Salut tout le monde, merci à Love the Original Family et teambonbon972 pour vos reviews :-)
Ce chapitre ne répondra pas à toutes vos questions, c'est plutôt une autre manière de voir les choses... de l'autre coté du miroir ;-)
Je n'en dis pas plus et je vous laisse découvrir cette suite, encore un grand merci à toutes les personnes qui me lisent :-)
Bonne lecture :-)
XoXo
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Une semaine plus tôt...
Damon ouvrit les yeux, incertain de ce qu'il allait découvrir. Lorsqu'il avait demandé à Lucy de le renvoyer en arrière après l'enterrement de Bonnie, elle l'avait regardé comme s'il avait perdu la tête.
*** Flashback ***
« Damon, est-ce que tu te rends compte de ce que tu me demandes ?! » lui avait dit la sorcière, surprise et choquée à la fois.
« Je sais que ce n'est pas un sort facile, mais j'ai besoin que tu me renvoies dans le passé. Je dois empêcher Bonnie de mourir ».
Lucy n'avait pas eu besoin de lui en demander plus : elle avait déjà rencontré Damon par le passé, et d'après ce que Katherine lui en avait dit à l'époque où elles étaient « amies », le vampire ne s'attachait jamais à personne. Pourtant, tout dans son regard, dans l'expression de son visage, lui suggérait le contraire : Bonnie était morte et Damon semblait plus affecté que Lucy ne l'aurait cru.
« Et je sais que ta cousine te manque », avait-il ajouté d'une voix grave.
« Ce... ce n'est pas juste » avait murmuré Lucy, les larmes aux yeux. « Tu sais que je ferais n'importe quoi pour Bonnie ».
« Et moi, je ferais n'importe quoi pour qu'elle échappe à la mort », avait-il fini par avouer. « Après tout ce temps passé à collaborer ensemble pour vaincre Klaus, j'ai réalisé que je me trompais. Je ne voulais pas Elena, j'enviais le bonheur de Stefan. Et ce bonheur, j'aurais pu l'avoir...avec Bonnie... si seulement je ne lui avais pas demandé de lancer ce sort stupide », avait-il terminé d'un ton amer, rongé par la culpabilité.
Pendant quelques minutes qui semblèrent durer une éternité, Lucy était restée silencieuse et avait réfléchi.
« Si... et je dis bien si je dois te renvoyer dans le passé, il y a plusieurs choses que tu dois savoir ».
« Je t'écoute ».
« Premièrement, il n'y a que la personne qui retourne dans le passé qui garde ses souvenirs. En cas de problème, je ne pourrais pas t'aider car j'aurais oublié cette conversation »
« Je crois que je peux gérer ça tout seul », avait-il dit d'un ton déterminé.
« Ensuite, il faudra que tu fasses attention à modifier le moins de choses possibles. Personne ne doit savoir que j'ai lancé ce sort. De toute façon, le destin a tendance à reprendre son cours normal, et les choses finiront par se produire exactement de la même manière que la première fois. Tu pourras peut-être sauver Bonnie à la dernière minute, mais ce n'est pas une certitude. D'accord ? »
La gorge de Lucy s'était serrée au moment où elle prononça cette phrase, et Damon s'était contenté d'acquiescer.
« Je peux te renvoyer là où tout a commencé, lorsque tu as demandé à Bonnie de lancer le sort Visionnaris », avait poursuivit Lucy. « Cela te laissera une semaine pour élaborer un plan afin d'éviter... l'inévitable ».
« Une semaine avec Bonnie à nouveau », avait murmuré Damon, un sourire sur les lèvres.
« N'oublie pas que Bonnie ne doit se douter de rien, jouer avec le passé et le futur est dangereux ! Continue à te conduire comme un crétin avec elle comme tu le fais habituellement, et elle ne se doutera de rien »
« Je vois d'où ma petite sorcière tient son sens de la répartie, c'est de famille ».
Lucy avait souri, presque charmée par ce nouveau Damon qui semblait ne pas vouloir abandonner sa cousine et qui était prêt à tout pour la ramener à la vie.
« Très bien, puisque tout est bien clair... allons-y », avait murmuré Lucy en se concentrant, les yeux fermés.
*** Fin du flashback ***
Lucy avait réussi, songea Damon en se déplaçant avec sa supervitesse jusqu'à la maison de Bonnie. De loin, il pouvait entendre le rythme régulier de son coeur qui battait pendant qu'elle dormait. Impulsivement, il sonna à la porte, sans même regarder l'heure qu'il était.
— Damon, dit Bonnie avec un soupir après lui avoir ouvert. Pourquoi ne suis-je pas surprise ?
— Tu es là ! s'exclama-t-il malgré lui.
Il était si heureux de la voir bien en vie, qu'il en oubliait presque qu'il était revenu dans le passé et que l'ancienne Bonnie ne le portait pas vraiment dans son coeur.
