Bonsoir tout le monde, voici enfin le chapitre tant attendu : le final :-)

* teambonbon972 : hé oui tu commences à me connaitre, les scènes à double sens, les deux points de vue,... ahah :-) Le rôle de Lucy sera enfin révélé dans le final :-)

* Love the Original Family : j'adore raconter la même histoire vue par plusieurs personnages, cela donne plus de profondeur et permet d'écrire des twists originaux... je n'en dis pas plus, je te laisse découvrir la conclusion de l'histoire :-)

* Befreeforever : désolée de t'avoir fait pleurer ^^ j'espère que tu as quand même su apprécier malgré les larmes :-) hé oui, chacun pense quelque chose de différent, tout sera expliqué dans ce dernier chapitre :-)

* Loukarin : l'histoire se termine déjà, mais ne t'en fais pas j'écrirai toujours sur le Bamon (si tu aimes ce couple je t'invite à lire mes autres fictions si ce n'est pas encore fait) :-)

Un grand merci pour vos reviews et pour avoir suivi cette histoire jusqu'au bout, j'attends vos impressions sur le dénouement... mystère mystère ;-)

Bonne lecture :-) XoXo

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— Bonnie... il faut qu'on parle, dit gravement Lucy.

— Lucy ? s'exclama la sorcière avec étonnement tout en séchant ses larmes. Que fais-tu ici ?

Sans répondre, Lucy ramassa la lettre que Bonnie avait laissé tomber par terre et la lui tendit, avant de sortir une enveloppe de sa poche.

— Que... qu'est-ce que c'est ? demanda la jeune femme, intriguée.

— Tu reconnais ce scintillement, pas vrai ?

— Bien sur, répondit Bonnie. On dirai que cette lettre est sous l'emprise d'un sort spatio-temporel.

Elle fronça ensuite les sourcils.

— Qu'est-ce que ça veut dire ?

— Cela veut dire, expliqua patiemment Lucy, que cette lettre vient du futur. Fais-vite, ajouta-t-elle en la lui tendant, car à cause du sort, elle disparaitra dix secondes après ouverture puisqu'elle n'est pas censée exister ici.

Confuse, Bonnie remarqua son nom écrit sur l'enveloppe, et elle reconnut l'écriture de Damon. Elle l'ouvrit et eut à peine le temps de lire quelques mots avant que la lettre disparaisse.

— Je n'y comprends rien, murmura-t-elle. C'est la même ! C'est exactement la même lettre que je viens de lire ! s'exclama Bonnie.

— Laisse-moi tout t'expliquer depuis le début, commença Lucy. Il y a une semaine, Damon t'a demandé de lancer le sort Visionnaris afin de s'assurer que Klaus serait dagué et en sommeil pour un long moment.

Bonnie ouvrit la bouche pour intervenir mais Lucy lui fit signer de la laisser continuer.

— Lorsque tu as lancé ce sort, tu as vu que Klaus serait neutralisé, mais tu as également vu que tu n'y survivrais pas. Tu as caché ce secret à tout le monde, et tu es morte, Bonnie. Je suis venue à ton enterrement, et Damon m'a demandé de le renvoyer en arrière pour te sauver.

— Attends, comment peux-tu être au courant ? D'après Damon, il est le seul à avoir gardé ses souvenirs, il me l'a expliqué dans cette lettre !

— Patience, j'y arrive, répondit doucement sa cousine. Damon est revenu dans le passé, et il a donc décidé de t'envoyer en Arizona à la recherche d'un prétendu grimoire pour t'éloigner, mais tu as refusé de partir. Peut-être voulais-tu rester sur place afin de gérer la situation, ou bien avais-tu peur que quelque chose lui arrive...

Bonnie rougit, ce qui fit sourire sa cousine.

— Tu n'es donc pas partie en Arizona, tu as juste fait semblant d'aller à l'aéroport et tu t'es cachée dans la maison de Sheila. Ensuite, tu es venue ici chercher quelques cheveux de Damon afin de lancer un sort de localisation, tu es rentrée te cacher chez Grams car tes amis te pensaient coincée en Arizona à cause de l'alerte à la bombe, et tu es parvenue à localiser Damon. Seulement...

— Seulement quoi ? répéta Bonnie, qui ne comprenait rien à ce que Lucy lui racontait.

