseurs, il resta scotché face au spectacle du Mur. Qui avait dont pu bâtir pareille construction ? Étaient-ce réellement des lycanthropes ? Le Premier était certainement impressionnant !
Étonnamment, les nouveaux arrivants y rencontrèrent la troupe de Serdaigle, qui campait déjà sur la plaine dans l'ombre intérieure du Mur. Les Sudistes y installèrent, à leur tour, leur propre campement, prenant la décision de se reposer quelques temps avant d'aller explorer le Grand Ouest.
Les portes, elles, demeuraient grandes ouvertes. Se trouvant le territoire le plus proche de l'imposante construction, Poufsouffle s'était vu confiée la clé en or. Diggory et ses gens avaient d'ailleurs franchi le Mur depuis bien deux semaines.
Serpentard, en revanche, se situait à l'extrême Est des quatre territoires, et n'arriverait donc, sans doute pas avant plus d'une semaine au Mur de l'Ouest.
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Entouré par deux gardes, les menottes attachées à un arbre à l'orée de la forêt, reposant à même le sol boueux, Draco Malfoy maudissait les Griffondors. Pour un peuple prônant soit disant la justice, ils faisaient peu cas des prisonniers !
Alors qu'il ressassait ses sombres pensées, un raclement de gorge sortit l'ancien Serpentard de sa torpeur. Relevant la tête d'agacement, le blond se retrouva face à la silhouette d'Hermione Granger. Celle-ci le dominait de toute sa hauteur, une gamelle contenant la ration du soir du prisonnier à la main. Quelque peu paniqué, le dominant avala péniblement sa salive. Honnêtement, depuis que son identité avait été révélée - et d'ailleurs même avant -, le rôdeur redoutait de rencontrer à nouveau la fille du Second de Puddlemere. Après tout, il avait tout de même refusé la proposition d'union du père, et il demeurait loin d'être inconscient des sentiments que la jeune louve éprouvait à son égard. Et aujourd'hui était pour ainsi dire la première fois qu'il revoyait la brune depuis son rejet et sa légère fuite. Qu'avait-elle ressenti en apprenant qu'il l'avait rejetée ? Et en découvrant qu'il était en réalité, Draco Malfoy, un Serpentard ? Allait-elle le frapper ? ou pire encore, tenter de le castrer ?
L'adolescente le dévisageait attentivement de ses perles noisette. Draco s'empressa aussitôt de retrouver un visage impassible toutefois, s'il en jugeait par le petit sourire que lui adressait désormais la brune, elle avait clairement eu le temps de se rendre compte de son trouble.
« Draco Malfoy ? » demanda-t-elle, rhétoriquement.
Le blond se contenta de la fixer à son tour.
« Je suis très heureuse de te rencontrer enfin, Draco ! »
Placide, le dominant ne bougea pas le moindre muscle.
« Tu sais, j'ai appris de nombreuses choses sur toi, Draco. Hormis le fait que tu sois le « Loup Marcheur », bien sûr ! Cela, tout le monde le sait déjà ! » se moqua-t-elle, faussement. « En fait, j'ai été assez étonnée, lorsque j'ai appris que tu avais couché avec mon meilleur ami ! Mon meilleur ami, Harry Potter. C'est fou comme le monde est petit, n'est-ce pas ? » gloussa-t-elle.
Ça ne sentait vraiment pas bon ! Ça commençait toujours comme ça, d'abord le ton léger, et puis…
« Tu aurais dû me dire clairement que tu n'étais pas intéressé par moi, Draco. », déclara-t-elle le ton étrangement calme. « Honnêtement, je ne suis pas désespérée au point de courir après un dominant qui ne veut pas de moi ! »
Le blond haussa son sourcil droit, perplexe. Vraiment ? Elle lui pardonnait aussi facilement ?
La brune poussa un petit soupir. Non ! Il y avait définitivement anguille sous roche !
« Mais…Harry… », ricana-t-elle désabusée.
Draco déglutit nerveusement. Était-ce le moment où elle allait le castrer ?
« J'avoue avoir été assez surprise ! » commenta-t-elle. « Je veux dire, pas qu'Harry ne soit pas un docile séduisant, mais je ne vous voyais pas finir ensemble ! Vous êtes juste…tellement différents. »
La docile le faisait languir. Voulait-elle l'endormir pour ensuite l'attaquer par surprise et lui assener le coup fatal ? Depuis quand les Griffondors étaient devenus des Serpentards ?
« Est-ce pour Harry que tu es parti ce jour-là, Draco ? » continua-t-elle, ignorant totalement le trouble que tentait désespérément de cacher le rôdeur.
Ne jamais montrer ses faiblesses, où ton adversaire pourrait aussitôt s'en repaître !
« J'avoue n'y avoir pas fait attention au début… », exposa l'adolescente. « Mais tu as soudainement montré un vif intérêt… pour lui, lorsque je t'ai parlée de lui après avoir reçu sa lettre. Désirais-tu le revoir, Draco ? »
La brune fronça alors les sourcils.
« Votre relation ne m'avait pourtant pas paru être d'une telle nature. Si je ne trompe pas, la dernière fois que vous vous étiez rencontrés, demeurait pendant la Cérémonie de la Lune de 206, et tu avais été particulièrement odieux à son égard ! Alors, pourquoi vouloir le revoir ? » l'interrogea-t-elle sincèrement curieuse.
Devant le silence du plus âgé, elle reprit la parole, un sourire amusé aux lèvres. Aussi bornés et aveugles, l'un que l'autre, hein ?
