Auteur : Silmaril666

Disclaimer: Ces personnages ne m'appartiennent pas, hormis Ally Stanford et Ethan Tyler. Ils sont la propriété de JK Rowling et je ne tire aucun profit de cette histoire…. Par ailleurs, si certains noms ressemblent à des fictions connues, veuillez m'en excuser (notamment JRR Tolkien…)

Résumé du chapitre précédent : Après avoir découvert qu'Ethan n'avait fait que se servir d'elle pour protéger ses pouvoirs et ne l'avait jamais aimé, Ally se retrouve incapable de se défendre lorsque les hommes de celui-ci l'emporte au fin fond des sous sols… Pendant ce temps là, Harry et Drago, chacun de leurs côtés mais tout les deux désemparés, décident de noyer leur peine dans l'alcool. Le lendemain, les deux ennemis réalisent finalement qu'Ally n'est pas réapparue depuis leur altercation. Ils décident d'aller alerter Rogue mais celui-ci est déjà en route vers les appartements de Tyler pour essayer de retrouver la jeune fille.

Genre : Général /Mystère /Action

RAR : Merci beaucoup à Colibri Noir : Alors ? C'était si long que ça ? Bon, un mois, je pense que c'est respectable… à raison d'un chapitre par semaine, compte tenu du fait que j'ai trois fics, je pense que ça va… Et n'oublions pas les dissertes et autres nouvelles a terminer… Enfin ! La fin arrive bientôt, et j'espère que tu ne sera pas trop déboussolée par la suite, ça risque de tourner légèrement dans la romance… enfin on verra bien !lol Sinon c'est pas grave pour Douleur Malheur (c'est dans quel sens au fait ?lol) mais j'aimerais bien voir la suite, si tu veux que je t'aide, dis le moi ! Bon je vais pas épiloguer trois cent ans pour te remercier de ta review (tu est la seule…snif) puisque je dois à tout prix finir ce chapitre (et oui, tu découvre un autre secret : j'écris les RARs avant d'écrire le chapitre ! Quelle logique ! Lol) Bon je te laisse et sans doute à la prochaine !

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Angmar

Chapitre 11 : Dernière chance

Cela faisait maintenant plus de dix ans que Severus n'avait été dans cet état. Insensible à toute idée de danger, il se dirigeait avec détermination vers les appartements d'Ethan Tyler, ou plus précisément, vers l'antre d'Angmar. Montant les marches du château quatre à quatre, il fut rapidement arrivé à la porte du professeur de DCFM qu'il ouvrit d'un coup de baguette magique sans aucun problème. Bien sur, dans l'état d'esprit dans lequel il se trouvait à ce moment précis, il ne se demanda absolument pas pourquoi Tyler n'avait pas changé le mot de passe alors qu'il savait très bien que Malefoy, Potter et lui le connaissait. En temps normal, Severus aurait pensé à un piège, mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui il n'avait qu'une seule chose en tête : retrouver Stanford avant qu'il ne soit trop tard.

Dans l'appartement, le passage secret était encore ouvert lorsqu'il arriva et l'on pouvait entendre l'écho d'un tumulte lointain, signe d'une grande agitation dans les sous sols. Severus n'y fit guère attention et s'engouffra dans le petit passage entre les étagères couvertes de bocaux de formoles et d'uniformes. Le petit couloir était très sombre et la seule chose qui pouvait le guider était les voix d'hommes qu'il percevait depuis qu'il avait pénétré dans l'appartement. Mais bientôt, il put percevoir très loin devant lui une faible lumière qu'il s'empressa de suivre, annonçant à quelques mètres de là un carrefour. Il se retrouva finalement dans un petit virage, nez à nez avec une porte. Tout de même avec une certaine hésitation, le maître des Potions poussa le battant pour se retrouver devant un nouveau couloir, plus éclairé cette fois-ci. Il refit la même chose et trouva une autre entrée qu'il le conduisit devant un nouveau corridor serpentant de droite à gauche vers une destination inconnue.

Il atteignit finalement un véritable carrefour où se trouvaient deux énormes portes de fer forgé, imposantes et menaçantes, semblant prévenir aux imprudents égarés que cet endroit n'était pas pour eux. Il se dirigeait cependant vers celle de droite, manquant de pousser un gloussement de surprise lorsque, posant sa main sur la porte pour tester sa résistance, il sentit sa main s'enfoncer à travers comme l'on passe à travers un buisson de feuilles fraîches. Mais comble du désespoir, il se trouva à nouveau dans un couloir sombre et du se résigner à avancer, réalisant que la porte derrière lui était devenue un mur infranchissable.