— Tu es arrivée trop tard, répondit-elle simplement. Tu as tenté d'immobiliser Klaus, Damon l'a dagué, mais avant de sombrer dans le sommeil, Klaus a eu le temps d'arracher le coeur de Damon, juste sous tes yeux.

— C'est... c'est ce que j'ai vu dans ma vision, murmura Bonnie avec horreur.

Lucy s'éclaircit la gorge.

— La mort de Damon t'a bouleversée, Bonnie, et quelques semaines plus tard, tu as débarqué chez moi en plein crise d'hystérie, parce que Stefan venait de trouver dans un tiroir de Damon cette lettre qui t'était destinée alors qu'il emballait les affaires de son frère.

— Mais... comment..., balbutia Bonnie, de plus en plus perdue.

— Quand j'ai lu la lettre, j'ai refusé d'y croire, continua Lucy. Comme tu le sais, il n'y a que la personne qui voyage dans le temps qui garde ses souvenirs, et je ne me rappelais de rien. Mais ce que disait Damon dans sa lettre était plausible : même si nous ne sommes pas amis, j'aurais accepté de lancer un sort pour lui si cela pouvait te ramener.

Elle fit une pause et examina le visage de Bonnie pour voir si elle avait bien tout assimilé.

— Et... et ensuite ? demanda Bonnie d'une voix blanche.

— Ensuite, tu es restée chez moi pendant plusieurs semaines. Je voulais garder un oeil sur toi car tu dépérissais, rongée par la culpabilité de ne pas avoir prévenu Damon qu'il allait mourir, et aussi, parce que... parce qu'il te manquait terriblement, avoua-t-elle. Alors j'ai pris une décision : j'ai décidé de retourner moi-même dans le passé.

— Quoi ? Lucy, tu sais que les voyages spatio-temporels sont dangereux, et c'est encore pire lorsqu'on les expérimente sur soi-même !

— Je le sais, ma chérie, mais je ne supportais plus de te voir dans un état pareil. J'ai pris la lettre de Damon, j'ai jeté un sort spatio-temporel dessus afin de ramener cette lettre ici avec moi pour que tu ne me prennes pas pour une folle, et je me suis renvoyée en arrière, juste avant que tu viennes chez les Salvatore.

— Mais... pourquoi ?

— Tu m'avais dit que Stefan avait trouvé la lettre dans un des tiroirs de Damon, cet imbécile l'avait cachée car il ne voulait pas que tu la lises avant qu'il soit mort. J'ai entièrement fouillé sa chambre, et lorsque je l'ai trouvée, j'ai déposé sur le lit la lettre qui t'était destinée, sachant très bien que tu viendrais ici à la recherche de cheveux appartenant à Damon pour le localiser puisque tu me l'avais déjà raconté, dans le futur.

— Puisque tu as voyagé toi-même dans le temps, tu as toujours tes souvenirs, réalisa Bonnie.

— Exactement. Ensuite, j'ai attendu ton arrivée dans la chambre d'à côté.

— Mais je... pourquoi, Lucy ? Tu l'as dit toi-même, Damon va mourir !

— Nous avons une longueur d'avance, expliqua sa cousine. Je sais où aura lieu l'affrontement, Damon va sortir du périmètre autour de la maison d'Elena qu'il avait défini avec Stefan et Rick, et c'est là qu'il va croiser Klaus. Pas besoin de sort de localisation, tu m'as déjà raconté tout cela après sa mort, quand tu es venue chez moi avec cette lettre.

— Mais quand je suis venue à Atlanta te demander conseil la première fois, tu n'étais pas encore revenue en arrière, comprit Bonnie.

— Je ne savais rien du tout, en effet, confirma-t-elle. Mais grâce aux informations que tu m'as données dans le futur, nous avons une chance de sauver Damon.

— Qu'est-ce que tu proposes ? demanda Bonnie d'un ton sérieux.

Lucy sourit.

— Que dirais-tu d'aller endormir un vampire Originel ?

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Damon avait du ruser pour échapper à Stefan, qui ne cessait de lui rappeler chaque étape du plan. Il était ensuite sorti, prétextant vouloir boire un verre, songeant que c'était la dernière fois qu'il verrait son frère. Bonnie était en sécurité dans un autre état, sa lettre se trouvait bien rangée dans son tiroir, il ne lui restait plus qu'à affronter le plus féroce des Mickaelson.

