Dans ce chapitre, on commence à découvrir la vraie personnalité du majordome. Désolée pour ceux qui adorent ce personnage dans le manga !

Merci pour vos reviews, ça me fait très plaisir. J'espère vous voir reviewter mes autres chapitres :D


Le reste de la journée passa sans encombres pour Winry. Elle fit le ménage dans les quartiers extérieurs des Elric. Et cela lui prendrait certainement toute la journée du lendemain également. Elle s'étonna de l'ampleur de la tâche qu'elle avait à accomplir et le peu de personnel qu'elle croisait dans les couloirs. A croire qu'elle était seule à servir les frères Elric. Son après-midi fut ponctué par des visites régulières et tout à fait charmantes de Kimblee. Elle en profita ainsi pour lui demander avec qui devait-elle collaborer pour son travail. Le majordome était alors parti d'un grand rire avant de lui avouer qu'elle était seule « domestique » des frères Elric, les autres refusant de s'acquitter de la tâche. La jeune femme demanda donc quand est-ce qu'elle pourrait obtenir quelques heures de répit. Sa joie et sa bonne humeur s'envolèrent rapidement lorsque le majordome lui expliqua que son travail s'effectuait sept jours sur sept et à n'importe quelle heure de la journée. A la disparition de son sourire, le majordome se hâta de lui expliquer à mi-voix et en rapprochant son visage du sien, qu'elle pouvait disposer de quelques heures par jour si elle effectuait ses tâches rapidement dans le courant de la matinée. Elle se remit donc avec ardeur à la tâche et put remarquer plusieurs fois du coin de l'œil Lust la foudroyer du regard.

Arrivé le soir, elle n'eut pas à s'occuper des frères Elric qui dînaient avec leur père dans la demeure principale. Elle demanda à Kimblee où elle pourrait se fournir du papier pour son usage personnel et celui-ci lui en donna plus que nécessaire.

« - Merci Monsieur Kimblee, vous êtes vraiment gentil. Merci beaucoup. »

Le majordome ne put s'empêcher de sourire devant tant de gaieté. Et lorsqu'il tendit le bras pour lui donner un crayon à papier, il en profita pour serrer le poignet de la jeune femme, comme un accord bien mené, laissant une sensation durable sur le bras de Winry.

Aussitôt installée dans sa chambre, elle s'installa à son bureau – elle était encore toute retournée d'avoir son bureau personnel – et étala plusieurs feuilles devant elle avant de ranger soigneusement les autres dans un tiroir. Après une demi-heure, une esquisse d'auto-mails était dessinée. En deux heures, les différents détails étaient achevés. Et six heures plus tard, l'auto-mail était dessiné sous plusieurs angles, révélait des détails d'une précision rare et s'étalait sur une dizaine de pages. Lorsque la jeune femme leva les yeux de ses croquis et regarda l'horloge... il était trois heures du matin. Elle lâcha précipitamment ses affaires, se mit en pyjama, rangea soigneusement ses croquis dans un tiroir et alla se coucher. Il ne lui restait plus longtemps avant que le réveil ne sonne.

Lorsqu'il fut l'heure de se lever, Winry avait les yeux encore tout embués de sommeil : il était sept heures du matin. Elle décida de descendre manger un petit-déjeuner avant de prendre sa revanche sur Edward. Ce job était un emploi en or et lui permettrait d'atteindre son rêve de devenir créatrice d'auto-mails. Elle ne pouvait se permettre de perdre ce travail mais elle refusait qu'un blanc-bec comme Edward la rabaisse : sa fierté était toujours présente. A huit heures, son plan était réglé et elle entra à pas feutrés dans les quartiers des frères Elric et avant de prendre le chemin de la chambre d'Edward. La jeune femme essaya de ne pas trébucher sur les innombrables objets jonchés sur le sol et arriva devant la fenêtre où elle prit un malin plaisir à ouvrir les rideaux, jetant les rayons impitoyables du soleil sur le visage du jeune homme. Seul un bras bougea pour rabattre la couette sur le visage endormi. La jeune femme prit le temps de s'éclaircir la voix avant de s'adresser à son maître :