Cela faisait maintenant plus d'une heure que Severus rôdait à travers le dédalle des couloirs du château, espérant à chaque porte que cette fois ce serait la bonne. Mais à chaque fois, il ne rencontrait que de nouvelles impasses. Seulement maintenant, les choses étaient plus compliquées. Passées la rage et la fougue du début de sa quête, il devait désormais faire appel à sa raison pour se sortir de là, maintenant que des « cavaliers d'Angmar » étaient à ses trousses. A force de courir et de passer les entrées à une vitesse plus que soutenue, il avait finit par comprendre pourquoi il ne découvrait jamais aucune issue… Bien que de le deviner aurait été facile au bout de quelques minutes…

En effet, il avait eu le loisir d'observer à plusieurs reprises le petit jeu de cache-cache qu'effectuaient les portes, glissant le long des murs et disparaissant de temps à autre pour ralentir le professeur et l'empêcher de se repérer. La pire des choses était donc arrivée à notre pauvre Severus : se retrouver coincé dans un labyrinthe magique, et qui plus est, dédalle ensorcelé par un mage noir.

Ooooooooooo

Ne trouvant pas Severus, Harry et Drago avaient finit par se résoudre à aller tout raconter à Dumbledore : la situation était trop dangereuse pour continuer à faire cavaliers seuls. Arrivés devant la gargouille ils prononcèrent le mot de passe et se laissèrent porter jusqu'au bureau, maudissant intérieurement la lenteur de l'escalier magique.

Lorsqu'ils pénétrèrent dans le bureau, ils furent tout les deux étonnés de voir le Directeur dans une forme aussi olympique : Dumbledore avait revêtu une robe de sorcier des plus flamboyantes, et s'amusait visiblement beaucoup à monter et descendre sur les marches de pierre derrière son bureau à la façon d'un cours d'aérobic. Lorsqu'il aperçu enfin les deux nouveaux arrivants, il bondit littéralement dans les airs et se précipita vers eux, leurs présentant avec enthousiasme un plateau de bonbons très appétissants.

Harry et Drago échangèrent un regard méfiant : même si Dumbledore avait souvent tendance à être très enthousiaste, son attitude sortait tout de même de l'ordinaire. Il semblait totalement inconscient du monde qui l'environnait et avait presque déjà oublié ses deux visiteurs au bout de deux minutes. Harry tenta alors de lancer une conversation :

- Bonjour professeur Dumbledore, vous allez bien ?

Le Directeur se tourna vers lui avec un sourire béat et répondit d'une voix haut perchée :

- Merveilleusement, merveilleusement mon petit Harry. Et toi ? M'apportes tu un de ces gâteaux moldus dont tu m'avais parlé ?

- Non en fait je suis là pour une autre raison… c'est bien plus grave qu'une histoire de sucreries ! Fit Harry avec défi mais en fixant toujours le Directeur avec un regard apeuré.

- Houhou ! Ricana Dumbledore comme un vieux grand père rabougri, rien n'est jamais grave si l'on a un chariot de bonbons en réserve ! Rien de mieux pour se détendre que de dévorer un énorme paquet de maxi chocogrenouilles !

Harry ne comprenait rien tandis que Drago, resté en arrière, regardait Dumbledore d'un air dubitatif :

- J'ai toujours dit que ce vieux fou était totalement attardé !

- Je… Je n'y comprends rien, répondit Harry profondément déboussolé. Il… Je crois qu'il faudrait mieux prévenir Mcgonagall, elle saura quoi faire. J'y vais ! Toi, pendant ce temps là, occupe toi de lui !

- Eh minute le bigleux ! intervint Drago en retenant le gryffondor par le bras. Et je suis sensé faire quoi, moi, pendant ce temps là ? On joue à la crapette ?

Harry lui lança un regard réprobateur et lui répondit sans trop y croire :

- Ben je ne sais pas moi… Parles lui, distrait le, essaie de comprendre ce qui lui arrive ! …Du moment qu'il reste là, ça va !

- Eh mais je…

Mais Drago ne finit pas, Harry ayant déjà quitté la pièce à toute vitesse. Il fixa la porte un moment pour se donner du courage puis se retourna finalement vers Dumbledore qui le fixait sans bouger avec un sourire ébahi. « On dirait un membre du fan club du bigleux en extase devant Saint Potter », ne put-il s'empêcher de remarquer avec dégoût.

Le vieux magicien avança alors et se mit à tourner autour du jeune serpentard, le regardant avec attention sous toutes les coutures. Drago ne dit rien et se laissa faire, avant de sursauter légèrement quand Albus resurgit à nouveau devant ses yeux en demandant avec avidité :

- J'adore ta cravate ! Tu me la prêtes ?

- Euh… Si vous voulez…

Drago s'exécuta et lui tendit la cravate, immédiatement saisie par le Directeur qui retourna s'asseoir à son bureau. Drago en profita pour s'asseoir à son tour et essayer d'entamer une conversation avec un Dumbledore occupé à nouer la cravate autour de son cou :

- En fait, Potter et moi sommes venus ici pour vous faire part de notre inquiétude à propos de la disparition d'Ally… Nous pensons qu'elle…

- Oh Ally ?! Coupa le Directeur. Quelle charmante jeune fille ! Une chance pour elle que le Ministère ait accepté de la laisser sous notre protection.

