Et voilà, j'ai terminé les « Et si », yeah! :D Retour aux chapitres normaux! Je ne vais pas vous mentir, l'inspiration commence à faire défaut. Alors à moins qu'elle me tombe sur la tête miraculeusement prochainement, j'ai bien peur que l'histoire touche bientôt à sa fin. Ç'aura été une véritable aventure pour moi, et je suis plutôt fière d'avoir fait tout ça! Et ça, c'est grâce à vous, chers lecteurs! Bon, on ne va pas devenir sentimental tout de suite, ça, c'est pour le tout dernier chapitre! xD En attendant, je vous présente le dernier « Et si »! Bonne lecture!


Et Si on Voyait Law en pleine Action?

Heureuse de quitter le froid de l'hiver derrière moi, je secouai la tête pour enlever les flocons qui se trouvaient dans mes cheveux en détachant la fermeture éclair de mon manteau. Je tapai mes bottes contre le tapis avant de m'engager dans le couloir de l'école secondaire. Des dizaines d'adolescents se trouvaient dans l'allée, discutant énergiquement entre eux ou avec les visiteurs. Je souris en observant tout ce joyeux monde s'afférer à leur tâche. Voir ces groupes de jeune s'amuser me rappelait mes propres souvenirs d'adolescente. Haa, que la vie était agréable à cette époque.

Du mieux que je le pouvais, je me frayai un chemin pour pouvoir accéder aux salles de cours. Faire des portes ouvertes en plein hiver étaient assez inattendues. Habituellement, c'était plutôt à l'automne que ça se passait. Enfin, Law m'avait dit que c'était une tradition dans son école, de faire ça juste après la Saint-Valentin. Les murs étaient recouverts de banderoles et autres papiers pour indiquer les activités qui allaient se dérouler au cours de la journée. Des stades étaient installés un peu partout et ils présentaient divers choses. Parfois, c'était des informations sur l'école et sur les programmes qu'elle offrait, d'autres fois c'était des promotions sur les activités que présentaient les élèves. Je continuai mon chemin et me rendis dans la section des sciences où les laboratoires se trouvaient. C'était la première fois que je venais ici, je dus donc demander mon chemin pour ne pas me retrouver dehors à nouveau. On m'indiqua où aller et je remerciai la personne avant de trottiner jusqu'à destination. Je n'étais même pas rendue à la salle de classe que j'entendais des rires bruyants provenir de la pièce. J'arrivai à la porte entrouverte et jetai un coup d'oeil à l'intérieur. Toutes les personnes présentes avaient une blouse blanche et regardaient avec attention vers le tableau. En face d'un bureau, Law, lui aussi avec le vêtement blanc, tenait dans ses mains une grenouille morte vidée de son sang et s'amusait à la faire parler, ce qui amusait la galerie. Je secouai la tête en soupirant et me glissai à l'intérieur de la pièce sans me faire remarquer. Je m'installai tout au fond de la classe et attendis que mon amoureux glauque est terminé son numéro de marionnettiste.

Après une vingtaine de minutes à expliquer ce qu'il faisait, ce que son cours de biologie allait apprendre aux élèves et pourquoi c'était important qu'ils aient une base sur le sujet, Law termina sa présentation et peu à peu, la salle se vida. Seuls quelques élèves restaient, occupés à parler au professeur. Sans surprise, la plupart était des filles. Il y en avait quelques-unes qui tentaient d'avoir une conversation sérieuse sur la matière (que même après tant d'années, je ne comprenais toujours pas), mais les autres n'étaient là que pour extraire le plus d'information personnel possible. Tout de même, j'attendis patiemment qu'elles aient fini. À une époque, j'aurais été jalouse. Mais j'avais appris avec le temps que ça ne servait strictement à rien d'avoir ce genre de sentiment si tu avais confiance en la personne. Ce qui était mon cas. La plupart du temps.

J'aurais voulu que Law finisse de parler avant de me remarquer, mais il me vit toute seule dans mon coin bien assez vite. Nos yeux se croisèrent, et je lui envoyai un sourire pour lui faire comprendre que je l'attendais. Il ne sembla pas comprendre le message puisqu'il s'excusa auprès des demoiselles et s'approcha lentement, les mains dans les poches de sa blouse.

-Qu'est-ce que tu fais là? Me demanda-t-il en levant un sourcil.

Je levai le sac que j'avais dans les mains pour lui répondre.

-Tu as oublié ça ce matin.

Il prit le sac et l'ouvrit pour découvrir son lunch. Il releva les yeux et un tout petit sourire moqueur se dessina aux coins de ses lèvres.

-Qu'est-ce que je ferais sans toi?

J'haussai les épaules.