« - Il est huit heures Monsieur Elric. Il est largement temps de vous lever si vous voulez être à l'heure pour vos cours. A moins que votre seigneurie ne daigne pas aller en cours le matin. Sachez que le chauffeur a été prévenu pour huit heures quarante-cinq et que votre petit-déjeuner sera prêt dans une vingtaine de minutes.

- ... »

Seul un son guttural sortit de dessous la couette. Winry décida alors de prendre le problème à bras le corps et tira sur la couette, laissant le jeune homme sans rempart. La blonde put apercevoir le regard haineux d'Edward se poser sur elle avant de remarquer dans quelle tenue celui-ci se trouvait : seul un boxer noir cachait sa nudité. Mais ce n'est pas ce qui laissa la demoiselle sans voix. Certes, il était doté d'un corps relativement bien formé mais Winry remarqua tout de suite l'éclat métallique typique des auto-mails qui remplaçaient son bras droit et sa jambe gauche. Instinctivement, la jeune femme fixa son regard sur les objets de son admiration. Ce n'est qu'un bout d'un long moment que le jeune homme la sortit de sa torpeur :

« - Fermes la bouche Winry, tu commences à baver sur le parquet. Tu as jamais vu un Apollon comme moi c'est ça ? Je te donne... »

Edward ne put terminer sa phrase :

« - Wow ils sont magnifiques. C'est du grand art. Mon dieu ça vient de l'entreprise Hawkeye n'est-ce-pas ? J'ai toujours rêvé d'intégrer leur entreprise. Wahou. Je peux toucher ? Winry n'attendit même pas la réponse du jeune homme pour admirer cette œuvre d'art sous toutes les coutures. Il n'y a vraiment aucun défaut c'est exceptionnel. Ils auraient leur place dans un musée. Un vrai chef d'œuvre. Bon je n'aime pas particulièrement leur esthétisme mais ce n'est qu'une question personnelle. »

Totalement fascinée, la jeune femme s'était dangereusement rapproché du jeune homme et ce n'est que lorsqu'elle releva les yeux, se retrouvant à cinq centimètres du regard doré d'Edward qu'elle se rendit compte de la situation. Ses joues prirent une couleur de feu tandis qu'elle partit à la hâte de la chambre en balbutiant qu'elle avait du travail. Son cœur battait à toute allure. Le regard du jeune homme ne lâcha pas la frêle silhouette et on pouvait apercevoir un éclat pensif dans celui-ci.

Avant de sortir des appartements, elle toqua doucement à la chambre d'Alphonse pour qu'il soit prêt à partir. Il l'invita à entrer. Le jeune homme était déjà éveillé et penché sur son bureau devant une monticule de papier. Celui-ci se tourna alors vers la jeune femme :

« - Je peux t'aider ?

- C'est gentil mais c'est surtout à moi de vous proposer mon aide.

- Tutoies-moi, je ne suis pas mon frère et être déjà vouvoyer à mon âge, ça me donne la chair de poule !

- J'étais venue pour vous.. te dire que le petit-déjeuner allait être prêt d'ici un quart d'heure et que la voiture serait prête pour neuf heures pour l'école. »

Le rire du jeune homme la coupa dans ses explications.

« - Excuses-moi Winry, mais tu n'arriveras jamais à réveiller et à lever mon frère avant midi. Et encore, ce serait déjà tôt. Il ne va jamais à l'école le matin. Par conséquent moi non plus mais je m'oblige à me lever et à faire des exercices.

- A vrai dire, je suis déjà aller le prévenir. La voiture partira avec ou sans lui.

- Je ne suis pas convaincu...