« Savais-tu qu'Harry t'a longtemps vénéré, Draco ? » railla-t-elle. Elle pouvait bien se venger un peu, n'est-ce pas ?
Quittant son masque d'impassibilité, l'ancien Serpentard lui renvoya un regard profondément surpris. Résistant ardemment face à l'intensité de ses incroyables perles métalliques, la brune réussit à conserver son sourire narquois.
« Après qu'il t'ait rencontré à sa première cérémonie de la Lune, il ne parlait plus que toi. Enfin…jusqu'à ce que tu ne brise toi-même le mythe à partir de là, je crois qu'il t'a plutôt détesté ! Ironique, n'est-ce pas ? » ricana-t-elle. « Dans tous les cas, que cela soit le désir et l'admiration ou la haine et la colère, Harry a toujours ressenti de forts sentiments à ton égard. »
Complètement estomaqué, le blond affichait désormais un air aussi intelligent qu'un poisson dans son bocal.
« Tu parais étonné ? Est-ce parce que tu ne croyais pas Harry digne d'amour ? … ou parce que c'est moi qui vient te faire part de ses sentiments ? » le questionna la Griffondor.
Poussant un profond soupir, elle prit soudainement une expression sérieuse.
« Harry est mon meilleur et unique ami, Malfoy. Bien que ton rejet m'ait fait énormément de mal, je suis bien consciente que je ne peux pas te forcer à aimer et puis, Harry compte beaucoup pour moi. Il est comme le frère jumeau que je n'ai jamais eu ! » s'exclama-t-elle.
La tension habitant le corps du vagabond s'apaisa légèrement. Ses parties étaient-elles donc sauvées ?
L'adolescente s'accroupit alors soudainement devant le dominant pour prendre fermement son visage en coupe. Ses prunelles noisette fermement plongées dans les siennes, séparées par moins d'une dizaine de centimètres, elle lui susurra le ton doucereux.
« Alors je te le dis, car il n'osera jamais le faire, et parce que cet idiot, ignore même sans doute encore ses propres sentiments, Harry t'aime Malfoy !...alors tu n'as pas intérêt à le blesser ! »
La castration demeurait peut-être bien de retour finalement !
« Pour être tout à fait honnête, je sais que tu fais partie du convoi de Griffondor depuis déjà quelques semaines maintenant… », concéda la brune, « …seulement, je craignais quelque peu de te faire face. J'avais peur que mes sentiments à ton égard, me poussent à faire quelque chose de…stupide. Et puis, j'étais sans doute encore un peu lâche pour vouloir te laisser à Harry. Mais, maintenant que je te vois face à moi, je me rends compte que nous sommes sans doute encore plus différents que toi et Harry. » Elle fit une courte pause. « Je pense que comme Harry lors de votre première rencontre, je t'avais quelque peu idéalisé, et aujourd'hui tout cela me revient en pleine figure ! Tu es fier et droit, et j'aimais beaucoup cela chez toi mais lorsque j'écoute Harry parler de toi, je me rends compte que tu es également fourbe et moqueur, et je ne suis pas sûre de réellement chercher cela chez un dominant ! »
Desserrant sa prise sur les joues et la mâchoire de l'ancien Serpentard, l'adolescente lui adressa un sourire faible mais sincère.
« Je te confie donc Harry, ne fais pas l'erreur de passer à côté de lui, Draco ! Toutefois, notre cher petit brun a lui aussi son caractère, alors soit bien accroché, car si tu veux le récupérer, tu vas devoir ramer dès aujourd'hui ! » railla-t-elle. « Je suis sûre que vous êtes faits l'un pour l'autre, et qu'il est exactement celui qu'il te faut. Mais tu vas devoir en convaincre Harry désormais ! Courage ! »
Ricanant légèrement, Hermione se releva lentement avant de faire demi-tour. Cependant, elle fit soudainement volte-face au bout de quelques enjambées.
« Oh ! Et Draco ! Te voir ainsi enchaîné et si misérable, fait un bien fou à mon amour propre ! » lui renvoya-t-elle les yeux brillants.
La brune se retourna alors pour de bon, adressant un dernier signe de main au prisonnier.
« Bon appétit, Malfoy ! »
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Après trois bons jours de repos, Serdaigle franchit enfin la Grande Porte, rapidement suivis par ses voisins du Sud. Les deux caravanes avaient décidé de se déplacer conjointement. Les lycanthropes furent déçus en s'apercevant que le paysage à l'extérieur du Mur demeurait en tout point semblable à celui à l'intérieur. Aucune des rocambolesques théories de Dean Thomas et Charlie Weasley ne s'avérait heureusement – ou malheureusement ? - exactes. Aucune trace de dragons, d'extraterrestres aux cheveux roses cannibales ni même d'humains. Tel un miroir, au dehors, la plaine entourant la construction s'étendait également sur une dizaine de kilomètres avant de laisser place à une forêt de chênes.
Les loups-garous marchèrent ainsi pendant plus d'une semaine, puisant peu à peu dans leurs réserves. Dans les bois, la nourriture demeurait de plus en plus rare, et le froid, lui, de plus en plus implacable. Les plus faibles commencèrent peu à peu à tomber comme des mouches. Les vieillards, les enfants… et ceux contaminés par Vulneris ne faisaient pas de vieux os.
À l'aube du septième jour, les chênes commencèrent peu à peu à décroître pour se voir remplacés par des épicéas, et la couche de neige s'épaissit soudainement. Des éclaireurs furent ainsi envoyés au sommet des arbres pour prendre compte de l'ampleur de ce soudain changement et décider de la marche à suivre. Il apparut alors que les Monts du sud de Griffondor se poursuivaient jusqu'au Grand Ouest. Le convoi décida donc d'éviter le Sud à tout prix et de conserver leur cap sur l'Ouest.