- Et bien justement, continua le jeune serpentard, nous pensons qu'elle est en danger et…

- En danger ?! Poudlard est une forteresse en spéculos ! S'exclama soudain Albus avec un grand sourire. Cette école est une des plus sure au monde ! S'il se passait des choses louches dans ce château, croyez moi que j'en serais le premier informé !

- Sauf votre respect Monsieur, vous vous trompez ! Risqua Drago.

Les yeux de Dumbledore se mirent à briller alors qu'il lançait avec amusement :

- Vous croyez ?... Très bien ! Nous allons jouer à un jeu : si vous gagnez, vous avez raison ; mais si vous perdez, c'est moi qui ai raison ! Un paquet de dragées surprises de Bertie Crochue à la clé ! Qu'en pensez vous ?

- C'est ridic…

Il ne put continuer car une voix indignée s'élevait dans la pièce :

- Mais enfin Albus ! Que vous arrive t-il ?!

- Oh ma belle et merveilleuse Minerva ! Vous égayez pour moi cette journée jusqu'ici si terne et sans couleur ! S'exclama t-il en se levant pour accueillir le professeur de Métamorphoses à bras ouverts.

- Mais… enfin Albus ! Je peux savoir pourquoi vous êtes si joyeux ?!

- Vous ne trouvez pas que la vie est belle Minerva ? Allons ! Cessez de faire cette tête et prenez donc un chocolat, je viens juste de les recevoir !

Il tendit à Minerva la boîte de sucreries et elle se servit sans le quitter des yeux, persuadée elle aussi que son supérieur avait perdu la raison. Elle allait manger le chocolat quand elle arrêta sa main à quelques centimètres de sa bouche, une idée effleurant son esprit.

- Albus ? D'où proviennent ces sucreries ?

- De mon fournisseur habituel pourquoi ? Voulez vous en commander vous aussi ?

- Vous en êtes certains ?

Sous la confirmation d'Albus, Minerva se tourna vers les deux élèves :

- Les sucreries du directeur ont peut être été ensorcelées ou empoisonnées… ça ne serait pas la première fois que quelqu'un y pense ! … si ce n'est pas le cas, je jurerais tout de même que le professeur Dumbledore est sous influence magique.

Drago pouffa, peu convaincu par la thèse de son professeur.

- Si c'était ça, il serait déjà mort ! Fit-il remarquer.

- Pas si celui qui a concocté ça veut juste détourner la vigilance du directeur, proposa Harry, pensif.

- Oui… marmonna Mcgonagall… Et si… Un sort de…

- De... ? relancèrent Harry et Drago à l'unisson, pendus aux lèvres de Minerva.

- Venez avec moi ! Se contenta t-elle de répondre. Albus ven… Non posez ce jus de citrouille ! Donnez moi ça et suivez moi !

Elle se saisit de la boîte de chocolat et du verre de jus de citrouille pour conduire les trois autres jusqu'à l'infirmerie ou Mme Pomfresh sembla confirmer leurs inquiétudes. Après quelques tests, elle revint vers la directrice de Gryffondor :

- Vous aviez raison Minerva : le professeur Dumbledore a bel et bien été ensorcelé par une potion d'euphorie… le jus de citrouille en contient une très forte concentration.

- Une potion d'euphorie ? S'étonna Drago ; Quel intérêt ?

- Comme l'a suggéré Mr Potter tout à l'heure, répondit Mcgonagall, cette potion est un excellent moyen pour tromper l'attention de notre cher Albus… le sort étant basique, cela peut passer par la suite pour une simple farce des élèves comme cela a déjà été le cas plus d'une fois… la personne qui a fait ça n'a sans doute aucun intérêt à tuer le Directeur, ou bien il ne préfère pas tenter Grindelwald et risquer d'échouer… cette potion est bien plus facile et bien plus traître qu'un vulgaire sort de magie noire qu'Albus aurait put contrer sans effort… J'ai toujours sur que son penchant pour les sucreries le piégerait un jour… Albus ne se méfie jamais devant un appétissant assortiment de bonbons… hum… Mme Pomfresh ? Vous pouvez faire le contre sort ?

OoooooO

- Mon Dieu Minerva, réalisait Dumbledore quelques instants plus tard, immunisé contre l'effet du sort. Je n'aurais jamais pensé que le professeur Tyler en fut capable.

- Êtes vous sur qu'il y soit vraiment pour quelque chose ? Personnellement je n'ai jamais eu aucun soupçon vis-à-vis de ses intentions.

