Merci à Plume et Leyana pour leurs reviews, j'espère vous retrouver dans les prochains chapitres. Ça m'encourage !
Encore merci à Neliia pour ces corrections et ses avis précieux.

Dans ce chapitre, c'est -enfin- la rencontre entre Winry et les frères Elric ! J'espère que vous apprécierez la suite et les différents personnages. Bonne lecture.


La voiture s'éloigna de la ville, arrivant dans la banlieue. Elle roula pendant une vingtaine de minutes, pendant lesquelles Winry s'angoissa et se demanda où on l'emmenait. D'un côté, elle était euphorique : elle aurait un logement de fonction mais de l'autre côté, elle était très anxieuse : elle allait travailler pour la plus grande puissance économique d'Amestris. Perdue dans ses pensées, Winry ne remarqua pas que le ronronnement de la voiture s'était tu. Elle comprit qu'ils étaient arrivés lorsque le chauffeur vînt lui ouvrir la portière. Elle prit son courage à deux mains et sortit de la voiture, remerciant au passage le chauffeur. Elle n'aurait jamais imaginé être embauchée le jour même et ses joues étaient rouges de honte suite à sa tenue inappropriée. Elle leva les yeux pour admirer la demeure et son souffle se coupa : ce n'était pas une simple « demeure ». C'était un véritable château aux yeux de Winry. Elle pouvait apercevoir deux tours arrondies à chaque extrémité du bâtiment, de nombreuses fenêtres ornant le mur, cela sans pour autant percevoir l'extrémité de la bâtisse. L'extérieur de la résidence était prestigieux mais quelque peu démodé aux yeux de Winry qui aimait les grandes demeures épurées et contemporaines. Cependant, lorsqu'elle pénétra à l'intérieur, elle fut aussitôt charmée : les pièces étaient grandes, hautes de plafond et meublées avec goût. Elle s'arrêta sur le seuil pour admirer les lieux : derrière elle, les portes en bois massif fermaient la bâtisse. Un petit hall, où un plafond bas reposait sur deux colonnades, permettait aux invités de se déshabiller et se déchausser au besoin. Lorsqu'on passait ce petit sas, on découvrait le véritable hall où se déroulait un tapis rouge amenant à un escalier de marbre. Un homme s'avança vers elle et la tira de sa rêverie :

« - Mademoiselle Rockbell ? Je suis le majordome Kimblee de la maison Van Hohenheim. Le maître m'a averti de votre nomination. Je suis enchanté de vous rencontrer.

- Moi de même Monsieur Kimblee.

- Voyons, appelez moi tout simplement Kimblee. Venez, suivez-moi, je vais vous faire visiter la demeure. »

Winry emboîta timidement le pas au majordome. Celui-ci avait les cheveux noirs attachés en queue de cheval qui retombait sur son costume sombre assorti d'une cravate rouge vif. Deux fines mèches lui retombaient sur le visage, rendant son air bien mystérieux. Kimblee était grand, avait les sourcils arqués et son sourire se faisait charmeur. Il avança jusqu'au pied de l'escalier et se retourna pour s'adresser à la jeune femme blonde :

« - A l'étage se trouve les quartiers des jeunes maîtres ainsi que celui des invités et diverses pièces pour se reposer ou se divertir. Vous les visiterez un peu plus tard. Tout d'abord, nous visiterons des locaux qui vont plus vous intéresser de par leur fonction. Située un peu sous l'escalier, vous trouverez, à droite, l'aile des cuisines, vous pourrez être amenée à y aller pour sustenter les jeunes maîtres.

- Je croyais que je devais faire de l'aide aux devoirs ?

- Je vois que Monsieur Van Hohenheim n'a pas voulu vous faire peur en vous déroulant la liste des tâches que vous devrez assumer dans cette demeure. Il y a un peu plus que de l'aide aux devoirs. Vous vous occuperez des jeunes maîtres mais au titre de toutes leurs demandes, cela va de l'entretien de leurs quartiers à leurs devoirs, bien entendu. Vous sentez vous toujours capable Mademoiselle Rockbell ?