Au sein de la caravane, Draco avait finalement trouvé de la compagnie en la personne d'Hermione Granger. Depuis leur « explication », celle-ci venait régulièrement lui « rendre visite », et l'ancien Serpentard n'avait jamais été si heureux que la brune partage avec lui son savoir. Le voyage se faisait de plus en plus fatiguant, le froid de plus en plus mordant, et il avait peur d'arborer bientôt des engelures aux mains. Bien heureusement, la docile lui tenait compagnie, l'empêchant de sombrer dans la folie et le désespoir que lui procuraient le mutisme de ses « gardes du corps ». Et elle lui avait même confectionné des gants ! Bon, ils manquaient cruellement de sens esthétique, mais Draco s'en contentait fort bien !
Harry, lui, avait quitté depuis bien longtemps l'avant du convoi pour rejoindre les charrettes de soins à l'arrière. La neige et le froid avaient fini par avoir raison de certains des métamorphes, et Edward était de ceux-là. Le brun passait donc désormais son temps à veiller au bon rétablissement de son jeune frère et des autres malades.
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Alors que le médecin épongeait doucement le front couvert de fièvre de son cadet, un grand bruit en amont de la caravane lui fit interrompre son geste. Étonné, le brun écarta lentement les tentures de la charrette pour se rendre compte que ses congénères se ruaient vers l'avant du convoi. Les sourcils froncés, curieux, le docile sauta souplement dans la neige, une gamelle d'eau où reposait le linge toujours à la main. Il intercepta alors un dominant qui remontait la procession pour s'enquérir auprès de lui de la situation.
« Un des chariots, un peu plus à l'avant, s'est effondré. Sa roue s'est coincée entre deux rochers, et elle est complètement brisée. Nous devons rapidement la changer afin de pouvoir repartir au plus vite ! » répondit le plus âgé.
Harry hocha la tête dans un signe d'assentiment, et relâcha par là-même sa prise sur le manteau du lycanthrope. Se retournant pour continuer son exercice auprès de son malade, le docile fit quelques pas en direction de l'infirmerie itinérante, avant de faire brusquement volte-face. Le brun s'éloigna alors lentement de la caravane pour ramasser un peu de neige fraîche et pure entre les arbres. Un peu d'eau ferait sans nul doute du bien à ses malades ! Et il n'y avait rien de mieux qu'un peu de neige pour faire tomber la fièvre ! Harry devrait seulement attendre qu'elle fonde un peu pour ne pas provoquer de choc thermique auprès de ses patients. Pivotant pour rejoindre la charrette, le Griffondor reçut brutalement un poids en pleine poitrine. Le choc lui fit faire un vol plané pour atterrir quelques mètres plus loin contre le tronc d'un feuillu pour le moins dénudé. Sonné, ôtant péniblement la neige qui recouvrait son visage, les orbes émeraude du brun découvrirent la silhouette d'un loup…non, d'une louve au pelage aussi sombre que le sien, qui s'approchait lentement de lui.
Qui était donc cette lycanthrope ? Et qu'est-ce qu'elle lui voulait, bon sang !
Au fur et à mesure qu'elle se rapprochait, la louve reprit forme humaine, et Harry se retrouva face à la plus belle femme qu'il n'ait jamais vu. Assez grande, de longs cheveux noir de jais ondulés qui dégringolaient sur ses épaules nues, une peau d'une extrême pâleur, un corps aux formes voluptueuses, des lèvres pulpeuses écarlates et enfin une paire d'obsidiennes en guise d'yeux. La brune avait dû faire tourner la tête de bien des loups ! Une fois arrivée à sa hauteur, la femme ne laissa pas une seule seconde au Griffondor pour récupérer de sa précédente attaque, et se jeta violemment sur les genoux de l'adolescent pour s'emparer fermement de son cou.
« Bonjour Bébé Potter ! Je suis enchantée de te rencontrer ! »
La voix de l'inconnue demeurait aussi sensuelle que son physique.
Encore dans les vapes suite au choc qu'il avait reçu à la tête lors de son atterrissage contre l'arbre, Harry ne put que lever les mains en l'air pour tenter vainement de briser l'étau qui enserrait son cou. Seulement la docile s'avérait puissante, et resserrait chaque seconde un peu plus sa prise sur le pauvre orphelin.
« Tu n'es pas très poli, petit Griffondor ! Ne sais-tu pas ce qu'il faut répondre à une Dame lorsqu'elle te salue ! » railla-t-elle. « Enfin ! Je suppose qu'il ne faut pas s'attendre à grand-chose venant des Griffondors ! »
Un sourire machiavélique recourba soudainement ses lèvres.
« Dis-moi, Harry, à quel point ce cher Draco tient-il à toi ? » lui susurra-t-elle en rapprochant son propre visage de celui du brun. « Que penses-tu qu'il fera lorsqu'il se rendra compte que j'ai tué son compagnon ? »
La louve partit alors dans un grand éclat de rire à vous glacer le sang.
Le visage bleuit, les yeux injectés de sang, l'intensité du regard de l'adolescent ne faiblit pourtant pas. Un mince sourire tremblant vint alors prendre possession de ses propres lèvres. Interloquée par l'assurance de son adversaire, l'assaillante fronça les sourcils.
« Il-Il te tuera ! » souffla-t-il finalement, plein de défi. Des étoiles dansaient désormais devant les yeux du Griffondor, et il était sûr de ne plus tenir bien longtemps. Encore quelques secondes et il rejoindrait ses parents auprès de la Déesse Lune.
