Encore une fois, trois demandes, mais non-combinés! Il ne me reste que deux autres « Et Si », alors ce sera le dernier chapitre à thème choisi par les lecteurs la prochaine fois! En attendant, j'espère que vous aimerez celui-ci.
Et Si l'Auteure était Nostalgique et Voulait Revoir nos Bons Vieux Amis?
-Ah, ça fait du bien de revenir ici..
Je regardai, un sourire en coin, l'environnement si familier dans lequel je me trouvais. J'en avais passé, des heures ici. Que ce soit pour venir manger un bout, faire un marathon de révision avant les examens de fin d'année, ou bien servir les clients alors que je travaillais, le restaurant Baratie regorgeait de mille et un souvenirs.
-Ça fait du bien de te voir, aussi. Nous sommes tous tellement occupés que c'est difficile d'accorder nos horaires! Dit Nami en soupirant.
Roxanne à ses côtés sourit alors qu'elle sirotait son thé aux agrumes. Nami et moi-même débutions à peine notre deuxième semestre à l'université. Je poursuivais mes études en photographie alors que la rousse se spécialisait en droit. Elle voulait devenir avocate, qui l'aurait cru! Mais d'un autre côté, ça lui allait bien. Elle voulait aider les pauvres et ceux qui avaient moins de chance dans la vie pour leur donner un peu d'espoir. Elle n'était pas aussi insensible qu'elle voulait faire croire. Quant à Roxanne, elle avait finalement décidé ce qu'elle voulait faire dans la vie. Elle qui n'avait connu que la servitude, elle n'avait pas vraiment d'ambition. Tout de même, pendant deux ans, elle avait travaillé d'arrache-pied pour obtenir son diplôme afin de poursuivre ses études et devenir maquilleuse professionnelle, et elle travaillait toujours aussi dure pour réussir. Elle en avait fait du chemin depuis que je l'avais rencontré chez ce criminel. J'étais tellement fière d'elle. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est comme si mon instinct maternel se manifestait en présence de la blonde.
-Parlant de nos horaires, tu sais qui allait nous rejoindre? J'ai cru comprendre que Zoro ne sera pas disponible puisqu'il donnait un cours de kendo.
Roxanne acquiesça. Son petit ami était l'un des plus occupés de tout le groupe.
-Luffy m'a envoyé un mail tout à l'heure pour dire qu'il arrivait avec Usopp sous peu.
Il restait donc Derek, qui ne viendra sûrement pas puisqu'il m'avait dit qu'il était occupé aujourd'hui, et…
-Sanji n'est pas là? Il ne travaille pas aujourd'hui?
Ce fut Roxanne qui secoua la tête. Elle devait être au courant, puisqu'elle travaillait toujours comme serveuse dans le restaurant.
-Je ne crois pas qu'il va nous rejoindre. Il a pris congé pour la journée.
Je levai un sourcil. Ah, c'est nouveau ça. Le blond n'était pas du genre à prendre de congé, il aimait trop son travail pour ça. Sa réponse me laissa perplexe.
-Et pour quelle raison?
-Je crois qu'il avait rendez-vous avec Félicia.
Si j'avais eu un liquide quelconque dans la bouche, je l'aurais soit craché ou je m'aurais étouffé avec.
-Quoi?
-Oh, tu n'étais pas au courant? M'expliqua Nami nonchalamment. Il parait qu'ils sortent ensembles tous les deux.
Attends, quoi? Est-ce que j'avais bien entendu? Mon ami sortait avec ma pire ennemie? Je rêve…
-Eu, depuis quand? Demandais-je du bout des lèvres, dégoûtée.
-Trois semaines je crois.
J'ouvris la bouche, la fermai, littéralement bouche bée. Je n'étais pas au courant! Pourquoi il ne m'avait pas dit qu'il se voyait? Il savait pourtant que je ne l'aimais pas! ...Bon, ce n'était pas une raison pour l'empêcher de sortir avec elle. C'était sa vie, après tout. Je n'étais pas ses parents, je ne crois pas que mon opinion allait changer quoi que ce soit vis-à-vis d'elle. Ça allait simplement être tendu lorsque je vais le voir en couple. Je ne peux rien faire à son choix, ça ne veut pas dire que je l'accepte pour autant. Autant manger du béton plutôt que de faire semblant d'être gentille devant cette peste. La peste à Sanji. Mon Dieu, je ne m'y ferai jamais…
-Ils ont donc continué à se voir depuis ce soir-là, à la plage cette été?