- Moi non plus, moi non plus Minerva… Mais je crois qu'il est temps de faire pleinement confiance à ces deux garçons. Ce ne sont pas les premiers à venir me voir pour ce motif, rappelez vous Severus et son horrible procès… Ils ont apparemment été moins dupe que le pauvre vieux sorcier étourdit que je suis ! J'ai bien peur que tout cela n'ai été qu'une habile machination et je pense que nous avons à faire à un adversaire de taille… nos préoccupations envers le Seigneur des Ténèbres nous ont rendus bien peu vigilants face à une attaque extérieure… il va falloir réparer cela…

- Qu'est-ce que vous proposez professeur ?

OooooooooooO

Severus n'en pouvait plus. Perdu dans ce labyrinthe magique, il était condamné à errer en coursant les portes sans même savoir vers où il se dirigeait. Se promettant d'écarteler Tyler à sa sortie d'ici, il lui arrivait parfois de se demander si Ally n'était toutefois pas toujours dans l'autre camps : « après tout, l'Amour rends aveugle ». Mais ça n'était plus le moment de se remettre en question : maintenant qu'il y était, il devait aller jusqu'au bout. La perspective de mourir dans ce piège à nifleur ne l'enchantant guère, et il finit par se résoudre à tenter d'utiliser la magie pour s'y retrouver, même si quelque chose au fond de sa raison lui suggérait que ça n'était pas vraiment une très bonne idée.

Il tenta d'abord tous les sorts de première main, les plus connus et les basiques pour faire apparaître une porte, pour trouver le bon chemin, faire apparaître une signalisation, faire exploser un mur… mais pas moyen : ce foutu souterrain ne voulait rien comprendre. Il tenta alors quelques sortilèges plus compliqués qu'il avait appris durant son adolescence de rat de bibliothèque et qui lui avaient été utiles de nombreuses fois par le passé pour se sortir des horribles farces des Maraudeurs… mais rien : pas le moindre bruissement de vent, pas la moindre fissure dans le mur, pas le moindre esprit pour le guider dans les dédales, juste quelques cavaliers d'Angmar qui parvenaient de temps à autre à retrouver sa trace. A chaque fois il s'échappait de justesse par une des portes mais bientôt il du se résigner à se défendre… peut être même que s'il en attrapait un vivant, il pourrait le forcer à le faire sortir d'ici, lui et Ally. Ce fut ainsi sur le qui vive qu'il continua son ennuyeux pèlerinage, traînant des pieds et essuyant les indénombrables gouttes de sueur perlant sur son front.

Seulement quelques minutes plus tard, il perçut finalement un bruit léger de pas derrière lui et se retourna pour faire face à nouveau avec un homme d'une carrure impressionnante, toujours vêtu d'une soutane comme les autres et gratifié de tatouages effrayants sur le crâne. Il eut à peine le temps de lever sa baguette et de prononcer un sort de défense qu'un éclair jaillit entre eux, aveuglant le maître des potions pendant plusieurs secondes.

Lorsqu'il put enfin réadapter ses yeux à la lumière des torches des sous sols, il constata avec étonnement et soulagement que les interminables couloirs avaient disparus et qu'il se trouvaient maintenant dans une salle « Comment ?... Je n'ai rien… Le sort n'était pas censé me transporter… c'était juste un sort… (Il comprit) de magie noire ». Comment avait-il pu ne pas y penser : dans un lieu si malsain, la manière d'en sortir n'en pouvait être que des plus machiavélique.

Tombé au sol sous le choc il se releva, se fracassant douloureusement le crâne contre le plafond trop bas. Obligé de se déplacer complètement plié en deux, il s'efforça d'ignorer la douleur lancinante de sa tête pour se concentrer sur cet endroit, sombre et froid tel le couloir de la mort. Soudain il aperçu une forme repliée silencieusement dans un coin sombre… C'était Ally.

Elle ne bougeait pas et semblait à peine consciente, le regard droit et inexpressif fixé sur le sol sans ciller. Elle était couverte de marque de coups et du sang coulait de son arcade jusque dans sa bouche mais elle semblait ne rien ressentir… à peine paraissait-elle respirer. Rogue la secoua et tenta un premier contact pour lui montrer son aide et son soutien : « Miss Stanford vous allez bien ? ». Sans réponse, il recommença : « Miss Stanford ? Venez je vais vous sortir de là, levez vous ! … Miss Stanford ?... Ally vous allez bien ? » Mais la jeune fille ne cillait pas, ne semblant pas même entendre le son de la voix de son professeur. Quelque peu déstabilisé par l'état de la jeune fille, Rogue resta un instant là à la regarder, se demandant vraiment ce qui avait pu lui arriver pour qu'elle soit dans cet état « En tout cas, elle n'est certainement plus du coté de Tyler »… Oui, c'était une certitude.

