Désolée pour le titre du chapitre dernier qui en fait était mensonger. La vraie rencontre se fait dans ce chapitre ! Mais il faut bien frustrer un peu les lecteurs n'est-ce pas ? Ce chapitre devrait plus satisfaire vos attentes.
Merci pour vos reviews, Neliia, ma Beta et éternelle lectrice mais aussi Leyana, Plume et Abbyfalls345.
Deux paires d'yeux rencontrèrent ceux de Winry qui rougit instinctivement. Elle ouvrit la bouche pour parler mais ne put que bafouiller quelques syllabes incompréhensibles. Un des frères Elric, le plus jeune apparemment, sourit amicalement avant de prendre la parole :
« - Bonjour, je m'appelle Alphonse. Et tu es... ?
- Oui pardon. Bonjour. Je m'appelle Winry. Je suis là pour l'aide aux devoirs et.. tout ce qui s'ensuit. »
Le deuxième jeune homme toisa Winry d'un regard mauvais puis se tourna vers son frère, un sourire moqueur aux lèvres :
« - Tu as vu frérot ? Père les prend de plus en plus jeune pour pouvoir nous supporter, il se tourna vers elle, quel âge as-tu ?
- J'ai 18 ans.. heu.. monsieur.
- A peine majeure et ça croit que ça va pouvoir nous donner des leçons, non mais tu entends ça Alphonse ?
- Ed, moi c'est juste les matières scientifiques qui me donnent du fil à retordre, pas le comportement. »
Son frère le toisa regarda d'un œil mauvais. Edward était le plus âgé des deux frères mais de loin le plus immature et colérique :
« - Alors contentes-toi de la garder auprès de toi et qu'elle traîne surtout pas dans mes pattes ! »
Edward se leva et sortit de la pièce, bousculant la jeune femme au passage. Winry hésitait entre la colère et le désarroi. Elle se tourna vers le plus jeune des frère qui souriait d'un air contrit :
« - Je suis désolée, Edward a horreur de l'autorité et ce depuis qu'il est tout petit. Ça lui passera. On t'a déjà fait faire le tour du propriétaire ?
- Oui, Monsieur Kimblee m'a plus ou moins montré les pièces où j'aurais besoin d'aller. »
Alphonse hocha doucement la tête, caressant toujours Den. Il ne dit rien, se contentant d'observer la jeune fille. Celle-ci essayait de garder un certain aplomb malgré l'agressivité manifeste de l'aîné Elric. Après plusieurs minutes, Winry reprit contenance et s'adressa au dernier de la famille :
« - Je suis désolée pour cette rencontre un peu impromptu. J'essayais de rattraper Den qui m'a suivi pour le ramener dans les jardins.
- Il vit dans le jardin tout ça parce que Kimblee n'accepte pas sa présence dans la maison. Je ne peux pas m'opposer à lui parce que Père le soutient dans tout ce qu'il fait et lui a laissé la gestion de cette maison. Alphonse baissa la tête et son regard se fit plus lointain, légèrement triste. Ce qui l'intéresse c'est seulement le pouvoir : il aimerait prendre la direction de la succursale de mon père qui dirige la société FullMetal. »
Au vu du regard interrogateur de Winry, Alphonse ne put qu'éclater de rire.
« - Tu ne connais pas FullMetal ? »
Winry ne put que rougir face à l'hilarité redoublée du jeune Elric. Elle chercha profondément dans sa mémoire mais n'eut aucun souvenir en rapport avec ce nom. La jeune femme fut tirée de ses pensées par la voie d'Alphonse :
« - C'est la plus grande société d'Amestris. Elle fabrique des jouets pour enfant. Tu ne connais pas Boule de Meuh la vache ronde ou Mr Destin l'ourson bleu qui prédit l'avenir ?
- Hé bien, je n'ai plus trop les moyens d'acheter des jouets et j'ai comme qui dirait passé l'âge. Ça fait bien des années que je ne joue plus... »
A ces mots, le regard de Winry se voila quelque peu et sa voix se fit plus mélancolique.