— Où veux-tu que je sois à cette heure-ci ? ! Et qu'est-ce que tu veux ?!
— Fais-moi entrer, il faut qu'on parle, répondit-il plus sérieusement, en tentant de reprendre son ancien comportement.
— C'est hors de question, répliqua-t-elle en secouant la tête.
— Bonnie...
— Qu'est-ce que tu fais ici, d'ailleurs ?
— Puisque Madame ne répond pas au téléphone, il a bien fallu que je me déplace !
Damon essayait de paraitre désagréable, mais au fond de lui, une partie de son âme était heureuse et il avait beaucoup de mal à le cacher.
Après être entré et avoir expliqué à Bonnie qu'il avait besoin qu'elle jette le sort Visionnaris – comme l'avait prévenu Lucy, il devait modifier le moins de choses possible – Damon avait du la rassurer quant à ses capacités. Il savait qu'elle pouvait le faire, puisqu'elle avait déjà lancé ce sort dans le passé, mais cela lui faisait du mal de savoir que Bonnie souffrirait à nouveau et qu'elle se verrait mourir en vainquant Klaus, tout en gardant cela pour elle seule pendant une semaine. Finalement, Bonnie avait fini par céder.
— Puisque tu penses que cela peut nous aider à nous débarrasser de Klaus et à sauver Elena par la même occasion, finit-elle par répondre.
Silencieusement, Damon hocha la tête puis se leva.
— Je le ferai, mais à une seule condition, ajouta gravement Bonnie. Je te dirai uniquement si notre plan pour vaincre Klaus fonctionnera. Nous n'avons pas le droit de jouer avec l'avenir des autres personnes.
— Je comprends, dit simplement Damon.
Bonnie avait dit la même chose la première fois, mais elle l'avait oublié.
Elle allait voir qu'elle allait mourir et n'en parler à personne. Damon en était déjà malade. Il ne voulait pas que Bonnie souffre à nouveau, mais s'il parvenait à lui sauver la vie, cela en valait la peine.
— Reviens vers midi trente, je serai rentrée des cours, lui dit-elle en le raccompagnant jusqu'à la porte.
— D'accord, midi trente, répéta Damon en souriant.
Bonnie ne comprit pas pourquoi Damon sourit : il savait simplement déjà ce qu'elle allait dire puisqu'ils avaient déjà vécu ce moment.
Quelques heures plus tard, Damon attendait Bonnie devant la porte de chez elle.
— Tu es à l'avance, lui fit remarquer Bonnie en arrivant.
— Le temps est précieux, nous ferions mieux de ne pas le gaspiller, répondit Damon d'un ton posé.
« Plus qu'une semaine », songea-t-il, « et tu reviendras peut-être pour de bon »
— Tu as raison, finissons-en, répondit Bonnie en glissant la clé dans la serrure.
Damon se dirigea ensuite vers la cuisine et se servit un verre de vin.
— Fais comme chez toi, surtout ! s'exclama Bonnie avec contrariété. Mon père va me tuer quand il sera rentré de son voyage d'affaires s'il pense que j'ai fini ses bouteilles !
C'est vrai, Bonnie avait oublié qu'ils avaient bu de nombreux verres ensemble dans cette cuisine. Il devait se rappeler de rester dans son rôle, sinon tout son plan foirerait.
— Relax, Bon-Bon, je t'en rachèterai, mais j'ai besoin d'un verre pour me préparer.
— Te préparer ? répéta Bonnie d'un ton ironique. Au cas où tu l'aurais oublié, c'est moi la sorcière, c'est donc moi qui dois lancer ce sort stupide !
Ce qu'il n'était pas prêt à vivre, c'était le fait de savoir que Bonnie allait encore revivre les mêmes souffrances : se voir mourir, et cacher la vérité à ses amis. Damon mourrait d'envie de lui en parler mais il ne pouvait pas, s'il voulait que son plan fonctionne.
— Laisse tomber, marmonna-t-il, à la grande surprise de la sorcière car Damon n'abandonnait jamais une dispute.
Il dut encore batailler pour la convaincre, et Bonnie finit par céder complétement. Le fait que Damon lui ait pris la main n'était certainement pas étranger au fait que la sorcière se sente soudain plus confiante, mais il n'avait pas pu s'en empêcher, c'était trop tentant de la rassurer et de la mettre en confiance, à sa manière et sans rien lui avouer.
Quand Bonnie commença à lancer le sort Visionnaris, le vampire retint son souffle : il savait ce qu'elle allait voir, il savait qu'elle se verrait mourir, et ce sentiment était horrible.
Lorsqu'elle s'évanouit après avoir lancé le sort, Damon la rattrapa dans ses bras, un peu effrayé, mais puisqu'elle s'était réveillée la première fois, il n'y avait pas de raison qu'elle ne se réveille pas cette fois-ci, pas vrai ?
— Que... que s'est-t-il passé ? lui demanda Bonnie, confuse, en se réveillant et en se dégageant de son étreinte.