Il se décida finalement à prendre les choses en main et s'approcha d'Ally pour la saisir du bout des bras d'abord, puis passant ensuite des bras sous le creux de ses genoux et sous sa nuque. Il se releva péniblement et tenta d'avancer le plus vite que la hauteur de la pièce et le poids de son nouveau fardeau le lui permettaient. Mais il réalisa bien vite qu'il s'était réjouit trop vite, car à peine sortit d'un labyrinthe magique, il se retrouvait maintenant dans un cachot sans la moindre issue…

OooooooooooooO

A l'entrée de la pièce secrète du professeur de DCFM, Dumbledore semblait déconcerté : Comment avait-il put ignorer la présence voire la création d'un tel dédale dans son propre château ? Comment avait-il pu laisser passer un tel être néfaste sans avoir le moindre doute ?

Après le procès, les accidents et tout ce que lui avaient racontés Severus et les autres, il n'avait pourtant pas daigné y prêter un peu d'attention… Tyler était vraiment très fort, il ne pouvait le nier, car aussi loin que sa mémoire lui permettait de se souvenir, jamais ô grand jamais un sorcier n'avait pu abuser de la crédulité du Directeur de Poudlard, jamais aucun sort n'avait réussit à le toucher, et jamais personne n'avait réellement osé s'attaquer au vieux sorcier… seuls Grindelwald et Voldemort avaient eut ce cran et ils l'avaient tous les deux bien des fois regretté.

Et maintenant, Dumbledore ne devait sous aucune forme que ce soit prendre cette nouvelle menace à la légère : Angmar était puissant et ils allaient devoir y faire face… Mais d'abord, c'était à lui de l'affronter, lui seul.

C'est ainsi qu'il se tourna vers Harry et Drago qui le suivaient de près et s'arrêtèrent en voyant le regard de Dumbledore. Harry compris aussitôt :

- Non, professeur : cette fois vous ne m'écarterez pas de cette histoire ! Cela me regarde autant que vous et…

- ET tu n'as pas le choix Harry ! Coupa Albus avec une autorité qu'on ne lui voyait pas souvent. Cette étape est trop dangereuse et trop importante pour que vous y risquiez votre vie. Croyez moi, si mes plus amères craintes s'avèrent fondées, vous aurez tout le loisir de participer à la suite des événements.

Sans un mot de plus il quitta l'antichambre pour pénétrer dans le souterrain à son tour, laissant les deux élèves profondément indignés mais condamnés à rester en arrière par un sort leur entravant le passage.

Habitué à ce genre de mission périlleuse, Dumbledore n'était absolument pas angoissé ni même hésitant. Bien qu'il ne connaisse pas grand-chose de son ennemi, Albus savait exactement ce qu'il devait faire, toutes ces innombrables années lui ayant donné tant d'expérience que désormais aucune méthode ne lui était inconnue. C'est ainsi qu'il ne mit que quelques minutes à comprendre qu'il se trouvait dans un labyrinthe magique, réfléchissant rapidement au sort qu'il pouvait utiliser pour se sortir de cette impasse.

Ce fut ainsi qu'il murmura faiblement quelques mots étranges en regardant sa main, y faisant apparaître petit à petit quelques éclats de lumière qui grandirent jusqu'à devenir de petites billes volantes fluorescente, à peine plus grandes que des lucioles. Il lança alors sa main en l'air pour libérer ces petits êtres magiques qui s'envolèrent sur le champs, filant dans le couloir à une vitesse hallucinante. Dumbledore n'eut alors pas d'autre choix que de les suivre aussi vite qu'il le pouvait, oubliant ses douloureux rhumatismes pour se concentrer sur son périple. Tournant encore et encore au milieu des couloirs et des passages, les choix des petites lucioles étaient à chaque fois si rapides que les portes n'avaient pas le temps de bouger où de disparaître. Il ne fallut donc pas plus de quelques minutes au Directeur pour sortir enfin de ce dédale, reprenant difficilement son souffle après cette course effrénée.

Lorsqu'il leva les yeux, il pu observer autour de lui une large pièce circulaire, centre de plusieurs chemins souterrains, simple salle de pierres froides au centre de laquelle trônait un unique et humble siège de bois, socle d'Angmar, le chef de cette rébellion discrète mais puissante. Cherchant des yeux les lucioles qui devaient, théoriquement, lui indiquer où se trouvaient les disparus, il réalisa qu'elles se trouvaient justement sagement collées contre le mur, ne bougeant plus au bas de la paroi.

Comprenant que ce mur était sans doute le mur nord d'une pièce secrète, il entreprit de chercher une faille dans la pierre magique afin de pouvoir être prêt à ouvrir le passage aux prisonniers. Plongé dans sa réflexion, il n'entendit d'abord pas approcher les serviteurs d'Angmar, avant de réaliser soudainement sans même se retourner qu'il n'était plus seul dans la pièce.

- Et bien, regardez moi ça ! S'exclama un homme en soutane en désignant Albus du doigt. Notre très cher et très vieil Albus Dumbledore, plus grand magicien parmi les plus grands ! Peut être a-t-il décidé de venir nous donner une dernière leçon de soutien?!!