Déterminé à trouver Klaus avant les autres et à s'en débarrasser seul pour ne pas mettre ses amis en danger puisque Bonnie n'était pas là pour l'immobiliser, Damon se mit à la recherche de l'Originel : il ne dut pas chercher très longtemps, car il avait déjà une idée de l'endroit d'où Klaus viendrait grâce à son voyage dans le temps.

— Tiens, tiens, Damon Salvatore, dit le vampire avec un sourire narquois. Est-ce que tu me cherchais ?

— ça fait longtemps que j'attendais ce moment, effectivement, opina le vampire, songeant à Bonnie pour la dernière fois.

— Tu aurais du prendre rendez-vous avec ma secrétaire personnelle, s'esclaffa Klaus. Je n'ai pas de temps à perdre avec des minables dans ton genre.

— Moi, minable ?

En une fraction de seconde, Damon se transforma, ses crocs prêts à mordre le vampire s'il s'approchait. Il avait caché une des dagues ensorcelées dans sa veste et espérait réussir à neutraliser Klaus tout seul.

— Tu n'aurais pas du venir ici, cria Klaus, se transformant à son tour.

« Adieu, Bonnie », songea Damon en s'élançant vers le vampire Originel.

Mais, à sa grande surprise, Klaus se plia en deux sur le sol, la tête entre les mains.

— Bonnie ? demanda Damon, surpris, lorsqu'il aperçut la sorcière qui, les mains tendues, était en train de lancer un sort sur Klaus pour l'immobiliser. Tu ne devrais pas être ici, tu devrais être en Arizona !

— Je trouve qu'on s'amuse mieux ici, répondit une autre voix derrière lui, que Damon reconnut immédiatement.

— Lucy ? Mais... qu'est-ce que...

Avant même qu'il ne puisse poser la moindre question, les deux sorcières avaient mis Klaus à genoux, le rendant incapable de bouger. C'est alors que Stefan et Alaric débarquèrent, prévenus par les deux jeunes femmes du plan de Damon. D'un geste sec, Stefan attrapa les bras de Klaus et les maintint derière son dos, tandis que Rick lui enfonçait la dague en plein coeur.

Lentement, le visage de Klaus se couvrit de veines et devint grisâtre, et il s'immobilisa.

— J'en connais un qui va faire une bonne petite sieste, sourit Lucy, satisfaite.

— Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer ce qu'il vient de se passer ? cria Damon, complètement perdu.

— On vous laisse, on va prévenir Elena que tout va bien. Bonne chance, leur souhaita Stefan avant de s'éloigner avec Alaric.

Sans un mot, Bonnie sortit la lettre de Damon et la lui tendit.

— Comment... où l'as-tu trouvée ? balbutia le vampire, les sourcils froncés.

— Je l'ai prise dans ton tiroir et je l'ai posée sur ton lit, sachant que Bonnie tomberait dessus en se rendant dans ta chambre aujourd'hui, répondit Lucy.

— Quoi ? Mais... cela n'a aucun sens ! Bonnie, explique-moi. Est-ce que je suis mort ? Klaus m'a tué, c'est ça ? Ce n'est pas réel !

Malgré la gravité de la situation, les deux cousines rigolèrent.

— Si nous sommes tous les deux en vie, c'est grâce à Lucy, murmura Bonnie d'un air reconnaissant.

Patiemment, Lucy raconta à nouveau toute l'histoire à Damon.

— Tu as voyagé dans le temps toi-même pour me sauver ? demanda-t-il, dubitatif. Pourquoi prendre un tel risque ?

— Parce que je n'en pouvais plus de voir ma cousine déprimer jour après jour, répondit Lucy. Elle ne pouvait pas vivre sans toi

En entendant cela, Bonnie rougit, morte de honte.

— C'est... c'est vrai ? demanda Damon, la gorge serrée.

— Hé bien... oui, confessa-t-elle. Je me suis sentie tellement coupable de t'avoir vu mourir dans ma vision, j'aurais du te le dire mais...

— Attends un peu... tu m'as vu mourir ? Comment est-ce possible ? La première fois, c'est toi-même que tu as vu mourir, tuée par Klaus !

— Chaque décision interfère dans le futur, Damon, intervint Lucy. Si au moment de lancer le sort Visionnaris tu avais déjà décidé de mourir à la place de Bonnie, sa vision à changé.

— Mais oui, murmura Bonnie. L'effet papillon, chaque minuscule évènement peut avoir d'énormes conséquences.

Discrètement, Lucy avait fait quelques pas en arrière pour les laisser seuls, persuadée qu'ils allaient bientôt s'embrasser.

