Auteur :Silmaril666

Disclaimer : Ces personnages ne m'appartiennent pas, hormis Ally Stanford et Ethan Tyler. Ils sont la propriété de JK Rowling et je ne tire aucun profit de cette histoire…. Par ailleurs, si certains noms ressemblent à des fictions connues, veuillez m'en excuser (notamment JRR Tolkien…)

Résumé du chapitre précédent : Ally s'est enfuit, révélant dans une ultime lettre au professeur Rogue les véritables intentions d'Angmar, déterminé à voler le secret de la puissance du Seigneur des Ténèbres… Alors que l'Ordre se prépare à attaquer les mangemorts lors du changement de leur repaire, Severus, lui, part à la recherche de son élève disparue, déterminé à l'empêcher de se jeter dans la gueule du loup avant qu'il ne soit trop tard…

Genre : Général/mystère

Tome : 7ème année (ne prend pas en compte les tomes 6 et 7)

A noter : Après trois ans d'attente, cette fic touche maintenant à sa fin ! Réécrite et bichonnée, elle va enfin pouvoir rejoindre la courte liste de mes fics achevées ! Je remercie de tout cœur ceux qui m'ont encouragés durant ces trois années, grâce à qui jamais je n'aurais eut le courage de la reprendre et de la terminer ! Je suis vraiment heureuse d'avoir put coucher enfin cette histoire, nourrie depuis si longtemps dans un sombre coin de ma tête, sur papier et sur la toile. Merci encore, j'espère que vous avez aimez ! A très bientôt j'espère !!!

Angmar

Chapitre 14 : Dernier Sourire

Dans la faible lumière des cachots, Severus se préparait méthodiquement à ce qui allait suivre. Bien qu'il n'ait aucune réelle idée de ce qu'il se tramait aux alentours du château, il savait que la disparition d'Ally impliquait quelque chose d'important, quelque chose qui le dépassait. Des années passées aux côtés du Seigneur des Ténèbres lui avaient appris à sentir le danger quand il se présentait sans pour autant l'avoir préparé à ce type de menace. Combattre aux côtés d'un Lord noir était une chose, en combattre deux était bien différent. Voldemort lui-même n'y était sans doute pas plus préparé que lui.

Tranquillement, assis à son bureau, il feuilletait quelques pages de manuels et grattait quelques traits d'encre sur un parchemin, le visage impassible, le corps aussi raide qu'un cadavre. Personne en le voyant ainsi n'aurait pu deviner qu'en cet instant l'homme assis là se préparait à affronter la plus grande menace qu'il eut jamais connue et que le monde même dans lequel il vivait n'avait vue. Personne en cette heure ne pouvait imaginer que le maître des potions marchait droit vers son salut… dans cette vie ou dans l'autre.

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A grands pas, Ally parcourait les rues sombres de Pré au Lard, déterminée et méthodique, passant devant les enseignes noircies de l'allée des embrumes sans même les voir et changeant continuellement de direction comme si elle était totalement perdue dans un monde inconnu. La réalité était bien différente.

Sans ciller et sans s'arrêter, elle savait qu'elle courrait vers sa perte. Chacun de ses pas la rapprochait de celui qu'elle avait fuit à travers le monde et chacun de ses souffles la conduisait subrepticement vers son dernier, mais elle ne s'arrêtait pas.

Soucieuse, les joues rougies par le vent froid du soir, elle s'arrêta à l'orée de la forêt, rassemblant ses idées quelques instants, se répétant encore et encore que la décision qu'elle avait prise était la bonne. Elle voulait en faire plus, réparer ses erreurs, même si les jeux étaient déjà fais depuis longtemps… Merlin sait si jamais son âme avait véritablement pesé dans la balance mais en attendant, elle ne pouvait rien faire d'autre que d'attendre, attendre que la bataille ne commence pour qu'elle puisse enfin s'y acheter son absolution, sa vengeance et emporter ses regrets dans un dernier souffle.

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Le professeur de potions traversait Pré au Lard de son pas habituel, progressant nonchalamment comme s'il allait simplement boire un verre à la tête de sanglier. Croisant quelques visages connus il ne leur adressa aucun signe, comme à son habitude.