Les deux amies acquiescèrent.
-Et pas une seule de vous deux n'aurait pu me mettre au courant? Dis-je avec un faux sourire, une veine visible sur le front.
Elle secouèrent la tête. Je soupirai.
-Pauvre Sanji… Vous imaginez tous les caprices qu'il doit encaisser? Cette fille est une vraie princesse! Elle doit être du genre à lui demander d'acheter tout ce qu'elle veut, de lui faire un tas de service, sans jamais dire merci.
Je secouai la tête en imaginant leur relation. Non, mais vraiment, pauvre Sanji.
-Cerys?
-Oui?
-Est-ce que tu connais vraiment cette fille?
Je sortis de mon imagination pour fixer la rousse. Mais bien sûr que je la connaissais, elle était pratiquement dans tous mes cours i peine quelques mois! Heureusement, ce n'était plus le cas puisque nous ne fréquentions plus la même école.
-Si je la connais? Cette une peste arrogante, sans scrupule qui fait savoir à tout le monde qu'il faut qu'on la traite comme une reine et qu'elle est au-dessus des lois! M'exclamais-je.
La réaction que j'eus ne fut pas celle anticipée. Les deux filles se regardèrent plusieurs secondes, communiquèrent sans dire un seul mot, puis me fixèrent longuement. Je voyais dans leur regard que non seulement elle ne croyait pas une traître mot de ce que je venais de dire, mais en plus, elles se posaient des questions sur ma santé mentale. Je fronçai les sourcils.
-Lorsque je l'ai vu, elle me semblait tout à fait charmante.
Quoi?
-Et elle était polie lorsqu'elle me parlait, souriante, appuya Roxanne.
Hein?
-Elle traitait Sanji comme il le méritait, avec respect. Je ne l'ai jamais vu lui donner des ordres. Elle n'élève jamais le ton.
-Attendez, on parle de la même fille, là?
Elles hochèrent la tête sans hésiter. Je les regardai, me frottai la nuque, entrouvris la bouche. J'étais perdue, moi.
-Ok…
-Non, vraiment, ils forment un mignon petit couple! Il y a juste un détail…
Ah, je le savais! Allez Nami, dis-moi c'est quoi. Il est ruiné à cause d'elle? Elle l'empêche de voir ses amis? Ou alors.. Non, elle l'a entraîné dans la drogue et c'est rendu un dealer?!
-Je ne sais pas comment elle fait pour endurer ses cigarettes.
...C'est tout? Bon, c'est vrai que moi-même, je n'aimais pas du tout ces bouts de papier toxique qui t'aspirent l'âme et la bonne santé, mais..
-D'ailleurs, ça me fait penser: j'ai déjà vu le professeur Law fumer. Est-ce que c'est toujours le cas?
Je secouai la tête. Il avait déjà fumé quelques fois dans le passé, mais c'était très rare, et je crois que c'était surtout quand il était stressé ou qu'il s'ennuyait qu'il fumait. Et puis, depuis qu'on a commencé à sortir ensemble, il n'y a plus retouché. Et tant mieux, parce que je peux déjà imaginé comment ce serait passé le début de notre relation sinon…
-Cerys-
-Non, ne m'approche pas.
D'un air borné, je croisai les bras et lui tournai le dos pour être certaine de ne pas céder. Je lui avais dit un million de fois d'arrêter, et il n'avait pas voulu. Alors maintenant, il en payait les conséquences!
-Tu ne semblais pas t'en plaindre hier soir.
Un « pff! » moqueur s'échappa de mes lèvres.
-Ouin, ben, tu ne venais pas de fumer une clope devant ma figure! Tu sais que je déteste ça!
J'entendis Law soupirer derrière moi. Je pouvais même imaginer son visage. Il avait sûrement les sourcils froncés, ses lèvres pincées en une ligne droite puisqu'il commençait à perdre patience. Ses poings devaient s'ouvrir et se fermer pour tenter de se calmer, et son torse devait se soulever fortement au rythme de sa respiration profonde. Je ne pouvais le voir, mais je souris légèrement à l'imaginer.