— Tu as lancé le sort Visionnaris, et ensuite, tu es devenue toute blanche et je crois bien que tu t'es évanouie.
— Damon..., murmura-t-elle, je...
— Est-ce que cela va fonctionner ? Réussirons-nous à maitriser Klaus ? lui demanda-t-il.
Malgré tout le mal que cela lui faisait de savoir que Bonnie venait de se voir mourir, Damon savait qu'il devait rester le plus fidèle possible à la première version de cette réalité.
Bonnie acquiesça lentement la tête.
— Oui, cela va fonctionner. Mais..., commença-t-elle, avant de s'interrompre, hésitante.
— C'est tout ce que j'avais besoin de savoir, répondit Damon. Plus qu'une semaine, et tout sera terminé.
« Plus qu'une semaine, et j'aurai réparé mes erreurs », songea le vampire.
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Malgré la promesse qu'il s'était faite de ne pas trop se rapprocher de Bonnie puisqu'il comptait se sacrifier à sa place, Damon ne pouvait s'empêcher de prendre de ses nouvelles pour voir si elle tenait le coup face à sa vision. Après une brève hésitation, il composa le numéro de téléphone de sa petite sorcière.
— Fiche-moi la paix, je ne veux plus jamais t'adresser la parole ! fut la première chose qu'il entendit.
— Witchy ? Qu'est-ce que j'ai encore fait ?
— Désolée, je t'ai pris pour... quelqu'un d'autre, répondit vaguement Bonnie.
— Je ne sais pas si je dois être vexé ou consterné que tu m'aies confondu avec bébé Gilbert, s'amusa-t-il.
— Damon, je n'ai pas envie de rire.
Elle devait être terrifiée, se dit-il, mais il devait faire semblant de ne pas être au courant qu'elle se savait condamnée, alors il fit comme s'il croyait qu'elle était déprimée à cause de sa rupture avec Jeremy.
— Tu t'en remettras, Witchy. Fais-moi confiance.
— Tu sais ce qui m'aiderait à m'en remettre plus vite ? Un énorme pot de crème glacée aux noix de pécan ! Damon ?! ajouta-t-elle, comme il ne disait plus rien.
A peine quelques secondes plus tard, Damon apparut dans sa chambre avec un énorme pot de crème glacée aux noix de pécan et deux cuillères.
— Damon ! s'écria-t-elle en se couvrant machinalement avec son drap, malgré le fait qu'elle portait un pyjama. Tu n'as pas le droit de pénétrer dans ma chambre comme ça ! Imagine si j'avais été en sous-vêtements ? !
— Cette soirée aurait été encore plus intéressante, répliqua-t-il avec un sourire, incapable de s'empêcher de la taquiner et, à son grand étonnement, Bonnie lui rendit son sourire.
— Deux cuillères ? lui fit-elle ensuite remarquer. Je n'ai pourtant qu'une seule bouche.
— Tu sais très bien que la seconde est pour moi, répliqua-t-il en s'asseyant sur le lit à côté d'elle sans aucune gêne. C'est la glace et moi, ou rien du tout !
— C'est du chantage, répliqua-t-elle avec amusement.
— Non... ché un vré déliche, répondit Damon, la bouche pleine de glace.
— Bon après tout... les choses ne peuvent pas être pires de toute façon...
— Y a pas à dire, tu sais parler aux hommes, Witchy !
— Excuse-moi, soupira-t-elle, je suis juste... à côté de mes pompes pour le moment.
Le vampire la fixa d'un air sérieux.
— Bonnie, peu importe ce que tu traverses en ce moment, dis-toi qu'il y aura des jours meilleurs.
« Je te le promets, tu survivras et tu seras heureuse », pensa-t-il avec conviction.
— Tu sais, dit Bonnie entre deux cuillères de glace, j'apprécie le fait que tu sois là à me consoler après l'échec lamentable de ma relation avec Jeremy, mais ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi.
— Depuis quand ai-je besoin d'une excuse pour passer du temps avec ma sorcière préférée ? plaisanta-t-il.
Bonnie sourit mais ne lâcha pas l'affaire.
— Damon... la vérité, s'il te plait.
Tout en poussant un soupir, le vampire se passa la main dans les cheveux. Qu'allait-il bien pouvoir inventer pour justifier sa présence ?
— Hé bien, disons que... je veux que ce plan marche, et cela ne sera pas le cas si ton esprit est ailleurs à cause de bébé Gilbert.
Il remarqua que le visage de Bonnie se figea : elle était peut-être vexée car elle pensait qu'il ne se souciait que du sort d'Elena et qu'elle n'était qu'un moyen pour arriver à ses fins, mais il ne pouvait pas se permettre de laisser croire à Bonnie qu'il tenait à elle. Sans être présomptueux, il songea que ce serait cruel de devenir son ami maintenant alors qu'il avait décidé de mourir à sa place.