Finalement lassé de garder ce masque impassible il pressa l'allure, percevant enfin distinctement l'aura qu'il recherchait. Rue après rue le signal se faisait plus net, plus précis mais aussi plus inquiétant. Les effluves étaient changeantes, troubles, disparates mais effrontément puissantes et menaçantes. Severus n'était pas né de la dernière pluie et il était bien placé pour ressentir le désespoir et le sacrifice quand il se présentait à lui… mais ce nouvel indice ne l'aidait en rien pour prendre une décision afin de savoir comment agir lorsqu'il la retrouverait.

Sortant de Pré au lard il stoppa son élan brutalement à l'orée de la forêt, baguette en main, approchant de l'orée de la forêt. Il sentait que la jeune fille se trouvait non loin, mais étrangement, il n'en percevait plus la trace.

OoooooooooooO Flash Back OooooooooooooO

Attraction et répulsion. Deux mots qui dirigent la nature humaine. Deux forces contradictoires mais indissociables qui dépassent raison et entendement pour dominer les rapports humains. Il y a d'abord l'attraction, consciente ou inconsciente, voulue ou non, contrôlée ou incontrôlable. Il y a ensuite la répulsion, inattendue, violente et destructrice qui pousse deux êtres à s'affronter par instinct ou par défi. Des deux pulsions aucune n'est contrôlable, à moins d'être un être au dessus des autres, à moins de tenir en main le destin du monde comme un ventriloque contrôlant sa marionnette.

Dans la salle d'examen où une seule élève noircit encore avidement son parchemin, son professeur n'a pas le droit de céder à cette tentation. Pourtant c'est plus fort que lui, pire que l'envie, la faim et la soif, comme si une main dans son dos le poussait à la faute. Pourtant il ressent le danger et sait qu'il risque gros en dépassant la ligne haute tension qui les sépare. Il n'a pas le droit et il le sait.

Le contact est spontané, l'attraction a ses lois et aucun obstacle ne l'arrête. Un seul pas aura suffit à les lier à jamais. Un seul mot, un seul souffle, un seul échange pour tisser leurs destins au sein de la même toile. Cela fonctionne comme une chasse à l'homme : un harpon lancé qui lie la proie à son bourreau. La blessure est béante, le système nerveux est touché, la victime ne sent plus rien, capturée par son maître. Reste à savoir qui a lancé la flèche pour attirer sa proie et qui coupera le fil pour l'en détacher.

En cette fin d'après midi, tous les regards sont tournés vers l'extérieur, vers la libération, vers la joie de se débarrasser de cet examen d'une minute à l'autre. Aucun regard n'est donc accordé à cet échange, cette brève seconde ignorée de tous, une classe entière se révélant pourtant le seul témoin de cette entreprise magnifique et fascinante qui se joue sous leur nez, entreprise annonciatrice de malheur et de destruction.

OoooooooooooO Fin du flash back OoooooooooooO

Elle flotte, elle n'a plus peur. Elle se sent bien. Elle se sent portée par une force inconnue comme si des bras aimants l'enveloppaient fermement pour l'emporter vers une destination inconnue qui lui importait finalement peu. Elle se laisse faire, certaine de ce qu'elle a à faire. Elle profite du temps qui lui reste, savourant enfin le courage retrouvé, l'estime de soit si chère mais auparavant si avare et fuyante. Désormais, elle n'a plus peur.

Il a mal, il est en colère, il se sent coupable. Il est las, las de cette guerre, las de se cacher, las d'échouer, las de n'assister qu'à des visions apocalyptiques, las de vivre dans le chaos. Son bras le brûle, son maître l'appelle. Toujours debout aux abords de la forêt il fixe l'obscurité comme s'il voyait son élève emportée loin de lui par une ombre, par un sort diabolique, par la main insaisissable de la forêt qui s'étend sous ses yeux. Mais il ne fait rien, aussi impuissant qu'un chevalier sans épée, regardant dépité sa dernière mission échouer lamentablement. Contraint de se déclarer vaincu, il s'efface et disparaît dans la nuit.