- C'est ce qu'on verra. »

Sur ce, la jeune femme tourna les talons. Elle alla au jardin pour nourrir Den et le caresser avant de retourner aux cuisines pour monter le petit-déjeuner. Elle déposa le plateau débordant de mets fins sur la table avant de s'éclipser, non sans un regard vers la chambre d'Edward. Winry patientait, ne sachant que faire. En réalité, la jeune femme avait mille et une chose à faire mais elle attendait, le cœur battant de savoir si son pari allait aboutir. Elle se demandait tout de même comment on pouvait être aussi arrogant, présomptueux et en même temps si séduisant. Le jeune homme avait tout pour lui : l'argent, la famille, le confort, le luxe et même la beauté et il se permettait de tout gâcher. Qu'est-ce que Winry n'aurait pas donné pour être à sa place ? Elle vit Alphonse descendre jusqu'au garage où le chauffeur attendait avec elle. Neuf heures moins le quart passa mais toujours pas l'ombre de l'aîné Elric. Puis il fut rapidement neuf heures. Alphonse était résigné mais la jeune femme lui demanda d'attendre encore un peu. Et ce fut finalement vers neuf heures dix qu'Edward fit son apparition. Un sourire victorieux éclaira le visage de Winry tandis qu'une moue étonnée s'affichait sur les visages du cadet et du chauffeur. Edward s'installa tranquillement dans la voiture, comme si de rien :

« - Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? C'est le souvenir de ce matin qui te fait sourire aussi béatement ?

- Haha très drôle Monsieur Elric. Je suis morte de rire. Sachez seulement que neuf heures moins le quart n'est pas neuf heures et quart. Tachez à l'avenir de vous en souvenir. Bonne journée. »

Le jeune homme partit d'un grand éclat de rire.

La journée de la jeune femme passa bien vite, sa bonne humeur ne pouvant être entachée par quoi que ce fut. Et c'est ainsi qu'une routine s'installa dans le domaine. Tous les matins de la semaine, Winry prenait un malin plaisir à réveiller le jeune homme d'une manière différente à chaque fois : le rayon de soleil, la corne de brume, la musique forte, le verre d'eau, le chant du coq... tandis que le jeune homme ne laissait échapper aucune occasion de se moquer d'elle. Winry appréciait particulièrement ces moments d'intimités passés avec Edward où elle apercevait l'homme charmant qu'il était en réalité : séducteur, moqueur mais agréablement sociable et cultivé. Et le soir, elle s'acharnait à faire apprendre et comprendre les mathématiques à Alphonse.

Sa relation avec les frères Elric avait considérablement évoluée. Elle avait appris à aimer Alphonse comme un petit frère et passait énormément de temps dans sa chambre à travailler mais également à regarder des films et parler de tout et de rien. La jeune femme trouvait ces moments des plus agréables et appréciait particulièrement la compagnie d'Alphonse, très mature pour son âge. Quand à Edward, ma foi, la jeune femme commençait à l'apprécier malgré ses moqueries et son air dédaigneux. Elle croyait avoir percé la carapace du jeune homme condescendant pour y entrevoir un être fragile et blessé par la vie.

Deux mois après son arrivée, Winry eut le bonheur de voir Alphonse foncer sur elle, un sourire radieux aux lèvres :

« - Winry ! J'ai reçu mon bulletin de note ! Regardes ! J'ai eu 11/20 en maths ! J'ai doublé ma moyenne et c'est entièrement grâce à toi ! Oh merci Winry ! Merci ! »

La jeune femme se réjouissait pour le garçon et le prit dans ses bras dans une joyeuse étreinte.

« - Hé bien si tu es d'accord Al, ce soir, je vais demander aux cuisiniers de vous faire un véritable festin ! Qu'en penses-tu !

- Oh oui ! Et tu viendras manger avec nous ? Oh allez dis oui !