— Tu as raison, dit pensivement la sorcière. Nous devons tout faire pour que cela fonctionne.
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Damon savait qu'il allait devoir passer par des moments difficiles : faire ses adieux au groupe sans qu'ils s'en rendent compte. Il commença par essayer de recoller les morceaux avec Stefan, la personne la plus importante de toute sa vie.
— On trinque ? proposa-t-il à son frère en lui tendant un verre rempli de bourbon lorsque Stefan entra dans le salon
— Est-ce que tu l'as empoisonné ? demanda-t-il suspicieusement après en avoir reniflé le contenu.
Damon sourit avant de lui prendre le verre des mains et d'en boire une gorgée pour lui prouver qu'il n'avait rien à craindre.
— Qu'est-ce qu'on fête, exactement ? demanda son frère après avoir bu le reste.
— Notre victoire imminente !
Damon avait passé un pacte avec Bonnie : ils ne devaient dire à personne qu'elle avait vu l'avenir, c'était trop dangereux et cela risquait de compromettre leur plan, ou plutôt son plan pour la sauver, mais il voulait rassurer son frère à propos du destin d'Elena.
— Ah bon ? Quelle victoire ?
— Disons que... Bonnie et moi travaillons actuellement ensemble pour venir à bout de Klaus.
— Je pensais que Rick, toi et moi devions l'attaquer avec des dagues pendant que Bonnie le maîtrisait grâce à ses pouvoirs ?!
— C'est le cas, mais il faut toujours avoir un plan de secours, mentit le vampire, car il savait déjà qu'ils n'auraient pas besoin de plan B.
— Tu as raison, admit Stefan. Mais je ne suis pas rassuré de savoir qu'Elena jouera le rôle d'appât. Cela semble trop simple pour fonctionner.
Les deux frères échangèrent un regard gêné : Elena. Le mot était lâché.
— Cela va fonctionner, frérot, j'en suis certain, dit Damon d'un air énigmatique. Et tu vivras encore de longues années avec Elena, ajouta-t-il en tapant amicalement sur l'épaule de son frère.
Stefan fronça les sourcils. Il paraissait étonné du comportement inhabituel de Damon.
— Je... je ne comprends pas, murmura-t-il, confus.
— J'ai eu tort, dit simplement Damon. Je ne me suis pas conduit comme un vrai frère.
— Damon, écoute je...
— Oublions toute cette histoire, d'accord ? le coupa-t-il.
— Très bien, mais j'aimerais te poser une question.
— Laquelle ?
— Pourquoi maintenant ?
Sans avoir besoin d'autres précisions, Damon comprit la question de Stefan : pourquoi avoir attendu 150 ans pour faire la paix et arrêter d'essayer de ruiner sa vie ?
— Je ne sais pas, répondit-il après quelques secondes de réflexion, car il ne pouvait pas lui dire qu'il allait bientôt mourir.
Damon ajouta avec un sourire :
— C'est peut-être la compagnie de Bonnie qui me rend différent.
— C'est possible, murmura Stefan, un peu ému par cette « réconciliation » inattendue.
— Quelle horreur, je suis en train de devenir un second Saint-Stefan ! s'exclama Damon pour plaisanter.
— Je savais que la trêve ne durerait pas longtemps, rigola-t-il.
— Si tu veux vraiment m'affronter, on devrait retourner à la source.
Tout en disant cela, Damon prit un ballon de football américain dans une armoire.
— Alors ? Qu'est-ce que tu en dis ? demanda-t-il en lui lançant le ballon.
Stefan était abasourdi.
— Damon, tu n'es pas sérieux ?!
— Au contraire, je suis très sérieux ! Tu te rappelles du bon vieux temps, quand je t'ai appris à jouer ?
— Mais nous ne sommes même pas en tenue de sport ! protesta son frère.
Le vampire eut un sourire moqueur.
— De quoi as-tu peur, Stefan ? De défaire ta coiffure ou de te faire battre comme à chaque fois qu'on jouait ?
Toujours aussi surpris par le comportement de son frère mais heureux de voir qu'il faisait des efforts pour améliorer leur relation, Stefan s'empressa d'accepter.
— Un Salvatore ne recule jamais devant un défi, dit ce dernier en souriant, avant d'ouvrir la porte qui donnait sur le jardin, suivi de près par Damon.
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Quelques heures plus tard, Damon frappait à nouveau à la porte de Bonnie
— Damon, qu'est-ce que tu fais ici ?! demanda-t-elle avec un soupir.
— Je passais dans le coin, répondit-il évasivement en entrant comme s'il était chez lui.
Comme il ne lui laissait pas le choix, Bonnie referma la porte et le rejoignit dans le salon où le vampire s'était déjà installé sur le canapé, parfaitement à l'aise.
— Ce n'est pas parce que tu as été invité à l'intérieur une fois que tu dois t'incruster quand tu en as envie !