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La bataille fait rage, les sorts fusent et les corps s'effondrent. On avait plus vu ça depuis plus d'une génération et cette fois ci s'avère bien différente. Des adversaires sans nom, des milliers d'individus et pas la moindre idée pour chacun d'entre eux de qui est le véritable ennemi. Trois camps distincts mais des rapports de force incertains, expliquant ainsi l'étrangeté des affrontements : une scène de théâtre burlesque dont l'intrigue morbide mettrait en scène des combattants sans ennemi, des ennemis sans combattants, des héros sans victimes en détresse, des victimes sans héros.

L'ordre est là à son grand complet, prêt à mener un dernier combat pour détruire Voldemort, l'ennemi contre lequel il a été créé trente ans auparavant. Pourtant, cette nuit, il hésite. Si par le passé l'ordre a toujours formé une unité nette mue par une même volonté et un même objectif, la situation qu'il affronte en cet instant le réduit en un amas de sorciers perdus combattant ce qu'ils croient être leur ennemi commun.

En effet, la présence d'un second adversaire dans les rangs perturbe au plus haut point certains membres de l'ordre qui se mettent alors à envisager les stratégies potentielles les plus folles, convaincus qu'Angmar est peut être un ennemi bien plus inquiétant que Voldemort. Et si les troupes d'Angmar voulaient la peau de Voldemort ? Fallait-il s'allier à elles ? Ou bien étaient-ce des alliés du Seigneur des Ténèbres ? Fallait-il les combattre ? Ou bien fallait-il simplement sauver sa peau peu importe contre qui ?

Les hommes d'Angmar, quant à eux, ne se posent pas ces questions. Pour eux, même l'ennemi d'un ennemi reste un ennemi. Aucune pitié ne brisera leurs rangs et aucun état d'âme n'arrêtera leur lame. Avançant fièrement et méthodiquement au-delà du village, ils détruisent tout sur leur passage, conformément aux ordres reçus, faisant tournoyer baguette et épée pour mieux répandre le sang sur le sol. Leurs montures diaboliques les conduisent droit vers les proies les plus faibles, les faisant progresser si vite que leurs victimes n'ont pas même le temps de les distinguer dans la nuit. Si elles avaient eut le temps de se retourner elles auraient croisé le regard cadavérique de ces créatures à quatre pattes décharnées et sans couleur, semblant sortir d'outre tombe pour porter leurs cavaliers messagers du chaos.

Les Mangemorts découvrent quand à eux l'étendue du champs de bataille, réalisant qu'ils ne sont finalement plus les traqueurs mais les traqués, livrés à la chasse sans merci de l'ordre du Phoenix et des Cavaliers d'Angmar, comme pris dans un étau. Un bien beau défi pour les serviteurs du Seigneur des Ténèbres, plus habitués aux victimes sans défenses qu'aux adversaires surpuissants. Un défi pour certains, un cauchemar sans fin pour d'autres.

Lorsqu'Ally atteint finalement le bout de son parcours, elle peut alors contempler du haut de la colline le spectacle mortifiant de l'affrontement, percevant parfaitement chaque sort, chaque baguette, chaque épée, chaque goutte de sang versée.

Observant la bataille du haut de son piédestal, l'horreur de la scène semble la percuter soudainement de plein fouet, telle qu'elle n'aurait jamais pensé la ressentir. L'empathie du monde entier semble se refléter sur son visage pendant un court instant. Le chaos est son regard, le sang ses larmes, la douleur sa bouche et sa peau le corps brisé d'un monde qui s'écroule en un instant.

De ses yeux grands ouverts elle dévore la scène avec fascination et dégoût, partagée et choquée, cherchant un instant un indice qui l'aiderait à choisir son camp alors qu'elle réalise finalement qu'elle n'en a aucun.

Perdu dans la fumée et marchant sur les cadavres, Severus, lui aussi, cherche son camp. Comment obéir au Seigneur des Ténèbres alors qu'il sait ce qu'il se prépare ? Les corps tombent, les hommes hurlent et ses mains sont tachées de sang. Son visage blafard exprime parfaitement son envie de vomir sa haine et sa révulsion mais il se doit de garder le contrôle. Bien sur ce sang sur ses mains n'est pas le sien et ce n'est pas la première fois que cela se produit, mais cette fois ci, il ne peut le supporter. Il ne veut pas mourir avec du sang sur les mains. Pas ce soir. Pas comme ça. Il doit trouver un moyen d'empêcher cela. Il doit retrouver Ally et mener à terme la dernière mission que son directeur lui a confiée. Pas pour Dumbledore, ni Ally, ni même pour l'Humanité. Seulement pour lui-même, savoir que ces années d'agonie n'auront pas été vaines.