- Bien sûr ! »

Winry se demandait comment se passerait sa rencontre avec « les deux terreurs » du manoir Hohenheim. Elle était étrangement euphorique due à la perspective d'un travail de longue durée, logée, payée et nourrie mais également anxieuse à l'idée de ne pas plaire aux deux jeunes hommes, et donc de se faire renvoyer. Elle fut rappelée à la réalité par la voix du majordome :

« - Et voici votre chambre. J'ai des impératifs qui, hélas, me retiennent toute la journée. Je vous laisse visiter le reste de la demeure seule. Le personnel est prévenu, allez vous présenter à eux. Puissiez-vous occuper longtemps votre chambre Mademoiselle Rockbell.

- Merci. »

Winry le remercia distraitement. Que de luxe dans cette demeure. Bien sur, plus jeune, elle n'avait jamais été dans le besoin grâce aux confortables revenus de ses parents mais ces derniers reversaient la plupart de leur salaire à des œuvres caritatives et des associations. N'ayant jamais connu un tel faste, toute cette richesse et cette opulence rendaient Winry béate de stupéfaction. Est-ce que toutes ces matières nobles qui recouvraient ces meubles les rendaient vraiment plus beau ? Winry aimait les belles choses mais cela en était ici limite écœurant. Malgré tout, cela était bien plus confortable que sa chambre d'hôtel défraîchie. D'ailleurs, il fallait qu'elle pense à chercher ses affaires et à remercier la propriétaire pour le téléphone. Après tout, sans cela elle n'aurait pas trouvé ce travail. Grâce à ce job, la jeune femme voyait déjà sa vie autrement... et son compte en banque également. Si elle n'avait vraiment aucun frais, elle allait pouvoir mettre de côté et reprendre ses études : ce serait fastidieux et long mais Winry avait vraiment envie de devenir mécanicienne. Elle s'était déjà entraînée durant ses études mais l'arrêt de ces dernières l'avait obligé à abandonner son rêve. Parfois, quand les mois étaient plus fructueux que d'autres, elles s'achetait des feuilles et dessinait des modèles.

Un rayon de soleil l'aveugla quelques instants, lui faisant recouvrer ses esprits. Elle avança dans sa chambre pour en découvrir tous les recoins. Lorsqu'elle tourna la tête vers la gauche, elle put apercevoir un lit double à baldaquins qu'accompagnait une somptueuse commode en merisier. Une petite porte dans le mur du fond amenait à une salle de bain aussi grande que son ancienne chambre d'hôtel contenant baignoire sur pieds et meubles avec vasque en marbre. A la droite de cette partie de chambre, un petit salon avec canapé, fauteuils et table laissaient paraître une ambiance confortable. Winry se voyait déjà dessiner des plans d'auto-mails à ses heures perdues sur le magnifique bureau qui trônait dans un coin. Après avoir fait le tour de ses luxueux quartiers, elle se décida à aller se présenter aux différents employés de la demeure.

Elle se dirigea tout d'abord vers les cuisines. Une dizaine de personnes habillées en tenue de cuisinier se partageait les fourneaux. Un homme bien charpenté s'approcha d'elle :

« - Tiens, qu'est-ce que tu fais dans ma cuisine jeune demoiselle ?

- Bonjour. Je m'appelle Winry, je suis la nouvelle... heu... gouvernante ? Des jeunes maîtres. »

La jeune femme eut l'impression de voir le visage du cuisinier, à en croire sa toque, se fermer avant qu'il n'éclate de rire.