— Et voilà comment on me remercie, soupira-t-il. Je suis là pour m'assurer que tu vas bien, tout simplement.
— Oui, je vais bien, Damon, répondit Bonnie avec irritation. Maintenant dis-moi ce que tu veux vraiment !
— Pardon ?!
— Arrête de faire l'imbécile ! Qu'est-ce que tu veux ?
— Je te l'ai dit, espèce de tête de mule ! cria-t-il en s'énervant.
Il ne pouvait pas lui dire qu'il voulait s'assurer qu'elle gère bien la situation à propos de sa vision et du fait que Klaus la tuerait, ni qu'il voulait profiter de leurs derniers instants ensemble.
— Tu veux juste t'assurer que je vais bien ? répéta Bonnie, debout devant lui et les bras croisés, pour bien lui faire comprendre qu'elle n'en croyait pas un mot.
— Au risque de te surprendre, oui. Le combat final avec Klaus approche, et je veux être certain que tout fonctionne comme prévu. Toi, par contre, je te trouve très agressive, Bon-Bon, ajouta Damon en la fixant.
— Pas du tout ! répliqua-t-elle d'un ton moins calme qu'elle ne l'aurait voulu.
— Tu vois, tu me cries encore dessus ! Quelque chose ne va pas ?
Il savait ce qu'elle était en train de vivre, et il ne savait pas comment la rassurer sans tout lui avouer.
— Bonnie, murmura-t-il d'un ton très sérieux, même si je veux sauver la vie d'Elena en neutralisant Klaus, tu sais très bien que Stefan, Rick et moi nous ne laisserons rien t'arriver, pas vrai ?
— Damon... ce n'est pas ça, murmura-t-elle faiblement. C'est juste que... je ne sais pas si ce plan est réellement au point.
— Qu'est-ce que tu veux dire ?
Avait-elle décidé de faire machine arrière ?
— Tu sais que le futur que j'ai vu peut changer si quelqu'un change d'avis, même à propos d'une minuscule décision. On appelle ça l'effet papillon.
— Peut-être, mais c'est notre seule chance de nous débarrasser de Klaus, plaida le vampire. Bonnie tu es une sorcière, tu devrais être la première à te réjouir qu'on se débarrasse de ce monstre !
— Je veux me débarrasser de lui, répondit-elle fermement.
Les yeux de Damon étaient remplis d'admiration : malgré le funeste destin qui l'attendait, Bonnie agissait exactement comme la première fois et ne révélait son secret à personne, prête à mourir pour les débarrasser de Klaus.
— Tu es une personne courageuse, Bonnie, dit-il pensivement. Je regrette que les choses aient si mal commencé entre nous. Passe une bonne soirée.
Brusquement, le vampire se leva et se dirigea vers la sortie. Bonnie le suivit, sa curiosité piquée par son étrange réflexion.
— Damon atttends ! dit-elle en le retenant par sa veste, avant de réaliser ce qu'elle avait et de le lâcher. Que... que t'arrive-t-il ?
Il hésita avant de répondre. Puisqu'il avait déjà commencé le travail avec Stefan, autant le continuer tout de suite avec Bonnie. Il faudrait bien y passer, de toute façon.
— Hé bien... j'ai pris une grande décision, finit-il par dire. Je tiens beaucoup à Elena, et je sais qu'elle est heureuse avec mon frère, alors je ne veux rien de plus. Quand toute cette histoire avec Klaus sera réglée, je vais prendre un nouveau départ et quitter la ville, Bonnie. Mais avant, j'essaie de réparer tous les torts que j'ai pu causer depuis que je suis revenu à Mystic Falls.
Damon ne voulait pas mentir à sa petite sorcière, mais lui dire qu'il partait était le meilleur moyen de lui dire au revoir sans lui avouer qu'il allait mourir.
— Si c'est un nouveau départ que tu veux, je suis certaine que tu l'auras, répondit Bonnie avec un petit sourire.
Il sourit machinalement, songeant qu'elle ne savait pas du tout de quoi il était réellement question.
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Lorsque Damon poussa la porte du Manoir, il remarqua tout de suite l'agitation inhabituelle qui y régnait.
— Alors arrêtez de vous faire des films, entendit-il Bonnie dire en riant.
— Qui se fait des films ? demanda Damon en pénétrant dans le salon.
Tout le monde cessa de parler.
— Damon... je ne savais pas que tu rentrerais si tôt, murmura Stefan, visiblement mal à l'aise.
— Heureusement que je suis rentré plus tôt, j'aurais raté la fête, sinon !
Ils le regardèrent tous d'un air ébahi, et Damon sourit intérieurement : ils ne s'attendaient certainement pas à ce genre de réaction de sa part. Et pourtant, il fallait bien qu'il termine ses « adieux » en se rachetant auprès de tout le monde, à sa manière, évidemment.
— Je parie que c'est l'idée de Caroline, pas vrai ? demanda-t-il en se servant un verre de bourbon.