- Hé bien tu vois... ce n'est pas vraiment à moi de décider. Je ne suis qu'une employée vois-tu. Il faudrait demander l'autorisation à Monsieur Kimblee.

- Je m'en occupes ! »

Et Alphonse partit en courant. Winry s'était beaucoup rapproché d'Alphonse et l'admirait énormément malgré leur quatre années de différence. Quand à Edward et bien ma foi, il restait égal à lui-même. Winry ne parvenait pas à le faire aller à l'école chaque matin mais il y allait beaucoup plus régulièrement qu'auparavant. Ce qui lui avait valu les compliments de Monsieur Van Hohenheim.

« - Mademoiselle Rockbell, je suis fier de vous. Grâce à vous Edward est moins paresseux et déteint beaucoup moins sur son jeune frère. Je vous remercie pour votre travail. Pour la peine, je vais vous offrir un cadeau, qu'est-ce qui vous ferez plaisir ? »

A ce souvenir, la jeune femme rosit de plaisir. Elle avait ainsi pu négocier ses dimanches matins. Elle en profitait généralement pour s'occuper de Den et dessiner des auto-mails. Elle avait d'ailleurs demander d'innombrables fois à Edward si elle pouvait observer ses auto-mails de plus près mais celui-ci avait toujours refusé, prétextant une agression de son intimité.

Le soir arrivait, avec l'accord du majordome du domaine, Winry se mit sur son trente et un : une robe bleue rehaussant la couleur de ses yeux agrémenté d'un chignon lâche. Elle était allée voir les cuisiniers plus tôt dans l'après-midi pour leur demander de cuisiner les plats préférés des deux frères. Lorsque Winry rentra dans les appartements des Elric, elle ne put que s'étrangler face à la quantité de nourriture qu'elle trouva sur la table : il y avait une dizaine de plats au bas mot. Alphonse avait-il invité du monde ? Celui-ci sortit de sa chambre habillé d'une chemise blanche et d'un pantalon noir qui le faisait passer pour plus âgé qu'il ne l'était en réalité. Galamment, il invita la jeune femme à prendre place et ils commencèrent à discuter en attendant la venue d'Edward. Ce dernier arriva avec un jean et un débardeur noir, montrant ostensiblement son auto-mail, ce qu'il ne faisait jamais en public. Winry prit ce geste comme de la confiance et lui sourit, ravie.

Deux heures plus tard, la jeune femme repoussa son assiette, visiblement repue. Elle regarda avec tristesse les nombreux plats qui n'avaient même pas été touchés :

« - Il y en avait bien de trop, qu'est-ce qu'on va faire de tout ce qui reste ?

- Comme d'habitude, on va le jeter, déclara froidement Edward.

- Tu veux dire... à la poubelle ?!

- Où d'autre ? Que veux-tu qu'on en fasse ?

- Et si on allait regarder un film ? Qu'est-ce que vous en dites ? Demanda le plus jeune des frères, voyant le conflit naissant.

- C'est bien les riches ça, ça commande ce qui leur plaît, ça consomme et quand ça veut plus ça jette. Tu as déjà pensé aux personnes qui n'ont même pas de quoi se nourrir ?

- Et pourquoi j'y réfléchirais ? S'il n'y sont pas arrivés, qu'ils se posent les bonnes questions, répliqua le jeune homme avec mépris en finissant son verre. »

Winry se leva de table brusquement, furibonde. Décidément, Edward n'était qu'un mufle riche et arrogant qui ne connaissait rien de la vraie vie et elle s'était malheureusement trompée sur son compte.