-Tu serais mort d'une intoxication alimentaire depuis longtemps.

-Je te ferais remarquer que j'ai vécu 5 ans tout seul sans l'aide de personne.

-Oui, et je sais aussi que tu te nourrissais de soupe et de Kraft Dinner à longueur de semaine. Une chance que Shachi et Penguin étaient là pour te faire manger correctement, sinon tu serais mort dû à de la malnutrition.

Il fit claquer sa langue de mécontentement.

-C'est Shachi qui t'a dit ça?

Je hochai la tête. Il grogna.

-Euh.. Monsieur Law..

Interrompus dans notre conversation au combien constructive, nous nous tournâmes pour voir ses élèves qui nous regardaient curieusement. Une d'entre elle avait eu le courage de nous approcher.

-Qui est-ce? Demanda-t-elle timidement.

Je souris et regardai Law, curieuse de voir ce qu'il allait dire. « Ma magnifique petite amie », « ma tendre aimée », « l'amour de ma vie » peut-être? Quoi, une fille a le droit de rêver non? Il va sûrement simplement dire qu'on sort ensemble.

-Ma servante.

-Hey!

Ou pas. Je lui administrai un coup de poing dans le ventre alors qu'il tenta de se protéger en riant. Ses élèves étaient d'autant plus perdus et n'osaient plus parler. Après l'avoir atteint dans les côtes avec succès, je me tournai vers eux, toute souriante et innocente.

-Je suis sa petite amie et cet imbécile a oublié son repas à la maison.

Un léger « oh » se fit entendre. L'information fut lentement assimilé, mais lorsqu'elle fut totalement comprise, des cris surpris se firent entendre.

-Je croyais qu'il était célibataire!

-Moi, on m'a dit qu'il sortait avec une mannequin célèbre!

-Mais non, c'était plutôt une star de cinéma!

Maintenant méfiant, ils me fixèrent comme si j'étais une extraterrestre. Je reculai de quelques pas et murmurai légèrement à Law qui se tenait les côtes et les massait doucement pour faire partir la douleur.

-Tu leur as raconté quoi au juste?

Un petit rire douloureux lui échappa.

-Lorsqu'on me posait des questions sur ma vie privée, je changeais de version à chaque fois. Parfois, j'étais marié avec quatre enfants et deux chiens, et d'autres fois, j'étais un coureur de jupons qui ramenait des femmes chez lui tous les soirs.

Je frappai mon front avec la paume de ma main, complètement exaspérée.

-Bravo Law, très brillant…

Je soupirai et m'avançai vers les adolescents pour tenter de calmer leur frénésie.

-Écouter, je ne suis pas sa femme, on n'a pas d'enfants ensemble, et aux dernières nouvelles, c'est un homme fidèle. Ne croyez pas tout ce qu'il vous dit à l'avenir, même moi je l'écoute d'une oreille distraite parfois.

Je sentis le regard perçant de mon amoureux sur ma nuque. Je l'ignorai totalement.

-Sur ce, je vais continuer ma visite moi!

Je levai la main pour les saluer, ne me tournai même pas pour faire la même chose à Law, puis sortis de la classe en sifflant.


Après avoir visité l'école au grand complet, m'être fait arrêter à toutes les deux secondes pour m'informer de tel ou tel programme pour mes enfants (est-ce que j'avais l'air si vieille que ça?!), mon corps réclama une pause. Ou plutôt, mon estomac gronda si fort que les autres autour l'avaient entendu. Je ne pensais pas rester aussi longtemps, alors je m'étais dit que je n'avais pas besoin moi-même à manger. Apparemment si. C'est donc avec empressement que je m'étais rendue jusqu'à la cafétéria, là où toute la planète avait décidé d'aller. Il y avait tellement de monde que j'avais du mal à ne pas me faire broyer les orteils. C'est avec difficulté que je réussis à me prendre une petite sandwich pour au moins ne pas mourir de faim. De toute manière, j'aurais eu de la misère à me prendre un repas complet. Surtout que je l'aurais sûrement renversé, puisque je n'étais pas très grande, du coup les autres ne me voyaient pas et me fonçaient dedans. Ma taille ne me dérangeait pas en temps normal, mais là, j'aimerais bien avoir celle du professeur. Et justement, parlant du loup, je le vis assis à une table avec quelques élèves et professeurs. J'allais le rejoindre, mais..

-Madame Law, vous cherchez une place?

Je baissai les yeux et vis à ma droite trois filles qui étaient présentes plus tôt dans la salle de cours. Je regardai Law, mon regard revint vers elles, de retour vers le brun. Je décidai finalement de fixer les adolescentes.

-En effet. Vous permettez? Dis-je en indiquant la place vacante à leur côté.