« - Il n'y a que ce vieux grincheux de Kimblee pour les appeler jeunes maîtres. D'ailleurs, je te déconseille de faire de même. Ils n'aiment pas ce titre, ça leur rappelle leurs responsabilités. Moi c'est Heymans Breda mais tout le monde m'appelle Breda. Je suis le cuisinier en chef de cette demeure. Je te présente mon apprenti. Fuery ! Ramènes-toi ! Voilà. Fuery, je te présente Winry, la nouvelle qui va s'occuper des deux terreurs.

- Enchantée.

- Bonjour. Surtout n'hésites pas si tu as besoin de quelque chose pour satisfaire ces jeunes hommes, tu me demandes et je te ferais ce dont tu as besoin.

- C'est gentil, merci.

- Nous sommes les deux seuls permanents dans la cuisine, les autres sont des serveurs, serveuses ou intérimaires qui ne supportent pas l'exigence demandée. Je te les présente pas, ils seront sans doute partis demain, expliqua Breda.

- C'est rassurant...

- C'est surtout à cause du maj... commença l'apprenti.

- Fuery ! Remettons nous au travail d'accord ? Winry, je te souhaite une bonne journée et un bon courage.

- Ha heu merci. Bonne journée, répondit la jeune femme.

Winry se demanda pourquoi le chef cuisinier avait réagi d'une telle manière mais compris tout de suite lorsqu'une voix retentit derrière elle :

« - Mademoiselle Winry, si vous voulez bien me suivre. J'ai pu me libérer pour vous montrer d'autres pièces où vous serez amenée à vous diriger. Messieurs, la commande du repas est à votre disposition. A tout à l'heure. »

C'était sans doute l'imagination de la jeune femme mais elle avait l'impression que le regard du majordome s'était durci au contact de celui des cuisiniers. Elle fit un signe de la main aux cuisiniers accompagné de son plus beau sourire et sortit à la suite de Kimblee.

« - Les cuisiniers ont-ils été corrects envers vous Mademoiselle ?

- Bien sûr. Ils ont l'air très gentils. J'ai hâte de faire plus ample connaissance avec eux.

- Vous ne serez pas amené à beaucoup les voir sauf demande explicite de la part des jeunes maîtres. En revanche, je vais vous présenter l'équipe avec laquelle vous passerez votre temps en dehors du soutien scolaire et des demandes des jeunes maîtres.

- Très bien. »

Winry était pressée de rencontrer les personnes avec qui elle allait travailler mais avait encore plus hâte de rencontrer les frères Elric. Elle n'avait jamais entendu parler d'eux mais apparemment ils étaient des célébrités avec de hautes responsabilités mais très peu de maturité. La jeune femme se surprit à rougir de ses pensées. Elle ne les avait pas encore rencontrés qu'elle les critiquait déjà... Belle preuve de maturité en effet.

Au tournant du couloir, Winry put admirer une femme magnifique : des cheveux d'un noir de jais, légèrement ondulés, une poitrine généreuse et des lèvres pulpeuses. Cette dernière arqua un sourcil provoquant en voyant la jeune femme et la détailla de la tête au pied avant de lui lancer un sourire carnassier :

« - Moi c'est Lust, je suis la responsable de l'équipe d'entretien. Et tu es.. ?

- Bonjour, je m'appelle Winry, je viens d'être embauchée par Monsieur Van Hohenheim pour...

- Ha oui, la servante des frères Elric. »

Winry ne savait pas quoi répondre face à l'agressivité manifeste de Lust. Elle attendit que Kimblee prenne sa défense, en vain. Elle comprit pourquoi lorsque la plantureuse lança un baiser au majordome qui lui répondit d'un sourire narquois. Ces personnes entretenaient-ils une relation particulière ?

« - Tu seras sous mes ordres et fera ce que je te demande. C'est clair ? Provoqua Lust. »

S'en fut trop pour la jeune blonde et son caractère impulsif reprit le dessus :

« - Je vous remercie Madame mais il me semble que Monsieur Van Hohenheim m'a engagé pour m'occuper des frères Elric et serait donc sous leurs ordres. En revanche, après m'être acquittée de leurs exigences, je serais heureuse de contribuer au travail de votre équipe. »

Winry se détourna et fit demi-tour, la tête levée et le menton fier. Elle tourna à l'angle du couloir, s'arrêta, ne sachant pas où aller dans ce dédale de couloirs et attendit le majordome. Celui-ci regarda Lust, un sourire ironique sur le visage.