Quand à Ally, elle réalise que ce choix qu'elle pensait avoir fait depuis longtemps n'est plus si limpide. Toute sa vie elle a cru appartenir au bon camp, à celui qui protége le monde sorcier, mais finalement, elle réalise avoir toujours été du mauvais côté. La vengeance boue dans ses veines mais sa raison rechigne à donner libre cours à cette haine. Qu'allait il advenir ensuite d'elle si elle parvenait à tuer Angmar ? Pouvait-elle renier ainsi une si importante partie de sa vie, et détruire pour de bon son passé ?

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Le silence était si oppressant que personne n'osait bouger. La vallée fumait encore alors que certains inspectaient les ruines du château de Forthtaker à la recherche de survivants. Le chaos avait remplacé alors l'habituelle joie de vivre des alentours de Pré au lard, soufflée par le vent destructeur des troupes noires.

Severus soupira, la marque des Ténèbres cessant à peine de lui embraser la peau. Il avait espéré que cette nuit aurait été pour lui la dernière au service de Voldemort, dernier appel du Seigneur pour lui ordonner d'accomplir une de ces tâches avilissantes qui lui salissaient les mains depuis si longtemps. Malheureusement pour lui, la nuit de la chute de Celui dont on ne doit pas prononcer le nom n'était pas encore arrivée et il pouvait alors encore percevoir devant lui bien des missions à accomplir sous ses ordres.

Les membres de l'ordre du Phoenix semblaient si dépités qu'on pouvait croire qu'ils venaient d'essuyer une défaite sanglante. Pourtant leurs pertes avaient été des moindres et Angmar éliminé, une certaine satisfaction et un soulagement aurait du ranimer un peu d'espoir dans leurs yeux. Pourtant, le souvenir d'une union entre leurs forces et celles de Voldemort troublaient fortement leur satisfaction.

Contraints et forcés de s'unir face aux cavaliers d'Angmar, l'Ordre et les mangemorts avaient du combiner leurs effectifs pour mieux repousser l'ennemi le plus féroce. Cette union entre ennemi remettaient alors considérablement en cause leurs plus profondes convictions et laissaient à chacun un goût amer au fond de la gorge. Un vif sentiment de trahison coulait dans leurs veines, comme un poison injecté en eux comme pour effacer leur victoire, les punir de leur faiblesse. Jamais plus les choses ne seraient pareilles.

Remus Lupin se voyait encore porter secours aux ruades de Greyback, seul contre dix cavaliers. Emporté par la panique et convaincu qu'un loup garou tel que lui pourrait détruire un maximum d'ennemis, il avait combattu aux côtés du monstre qui avait fait, bien des années auparavant, de sa vie un enfer de misère et de mépris. Il avait sauvé la vie d'un tueur d'enfants, d'un briseur de familles. Pendant vingt ans il n'avait pensé qu'à éliminer cette bête immonde et abjecte mais alors que les troupes d'Angmar allaient s'en charger il se surprit à s'interposer ! Folie humaine ! Qu'avait-il fait ?! Jamais il ne pourrait se le pardonner. Jamais.

Harry, lui, revoyait encore sa baguette s'unir à celle du Seigneur des Ténèbres pour un sort surpuissant dont il n'aurait jamais pu imaginer l'ampleur. Il ne savait même pas comment cela était arrivé. C'était comme si sa baguette avait eut sa volonté propre et qu'elle avait décidé de rejoindre sa jumelle face à l'ennemi suprême. Trahi par sa propre arme le jeune sorcier n'avait pas eu son mot à dire, du moins il en était persuadé. Ensemble, lui et Voldemort avaient donc détruit Angmar et son pouvoir destructeur.