« - Tu ne penses vraiment qu'à toi-même. Qu'as-tu donc fait toi pour mériter ce que tu as ? Tu es né avec une cuillère en argent dans la bouche et tu as le culot d'en réclamer toujours plus parce que pour toi c'est un droit que tu as acquis de par ta naissance. Tu détestes ton père mas c'est grâce à lui que tu peux te complaire dans le luxe et la richesse sans manquer de rien en méprisant ceux qui sont sous tes ordres. Parce qu'en plus d'être le dernier des cons, tu ne sais même pas reconnaître le talent des gens autour de toi et tu ne penses qu'à ton petit nombril. As-tu déjà pensé au mal que tu fais autour de toi ? Non jamais car Môsieur Elric ne sait rien faire d'autre que geindre de sa misérable existence. Tu as tout : la richesse, le luxe, la famille... Sur ce mot, Winry ne put ravaler ses larmes de frustration, de tristesse et de rage. Tu as même la beauté et tout ce que tu es capable de faire c'est de tout gâcher et entraîner ton petit frère alors que lui, au contraire de toi, il se bat pour de vraies valeurs et pour essayer de s'en sortir par ses propres moyens. Tu me dégoûtes. »

Et Winry tourna les talons et sortit des appartements des frères en claquant la porte, laissant Edward ruminant ses pensées. Et dire qu'elle s'était laissée séduire par le jeune homme.

Le lendemain matin, Winry fut convoqué dans le bureau du majordome. La jeune femme s'y présenta tôt le matin, regrettant déjà son éclat de la veille.

« - Vous vouliez me voir Monsieur Kimblee ?

- Oui, entrez donc, asseyez-vous. Et je vous ai déjà dit de m'appeler Kimblee. Vous savez très certainement pourquoi je vous ai convoquée.

- Je suis vraiment désolée, c'est à propos d'hier n'est-ce-pas ? Je me suis laissé emportée mais je ne pensais pas un mot de ce que je disais, loin de là.

- Voyons Mademoiselle Rockbell, enfin Winry permettez. Ne me mentez pas. Je sais très bien que chaque mot que vous avez prononcé hier était une vérité brute et franche qui sortait de votre bouche. Permettez que je vous serve une tasse de thé ? »

Winry acquiesça faiblement, contrite. Elle qui avait enfin trouvé le job de ses rêves, voilà qu'elle venait de tout gâcher. Elle baissa la tête, regardant ses pieds en attendant la sentence qui n'allait pas tarder à tomber. Le claquement sec de la tasse posée sur le bureau de Kimblee la fit sursauter. Elle releva la tête et se retrouva presque nez à nez avec le majordome qui s'était assis devant elle, sur le bureau.

« - Winry, Monsieur Elric m'a demandé de vous renvoyer. Je suis allé voir moi-même Monsieur Van Hohenheim pour que cela n'ait pas lieu. Je l'ai persuadé de vos... qualités. Une lueur lubrique passa rapidement dans les yeux du majordome. Vous êtes la seule à avoir tenu aussi longtemps chez nous et à avoir réussi à faire remonter la moyenne de Monsieur Elric en mathématiques. Mais voyez-vous, j'ai du batailler longtemps et fermement pour vous car Monsieur Elric désirait vraiment vous voir partir. Ainsi, j'aimerais de votre part... un peu de considération voyez-vous ? »

La jeune femme ne savait pas quoi répondre. Elle apercevait dans les yeux de Kimblee une folle lueur qui la tétanisait intérieurement. Mais d'un autre côté, il avait toujours été bon avec elle et l'avait aidé à plusieurs reprises. De plus, elle avait vraiment besoin de ce travail si elle voulait intégrer une usine d'auto-mails un jour. C'est en repensant aux quelques années où elle avait vécu, seule et misérable, enchaînant les petits boulots, se dévalorisant pour survivre qui l'a força à prendre sa décision. La majordome la regardait avidement, attendant sa réponse.

« - Mademoiselle Rockbell ? »

Winry prit le temps de le regarder dans les yeux avant de lui répondre :

« - C'est d'accord. »

C'est ainsi que commença les jours les plus sombres de la vie de la jeune femme.


J'espère que cette histoire, qui prend une tournure plus sombre à partir de maintenant vous plaira !

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