— En effet, c'était mon idée, admit-elle, un peu sur la défensive, car elle ne savait pas comment Damon allait réagir.
— Je m'en doutais. Tu es vraiment douée, Blondie. Tu devrais sérieusement envisager de devenir organisatrice d'évènements. Tu as ça dans le sang.
Toute la bande scruta le visage de Damon à la recherche du moindre signe de sarcasme, et il comprenait leur étonnement car il n'agissait jamais ainsi.
— Je... j'y réfléchirai, balbutia la blonde, encore sous le choc de la gentillesse inhabituelle de Damon.
— Alors, de quoi parliez-vous avant que j'arrive ?
— On disait que Matt et Bonnie formeraient un beau couple, s'amusa Elena, ce qui lui valu un regard assassin de Bonnie.
Damon regarda attentivement Bonnie, qui finit par détourner le regard car elle commençait à rougir à cause de son examen minutieux.
— C'est vrai, vous iriez bien ensemble. Et le monde se porterait beaucoup mieux si tout le monde vous ressemblait, à Matt et à toi.
— Matt et moi sommes amis, déclara fermement Bonnie, qui ne voulait plus être au centre de la discussion.
— Et si on mettait un peu de musique ? proposa Caroline en se levant, car le silence commençait à s'installer.
Après avoir réchauffé l'ambiance en forçant tout le monde à danser, Caroline partit dans la cuisine chercher des bières. Seule dans un coin, Bonnie décida de rejoindre son amie mais Damon anticipa ses gestes et vint se placer juste devant elle.
— Damon... laisse-moi passer, s'il te plait.
— Tu ne danses pas ?
Elle le regarda comme s'il était devenu fou.
— Tu sais très bien que je n'ai aucune envie de danser, surtout pas devant toi !
Damon fronça les sourcils.
— Est-ce que je me fais des idées ou bien tu m'en veux ?
Lui en voulait-elle de savoir qu'elle allait mourir car il lui avait demandé de lancer le sort Visionnaris ? Aurait-elle préféré de ne pas être au courant de son destin ? Damon savait que c'était cruel, mais Lucy l'avait bien prévenu : il devait modifier le moins de choses possibles sinon le futur changerait et il ne serait pas en mesure de sauver Bonnie.
— Bonnie ? répéta-t-il d'une voix douce, presque caressante, comme elle ne disait rien.
— Viens, il faut qu'on parle.
Sous le regard médusé des autres, elle empoigna Damon par la manche de sa veste et le fit monter jusque dans sa chambre. Quand ils furent tous les deux à l'intérieur, Bonnie lança un sort afin que les autres occupants du Manoir ne puissent pas les entendre.
— De quoi veux-tu qu'on parle, Witchy ?
— De toi.
Il lui lança un regard étonné.
— Je sais ce que tu es en train de faire, Damon. Tu m'as confié que tu voulais partir et tu essaies de réparer discrètement les pots cassés avec tout le monde. Si tu as l'intention de t'en aller, tu dois leur dire, je ne garderai pas ton secret. J'ai déjà assez de choses à penser, avec ce sort et Klaus...
Damon comprit que Bonnie était à bout, mais il ne pouvait rien faire. Il avait un plan pour la sauver à la dernière minute et il devait le suivre jusqu'au bout.
— Je ne peux pas leur dire que je vais m'en aller, murmura Damon d'une voix chargée d'émotion. Stefan essaierait de me retenir. Je ne veux pas lui faire de peine.
Il remarqua alors des larmes couler sur les joues de la sorcière.
— Tu... tu pleures ? demanda-t-il, surpris.
Bonnie voulut se détourner, mais Damon était avantagé par sa nature de vampire et il fut près d'elle en un clin d'oeil grâce à sa super vitesse.
— Je... j'en ai assez, bafouilla-t-elle entre deux sanglots. C'est... c'est trop, Damon.
— Je sais que nous t'en demandons beaucoup, Bonnie. Je t'en ai toujours demandé beaucoup trop. Mais je te jure sur ma vie, ou plutôt sur mon immortalité, que c'est la dernière fois que je te demande un service. Quand Klaus sera neutralisé, tout le monde pourra vivre en paix. Et je te le répète, nous ne laisserons rien vous arriver, ni à toi, ni à Blondie, ni à Elena.
« Il ne t'arrivera rien, j'en fais le serment », se jura-t-il.
— Est-ce que tu vas tenir le coup, Bon-Bon ?
Lentement, le vampire posa une main sur chacun des épaules de la sorcière et il la regarda droit dans les yeux. Bonnie était tellement chamboulée que Damon savait qu'il aurait pu l'hypnotiser sans problème, mais il se contenta de plonger son regard dans le sien, comme pour lire en elle.
— Il le faut, répondit-elle d'une voix tremblante.
D'un geste doux, il lui caressa la joue. Bonnie ferma les yeux, se laissant porter par l'instant.