-Je ne vais pas arrêter de fumer seulement parce que tu n'aimes pas ça.
Ne voulant pas lui donner raison, je commençai à m'éloigner.
-Je comprends. Et c'est pour ça que tu dois accepter que notre relation ne sera pas accompagnée de baisers.
Cette fois, j'entendis Law grogner en bonne et due forme. Un petit rire m'échappa.
-Tu n'es pas raisonnable. Ça ne doit pas être si terrible!
Je me dirigeai vers la cuisine, il me suivit.
-Ce n'est pas toi qui a l'impression d'embrasser de la fumée! C'est comme si je mangeais une cigarette.
Je grimaçai à simplement l'imaginer. Il roula des yeux, exaspéré.
-Là, tu exagères.
-Pas du tout!
Je contournai la table pour le dépasser, il me bloqua le chemin. J'essayai de l'autre côté, il me barra encore la route. Je fronçai des sourcils.
-Qu'est-ce que tu fais?
Un sourire sournois apparut sur ses lèvres.
-Je ne te laisse pas passer tant et aussi longtemps que tu ne me laisseras pas t'embrasser.
Je courus de l'autre côté pour le doubler, ça ne fonctionna pas. Plus je tentais de l'échapper, et plus il resserrait sa prise sur moi, telle un serpent qui jouait avec sa proie. Il se lécha les lèvres, près à dévorer son repas. Je frissonnai.
-Law, laisse-moi passer.
Une autre tentative, un autre échec.
-Non.
J'en avais tellement mare que je considérais de passer par-dessus la table, même si ce serait en vain. Malheureusement, l'homme ne me laissa pas le loisir de tenter une sortie puisqu'il parcourut en deux pas la distance qui nous séparait. Il m'entoura la taille alors que je couinais comme une souris. Sans prévenir, il plaqua ses lèvres contre les miennes. C'est plus par réflexe que par plaisir que je fermai les yeux. Je tentai du mieux que je le pouvais de le repousser et de seller mes lèvres, mais évidemment, Law ne s'en soucia point. Dès qu'il voulait quelque chose, il faisait tout en son pouvoir pour l'obtenir. Même si cette chose était ma bouche. Il introduisit sa langue et ne laissa aucune parcelle non touchée. Son baiser fugace fit tourner ma tête.
Lorsqu'il eut enfin libéré mes pauvres lèvres, je reculai du plus loin que je le pouvais, même si ses mains ne lâchaient pas ma taille, et me mis à pester comme un chat, dégoûtée.
-Pouah, j'avais l'impression d'embrasser du tabac, c'est dégueu!
Je ris doucement en secouant la tête. Avec mon aversion pour la chose, je suis certaine que j'aurais brûlé toutes ses cigarettes et je l'aurais menacé de le laisser s'il n'arrêtait pas.
-Tiens, voilà les garçons!
Comme le dit Nami, Usopp et Luffy entrèrent dans le restaurant bruyamment. Je n'attendis même pas qu'ils soient rendus à notre table pour me lever en renversant presque ma chaise et me précipiter vers eux. Je sautai dans leurs bras et nous tombions tous dans un joli concert de rire sur le sol.
Les garçons et moi envoyâmes joyeusement la main à nos deux amies qui partaient dans la direction opposée, l'une pour aller finir un travail pour l'école, l'autre pour retourner chez elle où son petit ami à la tête verte devait l'attendre. Malgré l'heure avancé, nous voulions encore profité de la présence de l'autre, puisque nous nous voyons si rarement. Alors pourquoi pas traîner dans les rues à la recherche de quelque chose à faire! Même si presque tous les magasins/restaurants/arcades-et-autres devaient être fermés à cette heure. Pas le moins du monde découragés, nous dévalâmes les rues en parlant fort, un peu comme le ferait un groupe d'adolescent en vacances vers 23h, ou bien un groupe d'alcoolique qui sortirait tout juste d'un bar parce que le patron les aurait mis dehors. Nous n'étions ni des adolescents, ni des buveurs, et loin d'être l'été, il faisait -20°C dehors.
