Bien le bonjour chers amis ! Comme promis, me revoilà avec une deuxième lettre. Au départ, je vous l'avais expliqué, je n'étais pas sûre d'en faire plusieurs. Et puis finalement j'ai été agréablement surprise par le succès (Merci à vous je vous adore ! Merci les reviews, merci les favoris, merci !) qu'a eu le suicide du Patron. Bande de sadiques... J'ai donc décidé de retenter l'aventure (les cours d'histoire horriblement chiants ont été propices à l'inspiration) avec cette fois une autre personnalité. La victime préférée des fans... LE GEEK.
Je suis désolée par avance pour ce que je fais subir au personnage, et à Mathieu, qui prend cher lui aussi. D'autant plus que j'adore SLG
Disclaimer : Les personnages de SLG ne m'appartiennent pas (dommage XD), ils sont la stricte propriété de Mathieu Sommet.
Bonne lecture !
Cher Mathieu,
S'il-te-plaît pardonne-moi. Tu peux être en colère, déçu... triste, même si ça m'étonnerait que tu pleures mon départ. Que tu me pleures moi. Tu peux hurler, te murer dans le silence, ou même ne rien en avoir à faire. Ça serait encore plus facile... Tu peux faire tellement de choses et réagir de tant de manières différentes... Mais tu n'as pas le droit de m'en vouloir.
Je ne pouvais plus Mathieu. C'était fini avant même d'avoir commencé. Je ne vivais pas. J'étais un fantôme. Sans rêves, sans espoir, sans amis, sans famille... Une pauvre âme perdue qui essayait de s'oublier dans le monde qu'elle s'était créée. Un monde parfait, magique, fait de pixels et de langage binaire. Les jeux vidéos ça aura été ma seule joie.
Je ne vais pas chercher à te mentir. A quoi ça servirait ? Je ne suis plus là. Je n'ai plus à avoir honte, et j'ai oublié ce qu'était la peur. Alors je vais me comporter en homme, comme tu me le demandais si souvent. C'est assez ironique de se dire que la seule fois où j'aurais répondu à tes attentes, c'était pour signer mon arrêt de mort. Enfin... Je n'étais pas heureux Mathieu. Je t'aurais toujours déçu. Je passais mon temps à pleurer sur mon sort. J'avais raison dele faire. Mais il y a un moment où, aussi brulantes soient-elles, les larmes ne suffisent plus. J'ai dû trouver du réconfort autre part. La mort, douce, chaude, me chuchotait des mots tendres. J'étais sûr qu'elle voudrait de moi, elle. J'avais raison.
Être faible c'est dur. Être ridiculisé devant des millions de gens, être renié par sa propre famille ça l'est encore plus. J'avais beau me demander pourquoi, j'avais beau hurler, mes plaintes étaient étouffées par le silence. Personne pour m'entendre. On répondait à ma souffrance par des rires. Mais après tout c'est le principe même de SLG non ?
Un peu d'amour, c'était tout ce que je demandais. Mais c'était déjà trop. Or qui peut vivre sans une once de tendresse ? Le Patron ? Il me faisait pitié celui-là. J'avais peur de devenir comme lui. Un monstre qui se serait construit dans la crainte et qui aurait fini par lui-même l'inspirer. Non, ce n'était pas ce que je souhaitais.
J'aspirais au bonheur Mathieu. Pourquoi me détestais-tu ? Qu'est-ce-que je t'avais fait ? J'attendais une réponse. Je ne pouvais pas faire semblant. J'avais vraiment mal. Et toi tu t'en fichais. Je n'étais qu'une petite chose fragile, sans importance. Rien.
Ca n'a pas été un choix facile. Je ne te cache pas que je n'en menais pas large quand j'ai volé le couteau dans la cuisine. Pourtant quand je l'ai levé et que la lune a éclairé la lame... Ca m'est apparu comme une évidence. Tout paraissait logique. J'avais trouvé ma place. Adieu ce monde pourri dans lequel je ne faisais que souffrir ! Adieu vous, famille que je faisais semblant d'aimer, mais que je ne pouvais m'empêcher d'haïr ! Adieu... Le petit Geek n'est plus, et si ce n'est pas important pour vous, pour moi c'est la délivrance.
En vérité je me sens bien. J'ai quelques regrets, mais vous n'en faites évidemment pas partie. Je n'avais plus d'espoir pour vous. C'était peut-être ça le problème. Aucun espoir quant-à ma propre famille. Vous ne m'auriez jamais accepté. Je n'étais pas l'un des vôtres. Trop différent. J'étais perdu dans un monde qui n'étais pas le miens. Un monde que je n'avais pas choisi.
Pleures-tu ? Te rends-tu bien compte que tout est de ta faute ? Pourquoi m'as-tu changé ? Pourquoi ? Réponds Mathieu ! Réponds-moi ! Est-ce-qu'aujourd'hui, maintenant que je ne suis plus, tu vas enfin m'écouter ? N'entends-tu pas mes appels désespérés ? Ne vois-tu pas mes larmes couler ? N'imagines-tu pas la lame s'enfoncer dans ma chair et le sang couler le long de mon corps ?
Mais après tout ça n'est pas de ta faute, pas vrai ? Tu n'y es pour rien. Et de toute façon, il est trop tard...
Très heureux de t'avoir connu,
Le Geek
J'espère que ça vous a plu. Reviews ? ;)