« - Ne te moques pas de moi ! Je ne supporte pas cette gamine. Je te préviens : si elle me manque de respect encore une fois, je lui ferais payé au centuple et elle regrettera d'avoir accepter ce job. C'est clair ? Écuma Lust de rage.

- Comme d'habitude entre autre, n'est-ce pas ma belle ? Ironisa le majordome. Ne sois pas trop jalouse cette fois-ci. »

Le majordome se pencha pour poser ses lèvres sur le dos de la main de Lust. Celle-ci retira sa main et partit en maudissant Kimblee. Ce dernier rejoignit Winry au bout du couloir. A l'approche des pas qui venaient vers elle, la jeune femme se mit à trembler. Peut-être était-elle allé trop loin dans ses paroles. Elle n'avait même pas rencontré les frères Elric qu'elle s'était déjà permise d'insulter une autre employée. Sa pression augmenta d'un cran lorsqu'elle vit Kimblee ouvrir la bouche pour prendre la parole. Allait-elle être viré moins de 4 heures après son embauche ? Le majordome leva le bras :

« - Suivez-moi Mademoiselle, nous allons visiter les extérieurs de la demeure. »

Winry souffla enfin : elle ne s'était même pas rendue compte qu'elle retenait sa respiration. Elle suivit le majordome qui, à travers le dédale de couloirs, d'escaliers et de détours, l'emmena vers une porte en bois sculpté. Lorsqu'il l'ouvrit, la jeune femme put apprécier une explosion de couleurs. Des centaines voire un millier de variétés de fleurs étaient représentées dans ce jardin. Du lys blanc le plus pur aux tulipes « reine de la nuit » d'un violet sombre, toutes les couleurs étaient présentes dans toutes les variations possibles. Winry fut interrompue dans sa contemplation par des aboiements. Des aboiements ? Elle tomba en arrière quand une masse de poils lui sauta au cou. Elle eut à peine le temps d'avoir peur face à cette attaque qu'une langue râpeuse recouvrit son visage de bave. La jeune femme poussa la bête loin d'elle pour l'admirer. C'était un chien au poil noir brillant. Son museau arborait une tâche blanche ainsi que ses pattes. Winry fixa son regard sur les pattes de l'animal : le chien n'en avait que trois. L'animal s'assit et eut l'air de fixer la blonde. Cette dernière remarqua un collier et put lire le nom du chien : Den.

« - Ce chien est venu il y a plusieurs années dans le jardin de la demeure Van Hohenheim. Les frères Elric se sont attachés à lui et depuis nous l'avons adopté sur la demeure.

- Mais... et sa patte ? Que s'est-il passé ?

- Nous ne le savons pas précisément. Il est arrivé la patte à moitié déchiqueté. Par une machine ? Un animal ? »

Den renifla l'air et montra les dents contre le majordome. L'animal se plaça derrière Winry et se mit à aboyer véhément contre Kimblee.

« - Je crois que je vais y aller. Ce chien n'apprécie pas ma compagnie. Je vous laisse vous promener dans le jardin jusqu'au retour des frères Elric. Je vous ferais prévenir par le personnel.

- Oui d'accord. »

Winry se demanda pourquoi le chien réagissait si violemment à la présence du majordome. Elle s'accroupit face à l'animal qui renifla sa main avant de lui lécher les doigts. La jeune femme pensa qu'il n'était pas méchant après tout et s'appliqua à caresser son pelage. Son poil était vraiment très soyeux et le chien prenait un vrai plaisir à ce moment complice.