-Oh, oh, j'ai une question! S'exclama joyeusement Luffy.
Nous nous arrêtâmes pour l'écouter. Tout excité d'avoir pleinement notre attention, son sourire s'élargit jusqu'à ses oreilles.
-Si vous auriez un pouvoir de super-héros, qu'est-ce que ce serait?
Sa question me laissa franchement perplexe, puisque j'en avais aucune idée. Il y avait plein de pouvoir super cool: pouvoir voler, contrôler les éléments, faire de la télékinésie, mais aucun n'était LE pouvoir dont je rêvais.
-Aucune idée.. Dis-je, pensive.
-Être superman, est-ce que ça compte? Demanda Usopp.
-Il a trop de pouvoir, ça compte pas! S'opposa Luffy d'un air impénétrable.
Je souris.
-Lire dans les pensées.
Les deux jeunes hommes se tournèrent vers moi.
-Lire dans les pensées?
-Lire dans les pensées.
Usopp se frotta le menton.
-Ouais.. Tu pourrais savoir exactement les intentions de tout le monde, tu pourrais savoir si quelqu'un ment, ce serait pratique comme pouvoir!
J'acquiesçai. Ça pouvait être pratique. Mais dans un autre sens, un peu effrayant. Savoir TOUT ce que les autres pensent ne serait pas tout le temps super.. Surtout si c'est pour savoir certaines choses que tu ne voulais PAS savoir.. Je pense à moi-même à une certaine époque. Époque où je détestais mon amoureux…
-Cerys, tu peux me passer le sel?
Du mieux de mes capacités, j'ignorai royalement le montre du nom de Trafalgar Law qui se trouvait de l'autre côté de la table. Je lui faisais ses repas, il n'avait qu'à prendre le sel tout seul comme une grande personne!
-Hého, Cerys, le sel. Tu sais, ce petit objet où il y a un S sur le côté et qui a des trous sur le dessus.
Je piquai mes patates pilés comme si c'était la chose la plus intéressante au monde. Law soupira rageusement et se leva pour pouvoir atteindre le sel qui était hors de portée. Il se rassit et je l'entendis secouer le sellier violemment pour répandre son contenu dans son assiette. Il pourrait au moins être délicat avec, il ne lui a rien fait!
'Un vrai bébé.. C'est si dur, d'arrêter de m'ignorer deux secondes et de me donner le sel?'
Je fermai les yeux. Lire les pensées des autres avaient quelques avantages, mais la plupart du temps, je m'en passerais bien. Surtout si c'était pour écouter les monologues du professeur. Il finissait la plupart du temps par m'énerver, et je ne pouvais même pas rétorquer puisqu'évidemment, je ne lui avais pas parler de mes… capacités.
Il soupira mentalement.
'Vraiment.. Je me demande pourquoi je suis tombée amoureux d'elle..'
Attends, quoi?
'Surtout qu'elle me déteste complètement. Comment changer l'image qu'elle a de moi? Ses sentiments remontent à son enfance, c'est difficile de les lui faire oublier du jour au lendemain.'
Ouais, tu n'aidais pas beaucoup, mon coco! À agir en sadique comme tu le faisais, ce n'est pas comme ça que j'allais t'aimer!
.. Mais peu importe, ce n'est pas l'issue ici. Il venait vraiment de dire qu'il m'aimait? Dans le sens amoureux? Je fis la grimace. Beurk…
'Comment faire pour lui montrer mes bons côtés? Lui faire la sérénade n'est vraiment pas mon genre, et je me vois mal lui avouer mes sentiments comme ça.'
Ouaip, Law en prince charmant n'allait arriver que dans mes pires cauchemars.
'Peut-être si j'étais plus délicat avec elle? Je me montre froid, parfois.'
Froid? C'est un euphémisme, ça! Tu es plutôt un bloc de glace, oui!
'Il faut vraiment que je fasse quelque chose, parce que je ne vais pas tenir comme ça bien longtemps.'
….Qu'est-ce qu'il veut dire par là?
'Surtout après le rêve d'hier..'
….Quel rêve..?
'Il semblait vraiment réel. Ses lèvres étaient si douces, sa peau chaude qui… Okay, on va arrêter de penser à ça, je sens que mes sentiments vont être visibles dans mon pantalon.'