Étonnamment, la louve sembla considérer les mots de son interlocuteur, l'espace d'une seconde, avant qu'elle n'éclate finalement à nouveau de rire.
« Penses-tu vraim… »
Seulement une masse à la fourrure dorée venant de la droite l'empêcha de finir sa phrase. Le regard trouble, le Griffondor localisa une deuxième louve, de taille légèrement plus petite, qui plaquait le corps de la brune contre le sol enneigé. Les crocs profondément enfoncés dans la gorge de son adversaire, la nouvelle venue possédait clairement l'avantage. Si ce n'était sa position dominante, les gémissements de douleur de sa victime en attestaient.
Plongé dans une quinte de toux face à l'air qui venait soudainement d'envahir à nouveau ses poumons, le Griffondor évaluait le corps de l'assaillante à travers sa vision altérée par l'asphyxie.
Qui était cette louve ? Et combien de lycanthropes allaient encore surgir de ces foutus arbres ?
Il eut sa réponse, lorsqu'une nouvelle silhouette lupine au pelage chocolatée rencontra le flanc de la louve dorée pour l'envoyer valser plus loin dans la neige. Celle-ci eut tout juste le temps de pousser un faible couinement, avant que le dominant ne fourrage rageusement dans sa chair.
Mince ! il devait faire quelque chose ! Certes, il ne connaissait pas la louve, mais celle-ci venait de lui sauver la vie ! Il ne pouvait juste pas la laisser mourir devant ses yeux !
Combattant la fatigue et la souffrance physique, le docile tenta tant bien que mal de se transformer. Mais son corps ne paraissait plus vouloir lui répondre… Gagné par la frustration, le brun se mordit violemment la lèvre inférieure. Un éclair de douleur traversa alors son corps, rendant sa vue soudainement plus nette.
Bien ! Juste un petit peu plus et il y serait ! Il demeurait bien trop faible pour se battre, mais il ferait tout pour se transformer, et ainsi prévenir les autres.
Enfonçant profondément ses ongles dans la paume de ses mains, le Griffondor poussa un gémissement de douleur.
Brillant ! Maintenant, ses poumons et sa gorge le brûlaient un peu plus !
Toutefois cette nouvelle vague de souffrance sembla donner à son corps le petit coup de punch qu'il attendait. Puisant dans ses maigres ressources, celui-ci se changea doucement. Ses membres s'allongèrent, ses os craquèrent, et son museau vint percer son visage, avant qu'une douce et drue fourrure ébène ne vienne recouvrir le tout. Se relevant lentement sur ses deux pattes antérieures, le loup redressa alors sa truffe vers le ciel avant d'hurler pitoyablement à la Lune – bien que pas encore présente ! -. Seulement cela sembla suffire à attirer l'attention de Tom Lestrange, et alors que le Serpentard s'avançait vers lui, délaissant sa proie, Harry espéra fortement que cela ait également suffit à prévenir ses compagnons.
Le Griffondor demeurait complètement piégé. Le dominant se situait désormais seulement à quelques pas, face à lui, et le tronc du chêne dans son dos, lui empêchait toute retraite dans la forêt. De toute façon, la fuite se serait avérée bien compliqué pour Harry. Il tenait à peine sur ses pattes, et respirait déjà comme un bœuf. Alors, comment aurait-il bien pu s'échapper !
Vraiment ! Pourquoi les dominants n'étaient-ils jamais là lorsqu'on avait besoin d'eux !
Plaquant son corps au sol dans une position défensive, le plus jeune commença à grogner. Cela parut amuser fortement le Second d'Hangleton, qui retroussa aussitôt ses babines, ses orbes brillants de cruauté. Les perles onyx semblaient dire au brun : « Je ne vais faire de toi qu'une bouchée ! », et celui-ci n'en doutait nullement !
Pourquoi avait-il eu cette idée, déjà ? Sauver une étrangère ? Et bien… ce n'était définitivement pas la plus brillante de ses idées !
Le dominant ouvrit lentement sa gueule pour exposer ses crocs, avant de la refermer en se pourléchant les babines. Luttant pour ne pas détourner le regard, Harry tenta de faire appel à son courage de Griffondor.
Bon ! Il avait gagné des combats contre des dominants, aujourd'hui ne pouvait pas être pire qu'un autre ! Enfin…. Sauf que la dernière fois il avait dix ans, et l'autre lycanthrope n'avait que deux ans de plus que lui ! Aujourd'hui, il se retrouvait face à un spécimen - plutôt imposant il fallait le dire – de loup-garou adulte, et il possédait à peine la force de tenir debout ! Harry voulait bien être optimiste, mais là, vraiment….il n'y avait aucune chance qu'il s'en sorte !
Le plus âgé sembla en avoir marre d'attendre, et se décida à attaquer lui-même en premier. Esquivant de justesse la gueule plongeante du plus grand, le Griffondor bondit abruptement sur la droite. Cependant, son attaquant ne lui accorda aucun répit, s'élançant à nouveau à sa rencontre. Évitant une seconde fois la mâchoire destructrice de son adversaire, Harry atterrit précairement sur ses quatre pattes. La neige demeurait bien trop épaisse, et les foulées du docile s'y enfonçaient profondément. Récupérant finalement son équilibre, le Griffondor recula souplement en arrière pour échapper à une nouvelle attaque de son ennemi. Il s'était désormais rapproché du convoi, et il espérait fortement qu'un de ses compatriotes ne tarderait pas à arriver. Le Serpentard parut lire dans ses pensées, car il se jeta à nouveau sur lui, comme pressé d'en finir. Bondissant à nouveau en arrière, le docile se heurta brusquement à la roue d'une charrette, et perdit quelques secondes sa balance. Seulement ces quelques secondes suffirent au dominant pour enfoncer ses griffes dans son flanc à découvert. Gémissant de douleur, l'adolescent s'effondra sur le sol boueux.