Des ricanements s'élevèrent mais ils se turent bien vite à l'approche d'une ombre vacillante, celle d'Angmar, leur puissant et vénéré mentor. Albus de bougea pas, plus occupé à observer avec avidité l'ombre approchant qu'à remarquer avec quelle discipline les hommes s'étaient soudain rangés en cercles le long des murs. Ethan entra alors dans la pièce et le cœur d'Albus fit un bond dans sa poitrine : Celui-ci était bien loin de l'Ethan Tyler que le Directeur avait côtoyé pendant ces derniers mois ; le même, oui, mais en plus imposant, plus noir, plus effrayant, bien plus maléfique.

Dumbledore pouvait percevoir cette énorme aura noire qui l'accompagnait et comprenait désormais pourquoi Tyler s'était vu dans l'obligation de partager ses pouvoirs pour les cacher : tant de puissance ne saurait être maîtrisée par n'importe qui, encore moins être cachée très longtemps aux Aurors. Un visage livide n'exprimant rien de plus que la détermination et la haine et un regard de braises plus perçant que celui de n'importe quel rapace, voilà ce à quoi ressemblait le tout puissant Angmar. Et il était sans doute aussi puissant et dangereux que Voldemort, peut être même bien plus.

Il se dirigeait désormais vers Dumbledore, sa bouche inexpressive se mouvant en un rictus d'amusement tandis qu'il élevait sa voix glaçante pour s'adresser à son « supérieur » :

- Et bien Albus ? Que puis je faire pour vous ? Vous vous êtes égaré où bien vous aviez simplement envie de bavarder ?

- Je crois que bavarder ne sera pas nécessaire, répondit-il un peu amer. Je voudrais vous féliciter d'avoir réussi à me tenir éloigné si longtemps, un excellent tour de main, selon moi…

- Vous m'en voyez flatté monsieur le directeur !

- Ne criez pas victoire aussi vite, Tyler, je ne suis pas encore hors jeu !

- Effectivement…

- Pas encore et certainement pas avant un long moment, continua Dumbledore avec aplomb. Désormais les choses vont prendre une toute autre tournure, j'en fais le triste serment !

- Ah oui ? répondit Ethan d'un air dubitatif. Et que pensez vous faire? Rejoindre notre clan ? Après tout, nous avons certains objectifs en commun… je ne tiens pas à vous faire de mal Albus, je suis sincère… j'ai un profond respect pour vous…

- Je ne jouerais pas à ce petit jeu avec vous, et n'y jouez pas avec moi, je vous prie. Nous ne vous laisserons pas faire, quelles que soient vos intentions ! Alors il est inutile de jouer les alliés de fortune. Même si le monde n'est pas tout noir ou tout blanc, je sais encore faire la différence entre des intentions pures et des projets de vengeance… vous ne me duperez pas à nouveau Angmar !

Tyler avança un peu plus vers Dumbledore d'un air solennel, gardant le sérieux que la situation imposait.

- Je me doutais bien que vous ne seriez pas si facile à duper, cher Directeur, et je dois vous avouer que je ne m'attendais absolument pas à ce que vous déclariez forfait avant l'heure ! Cela aurait été indigne de votre réputation, n'est-ce pas?

- Vous ne croyez pas si bien dire !

Ils se regardèrent longuement dans les yeux, aucune haine ne troublant leur regard. Seulement la déception et un étrange respect transparaissaient dans leurs yeux. Ce fut finalement le plus jeune qui brisa le silence, sortant lentement sa baguette des plis de sa cape.

- Cela fait un moment déjà que j'attends ce moment avec impatience… Enfin je vais vous affronter !

- Vous semblez bien sure de vous. Le premier conseil donné par votre discipline n'est-il pas de ne « jamais sous estimer un adversaire » ?

Tyler se rapprocha, menaçant, perdant son air solennel au profit d'un air de défi :

- C'est pourtant ce que vous semblez faire Albus ! Attention : ne me prenez pas pour plus naïf que je ne le suis. Je sais très bien ce que je fais et je ne suis pas aussi fou et fanatique que cet idiot dont vous n'osez pas prononcer le nom ! Je suis prêt à vous affronter, vieux sorcier, et croyez moi, vous allez être surpris de voir à quel point les « jeunes » générations peuvent être puissantes elles aussi !

Il brandit sa baguette devant lui avec un regard de défi, comme s'il intimait l'ordre à son aîné de faire de même. Dumbledore ne se fit pas prier et sortit son arme de sa poche tandis que les cavaliers d'Angmar quittaient la pièce en silence. Une fois seuls, Ethan fixa intensément le Directeur dans les yeux puis se décontracta subitement, baissant sa baguette et se reculant nonchalamment en souriant. Il se mit à regarder autour de lui puis déclara comme si de rien n'était :

- La déco n'est pas terrible, vous ne trouvez pas ? Un peu « cliché » de l'antre du grand méchant loup non ?