Oh mon Dieu, oh mon DIEU! Nononononononononononon…
-Lalalalalalalalalalalala!
Je me bouchai les oreilles et hurlai ce refrain en évitant soigneusement de regarder Law dans les yeux. Je devais être rouge comme une tomate, et avec raison. Il n'avait pas honte de penser de telle chose?! Sous son regard troublé par mon attitude fort étrange, je quittai la table sans même débarrasser mon assiette et me précipitai vers ma chambre en espérant que mon cerveau puisse effacer cette conversation de mon esprit.
Ouaip, je ne crois pas que ma pauvre personne aurait supporter d'entendre ce genre de chose provenant de l'esprit de Law. Même si techniquement, il ne pensait peut-être même pas ça..
-Cerys, où est-ce que tu vas comme ça?
Sans m'en rendre compte, j'avais totalement dériver de leur trajectoire et je m'éloignai dans la nuit glaciale.
-Désolée, j'étais perdue dans mes pensées.
-Comme toujours! Rit Luffy.
Je lui fis une grimace.
-Hey, par là, ce n'est pas le chemin pour notre ancienne école?
Je fis plus attention à notre environnement. Il avait raison, c'était bien la route pour l'école. Retrouvant mon coeur d'enfant, je courus dans la direction de l'école en riant.
-Le dernier arrivé est une banane molle!
Un peu inquiète, je regardai notre environnement en tirant sur le manteau de Luffy.
-Tu crois vraiment que c'est une bonne idée..?
Il acquiesça en souriant et avança comme s'il était chez lui. Pourquoi était-il aussi insouciant alors que nous venions de nous introduire dans un bâtiment sans aucune autorisation?! Au moins, Usopp était un peu plus solidaire et se rapprocha de nous pour ne pas être laisser derrière. C'était une mauvaise idée, une très grande mauvaise idée. Pourquoi Luffy avait insisté qu'on monte sur un balcon pour voir si la porte au-dessus était ouverte? Et pourquoi elle était ouverte aussi?! La direction était complètement irresponsable! Et nous, nous étions inconscients..
Soudain, j'entendis un « Bam! » bruyant provenir du couloir devant nous. Je hurlai de peur, Usopp suivit mon exemple, pendant que Luffy riait de nous. Vraiment, s'il n'était pas notre ami..
-C'était quoi, ça?! Paniquais-je, totalement terrorisée.
-Aucune idée. On va voir?
-Non! Usopp et moi hurlions/chuchotions en même temps.
Luffy fit la moue, mais se tut enfin. C'est collés comme des sardines que nous avançions de nouveau. Deux poules mouillés et un imbécile qui était trop inconscient pour avoir peur. Nous progressâmes sans entendre de nouveau un bruit effrayant. J'en étais TRÈs heureuse. Je commençai même à relaxer, jusqu'à ce qu'Usopp ouvre la bouche de nouveau.
-Vous croyez que c'est le professeur Foxy qui vient se venger?
Je me figeai. Le professeur d'art plastique avait été assassiné alors que nous étions toujours à cette école. L'affaire avait été étouffé et les journaux disaient que c'était un suicide, mais ce n'est pas tous les jours qu'on retrouve un homme qui se serait suicidé, la gorge parfaitement tranchée, sans la moindre indice de l'endroit de l'arme du crime. En plus, il y avait des marques d'intrusion dans l'appartement. C'était clairement un meurtre, j'avais d'ailleurs surpris une conversation du tueur en question.
-Se venger pour quoi? Demanda Luffy.
Usopp haussa les épaules.
-Je sais pas.
Oh, moi je savais. Peut-être qu'il n'était pas content de la manière qu'il était mort. Qu'il savait que je savais qui était le coupable, mais que je ne l'avais jamais dit au autorité. Ça faisait de moi un complice en quelque sorte, non? Enfin, ce n'est pas comme si je l'avais tué..