« - Tu as eu une enfance difficile ? »
Winry releva brusquement la tête face à tant de sollicitude. Elle rassembla ses pensées et ouvrit la bouche :
« - J'ai bien entendu que vous aviez quelques difficultés en maths ? Voulez-vous que nous commencions par là ? »
Winry s'était reprise : elle n'allait pas dévoiler sa vie au premier venu. Ce jeune homme avait beau être son jeune maître, ils n'étaient pas amis pour autant. La jeune femme lui adressa son plus beau sourire et Alphonse y répondit avec plaisir.
« - Tu peux me tutoyer Winry, et non, je n'ai pas envie de travailler aujourd'hui. Il est tard, je vais rejoindre mes appartements. On te dira si on a besoin de quelque chose.
- Très bien. Bonne soirée Alphonse. »
Winry ne savait pas trop l'attitude à adopter : Alphonse n'était pas aussi horrible que ce qu'on avait pu lui dire. En revanche, elle ne savait que penser de son aîné. Elle partit alors en direction du rez-de-chaussée pour essayer de débusquer Kimblee. Tout d'abord elle voulait savoir si le majordome était au courant de sa petite sieste improvisée et ensuite, elle aimerait manger. Ses pâtes n'étaient plus qu'un vaste souvenir. Malheureusement pour elle, la jeune femme ne savait pas où se situait le bureau de l'intendant et décida alors de se diriger vers les cuisines. C'est avec joie et grognement de ventre qu'elle souhaita le bonsoir aux cuisiniers.
« - Bonsoir Chef Breda, bonsoir Chef Fuery. »
Les deux hommes partirent d'un grand éclat de rire.
« - Breda et Fuery suffiront amplement jeune demoiselle. En quoi pouvons-nous t'aider ?
- Hé bien, je cherche Kimblee. J'ai rencontré les frères Elric et... »
Fuery la coupa net dans son élan et regarda son chef avec tristesse et désolation :
« - Et voilà Breda, ils nous ont déjà découragé la petite nouvelle et on va faire comment maintenant Chef ? C'est la combientième ce coup-ci ? Mais que font ces gamins pour être aussi...
- Oh non non non, je ne suis pas découragée voyons. Je les ai à peine rencontré. D'ailleurs Alphonse n'est pas si... enfin vous voyez, en revanche Edward m'a paru totalement antipathique. Il ne m'a adressé la parole que pour m'agresser et me rabaisser sur mon âge non mais vous vous rendez compte ? »
Pendant que Winry parlait de sa journée, Breda l'installa à une table et lui offrit une assiette de mets raffinés pour qu'elle puisse goûter à sa cuisine. Elle appréciait beaucoup les deux cuisiniers et leur jovialité, y voyant la figure paternelle qu'elle avait hélas perdu.
« - Non mais il a quel âge lui déjà sérieux ? Quoi ? Deux ? Trois ? Quatre ans de plus que moi ? Ça y est je suis sa subordonnée et il se permet de me parler ainsi ? Je vous jure les hommes. Et je ne parle pas de vous messieurs, vous vous êtes différents. Et puis cette cuisine ! Wahou ?! Non mais Breda vous vous rendez compte de ce que vous faîtes ? C'est divin et somptueux ! Et ces saveurs... J'adore. Ça fait si longtemps que j'ai pas mangé de viande et de plats raffinés. En parlant de raffinement, est-ce que vous êtes allés voir les jardins ? Non mais qui pourrait s'offrir une jungle pareille ? Vous avez vu l'espace et les fleurs ? Elles sont toutes magnifiques et sentent si bon.
- Heu Winry...
- Et puis il y a ce chien. Comment s'appelle-t-il déjà ? Ha oui Den ! Fuery, je suis sûre qu'avec Breda à vos côtés, vous ferez un malheur. Ce chien est si gentil et si mignon. Vous vous rendez compte de ce qui lui est arrivé ?
- Winry...