Chacune acquiesça et je pris place sans faire d'histoire. Je déballai mon sandwich et mordis à pleine dent. Ché bon…

-Alors… Tenta l'une d'entre elle. Vous sortez ensemble depuis longtemps?

Puisque ma bouche était pleine, je leur répondis plutôt avec ma main. Je la levai droit devant moi et leur montrai trois doigts.

-3 semaines?

Je secouai la tête.

-3 mois?

Même réponse.

-3 ans?

J'acquiesçai. Maintenant, j'avais totalement leur attention.

-Qui a fait le premier pas?

-Est-ce que vous vous êtes déjà disputés?

-Comment vous vous êtes rencontrés?

-Woh, une question à la f-

-Quelle couleur de boxer il porte?

Nous nous figeâmes et regardâmes celle qui avait parlé. Elle regarda chacune d'entre nous une par une, puis cligna des yeux.

-Quoi? Je suis curieuse!

Un léger rire m'échappa.

-C'est moi qui as fait le premier pas. Oui, on se dispute assez souvent en fait. Il était mon voisin lorsque j'étais enfant. Et il aime bien les couleurs jaune et bleu, bien qu'une fois, je lui en ai acheté une rose, et même s'il ne voulait pas la porter au début, c'est maintenant sa préférée. D'autres questions?

Cette fois, c'est moi qu'elle regardait, la bouche grande ouverte. Puis, toutes en même temps, elles me posèrent un nombre incalculable de questions. Je souris et répondis du mieux que je le pouvais. Les questions étaient du genre plutôt banales (quelle couleur il aimait, sa marque de shampoing préféré, quelle saison il aimait, etc.). Puis, vint éventuellement la question qui tue: la déclaration. C'était assez étrange de raconter tout ça à des inconnus (ses élèves en plus), mais je trouvais la chose plutôt amusante et divertissante. Lorsque je leurs dis qu'il refusait catégoriquement notre relation au début même s'il avait des sentiments pour moi, elles furent outrées, et le traitèrent même de noms. J'attendis sagement qu'elles aient fini, un grand sourire aux lèvres (haa, je ne sais pas pourquoi, mais j'aimais qu'on le traite de nom comme ça. J'étais peut-être vraiment une sadique, finalement…) Puis, je leur expliquai calmement pourquoi il avait agi ainsi. Et lorsqu'elles surent la raison derrière tout ça, je pouvais presque voir des coeurs dans leurs yeux.

-Alors il voulait te protéger en te cachant ses sentiments? C'est.. C'est…

-Trop chou!

Je secouai la tête en désapprouvant totalement.

-C'était plutôt l'enfer, oui! Vous connaissez ce sentiment, lorsqu'on aime quelqu'un, mais qu'on ne sait pas si c'est réciproque?

Elles acquiescèrent.

-Ben, imaginez qu'en plus de ça, vous ayez l'impression que cette personne s'intéresse à vous simplement pour votre corps! Dis-je rageusement.

Elles ouvrirent la bouche d'horreur. Elles s'imaginaient parfaitement la chose.

-Évidemment, je savais que j'étais importante pour lui. Mais je ne savais pas si c'était de l'amour romantique ou non. Après, quand nous étions plus jeunes, il me considérait comme sa petite soeur, alors..

Je soupirai.

-Enfin bon, j'ai fini par comprendre son raisonnement par la suite. Je ne l'approuvais pas, mais je comprenais.

Elles soupirèrent rêveusement.

-Tout de même, c'est tellement romantique.. Les deux fous amoureux, prêts à tout pour l'autre!

-On croirait une tragédie romantique!

-J'aurais plutôt dit une comédie débile, mais.. Murmurais-je pour moi-même.

-Moi aussi, j'aimerais avoir cette personne spéciale à mes côtés..

Je souris.

-Ça arrivera plus vite que vous ne le croyez, les encourageais-je.

Puis, je ris.

-Et puis, si moi, qui le détestais à mourir au début, a fini avec lui à la fin, tout est possible!

-Vous le détestiez?

Je hochai de la tête vigoureusement.

-Vous ne savez pas à quel point! Sa seule vue me donnait envie de vomir! Vous imaginez ce que j'ai ressenti lorsque j'ai appris que nous allions vivre dans le même appartement? J'avais envie de mourir!

Cette merveilleuse époque où on voulait s'arracher mutuellement les dents. C'était presque plus facile dans ce temps-là. Mais je me demande.. Est-ce que ça aurait changé grand chose si au lieu de le détester, je l'avais toujours aimé, même lorsque nous étions petits?

-Cerys, ton prince charmant est làààààà~! Chanta ma soeur, assez fort pour que je l'entende.