Fier de sa « victoire », Thomas Lestrange s'avança vers le Griffondor dans le but de l'achever, toutefois celui-ci ne lui en laissa pas le temps, roulant sur son flanc droit non-lésé. Se relevant péniblement sur ses quatre pattes, le plus petit gronda à nouveau à l'adresse du dominant. Humilié et rageur, celui-ci fonça à nouveau sur son adversaire. Pour qui se prenait ce stupide docile ? Se croyait-il à même de le battre, lui, un dominant ? Lui, le Second d'Hangleton et fils de la Grande Prêtresse de Serpentard ? Lui, le prochain Alpha de Serpentard ? Il allait apprendre à cet insignifiant docile qu'on ne se moquait pas impunément de Lui !
Protégeant son flanc gauche blessé, le brun s'aida de la boue glissante pour s'éloigner de son adversaire. Se défendre ne suffirait pas. Personne ne semblait pressé de venir lui donner un coup de main, et le dominant s'impatientait. La rage de l'étranger transparaissait à travers la tension de son corps, et ses actions de plus en plus brutales. Harry, lui, faiblissait de plus en plus, et il perdait beaucoup trop de sang. Il perdrait bientôt l'avantage de son agilité, ses mouvements se faisant de plus en plus lents. Il n'y avait plus une minute à perdre. Il devait attaquer, et attaquer maintenant !
Fort de sa résolution, le loup ébène fonça droit sur le Serpentard. Surpris, celui-ci resta scotché l'espace d'une demi-seconde, mais celle-ci fut suffisante pour permettre au Griffondor de bondir sur son adversaire d'une puissante propulsion de ses pattes postérieures. Allongeant son corps au maximum, le docile atterrit finalement sur le dos du lycanthrope. Plantant profondément ses griffes avant et arrière dans la chair des flancs du Second d'Hangleton, le plus jeune ouvrit grand la gueule et enfonça férocement ses crocs dans le flanc droit de son ennemi. Poussant un gémissement de douleur, celui-ci essaya tant bien que mal de se débarrasser de son assaillant. Il ruait en tous sens, mais le médecin ne semblait pas vouloir lâcher prise. Pour qui se prenaient tous ces dociles, bon sang ! Déjà la deuxième fois qu'un docile osait se jeter ainsi sur son dos ! Depuis quand les faibles dociles attaquant les dominants étaient-ils devenus monnaie courante ?
Frustré de la prise inflexible du brun, Thomas Lestrange commença à courir pour finalement se stopper abruptement devant un des feuillus. Emporté par l'élan, le corps du Griffondor alla brutalement s'écraser sur le tronc de l'arbre. Sonné, le docile ne put que laisser son adversaire s'approcher, les babines retroussées. C'était la fin… Il avait lutté, et le résultat était finalement tombé. Un docile ne pouvait battre un dominant ! Cela demeurait tout simplement contre nature. Les dominants s'avéraient physiquement plus forts, comment un docile pouvait-il avoir la moindre chance contre eux ? Il avait vécu sa vie, fidèle à ses idéaux, et la Déesse Lune semblait lui renvoyer sa propre bêtise en plein visage. Un docile était destiné à courber l'échine toute sa vie. Peu importe qu'il est trouvé cette foutue clé, ou qu'il soit le fils de l'Alpha décédé de Griffondor, il demeurerait toujours inférieur à un dominant. Rien ne pouvait changer cette vérité. Le brun espérait juste qu'Ed ne serait pas trop triste de sa disparition, et que les Weasleys ou une autre famille s'occuperaient attentivement de lui. Ed se révélait pour l'instant quelque peu sensible et peureux, mais Harry était sûr qu'il deviendrait un fier et puissant dominant. Le sang ne trompait pas après tout. S'il s'était lui-même avéré être un docile, il ne pouvait pas en demeurer de même pour Edward. La malédiction ne frappait jamais deux fois au même endroit, pas vrai ? Résigné, à son propre sort, Harry ferma les yeux dans un dernier signe de rémission. Il ne voulait pas voir son ennemi déchirer ses entrailles. Cela ferait sans doute un spectacle abominable.
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Pressés autour du chariot accidenté, les lycanthropes essayaient tant bien que mal de remonter une roue sur l'essieu. Un hurlement lupin vint alors briser l'agitation du convoi de Griffondor. Détournant ses orbes métalliques des réparateurs, Draco se précipita brusquement vers l'arrière de la caravane.
« Draco, attends ! » l'appela Hermione.
« Malfoy ! » s'horrifia un garde.
Mais l'ancien Serpentard les ignora superbement. Ce cri, il le connaissait. Il l'avait entendu pour la première fois, il y a plus de douze ans de cela, alors qu'un petit garçon appelait désespérément ses parents. Harry. Harry était en danger…. Et il devait aller le sauver !*2
Le blond accéléra progressivement l'allure pour finalement se mettre à courir. Son cerveau semblait s'être mis en position pause, alors que son instinct animal se rappelait à lui. Il devait protéger Harry à tout prix !