Jaugeant Dumbledore avec amusement, il tourna sur lui-même en défroissant ses vêtements pour observer la pièce, avant de se retourner vivement pour lancer le premier sort du combat. Dumbledore, peu dupe, le détourna sans problème et riposta avec un autre sort de son cru qui termina contre le mur dans un énorme fracas de pierre brisée. Tyler le regarda d'un regard brillant avant de retenter l'expérience à nouveau, relançant le combat qui continua à la manière d'un match de tennis moldu, les sorts fusant dans la pièce dans un rythme presque régulier.

La pièce désormais envahie de poussière, les deux adversaires ne perdaient rien de leur concentration, comprenant que l'issue du duel ne s'annoncerait pas si vite. Angmar semblait apprécier chaque instant de la situation, triste mais fier d'affronter le célèbre et vénéré Albus Dumbledore qui, de son côté, avait la tête à tout autre chose : libérer les deux prisonniers avant qu'il ne soit trop tard.

Jetant de temps à autre des coups d'œil au mur derrière lui, il tentait de retrouver dans sa mémoire le souvenir d'un sort pouvant ouvrir le passage. Réalisant finalement qu'il ne trouverait jamais l'antisort à temps, il changea de tactique et tenta le tout pour le tout : Lorsque Tyler riposta à une de ses attaques, le Directeur de déplaça au dernier moment d'un léger pas vers la droite, laissant le sort frapper avec force le mur magique. Le choc fut plus violent que pour les autres et les sorts stoppèrent brusquement, les deux combattants désarçonnés un instant par le souffle de l'explosion. Quand la fumée de dissipa, Albus et Ethan se trouvaient tous les deux sur le sol et fixaient le mur avec appréhension, appréhension qui se changea en rage pour Ethan et en soulagement pour Albus : Une brèche avait été ouverte.

On pouvait d'ailleurs voir derrière cette minuscule faille, pas plus grosse qu'un trou de nifleur, un œil, celui de Rogue, qui tentait d'apercevoir quelque chose au dehors. Hors de lui, Angmar se rua sur Dumbledore pour un combat à mains nues alors que le Directeur s'approchait de la faille pour ordonner à Rogue de sortir d'ici le plus vite possible. Severus n'eut pas le temps de répondre que Dumbledore se retrouvait écrasé contre le mur sous l'offensive violente de son adversaire, rouge de colère, ses veines bombées traduisant son état indomptable. Ruisselant de sang, Albus se releva aussi vite qu'il le pouvait, récupérant sa baguette tombée au sol pour repousser Ethan qui se relançait sur lui.

Dans sa prison, Rogue était perdu. Il grattait maintenant la pierre de ses mains, s'aidant de sorts pour faciliter le travail, mais s'abîmant les mains pour agrandir à chaque fois la brèche un peu plus en décrochant un à un les débris de mur encore en place. A ses côtés, Ally ne bougeait et ne réagissait à rien, pas même aux hurlements de rages que poussaient Tyler, ni même aux explosions tonitruantes qui faisaient s'effondrer à chaque fois un peu plus le plafond. Bientôt, la faille fut assez grande pour pouvoir laisser passer Severus qui vérifia avant toute chose que les combattants n'étaient pas trop près.

Ce qu'il vit lui glaça le sang : sur le sol, les baguettes semblaient abandonnées tandis qu'à l'autre bout de la pièce, Tyler s'acharnait à faire basculer encore et encore le pauvre Dumbledore qui se débattait du mieux qu'il pouvait. Les capes couvertes de sang, les deux sorciers se battaient comme de vulgaire moldus : coups de poings, coups de pieds, par les cheveux ou par les vêtements, la rage faisait saigner leurs poings et les bouches crachaient du sang.

Mais ce fut lorsque Tyler aperçu Rogue qui sortait de sa prison à la suite d'Ally qu'il lâcha brusquement le vieil homme, le jetant à terre comme un vulgaire pantin, se débarrassant de lui pour mieux empêcher ses prisonniers de s'enfuir :

- Alors toi ! Fit-il en s'approchant de Severus qui tenait Ally dans ses bras. Tu vas me faire le plaisir de reposer cette fille tout de suite et de retourner là dedans avant que je ne perde vraiment patience ! Je ne suis pas d'humeur à jouer !

Ignorant ces mots, Severus tenta de le contourner mais Tyler l'arrêta :

- J'ai dit : repose l….

Mais il ne put finir, frappé par un sort qui lui fit percuter violemment le mur de ce qui avait été la prison du maître des Potions. Découvrant Dumbledore debout à l'autre bout, fermement ancré sur ses jambes et ayant visiblement retrouvé toute sa puissance, Severus comprit d'un regard qu'il devait filler sur le champ pour éviter une catastrophe de plus.