Rouge de gène, je plaquai ma main sur sa bouche.

-Tais-toi, Leïla!

Ses yeux brillaient de malice alors qu'elle se dégagea pour me narguer avec son sourire. J'évitai son regard et fixai plutôt l'entrée, là où Law venait à peine d'arriver. Il nous fixait, un sourcil levé en voyant notre manège, puis il tourna la tête avec un « pff » et s'éloigna. Mes épaules s'affaissèrent.

-Oh, il semble qu'il ne veut pas venir voir la princesse. Quel prince obscure, me souffla la brune à l'oreille.

-Mais arrêteuh!


-Cerys, tu peux m'apporter quelque chose à boire?

-Cerys, j'ai chaud. Fais-moi du vent.

-Cerys, j'ai faim.

-Cerys.

En temps normal, je lui aurais dit d'aller voir ailleurs si j'y étais. J'aurais bien vite arrêté de lui servir d'esclave. Mais.. Je l'aimais, et je ne voulais pas qu'il me déteste. Alors je faisais tout ce qu'il me demandait, un sourire aux lèvres, sans jamais me plaindre.


-Cerys, tu es toute rouge.

Je ne le serais pas si tu n'étais pas aussi près, espèce de crétin!

-Tu fais de la fièvre?

Il déposa délicatement sa paume sur mon front, puis mes joues. Je pouvais littéralement sentir mon corps se réchauffer rapidement au fur et à mesure qu'il me touchait. Pourquoi devais-je aimer un être qui ne connaissait pas la notion d'une bulle invisible! J'allais mourir à cause d'une quantité improbable de sang dans le cerveau, moi!

-Tout semble normal.

Pour être certain, il appuya carrément son front contre le mien. Mes yeux louchèrent douloureusement sur son visage, puis je les sentis se révulser. Je tombai dans les pommes. Il ne manquait que l'hyperventilation face à son sex-appeal pour faire encore plus pathétique..


-Law, je..

Le brun releva ses yeux de son journal alors que je me dandinais comme une sardine devant lui. Mes doigts jouèrent nerveusement ensembles alors que je tentais de trouver ma voix et surtout, le courage pour lui parler. Je pris une grande inspiration et plantai mon regard déterminé dans le sien.

-Je t'aime!

Il me fixa, cligna des yeux. Je sentais le battement de mon coeur dans ma gorge et le rouge se dessiner sur mes joues. Ma bouche devint sèche et ma langue, toute pâteuse. Pourquoi ne disait-il rien? Qu'il ait au moins une réaction, n'importe laquelle! Il sembla entendre mon cri du coeur puisqu'il fit enfin quelque chose. Seulement pas ce que j'espérais. Il remit son nez dans son journal et continua à lire, comme si de rien n'était.

-Je sais.

Cette fois, c'est moi qui clignai des yeux.

-Quoi?!

Il tourna une page.

-C'est tellement évident, depuis qu'on est petit. Tu me regardes tout le temps, tu rougis même si je ne fais que te fixer, tu ris comme si j'étais la personne la plus drôle au monde, et tu ne peux t'empêcher d'exaucer tous mes désirs.

Ma bouche s'ouvrit comme un poisson. J'étais si transparente que ça? Maintenant, j'étais déprimée. Law sourit.

-Mais, c'est mignon parfois.

Un espoir apparut dans mes yeux.

-Ça veut dire que tu m'aimes aussi?! M'exclamais-je joyeusement.

Il me regarda, puis sourit malicieusement.

-Peut-être, peut-être pas.

Une tas de chose n'aurait pas évolué dans le même sens, ça, c'est sûr.

Soudain, je sentis une main s'écraser sur mon crâne et me compresser les cheveux. Surprise, je relevai la tête et découvris le diable en personne.

-Salut Law, on parlait justement de toi!

Son regard était fixé sur les jeunes élèves, qui devenaient peu à peu rouges et qui riaient discrètement. Il leurs offrit son fameux sourire enchanteur.

-Vraiment? De quoi parliez-vous?

Un énorme sourire élut domicile sur mon visage.

-Ton boxer rose.

Son sourire disparut aussitôt. J'aimais toujours autant le taquiner. Je sentis ses doigts se faire plus insistants et douloureux sur mon crâne. Même si cela impliquait souvent de la douleur mentale ensuite. Bah, le jeu en valait la chandelle. Même si ce n'était que pour pouvoir admirer ses expressions faciales hilarantes.

« Et si Law et Cerys se rendait aux portes ouvertes de l'école de ce dernier/cette dernière? », proposé par believeLaw

« Et si Cerys était depuis toujours amoureuse de Law (et qu'elle l'avait remarqué)? », proposé par Mai96