Lorsqu'elle ouvrit les yeux, Bonnie remarqua que Damon s'était encore rapproché d'elle, et qu'il n'avait toujours pas lâché sa joue. N'osant pas faire un seul geste, elle passa de longues secondes à le regarder, leurs souffles se mêlant presque à cause de leur proximité.
Aucun des deux ne sut réellement lequel prit l'initiative, mais leurs bouches se rapprochèrent, attirées comme des aimants. Le temps semblait s'être arrêté, et chacun de leurs gestes leur paraissait ralenti. Lorsque leurs bouches se touchèrent, Damon ressentit les mêmes sensations que lors de leur premier baiser dans le passé, et il aurait voulu que cet instant dure toujours.
Après quelques minutes qui leurs parurent bien trop courtes, ils mirent fin à leur baiser.
— Je... je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça, murmura Bonnie, une main sur la bouche.
— Parce que je suis irrésistible, plaisanta Damon, afin de cacher son trouble.
Bonnie ne devait pas s'attacher à lui, c'était une ligne qu'il ne pouvait pas franchir.
— Cela ne se reproduira plus, déclara fermement la sorcière, encore sous le choc de ce qu'il venait de se passer.
Damon sourit tristement.
— Cela ne doit plus se reproduire, puisque je m'en vais.
« Pour de bon », faillit-il ajouter.
— Alors... tu es vraiment décidé à t'en aller ?
Le vampire haussa les épaules.
— J'ai créé assez de problèmes dans le coin, je crois qu'il est temps que je tire ma révérence.
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Damon avait cherché après Bonnie toute la journée, et il avait un peu paniqué lorsqu'Elena lui avait annoncé que la sorcière était partie rendre visite à sa cousine Lucy à Atlanta. Il s'était ensuite détendu car Lucy lui avait bien dit lors de l'enterrement qu'il serait le seul à avoir des souvenirs du passé, tous les autres auraient oublié la mort de Bonnie. Lucy ne risquait donc pas d'avouer à Bonnie qu'elle avait envoyé Damon dans le passé puisqu'elle ne s'en souvenait même pas.
Patiemment, le vampire était donc entré chez Bonnie et s'était mis à cuisiner pour elle. Un repas d'adieu, en quelque sorte.
En entendant la porte d'entrée claquer quelques heures plus tard, un sourire se dessina sur son visage.
— J'ai cru que tu ne rentrerais jamais, Bon-Bon !
Surprise, Bonnie sursauta et lâcha presque son sac et son manteau.
— Damon ! cria-t-elle, à la fois énervée et agréablement surprise par sa présence. Que fais-tu dans mon salon ?!
— Je t'attendais, répondit-il en lui tendant un verre de vin rouge.
D'abord réticente, elle finit par accepter et but lentement une gorgée
— Je t'ai déjà dit de ne pas prendre l'habitude d'entrer chez moi comme dans un moulin.
— Désolé, je voulais te voir, mais Elena m'a dit que tu allais rendre visite à Lucy à Atlanta, alors j'ai décidé de t'attendre ici.
Il regarda attentivement Bonnie, mais elle semblait être comme d'habitude : Lucy avait donc bel et bien tout oublié elle aussi, comme tous les autres.
— J'imagine que tu avais besoin de te changer les idées avant le grand combat, ajouta Damon en remplissant le verre de la sorcière à nouveau.
— Tu as raison, dit Bonnie J'avais besoin de changer d'air.
— Je sais que tu es inquiète, Bon-Bon, mais tout ira bien, je t'assure. Je suis là.
« Mais plus pour très longtemps »
— Tu... tu voulais me voir ? demanda Bonnie d'un ton hésitant.
Damon sourit tristement.
— Comme tu le sais, je n'ai pas toujours été un ange, et j'essaie de me racheter auprès de tout le monde avant mon départ. Alors...
Il ouvrit la porte du four.
— Je t'ai préparé mes lasagnes spéciales Damon ! termina-t-il.
Bonnie s'approcha du four, ébahie.
— Damon... c'est gentil mais... tu n'aurais pas du. Peut-être que tu changeras d'avis et que tu ne partiras pas.
— Nous continuerons cette conversation plus tard, le repas est prêt, annonça-t-il en remplissant les assiettes car il ne voulait pas continuer sur ce sujet délicat.
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— Alors ? demanda le vampire lorsqu'ils eurent fini de manger.
— Alors quoi ? demanda Bonnie d'un ton faussement innocent pour le taquiner.
— Ce ne sont pas les meilleures lasagnes que tu aies mangé de toute ta vie ?
— C'était pas mal, plaisanta la sorcière. Tu feras peut-être mieux la prochaine fois.
— Il n'y aura pas de prochaine fois : ma décision est prise, Bon-Bon, je m'en vais.
Le vampire avait toujours cru qu'il n'avait plus de coeur depuis sa transformation, mais il avait pourtant l'impression qu'il était en train de se briser en mille morceaux.