Les charrettes défilaient les unes après les autres devant lui et toujours aucun signe d'Harry et du chariot de l'infirmerie. À quel point ce convoi pouvait-il être long ? Poussant un grognement de frustration, le dominant s'intéressa alors à ses menottes. Lorsqu'il aurait enfin retrouvé le docile, il aurait sans doute besoin de se battre et/ou de se transformer, mais avec cette foutue ferraille aux poignets, ses mouvements se verraient plus que restreints ! Se pinçant les lèvres en prévention de la douleur qui allait suivre, l'ancien Serpentard ralentit légèrement l'allure pour écarter avec force ses avant-bras l'un de l'autre. La chaîne reliant les deux anneaux métalliques se tendit progressivement, alors que les veines des bras du loup-garou se faisaient de plus en plus saillantes, et que la fine peau de ses poignets se faisait ronger par la brûlure de l'argent. Un pli de concentration barrait le front du rôdeur, et son visage suait sous l'effort. Un mince filet écarlate commença à s'échapper de la lèvre du blond, lorsque la chaîne se rompit finalement. S'arrêtant pour reprendre doucement son souffle, Draco essuya le sang maculant sa bouche d'un revers de la main avant d'afficher un large sourire victorieux. Il avait eu raison de ces foutues menottes, et il était désormais libre de bouger à sa guise !
Reprenant sa course à pleine vitesse, il fallut peu de temps au dominant pour distinguer enfin la silhouette du brun. Sous forme lupine, affalé contre un arbre, le docile se voyait dominer par un loup chocolat. Un loup que Draco connaissait bien. Thomas Lestrange.
Grondant du plus profond de sa gorge, l'ancien Serpentard s'élança brutalement vers les deux lycanthropes. Projetant soudainement ses mains en avant, comme mimant une roulade, le blond se changea en plein vol. Son corps d'humain s'allongea alors quasi-instantanément tandis qu'une fourrure immaculée commençait déjà à recouvrir son épiderme. À peine les pattes antérieures du loup ivoire eurent-elles touché terre, qu'il se jeta violemment sur le Serpentard.
Enragé, le rôdeur rencontra brutalement la silhouette de son ennemi. Surpris, celui-ci alla s'échouer quelques mètres plus loin dans la neige. Se redressant finalement sur ses quatre pattes, le Second de Hangleton dévisagea glacialement le nouveau venu. Comment Malfoy osait-il intervenir dans son combat ? Il avait presque achevé le docile insolent !
Le loup ivoire ne laissa pas une seconde de plus à son ennemi, fonçant déjà sur lui. Protégeant son flanc blessé, Lestrange tenta d'esquiver l'attaque par la droite seulement, le vagabond semblait s'être rendu compte de son état, et avait déjà anticipé son mouvement. Le choc fut donc frontal. Malfoy plongea tous crocs dehors, prêt à porter un coup dur ni ce n'est fatal à son adversaire. Ouvrant sa gueule en tandem, le Serpentard rata néanmoins sa cible, ses canines effleurant seulement la fourrure immaculée. Ce ne fut toutefois pas le cas du loup blanc, dont les crocs acérés se refermèrent voracement sur la gorge de son opposant, perforant habilement la carotide. Le fils de la Prêtresse voulut alors s'écarter, cependant Draco ne lui en laissa pas l'occasion, maintenant efficacement sa prise sur le brun. Implacable, tel un vampire, le blond semblait vouloir avaler la moindre goutte du liquide vital du Second.
Le prisonnier relâcha finalement sa prise au bout de quelques minutes qui parurent des heures à sa victime. Totalement affaibli, le regard vague, le loup chocolat s'écroula alors dans la neige. Les babines retroussées en un sourire cruel, le museau écarlate, Draco dominait totalement le perdant. Le déplacement rapide d'une fourrure grise fut néanmoins intercepté par son œil droit, venant troubler son euphorie.
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Ses yeux s'ouvrirent soudainement sur le ciel gris d'hiver. Où se trouvait-elle donc ? Clignant rapidement des paupières sous l'éblouissement de ce paysage bien trop lumineux, elle finit par détourner le regard. Ses obsidiennes se posèrent alors sur sa gauche. La silhouette d'un loup reposait quelques mètres plus loin dans la neige. Inspectant plus attentivement la forme, Bellatrix se rendit compte qu'elle connaissait parfaitement l'individu, ou devrait-elle dire la docile ? Narcissa Malfoy, sa chère sœur cadette, gisait baignant dans son sang, sur le sol neigeux des terres du Grand Ouest. Toutefois, rien ne prouvait que la louve soit belle et bien morte…
Tournant cette fois-ci, sa tête vers la droite, la brune découvrit la figure lupine de son fils unique en plein combat avec le fils Malfoy. Harry Potter reposait un peu loin contre le tronc d'un arbre. Bien ! C'était le moment ou jamais ! Il fallait agir au plus vite, pendant que les autres lycanthropes demeuraient bien trop occupés pour se soucier de ses propres agissements !
Se retournant péniblement sur son flanc gauche, puis sur le ventre, la Grande Prêtresse envisagea de ramper jusqu'à la silhouette de sa cadette. Toutefois, son corps protesta quelque peu. La blonde n'y était pas allée de main morte, et avait littéralement lacéré sa gorge. Du sang s'échappait ainsi à profusion de son cou à chacun de ses mouvements, et encombrait sa bouche. Crachant son propre flux vital à chacune de ses avancées, la brune poursuivit néanmoins son entreprise. Elle allait mourir ici et aujourd'hui, de toute façon autant s'assurer qu'elle ne serait pas la seule à rejoindre ce soir les cieux.