… Oh non.. Non, non, non.. Cerveau, ne commence pas à t'imaginer des trucs tordus. Cerveau, non. Arrê-
-S'il-te-plait, non, ne fais pas ça, no-
Sans lui laisser le temps de parler d'avantage, j'appuyai sur la gâchette et mis fin à ses jours sans un seul battement de cils. Enlever la vie ne me faisait ni chaud, ni froid. Ce n'était qu'un métier, comme un chauffeur d'autobus ou un cuisinier. Je ne ressentais aucun remord à tuer mes victimes, et je dormais très bien la nuit. On peut dire que c'était comme une seconde nature chez moi. Mais comment cela pouvait en être autrement? On m'avait appris à rester de marbre, autant devant la douleur physique ou mentale que devant l'amour. J'étais devenue un automate, qui ne faisait que ce que son maître lui demandait. Enlever la vie ne me faisait rien, même si je me faisais arrêter, rien n'allait m'affecter. J'étais comme une pauvre coquille vide.
Sans cérémonie, je pris l'arme du crime et pris un chiffon qui se trouvait dans ma poche. Je nettoyai soigneusement toute trace de ma présence sur l'arme, puis de déposai dans les mains de l'homme qui était professeur dans l'école où j'allais. Je lui envoyai un dernier regard vide avant de l'enjamber et de me diriger vers la sortie. Les hommes de Doflamingo allait se charger du reste, je n'avais qu'à disparaître pour ne pas me faire prendre sur la scène du crime. Doflamingo avait du pouvoir, mais ce serait difficile d'expliquer pourquoi je me trouvais ici à cette heure. Je traversai la pièce en laissant le moins de trace de ma présence possible et me dirigeai vers la porte toujours ouverte. Seulement, alors que j'allais la franchir, je vis entrer en trombe un homme qui côtoyait toutes mes journées.
-C'est pas vrai, je suis arrivé trop ta..
Ses yeux se posèrent sur les miens. Ils doublèrent de volume.
-Cerys?
Il testa le nom, comme s'il avait du mal à y croire.
-C'est toi qui as..
Sa phrase mourut sur ses lèvres alors qu'il aperçut le cadavre par terre. Le calcul se fit rapidement et il ne lui fallut pas être un génie pour comprendre que 1 + 1 = 2. Il y avait un cadavre. J'étais dans la pièce quelques secondes après le coup de feu. Je ne semblais pas du tout chamboulée. Il n'y avait qu'une seule explication.
-Tu l'as tué.
-En effet.
Law fronça des sourcils en entendant mon ton. Pas de Cerys enjouée ou en colère. Seulement la poupée sans aucune émotion.
-Pourquoi?
-Parce que c'est ce qu'on m'a demandé de faire.
Law secoua la tête, ayant toujours du mal à y croire.
-Et tu leur obéis simplement?
On pouvait voir du dégoût sur son visage. Avant, j'aurais peut-être ressenti de la honte, de la peur, de la frayeur de ce qu'il allait penser. Mais ça, c'était il y a bien longtemps.
-Je ne suis qu'une arme, bonne à obéir.
Je glissai une main sous mon chandail et pris le pistolet qui se trouvait dans ma ceinture.
-Et on m'a dit de tuer tous spectateurs, peu importe qui.
Sans même broncher, je pointai l'arme vers son front et tirai. Il ne hurla même pas, son corps tomba dans un silence morbide. Je clignai à peine des yeux avant d'enjamber son corps et de m'éclipser.
Et voilà, je savais que mon cerveau allait me pondre quelque chose de morbide. Méchant cerveau..
-C'est pas son ancienne classe, là? Demanda nonchalamment Luffy.
Comme dans un film d'horreur, Usopp et moi tournâmes trèèèèèès lentement la tête pour regarder où pointait notre ami. Et comme il avait mentionné, c'était une classe banale d'art plastique. Je pouvais littéralement sentir la sueur coulée dans mon dos. Un désagréable frisson me parcourut. Une nouvelle fois, un bruit intense résonna dans le couloir. On aurait dit un crissement horrible venu de l'autre monde. C'est d'un concert de cri (même Luffy) que nous nous mîmes à courir vers la sortie, aussi brave que des enfants de cinq ans devant un clown maléfique.
« Et si Law fumait? », proposé par Toshiro-Hitsugaya222
« Et si Cerys pouvait lire dans les pensées de Law? », proposé par Extraction
« Et si Cerys avait tué Foxy? », proposé par Juste-Moi