- Les animaux ne se plaignent vraiment jamais quand ils leur arrivent un malheur, ils sont vraiment courageux et méritent tout notre amour. Vous ne trouvez pas ? »
N'ayant pas de réponse suite à sa question. Winry releva la tête de son assiette et put voir Fuery, légèrement désemparé.
« - Qu'est-ce qui se passe ? Oh ! Je vois. J'ai trop parlé c'est ça ? J'ai parlé de moi et je vous ai pas écouté une seule seconde. Je suis vraiment vraiment désolée, ça m'arrive parfois quand je me sens bien et en bonne compagnie. Et...
- Winry, Winry, Winry !
- Pardon. Je me tais.
- Ça sonne.
- Hein ? De quoi ?
- Hé bien, la sonnerie. Tu n'entends pas ? Les Elric t'appellent.
- Oh heu.. Je ne savais pas... On ne m'a pas informé. Merci ! »
La jeune femme courut donc vers les appartements des jeunes hommes. Elle frappa à la porte que Kimblee lui avait montré plus tôt dans l'après-midi et lissa sa jupe le temps que les frères Elric répondent. Lorsqu'elle entendit un « Entre ! » assez énervé, elle plaqua un sourire de circonstance sur ses lèvres et ouvrit la porte.
« - T'es sous nos ordres je te rappelle, donc quand on t'appelle, tu te dépêches de venir c'est clair ? Même si tu es occupée à autre chose. Elle a compris ? »
Winry ravala sa fierté et pensa fortement à son compte en banque en serrant les poings.
« - Je suis désolée Edward, ça ne recommencera pas.
- Pardon ?
- Hé bien je m'excusais pour...
- Comment tu m'as appelé ?
- Heu.. Par votre prénom, votre frère Alphonse m'a demandé de l'appeler comme tel donc je pensais que...
- Hé bien tu penses mal ! Maintenant va nous chercher nos repas. Et dépêches toi cette fois-ci.
- Oui Monsieur Elric. »
Winry sortit de la pièce en baissant la tête, humble. Elle referma la porte derrière elle en baissant toujours les yeux. Elle descendit aux cuisines la respiration sifflante et la haine dans les yeux. Elle eut peine à desserrer les mâchoires pour demander les repas au Chef Breda et les deux cuisiniers ne cherchèrent pas à poser de questions. La jeune femme attendit nerveusement dans les cuisines le temps que le repas soit préparé. Elle était toujours énervée contre l'aîné des Elric et ne savait pas encore comment elle allait pouvoir le regarder dans les yeux sans lui lancer une pique acerbe ou encore son poing. Lorsque Fuery lui apporta deux repas gastronomiques sur un chariot d'argent, son visage se fendit d'un sourire gourmand avant de se souvenir à qui elle devait les apporter. Elle congratula rapidement l'apprenti et partit en direction des quartiers Elric.
Elle colla un sourire de façade sur ses lèvres avant de frapper. Une fois à l'intérieur, elle ne regarda pas les frères Elric dans les yeux et déposa les plateaux sur une des tables avant de leur souhaiter un bon appétit. Lorsqu'elle ferma la porte, elle croisa le regard d'Elric. Celui-ci le toisait d'un regard narquois et mesquin, presque dédaigneux. Winry claqua la porte un peu plus que nécessaire et elle put entendre un rire résonner derrière la porte. S'en fut trop pour la jeune femme et elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Alors qu'elle s'apprêtait à partir dans sa chambre en courant, elle entendit quelqu'un l'appeler :
« - Mademoiselle Rockbell ? »
C'était Kimblee, lorsqu'il l'a vit dans cet état, il laprit par les épaules et lui demanda ce qu'il n'allait pas. Il l'invita alors dans son bureau. Une fois installée avec un thé chaud dans les mains, Winry avait les idées plus claires.
« - Je suis désolée Monsieur Kimblee que vous m'ayez vu dans cet état mais je suis un peu stressée en ce moment et...
- Qu'ont-ils fait encore ces deux-là ? Demanda le majordome d'un ton sec
- Ce n'est vraiment rien, il y a juste eu des mots un peu fort et la fatigue aidant, je ne me suis pas sentie très bien, je l'ai mal pris.
