Bonsoir ! :-) Puisque vous l'avez si gentiment demandé, voici le chapitre 4 :-) Je vous le dis à nouveau, préparez vos mouchoirs, car les choses commencent à se compliquer ;-)

* teambonbon972 : Damon semble être à l'aise avec Bonnie, il est à un tournant de sa vie comme tu le verras dans ce chapitre... Et Bonnie a beaucoup de mal à garder le secret ;-)

* Love the Original Family : hé oui elle pense à lui, trop même, et cela la perturbe de savoir à l'avance que Damon va mourir. Que va-t-elle décider ? :-)

* bamonloveforever : j'avais envie de développer quelques petites scènes Bamon par ci par là pour que le rapprochement se fasse en douceur, et je suis aussi nostalgique de l'amitié Bonnie/Elena/Caroline de la saison 1 :-)

* sarah : malheureusement il n'y a pas assez de Bamon dans la série, alors j'espère que ma fiction te plaira :-)

* Rouksanarashmi : je ne savais pas que tu avais lu d'autres de mes histoires :-) je ne te fais pas attendre plus longtemps, voici la suite ;-)

Bonne lecture et un grand merci pour vos commentaires, vos favoris,... :-) XoXo

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— On trinque ? proposa Damon à son frère en lui tendant un verre rempli de bourbon.

— Est-ce que tu l'as empoisonné ? demanda suspicieusement Stefan, après en avoir reniflé le contenu.

Damon sourit avant de lui prendre le verre des mains et d'en boire une gorgée pour lui prouver qu'il n'avait rien à craindre.

— Qu'est-ce qu'on fête, exactement ? demanda son frère après avoir bu le reste.

— Notre victoire imminente ! s'exclama le vampire.

Damon avait passé un pacte avec Bonnie : ils ne devaient dire à personne qu'elle avait vu l'avenir, c'était trop dangereux et cela risquait de compromettre leur plan, mais il voulait rassurer son frère à propos du destin d'Elena.

— Ah bon ? Quelle victoire ?

— Disons que... Bonnie et moi travaillons actuellement ensemble pour venir à bout de Klaus.

— Je pensais que Rick, toi et moi devions l'attaquer chacun avec une dague pendant que Bonnie le maîtrisait grâce à ses pouvoirs ?!

— C'est le cas, mais il faut toujours avoir un plan de secours, mentit le vampire, car il savait déjà qu'ils n'auraient pas besoin de plan B.

— Tu as raison, admit Stefan. Mais je ne suis pas rassuré de savoir qu'Elena jouera le rôle d'appât. Cela semble trop simple pour fonctionner.

Les deux frères échangèrent un regard gêné : Elena. Le mot était lâché.

— Cela va fonctionner, frérot, j'en suis certain, dit Damon d'un air énigmatique. Et tu vivras encore de longues années avec Elena, ajouta-t-il en tapant amicalement sur l'épaule de son frère.

Stefan fronça les sourcils. Il paraissait étonné du comportement inhabituel de son ainé.

— Je... je ne comprends pas, murmura-t-il, confus.

— J'ai eu tort, dit simplement Damon. Je ne me suis pas conduit comme un vrai frère.

— Damon, écoute je...

— Oublions toute cette histoire, d'accord ? le coupa-t-il.

— Très bien, mais j'aimerais te poser une question.

— Laquelle ?

— Pourquoi maintenant ?

Sans avoir besoin d'autres précisions, Damon comprit la question de Stefan : pourquoi avoir attendu 150 ans pour faire la paix et arrêter d'essayer de ruiner sa vie ?

— Je ne sais pas, répondit-il après quelques secondes de réflexion.

Il ajouta avec un sourire :

— C'est peut-être la compagnie de Bonnie qui me rend différent.

— C'est possible, murmura Stefan, un peu ému par cette « réconciliation » inattendue.

— Quelle horreur, je suis en train de devenir un second Saint-Stefan ! s'exclama Damon pour plaisanter.

— Je savais que la trêve ne durerait pas longtemps, rigola-t-il.

— Si tu veux vraiment m'affronter, on devrait retourner à la source.

Tout en disant cela, Damon prit un ballon de football américain dans une armoire.

— Alors ? Qu'est-ce que tu en dis ? demanda-t-il en lui lançant le ballon.

Stefan était abasourdi.

— Damon, tu n'es pas sérieux ?!

— Au contraire, je suis très sérieux ! Tu te rappelles du bon vieux temps, quand je t'ai appris à jouer ?

— Mais nous ne sommes même pas en tenue de sport ! protesta son frère.

Le vampire eut un sourire moqueur.

— De quoi as-tu peur, Stefan ? De défaire ta coiffure ou de te faire battre comme à chaque fois qu'on jouait ?

Toujours aussi surpris par le comportement de son frère mais heureux de voir qu'il faisait des efforts pour améliorer leur relation, Stefan s'empressa d'accepter.

— Un Salvatore ne recule jamais devant un défi, dit ce dernier en souriant, avant d'ouvrir la porte qui donnait sur le jardin, suivi de près par Damon.

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— Il a quoi ?! s'exclama Elena quelques heures plus tard, quand Stefan lui raconta ce qu'il avait fait pendant qu'elle parcourait les magasins avec Bonnie et Caroline.

— Je sais, ça parait fou, mais Damon m'a proposé de jouer au football comme avant, et je me suis rendu compte que nous n'avions pas partagé un tel moment de complicité depuis très longtemps.

— Je... je ne comprends pas. Il va enfin nous laisser tranquille alors ?!

— C'est ce qu'il a laissé sous-entendre. Mais c'est Damon, tu sais, alors il y a toujours un risque...

— Évidemment...

— Et toi, comment s'est passée ta journée ? demanda son petit ami en l'embrassant dans le cou.