— Nous avons été stupides tous les deux, dit Damon avec amusement. Si nous en avions discuté, les choses auraient été différentes.

— Peut-être. En tout cas, nous sommes tous les deux en vie, et Klaus ne nous ennuiera plus avant un long moment. Merci, Damon.

— Merci à toi, petite sorcière.

Ils se fixèrent un long moment sans rien dire, en souriant simplement.

— Quoi, c'est tout ?! Je n'ai pas voyagé dans le temps et pris tous ces risques pour ça ! s'exclama soudain Lucy en s'approchant, visiblement frustrée.

— Qu'est-ce que tu veux dire ? demanda Bonnie.

— Lucy, merci pour tout, enchaina Damon, mais tout est bien qui finit bien, et je ne vois pas ce que tu...

— Tout est bien qui finit bien ? le coupa-t-elle. Je suis condamnée à garder en mémoire des souvenirs dans lesquels ma cousine est presque devenue un zombie à cause de toi, parce qu'elle ne pouvait pas supporter ta mort. Je devrai me remémorer chaque jour la tristesse dans les yeux de Bonnie, la façon dont elle serrait ton blouson en cuir contre elle la nuit en pleurant, et je n'ai même pas droit à un petit baiser ?!

Furieuse que sa cousine ait osé dire de telles choses devant Damon, Bonnie commença à se mettre en colère mais elle comprit vite quel était le but de Lucy : leur donner un coup de main à mettre des mots sur ce qu'ils ressentaient car ils étaient tous les deux mal à l'aise, même Damon, ce qui était vraiment étonnant.

— Bon, je vous laisse, à plus, n'oubliez pas de mettre celui-là dans sa boite ! s'exclama Lucy en désignant le corps endormi de Klaus du menton, avant de s'éloigner avec un clin d'oeil complice.

— Je... je suis désolée pour... pour tout ce que Lucy a dit, murmura Bonnie, extrêmement gênée. C'était... inapproprié.

— Vraiment ? Pourquoi Bon-Bon ?

Damon s'était rapproché d'elle, et Bonnie avait du mal à garder les idées claires quand ses grands yeux bleus la dévisageaient.

— Parce que tu... tu aimes Elena et...

— Witchy, la coupa-t-il, est-ce que j'ai voyagé dans le temps pour sauver Elena ?

— Je... non... mais...

— Et est-ce que j'ai décidé de sacrifier ma propre vie pour Elena ?

— Non, admit-elle, mais c'est juste que... cette situation me dépasse. Je suis morte, tu es mort, et là nous sommes bien vivants. C'est complètement fou !

— C'était ce que je voulais depuis le début, confia-t-il, mais je ne pensais pas que c'était possible.

— Tout est possible, dit doucement Bonnie. Il suffit... de le vouloir et de... faire en sorte que ça marche.

— J'ai entendu dire que tu avais dormi avec ma veste, juste pour sentir mon odeur rassurante auprès de toi.

Bonnie rougit comme une tomate.

— Est-ce que tu... est-ce que tu voudrais vérifier si l'odeur de ma veste te parait toujours aussi rassurante, après tous ces évènements ?

Lentement, Damon écarta les bras, incertain de la réaction de sa petite sorcière, mais il avait envie de prendre le risque : Bonnie était enfin sauvée, il serait stupide de ne pas tenter sa chance.

— Je... Oui, répondit-elle, les larmes aux yeux, en se jetant dans ses bras.

Damon la serra fort contre lui, comme pour la garder avec lui pour toujours et ne plus jamais la perdre. Il ne desserra son étreinte que pour la regarder droit dans les yeux, avant de l'embrasser passionnément.

— Je ne laisserai plus jamais personne te faire du mal, murmura-t-il contre les lèvres de la sorcière.

— Et je ne prendrai plus jamais de risques inutiles, car je ne veux pas que tu fasses quelque chose de stupide pour venir à ma rescousse et que tu y laisses ta vie.

— A partir de maintenant, nous travaillerons tout le temps en équipe... sur le terrain, et dans la vraie vie.

— Et avec une équipe comme la notre, personne ne pourra nous empêcher d'être heureux, répondit Bonnie tout en marchant, la main de Damon serrée dans la sienne.

Ils avaient du mourir tous les deux pour réaliser à quel point ils tenaient l'un à l'autre, et cette fois, ils feraient tout pour que cela fonctionne... peut-être même pour toujours.