Narcissa ne se situait plus qu'à une trentaine de centimètres, encore un petit effort, et elle pourrait statuer de l'état de la femme de l'ancien Alpha de Serpentard. Et si elle s'avérait vivante…elle s'assurait elle-même de mettre fin à ses jours. Un sourire cruel vint naître sur ses lèvres à cette pensée. Narcissa Malfoy quitterait définitivement le monde des vivants, aujourd'hui ! Rien ne pouvait être plus jouissif ! À part peut-être la mort de son bâtard de fils unique ! Enfin…Tom se chargerait de lui ! Bientôt la famille des fiers Malfoys se retrouverait éradiquée, et plus aucun de ces chiens ne viendrait souiller cette terre !
Bien ! plus qu'une dizaine de centimètres, et elle y était. Puisant dans ses dernières forces, la docile se tracta un peu plus en avant. Voilà, elle y était ! Tendant sa main pour toucher la figure lupine dorée face à elle, Bellatrix stoppa soudainement son geste à mi-parcours. Elle poussa alors un cri étouffé, qui résonna aux oreilles des lycanthropes présents comme un horrible gargouillement. Bellatrix Lestrange s'était vu brisée les cervicales, et ses orbes onyx fixaient désormais à tout jamais l'étendue neigeuse l'entourant. Ôtant lentement son pied du haut de la colonne vertébrale de la docile, Walden McNair lui dédaigna le moindre regard, pour venir aussitôt s'agenouiller au-dessus de la silhouette de la louve au pelage doré. Avisant les yeux éteints de l'animal, l'Alpha avança doucement sa main du museau de la morte pour venir plonger, presque religieusement, ses doigts dans la fourrure pelucheuse. Une larme solitaire quitta alors les prunelles claires du Serpentard pour venir humidifier les poils de la femelle.
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Délaissant la silhouette pitoyable du Second d'Hangleton, Draco Malfoy reporta son attention sur le nouveau venu. Que faisait Walden McNair ici ?
S'approchant précautionneusement de l'Alpha de Serpentard, le blond perçut rapidement la tension habitant ses épaules. Est-ce que le lycanthrope tremblait ? Impossible ! S'avançant un peu plus, le rôdeur tenta d'aviser l'identité de la silhouette que le dominant tenait aussi attentivement dans ses bras. Une foulée après l'autre, la forme d'une louve au pelage doré entra bientôt dans son champ de vision, et la respiration de Draco se bloqua brutalement….
Walden McNair demeurait penché au dessus du corps inerte de Narcissa Malfoy. Narcissa Malfoy, cette docile apathique depuis la mort de son compagnon. Narcissa Malfoy, qu'il n'avait pas revu depuis son bannissement de Durmstrang et de Serpentard. Narcissa Malfoy, sa mère…
Elle était morte.
Et ce chien galeux de McNair l'avait tué ! Assassiné son père et l'exiler lui-même de Serpentard ne lui avaient pas suffit, il avait fallu qu'il tue également sa mère !
Ses orbes couleur rubis, aveuglé par la tristesse et la colère, Draco Malfoy se jeta sur Walden McNair. Son cœur criait vengeance et il allait exaucer son vœu !
Pris par surprise, l'Alpha de Serpentard n'eut pas le temps d'esquiver l'attaque du plus jeune, dont les mâchoires égratignèrent son épaule. Bondissant à l'écart du loup ivoire, le plus âgé se changea. Essayé de raisonner le rôdeur ne servirait à rien, l'instinct animal avait pris l'ascendant sur l'humain, et la bête ne l'écouterait assurément pas. Elle voulait du sang, et elle ne cesserait le combat que lorsqu'elle aurait obtenu satisfaction !
Traçant un cercle de leurs foulées, les deux lycanthropes se jaugeaient attentivement du regard. Des souvenirs pas si lointains remontaient dans l'esprit des deux dominants, ceux d'un même combat, il y a quelque quatre années de cela. Un combat qui avait débouché sur la victoire du plus âgé et l'exil du plus jeune. Un combat qui avait renforcé la haine du second pour le premier.
Draco attendait cette confrontation depuis près de quatre ans, et maintenant qu'il faisait face à l'Alpha, il ne pouvait s'empêcher de faire traîner les choses. Il voulait que le Serpentard voie sa mort arriver et qu'il la redoute. Il voulait se délecter du sentiment de terreur du dirigeant lorsqu'il verrait sa fin approcher et qu'il ne pourrait plus rien faire pour y échapper. Il voulait d'abord entendre les pitoyables suppliques de l'Alpha quémandant pour sa vie, puis celles le priant de l'achever. Oh oui ! Il voulait faire du loup-garou son jouet, et se repaître de sa peur et de sa douleur !
Se lassant du jeu qui s'était installé entre lui et son adversaire, le loup ivoire se décida à attaquer le premier. Déniant toute subtilité, il chargea son opposant de front. Tout comme son père, Draco possédait l'avantage de la taille, du poids et des muscles face à McNair. Cependant cela n'avait pas empêché le loup gris de gagner contre son paternel, le blond se devait donc de rester sur ses gardes et de ne pas sous-estimer le plus âgé. Si Draco ressemblait physiquement en tous points à son père, ils n'avaient certainement pas eu la même vie. Draco n'était pas Lucius, et il ne commettrait assurément pas la même grossière erreur que celui-ci !
Face à la violente attaque du plus jeune, McNair esquiva habilement sur la gauche toutefois, le rôdeur n'avait pas dit son dernier mot, et se servant de son élan et de la neige glissante, il pivota aussitôt sur sa patte antérieure droite pour faire de nouveau face au Serpentard. Ouvrant alors sa gueule, il plongea sur la patte avant droite de son adversaire. Celui-ci bondit à nouveau sur la gauche, pour se protéger des crocs aiguisés du blond.