« - Allez Den, allons visiter les jardins. »

Winry s'évertua à regarder chaque plants de fleurs et à lire leur nom. La jeune femme se demanda pourquoi tous les noms de fleurs étaient si compliqués et écrit en latin. Au bout d'un quart d'heure, elle ne savait pas si elle avait parcouru la moitié seulement du jardin. Elle remarqua un saule pleureur et décida d'y rester quelques instants. Son feuillage rasait l'herbe du jardin et il régnait une douce atmosphère sous les branches. Winry apprécia le saule pleureur vu du sol et s'assit, adossée au tronc. Den s'installa non loin d'elle. Celui-ci avait une démarche hasardeuse, suite à son handicap, mais l'animal avait su s'adapter. Il parvenait même à courir bien qu'il s'asseye souvent pour se stabiliser. La jeune femme siffla l'animal pour qu'il se rapproche et lorsque Den posa sa tête sur la cuisse nue de Winry, elle la caressa et le chien souffla avant de s'assoupir. La blonde ne tarda pas à faire de même.

Une voix qu'elle ne connaissait pas la tira de sa torpeur :

« - Mademoiselle ? Mademoiselle ?

- Mmmm... Ou.. Oui ? Prononça la belle d'une voix ensommeillée.

- Je suis désolée de vous réveiller ainsi Mademoiselle mais une voiture est arrivé avec vos effets personnels et nous avons rencontré un problème, dit timidement la servante.

- Je suis désolée de m'être assoupie. Je n'aurais jamais dû. Les frères Elric ne sont pas là ? Commença à s'affoler la jeune femme.

- Rassurez-vous Mademoiselle, ils ne sont pas encore là. Si vous voulez bien me suivre. »

La jeune femme se releva prestement, réveillant Den au passage. Elle épousseta quelque peu sa jupe plissée et suivit docilement la servante. Elle ne sut pas comment entamer la conversation. Heureusement pour elle, ce n'eut pas l'air de déranger la servante qui raccompagna Winry jusqu'à la porte de sa chambre.

« - Mademoiselle, comme je vous l'ai dit plus tôt, une voiture est venue apporter vos affaires. J'ai pris l'initiative de les mettre dans votre chambre. Malheureusement, je crains que certaines affaires ne se soient perdues en chemin. Nous n'avons reçu que ces deux valises de votre domicile Mademoiselle. »

Winry fit un pas dans sa nouvelle chambre -ça lui faisait un drôle d'effet de dire que c'était sa chambre- et regarda ses affaires. Elle ouvrit les deux valises et jeta un rapide coup d'œil à ses affaires : il ne manquait rien.

« - Merci de les avoir apporté dans ma chambre, mais il ne manque rien merci. Voici toutes mes affaires.

- Oh... je suis désolée de vous avoir dérangée Mademoiselle. Je vais me retirer. »

Lorsqu'elle se retourna pour sortir de la chambre de Winry, elle trébucha sur Den.

« - Le chien ! Qu'est-ce que tu fais là ? Tu dois rester dans le jardin. Allez oust !

- Ne vous dérangez pas, je vais m'occuper de Den. »

La servante s'en fût et et Winry s'accroupit pour se mettre à hauteur du chien. Elle lui caressa la tête puis sortit de sa chambre et siffla Den. Le chien trottina derrière elle, tanguant légèrement à cause du handicap. Winry tourna dans un couloir qui lui permettait, selon elle, de rejoindre le jardin. Malheureusement, Den ne daigna pas la rejoindre et partit en galopant dans la direction opposée. Winry cria le nom du chien en le poursuivant, mais même avec une patte en moins, Den était plus rapide que la jeune fille. Den aboya et rentra dans une pièce, la queue battante.

La jeune femme courut à sa suite et se raccrocha au chambranle de la porte quand elle vit deux paires d'yeux dorés la fixer. Les frères Elric étaient arrivés...


Une petite review ? Un ressenti ? Prochain chapitre la semaine prochaine.