Brusquement, Bonnie se leva de sa chaise.
— Qu'est-ce que tu fais ? demanda Damon en fronçant les sourcils.
Sans répondre, Bonnie le prit par la main et l'entraina vers le canapé avant de le forcer à s'asseoir. Ensuite, elle se blottit contre lui. Surpris, Damon se laissa néanmoins faire.
— Je.. Si vraiment tu as décidé de partir, murmura-t-elle d'une voix faible, je veux que tu saches que je ne t'en veux plus, d'accord ?
— Mais...
— Laisse-moi finir, s'il te plait, Damon. Ces derniers jours, je me suis rendue compte que tu pouvais être agréable quand tu y mettais du tien, et je suis désolée que nous ne puissions pas tout reprendre à zéro puisque tu... puisque tu pars.
Les choses n'étaient pas censées se passer comme ça, Bonnie ne devait pas s'attacher à lui, Damon le savait, mais la tentation de l'embrasser une dernière fois était très forte. Lentement, le vampire prit la tête de Bonnie entre ses mains pour la tourner vers la sienne.
— Cela me fait plaisir, Bon-Bon. Honnêtement. Je sais que je t'ai fait du mal, et je suis heureux de savoir que tu m'en veux un peu moins.
Damon remarqua qu'elle fixa ses lèvres, croyant qu'ils allaient à nouveau s'embrasser, car il avait lui-même remarqué la tension explosive qui régnait dans la pièce.
— Il faut que j'y aille, dit brusquement Damon en se levant, ce qui brisa le moment. J'ai eu des infos par Rick sur un grimoire qui se trouverait en Arizona et qui nous permettrait peut-être d'affaiblir Klaus sans devoir le daguer. Je te tiens au courant, Bon-Bon. A plus !
Il n'y avait pas de grimoire en Arizona, mais Damon avait un plan, et il comptait le respecter à la lettre.
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La veille du jour J, Damon avait envoyé Bonnie en Arizona chercher le grimoire, prétextant qu'il ne voulait pas laisser Elena sans surveillance. Il ne proposa pas à Bonnie de l'accompagner à l'aéroport, sachant très bien que ce serait la dernière fois qu'ils se verraient, et ce genre d'adieu était très douloureux.
Avant de partir pour du bon, il lui restait une dernière personne à qui parler.
— Damon ?! s'exclama Elena, surprise, lorsqu'elle l'aperçut sur le parking de l'école après être sortie de son véhicule. Qu'est-ce que tu fais là ?
— Je t'attendais, répondit-il d'un air énigmatique.
Avec un soupir, Elena se dirigea vers l'entrée.
« Elle croit que je lui fais encore du rentre-dedans », songea-t-il avec amusement.
— Damon, laisse-moi tranquille, soupira-t-elle.
— Écoute-moi, s'il te plait, demanda-t-il en l'attrapant par le bras.
— Quoi ?!
Il hésita avant de répondre.
— Je voulais juste... m'excuser d'avoir tenté de tout gâcher entre Stefan et toi, dit-il d'une seule traite. Je ne me rendais pas compte de ce que je faisais, Stefan est mon unique famille et tu es une des premières personnes à m'avoir fait confiance lorsque je suis revenu à Mystic Falls pour libérer Katherine du tombeau. Je suis désolé, Elena. Pour tout. Soyez heureux.
Damon fit demi-tour mais cette fois, ce fut Elena qui le retint par le bras.
— Damon, tu commences vraiment à m'inquiéter, là. Pourquoi me parles-tu comme ça ?
— Parce que j'ai décidé de vous laisser tranquilles, tout simplement.
— Mais... je..., bafouilla Elena, gênée. Je pensais que tu étais... amoureux de moi ?!
Il lui lança un regard perçant.
— Je le croyais aussi, répondit-il brièvement. A plus tard.
Et, grâce à sa supervitesse, il disparut en une fraction de seconde, laissant une Elena confuse et perplexe seule sur le parking.
De retour au Manoir, Damon sortit son papier à lettre et un stylo. Il n'avait pas pu parler à Bonnie car cela aurait tout gâché, mais il avait décidé de lui écrire une lettre, qu'il cacherait dans un de ses tiroirs en notant le nom de Bonnie sur l'enveloppe. Stefan finirait bien par la trouver en triant ses affaires après sa mort. Le lendemain matin, il ne lui resterait plus qu'à téléphoner à l'aéroport afin de signaler qu'une bombe était cachée dans l'aéroport où Bonnie devait décoller. C'était le seul moyen de s'assurer qu'elle ne serait pas là au moment où Klaus ferait son apparition.
Mais pour le moment, il avait une lettre à écrire, et il se concentra pour que les derniers mots que Bonnie lirait de lui en vaillent la peine
« Witchy, », commença-t-il,
« Je n'aurais jamais cru qu'écrire une lettre soit si difficile... »
À SUIVRE...
