Le temps passe... ... à l'aveuglette

Deux semaines. Deux semaines qu'ils se frolent, se couvent du regard, se jaugent du désir. Leur sens sans cesse en éveil accompagnent les couleurs de l'automne.
La nature se recouvret d'or, de pourpre et met le teint de la griffondor on ne peut plus en valeur, tandis que Severus ressemble au vent qui agite les branches.
La jeune femme a pris l'habitude de se promener dans le parc, le soir, après le repas. Et ce soir, de même que les autres soirs, et tandis que l'ombre du chateau disparait pour laisser place à la nuit, elle marche au gré du vent, ignorant qu'à l'une des fenêtres du chateau, un regard de jais ne la quitte pas.
Il se repait de sa démarche nonchalante. Il admire le tombé de sa robe légère qui caresse ses chevilles dénudées, qui caresse sapeau de satin.
Les cheveux défaits, une légère brise vient parfois faire s'envoler une mêche.
Il lui semble, chaque soi, voir une ombre sybilline.

Soudain, il se mit à pleuvoir. Elle n'a pas le temps d'atteindre le portique du chateau. Déjà ses robes sont trempées et lui collent à la peau, dévoilant ses formes généreuses. La forte pluie qui lui frappe le visage lui brouillait également la vue, tandis qu'elle court se mettre à l'abri.
L'eau tombant sur les vitres empêche Severus de voir sa course. Il quitte la place et décide de retourner à ses cachots.
Il descend les escaliers et atteint le palier au moment ou la jeune femme essouflée referme les battants de la lourde porte en s'appuyant dessus. Il s'approche d'elle, tentant de cacher le désir qu'il a de dévorer des yeux ce corps qui lui est dévoilé:
_Et bien, Miss, on aime courir des risques?
Elle, inconsciente de sa quasi nudité, esquisse un léger sourire et repousse de la main une mêche collée sur la joue.
Un léger frisson lui échappe, mais non pas à Severus. Il pose sa main sur l'épaule de la jeune femme. Au bout de quelques instants, il réussit à s'arracher à la contemplation du grain de cette peau parcourut de gouttes d'eau. Il retire sa cape et délicatement en entoure les épaules d'Hermione, appuyant légèrement les mains sur sa gorge pour resserer la cape. Puis il s'éloigne et prend le chemin de ses cachots:

_Tachez de ne pas tomber malade, Miss.
Si le ton est sec, il ne réussit pas à démentir la douceur des gestes qu'il a eu. En regagnant sa chambre, elle serre un peu plus la cape contre elle, en savourant l'odeur et imaginant que ce sont ses bras qui la bercent.