— C'était super ! s'exclama Elena, ravie. Et la meilleure nouvelle, c'est que Bonnie avait l'air réellement heureuse. Je t'avoue que je me suis sentie soulagée en la voyant sourire comme avant, parce que j'en veux terriblement à Jeremy !

— Elena, tu n'es pas responsable de la vie amoureuse de ton frère.

— Je sais, mais de tout de même. Cela ne se fait pas. Il a agi comme... comme... comme Damon tiens !

Stefan rigola malgré lui.

— Au fait, où est-il passé ? demanda Elena en tendant l'oreille, mais le manoir était silencieux.

— Aucune idée, mais je m'en fiche car nous avons la maison pour nous deux, répondit Stefan, en levant suggestivement les sourcils.

— Stefan Salvatore me fait des avances ! se moqua gentiment Elena en prenant un air faussement choqué.

Avec sa supervitesse, Stefan attrapa Elena et grimpa les escaliers avant de la déposer sur le lit.

— Ne vous moquez pas de moi, mademoiselle Gilbert, ou vous allez le regretter, dit-il d'une voix rauque, avant de l'embrasser passionnément.

Ils ne se doutaient pas que Damon se trouvait au même moment à quelques kilomètres de là, chez une certaine sorcière aux yeux verts.

— Damon, qu'est-ce que tu fais ici ?! soupira Bonnie après avoir ouvert la porte.

— Je passais dans le coin, répondit-il évasivement en entrant comme s'il était chez lui.

Comme il ne lui laissait pas le choix, Bonnie referma la porte et le rejoignit dans le salon où le vampire s'était déjà installé sur le canapé, parfaitement à l'aise.

— Ce n'est pas parce que tu as été invité à l'intérieur une fois que tu dois t'incruster quand tu en as envie !

— Et voilà comment on me remercie, soupira-t-il. Je suis là pour m'assurer que tu vas bien, tout simplement.

— Oui, je vais bien, Damon, répondit Bonnie avec irritation. Maintenant dis-moi ce que tu veux vraiment !

— Pardon ?!

— Arrête de faire l'imbécile ! Qu'est-ce que tu veux ?

— Je te l'ai dit, espèce de tête de mule ! cria-t-il en s'énervant.

— Tu veux juste t'assurer que je vais bien ? répéta-t-elle, debout devant lui et les bras croisés, pour bien lui faire comprendre qu'elle n'en croyait pas un mot.

— Au risque de te surprendre, oui. Le combat final avec Klaus approche, et je veux être certain que tout fonctionne comme prévu.

« Autrement dit, que je ne foire pas tout à cause de mes ennuis sentimentaux », traduisit-elle mentalement.

— Toi, par contre, je te trouve très agressive, Bon-Bon, ajouta Damon en la fixant.

— Pas du tout ! répliqua-t-elle d'un ton moins calme qu'elle ne l'aurait voulu.

— Tu vois, tu me cries encore dessus ! Quelque chose ne va pas ?

« Il ne te reste que quelques jours à vivre », eut-elle envie de lui crier, mais les mots restèrent coincés en travers de sa gorge.

— Bonnie, murmura-t-il d'un ton très sérieux, même si je veux sauver la vie d'Elena en neutralisant Klaus, tu sais très bien que Stefan, Rick et moi nous ne laisserons rien t'arriver, pas vrai ?

« Et maintenant voilà qu'il pense que je suis inquiète pour moi ! » songea Bonnie. Elle n'en pouvait plus. La simple présence de Damon l'agaçait, car elle ne pouvait supporter de lui faire face sans lui avouer la vérité.

— Damon... ce n'est pas ça, murmura-t-elle faiblement. C'est juste que... je ne sais pas si ce plan est réellement au point.

— Qu'est-ce que tu veux dire ?

— Tu sais que le futur que j'ai vu peut changer si quelqu'un change d'avis, même à propos d'une minuscule décision. On appelle ça l'effet papillon.

— Peut-être, mais c'est notre seule chance de nous débarrasser de Klaus, plaida le vampire. Bonnie tu es une sorcière, tu devrais être la première à te réjouir qu'on se débarrasse de ce monstre !

— Je veux me débarrasser de lui, répondit-elle fermement.

Ça y est, Bonnie avait pris sa décision : elle avait vu le futur, et elle savait exactement à quel moment Klaus allait arracher le coeur de Damon. Il ne lui restait plus qu'à tout faire pour empêcher cela de se produire, sans en parler à personne.

— Tu es une personne courageuse, Bonnie, dit pensivement Damon. Je regrette que les choses aient si mal commencé entre nous. Passe une bonne soirée.

Brusquement, il se leva et se dirigea vers la sortie. Bonnie le suivit, sa curiosité piquée par son étrange réflexion.

— Damon attends ! dit-elle en le retenant par sa veste, avant de réaliser ce qu'elle avait fait et de le lâcher. Que... que t'arrive-t-il ?

Il hésita avant de répondre.

— Hé bien... j'ai pris une grande décision, finit par dire le vampire. Je tiens beaucoup à Elena, et je sais qu'elle est heureuse avec mon frère, alors je ne veux rien de plus. Quand toute cette histoire avec Klaus sera réglée, je vais prendre un nouveau départ et quitter la ville, Bonnie. Mais avant, j'essaie de réparer tous les torts que j'ai pu causer depuis que je suis revenu à Mystic Falls.

Bonnie sentit son coeur se serrer : non, ce n'était vraiment pas juste, Damon ne pouvait pas mourir juste au moment où il avait décidé de devenir meilleur, c'était trop cruel.

— Si c'est un nouveau départ que tu veux, je suis certaine que tu l'auras, répondit-elle avec un petit sourire.

En tout cas, elle ferait tout pour que cela arrive.