Enfin engagé dans un couloir, il hésita un instant à laisser Albus ici : après tout, Tyler semblait vraiment puissant et jamais, ô grand jamais, Severus n'avait eu l'occasion de voir le Directeur dans cet état. Mais Dumbledore restait un des plus grands sorciers du monde, c'était incontestable. Pourtant, lorsque Severus jeta un dernier regard en arrière avant de fuir, Dumbledore semblait loin d'avoir l'avantage : à nouveau étendu sur le sol, il tentait du mieux qu'il pouvait de parer les sorts puissants du jeune mage… Mais c'était peine perdue…

OooooooooooO

Remontant dans un effort surhumain les couloirs et les marches menant à l'issue du sanctuaire, Rogue ne pensait à rien. Ses mains, écorchées vives par ses précédents efforts, peignaient le front et les genoux d'Ally de sang. Mais la jeune fille ne disait toujours rien, gardant les yeux ouverts sans même bouger les pupilles.

Enfin sortit de ce piège de cauchemar, il se dirigea instinctivement vers l'infirmerie pour y confier la jeune fille mais stoppa net au détour d'un couloir, apercevant Minerva Mcgonagall qui parlait avec un vieil homme qu'il reconnaissait comme l'un des sorciers présent le jour de son procès. Changeant de chemin, il dut à nouveau s'arrêter à quelques pas de l'infirmerie où attendaient deux sorciers, à savoir les deux assistants du détestable Ministre de la Magie. Réalisant que le Ministère avait sans doute eu vent de tout ces évènements au sein de Poudlard, il se convaincu que la meilleure solution était de retourner dans ses appartements et de s'y boucler à double tour pendant un moment. Jetant un coup d'œil à la jeune fille stoïque dans ses bras, il décida finalement de l'emmener avec lui, ne sachant vraiment dans quel autre endroit il pourrait la mettre à l'abri des vampires du Ministère.

Arrivant enfin dans son antre, il constata que la pièce avait été fouillée de fond en comble et que l'on avait vidé son laboratoire, désormais absent de toute potion. Poussant du pied les livres et autres objets éparpillés à terre, il s'avança jusqu'au divan pour y déposer Ally et se dirigea vers sa chambre où se trouvait cachée sa trappe de situation d'urgence. En effet, d'un petit mot de passe il fit apparaître une petite entrée dans le sol qu'il ouvrit rapidement en allumant sa baguette. A l'intérieur, des rangées impressionnantes de potions s'étendaient à perte de vue, certaines fioles fumant et crépitant grâce au sort d'ébullition permanent que leur avait attribué leur créateur.

Sans hésiter, Severus se saisit de deux minuscules petites fioles dans un panier débordant d'échantillons identiques et remonta dans la pièce pour rejoindre la jeune fille étendue sur le divan. Toujours immobile, elle ne broncha pas lorsqu'il passait un coton imbibé de potion aseptisante sur son front afin de nettoyer ses blessures. Il procéda ainsi doucement pour le reste de ses maux, même si le plus grand d'entre eux persistait et qu'il savait qu'aucune potion n'existait pour le soigner.

Débarrassée de tout le sang et de toute la saleté qui recouvrait son visage, elle apparaissait désormais devant Severus dans toute sa vulnérabilité, les yeux rougis par la fatigue et les joues contractées par le chagrin. Il était temps d'essayer de lui parler à nouveau :

- Miss Stanford ? Etes vous consciente ?

Assis face à un mur de béton, il se sentit un instant idiot à devoir jouer les apprentis medicomage, mais il se résigna tout de même à continuer, oubliant sa fierté au profit de sa responsabilité vis-à-vis de la jeune fille. Il reprit d'une voix moins froide :

- Miss Stanford… je sais que ce que vous avez vécu ces derniers jours a été très éprouvant mais … Il faut que vous parliez… Miss Stanford ? Tyler n'était qu'un marchand de rêve et je comprends tout à fait pourquoi vous avez pu le croire… Mais maintenant, tout ça est bel et bien fini … Vous n'avez plus rien à craindre…. Miss Stanford ? … Miss Stanford ? … S'il vous plait dites moi au moins un mot que je sache si vous êtes vraiment en vie ? Miss Stanford ? … Ally ?

C'est alors que pour la première fois depuis plus de vingt quatre heure, Ally Stanford fit un mouvement : bougeant légèrement, elle tourna le dos à Severus et murmura ces quelques mots avant de retomber dans le mutisme : « La vie ou la mort, qu'est-ce que ça change ? ».

Perdu, Severus hésita un instant entre répliquer une quelconque parole de réconfort comme Dumbledore en avait le secret, quitter la pièce pour la laisser en paix ou rester ici en silence pour qu'elle sache qu'elle n'est plus seule. S'étonnant lui-même il choisit cette dernière solution, se renfonçant plus confortablement dans son fauteuil à ses côtés, prêt à y passer la nuit, comme l'ultime gardien d'une forteresse brisée…

Chapitre 12 à suivre…