- S'il y a quoi que ce soit Winry, n'hésitez surtout pas à venir me voir. Je peux compter sur vous ? »
La blonde sentit l'insistance de Kimblee sur son prénom mais ne s'y attarda pas. Ils parlèrent des différentes tâches que la jeune femme devrait accomplir, à quelle heure et les moyens dont elle disposait.
- Merci Monsieur Kimblee, excusez-moi je vais me retirer dans ma chambre. »
En sortant de la pièce, la jeune femme sentit un frisson inexpliqué lui parcourir l'échine. Le majordome regardait la blonde de dos avec insistance jusqu'à ce qu'elle ferme la porte derrière elle. Pendant un bref instant, on put voir un sourire cruel se dessiner sur ses lèvres. Il lissa ses cheveux en arrière avant d'éclater d'un rire féroce.
Winry se réveilla à la lueur du soleil levant. Les yeux toujours fermés elle s'étira langoureusement. Ses doigts touchèrent une matière dont elle n'avait pas l'habitude : du satin. La jeune femme se délecta de ses matières si nobles et profita encore du lit durant un long moment et comme les frères Elric ne l'appelait pas, elle décida de profiter du faste de la salle de bain en prenant un long bain aux huiles essentielles. Il n'était que sept heures trente lorsqu'elle sortit du bain, elle décida alors de prendre un énorme petit-déjeuner aux cuisines en compagnie de Breda et Fuery. Elle enfila un jean confortable et une chemise blanche pour avoir un peu plus de prestance que la veille avant de se diriger aux cuisines. Elle fut bien accueillie par les deux cuisiniers avec toutes sortes de viennoiseries et de nombreux pains diversifiés. Elle prit plaisir à la cuisine et se hâta ensuite de rejoindre les quartiers Elric. Voyant qu'ils n'étaient pas encore levés, elle s'attela au ménage des couloirs extérieurs. La jeune femme passa un tablier d'un blanc immaculé par dessus ses habits et le noua dans son dos. Lorsqu'elle passa devant un miroir, elle avait l'impression de ressembler à une soubrette du XVIIIe siècle. L'image lui plut et elle s'amusa quelques instants à faire des révérences. Elle ne sentit pas un regard anthracite appuyé dans son dos. Quelques pas de danse accompagnèrent une musique imaginaire et elle traversa le couloir en riant. Elle se rappela les quelques bals de son enfance dans les hautes sphères d'Amestris lorsqu'elle était enfant et songea enfin amèrement à celui de son seizième anniversaire. Toute joie quitta alors son visage et elle s'attela au ménage.
De longues minutes plus tard, une femme pulpeuse interrompit sa tâche d'une remarque acerbe :
« - N'as-tu donc jamais appris le ménage jeune fille ? Ne remarques-tu pas la poussière que tu as laissé de ce côté du couloir ? »
Lust dépassait Winry d'une bonne tête et son expression, hautaine, énerva la blonde. Celle-ci ne se laissa pas faire, ne supportant pas la supposée supériorité de cette garce. La colère de la veille refit surface et c'est pleine d'une joie malsaine qu'elle remit la responsable à sa place :
« - Si vous aviez fait plus attention Madame Lust, vous auriez remarqué que c'est l'autre partie du couloir que j'ai nettoyé ce matin et c'est pour cela que vous voyez de la poussière de l'autre côté... Madame. »
La jeune femme insista sur le madame, accentuant l'ironie de la situation. Lust ouvrit la bouche et la referma plusieurs fois, comme un poisson hors de l'eau et piqua un fard. D'un claquement sec des talons, elle fit demi-tour et partit d'une démarche rageuse. Winry ne put retenir un petit rire moqueur, accentuant son humiliation.