Assis au milieu des débris il fixait le sort avec mépris, ce sol qui l'avait supporté dans sa folie, dans son union contre nature aux côtés de l'assassin de ses parents. L'ennemi était peut être mort, mais il avait réussit à tout briser en lui.

Perdu dans ses pensées il ne vit d'abord pas la jeune fille s'éveiller et se débarrasser des débris la recouvrant, se relevant fébrilement au milieu de cette vision apocalyptique, déboussolée devant un tel désastre et un tel désarroi. Regardant autour d'elle les hommes tombés à terre, elle ne put que remarquer avec effroi que la majorité des victimes étaient les cavaliers, tous abandonnés sur le sol au milieu des cendres et des ruines du château.

- C'est lui qui les a tués, commenta derrière elle Harry, l'ayant enfin remarqué.

Elle avait sursauté au son de sa voix, et le regardait désormais sans un mot, bien trop perdue pour s'exprimer.

- Il n'a rien pu faire contre Voldemort… ses hommes sont tombés en même temps que lui… comme si leur vie n'était en fait qu'un morceau de la sienne, liées par un même fil… en le tuant, son armée a disparue avec lui…

Ally l'écoutait, silencieuse, observant fatalement les dégâts causés par la bataille. Alors voilà, s'en était finit ? Avant même qu'elle n'ait pu affronter son destructeur il avait disparu sous l'assaut de ses ennemis ?

Harry était persuadé que c'étaient ces questions là qui occupaient les pensées de son amie, la laissant pensive et hésitante au milieu des cadavres piétinés.

Pourtant Severus, qui les observait non loin, n'en était pas certain. Aussi profond qu'il sondait son regard, il ne voyait aucune déception, aucune trace de cette rage et de cette colère qu'elle avait tant cherché à assouvir quelques heures auparavant en se jetant corps et âme dans la bataille. Cela signifiait-il qu'elle était parvenue à ses fins ? Que finalement, en dépit des apparences, elle avait atteint son bourreau pour lui tirer à son tour une balle d'argent en plein cœur ? Rien n'était moins sur que cela.

Serrant dans sa poche le parchemin froissé reçu la veille, il continuait de l'observer attentivement, craignant de comprendre le fin mot de cette histoire… ainsi, Angmar aurait abandonné sa quête, laissant disparaître ses hommes, abdiquant après un siècle de montée en puissance, vaincu par le propre fils de son initiatrice ?

Severus ne pouvait y croire. Il ne pouvait admettre que ce mage si puissant ait put être vaincu ainsi. Mais après tout, comment aurait-il put voler le secret de l'immortalité de Voldemort sans avoir put un seul instant le menacer sérieusement ? Jamais, oh grand jamais le Seigneur des Ténèbres ne lui aurait dévoilé ainsi la magie qui faisait sa puissance.

Mais il était persuadé qu'Angmar n'avait pas été vaincu. Et si, finalement, Angmar avait découvert le secret des horcruxes et fais d'une des victimes de la bataille son premier meurtre fondateur, sauveur de son âme, la protégeant des défaillances de son enveloppe charnelle ? S'il avait du choisir une seule personne dans cette vallée, lors de cette nuit cauchemardesque, pour incarner ce premier horcruxe, qui aurait-il put choisir ?

La réponse semblait évidente pour lui, et alors qu'il se demandait comment Angmar aurait put découvrir le secret des horcruxes, et pourquoi Ally serait toujours en vie dans ce cas là, le visage de Severus changea alors peu à peu d'expression, ses lèvres se retroussant en un léger rictus, de cette façon si particulière qu'il avait toujours eut de sourire.

Ainsi, en regardant une Ally déboussolée parcourir les décombres aux côtés d'Harry, il compris que s'ouvraient devant lui, au milieu de ce désastre, deux portes monumentales encadrées de colonnes de marbre magnifiques et surmontées de pilastres somptueuses : un nouveau choix s'offrait à lui.

Contemplant une frêle jeune fille devenue l'hôte d'une âme noire et destructrice, Severus se demandait alors s'il contemplait en cet instant un nouvel ennemi, s'engageant ainsi dans une nouvelle décennie de guerre et d'intelligences, ou bien s'il admirait ici un nouveau maître ?

FIN