Les deux loups-garous reprirent alors consciencieusement leur ronde. Bien ! De nouveau, McNair ne paraissait définitivement pas prêt à attaquer, Draco s'en chargerait donc ! Viser l'approche de front s'était avéré inapproprié, restait à savoir si le Serpentard se débrouillait aussi bien sur le côté ! Prenant appui sur ses pattes postérieures, le plus jeune se rua brusquement sur le dirigeant, visant son flanc. Toutefois, tout comme pour la première attaque, l'Alpha esquiva la mâchoire de son assaillant. S'aidant à son tour de la neige, il pivota habilement sur sa patte antérieure droite. Le plus âgé venait d'échapper une fois de plus à la tentative d'attaque du blond.
McNair demeurait décidément un combattant redoutable, et son agilité hors pair le plaçait hors de la portée du plus jeune. Grognant d'agacement, celui-ci réfléchissait activement à une stratégie. Face à l'incroyable réactivité du trentenaire, attaquer de front ou même sur le côté paraissait inutile. Alors que lui restait-il ?
Le bluff ? N'était-il pas lui aussi originaire de Serpentard, après tout ? Mentir et tromper les autres demeuraient presque une seconde nature pour lui, autant en exploiter tout le potentiel aujourd'hui !
Retroussant ses babines à l'égard de l'Alpha, le loup immaculé fonça une seconde fois sur son adversaire. Et, tout comme l'avait prédit le vagabond, le plus âgé s'écarta sur la gauche. Quoi de plus naturel après tout ? Il était droitier il prenait donc instinctivement appui sur son côté gauche*3. Ayant anticipé le mouvement, le rôdeur dévia un quart de seconde plus tôt, et ce quart de seconde lui permit d'enfoncer allègrement ses crocs dans la gorge de l'Alpha. Gémissant de douleur, celui-ci ne put néanmoins se soustraire de la prise du dernier Malfoy.
La mâchoire solidement refermée sur son ennemi, Draco ne semblait nullement prêt de relâcher son adversaire. Paniqué, par la quantité astronomique de sang qu'il sentait s'échapper de sa jugulaire pour directement abreuver le blond, le loup gris se débattait comme un diable. Il tentait en vain d'écarter le plus jeune, en labourant son flanc de ses griffes. Cependant, face à la résistance de l'Alpha, l'ancien Serpentard avait sécurisé sa prise autour du cou de son opposant, en l'enveloppant de ses pattes antérieures, ses griffes fermement plantées dans les épaules musclées du lycanthrope. Profitant de son avantage et des mouvements désormais restreints du loup gris, Draco propulsa son poids en avant. Face à la force du choc, le plus âgé essaya dans bien que mal d'absorber la force du choc grâce à ses pattes postérieures, mais la neige et le blond eurent rapidement raison de lui. L'Alpha se retrouva alors allongé sur le dos, les quatre fers en l'air, et son congénère affalé de tout son long sur lui, le dominant. Fier de sa supériorité, Draco relâcha quelque peu sa prise sur la gorge du loup gris, pour se ressaisir aussitôt, plus habilement du cou de sa victime. L'ancien Serpentard arqua alors sa propre nuque d'un coup net, laissant ainsi résonner un claquement sec dans l'air.
Walden McNair, Alpha de Durmstrang et de Serpentard, venait de décéder, les cervicales définitivement brisées.
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Victorieux, Draco leva son museau vers le ciel avant d'hurler du plus profond de ses poumons. Seulement, pour toute réponse, un corps puissant vint rencontrer son flanc, une intense douleur succédant rapidement au choc.
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À suivre…
*1 : Bon je suppose que je n'ai pas besoin de vous expliquez ce que sont l'anneau et la tige d'une clé. Pour le panneton, c'est la partie « codée » qui rentre dans la serrure.
*2 : En fait je n'ai pas écrit textuellement qu'Harry hurlait pour appeler ses parents (Prologue), mais on va supposer que c'est le cas. Il dit bien que ses parents lui manquent, alors…
*3 : Vous savez c'est comme à la boxe, ou au snowboard. Si vous êtes droitier, votre pied gauche est souvent devant (jambe d'appui en gros).
Merci à tous d'avoir été aussi patients ! Sûr que ce chapitre a mis pas mal de temps de temps à venir… En fait, j'attendais que le prochain soit fini pour pouvoir posté celui-ci, et comme j'ai été pas mal occupée avec Noël qui approchait, je n'ai pas beaucoup écrit, et j'ai mis pas mal de temps à le finir. Enfin du coup, je poste avec quoi…deux semaines de retard ?…oups ?^^
Sinon Noël est passé et ma fic n'est pas finie ! Bon alors, visons…mi-janvier ? Le temps d'écrire un dernier chapitre et l'épilogue.
Par en revenir à ce dernier chapitre, cette fic devient réellement n'importe quoi ! Draco qui tue Voldemort à la place d'Harry, Narcissa qui se sacrifie presque pour lui, à la place de Lily ! Je suis entrain de réécrire totalement Harry Potter ! J'espère que J.K. Rowling ne m'en voudra pas trop ! Enfin, Bellatrix est toujours aussi folle, ça compte un peu, non ?
Sinon… beaucoup de morts dans ce chapitre… Je construis un petit cimetière au fur et à mesure de l'histoire ! Mais rassurez-vous, il y aura des survivants ! Après tout, je n'ai pas classé cette fic dans « Tragedy » !
Prochain chapitre : Ours (j'pouvais pas mettre de nom de personnage, alors…)
À la semaine prochaine (si tout va bien !)
Nihona