Ce n'est qu'à l'heure du déjeuner qu'elle fut appelée par les frères Elric. Elle retira son tablier, lissa sa chemise, frappa ensuite aux immenses portes de bois laqué de leurs appartements et rentra après un bref instant. A la lueur du jour, elle put admirer les somptueux quartiers des deux frères. Un salon permettant d'inviter une douzaine de personnes lui fit face et elle put apercevoir une suite luxueuse par une porte entrouverte. Elle se demanda si c'était celle d'Alphonse et celle d'Edward. Elle était impatiente de réaliser l'entretien de ces locaux pour pouvoir admirer les appartements des deux hommes. Elle imaginait déjà celle d'Edward : sale et désordonnée. Elle se concentra sur la décoration du salon en attendant qu'un des frères vienne lui assigner ses tâches journalières. Elle put voir un somptueux canapé de cuir noir près d'une cheminée blanche qui contrastait avec la noirceur de la cendre. Une table en verre était entourée d'une douzaine de chaises, en verre également. De nombreux luminaires en métal éclairaient la pièce d'une douce lueur. Derrière de grands voilages blanc agrémentés d'argent, Winry avait une vue magnifique du jardin et elle se rappela les flagrances des fleurs. La jeune femme pensa alors mettre des vases remplis de fleurs du jardin sur la table et la cheminée afin d'amener un peu plus de convivialité et de chaleur dans la pièce. La voix douce d'Alphonse la ramena à la réalité :
« - Bonjour Winry. Est-ce que tu pourrais aller nous chercher notre repas pour ce midi s'il te plaît ? Je vais m'occuper de réveiller Edward et ensuite, nous irons travailler. Demandes au chauffeur de préparer une voiture pour treize heures. A tout de suite. »
Et il repartit dans ses quartiers aussi vite qu'il était venu. La jeune femme se demanda quel établissement les deux jeunes gens fréquentaient et partit s'acquitter de ses tâches. Elle descendit aux cuisines plus aisément encore que la veille – elle était persuadée qu'elle pouvait rejoindre les cuisines de n'importe quel endroit du manoir. Après avoir commandé les repas des Elric, elle demanda à Fuery de lui indiquer le chemin pour aller au garage afin de demander une voiture au chauffeur. Lorsqu'elle y entra, elle eut le souffle coupé par les nombreuses voitures luxueuses qui étaient présentes. Elle fit ainsi connaissance avec le chauffeur : Jean Havoc. Un homme charmant s'il en était mais qui sentait trop la cigarette aux yeux de la jeune femme. Elle retourna ensuite aux cuisines avaler un prompt repas et partit porter ceux des deux frères : elle déposa les plateaux sur la table, sonna une clochette indiquant que le repas était servi et partit. Elle remit son tablier et entreprit de finir l'immense couloir qu'elle avait entamé le matin même.
Une demi-heure plus tard, elle fut appelé promptement par les deux jeunes gens et elle s'empressa de rejoindre leurs quartiers. Elle n'avait pas pris le temps d'enlever son tablier et c'est le regard moqueur d'Edward qui le lui fit remarquer. Elle prit une mine contrite et entreprit de débarrasser les reliefs du repas. Lorsqu'elle se pencha sur la table pour attraper l'assiette d'Edward celui-ci plongea son regard moqueur dans ceux, plein de colère de Winry. Arrivée à la porte, la jeune femme les salua avant que la remarque du jeune homme ne l'interrompe :
« - Cette tenue te va à merveille Winry. »
Le rouge monta aux joues de la belle qui ne put s'empêcher de lui répondre :
« - Cette tenue a eu le temps de m'aller oui en effet car, contrairement à d'autres, j'ai eu le temps de l'user dès l'aube ce matin. Sur ce, je vous demanderais de vous dépêcher ou le chauffeur va vous attendre. »
Avant même d'attendre la réponse, elle se détourna d'Edward avec dédain, comme s'il ne présentait plus aucun intérêt et sortit de la pièce. Le doré des yeux du jeune homme flamboya et son regard resta fixé un long moment sur les portes par lesquelles Winry était partie. Un mot sortit de ses lèvres d'un souffle :
« - Intéressant. »
Alors cette rencontre ?
A la semaine prochaine.
