Salut à tous et toutes ! Un grand merci pour vos commentaires et l'accueil que vous avez réservé à ma nouvelle fic ! MERCI !
Voici la suite. Je vous souhaite une bonne lecture. A très bientôt.
Chapitre 2
La cérémonie, les photos, j'ai l'impression d'être restée des heures debout en plein soleil. C'est avec un plaisir indicible que je pénètre sous le chapiteau frais et ombragé.
Les roses qui ornent les tables embaument l'air d'un parfum sucré et suave, envoûtant. J'admire la décoration, le plafond tendu de rubans et de nœuds artistiquement déposés aux sommets des poteaux de bois qui sous-tendent l'édifice de toile. Des grappes de ballons roses et blancs suspendus sous le chapiteau donne l'impression qu'il pourrait s'envoler. Des perles et des pétales sont répandus sur les centres de table en dentelle délicatement brodés. Les couverts étincellent et la table des mariés est ornée d'une corne d'abondance qui déborde de roses et de sachets de dragées colorées.
Cinna a probablement supervisé jusqu'au plus petit détail pour que tout soit aussi parfait. Je lui dois d'ailleurs la robe que je porte… Je glisse ma paume sur le tissu raffiné qui suit les courbes de mon corps avec une telle douceur que je le sens à peine.
La foule dense et murmurante s'engouffre sous la tente à ma suite et aussitôt, les gens se dispersent et s'installent par affinité. Les enfants courent et crient, échappant à la surveillance de leurs parents, chahutant autour des longues tablées du buffet. Je cherche les miens du regard, paniquée mais, je les retrouve sagement assis avec ma mère, à la table d'honneur.
Deux bras m'enlacent et un frisson de bonheur parcourt mon échine. Je m'adosse à ce torse que je connais par cœur et referme mes mains sur celles de Peeta, sur mon ventre.
— C'est vraiment superbe ! Lâche-t-il avec un petit sifflement admiratif.
Je hoche la tête et murmure, entre tendresse et nostalgie :
— C'est Cinna…
— Oui, tu as raison ! réplique Peeta en m'embrassant discrètement dans le cou. D'ailleurs, tu le remercieras…
Je lève un regard surpris vers lui et il ajoute :
— J'adore positivement cette robe !
Sur ces mots, il effleure mes épaules nues et suit la bretelle fine jusqu'au décolleté plongeant du dos du vêtement. Je retiens un rire, amusée de voir que tant d'années après, je parviens encore à le troubler ainsi.
La foule assemblée se met brusquement à applaudir bruyamment, à crier, à siffler, attirant notre attention sur les deux silhouettes qui se présentent à l'entrée de la tente.
Cinna et Prim pénètrent sous le chapiteau et s'immobilisent sur le seuil sous les acclamations et les vivats. Les fleurs pleuvent sur les jeunes mariés qui se tiennent par la main, timides et souriants, incrédules encore de leur nouveau bonheur.
Une main se pose sur mon bras et Peeta et moi sursautons avant de reconnaître Gale qui s'est frayé avec peine un chemin jusqu'à nous.
— Gale ! Tu as pu venir ! M'écrié-je en l'embrassant chaleureusement.
Puis, je jette un coup d'œil circulaire parmi l'assistance, à la recherche de sa moitié. Mais, je ne l'aperçois nulle part.
Intriguée, je demande :
— Johanna n'est pas avec toi ?
— Non, elle a été retenue au moment de partir par un problème urgent.
Peeta hausse un sourcil mais Gale lui fait signe de ne pas s'en faire et ajoute en plaisantant :
— Voilà ce que c'est que d'être membre du gouvernement, nous n'avons plus une minute à nous. Je suis certain qu'ils ont encore dû l'appeler pour un problème dans les scieries, en ce moment, c'est une catastrophe ! Enfin bref, du coup, je suis parti tout seul et je suis arrivé en retard. La cérémonie avait déjà commencé.
— Tu es là, c'est l'essentiel, Prim sera ravie ! dis-je simplement.
Pendant ce temps, ma sœur sacrifie au rituel des embrassades et des félicitations. Son visage radieux offre un mot et un sourire à chacun. Elle rayonne d'un soleil intérieur, magique et irréel. A ses côtés, Cinna ne la lâche pas des yeux un instant et chacun de ses gestes est orienté vers elle. Elle, sa femme, son amour. Son rêve inaccessible. Ils se frayent enfin un passage jusqu'à leur table et nous les y retrouvons. Peeta s'assoit près de moi et pose une main discrète sur mon genou. Je sens la chaleur de sa paume à travers la soie de ma robe.
Puis, le ballet des plats commence, interrompu par le tintement des verres et les discours.
Avant que la pièce montée n'arrive et comme je n'ai pas vraiment le choix, étant à la fois la sœur et le témoin de la mariée, je finis par me lever à mon tour et par frapper délicatement ma coupe avec le dos de ma cuillère à café.
Le son cristallin impose le silence et tous les regards se braquent aussitôt sur moi. Je me racle la gorge, empruntée et mal à l'aise. Mais, mon regard se pose sur Cinna et ce dernier a un imperceptible mouvement de tête, tel un encouragement. Comme autrefois, lorsque je cherchais son soutien dans la foule, je trouve en lui l'apaisement dont j'ai besoin pour aligner deux phrases cohérentes.
— Je sais que je ne suis pas très douée pour les discours, Haymitch me l'a assez souvent reproché alors soyez indulgents avec moi…
L'assistance rit de bon cœur et Peeta et Finnick applaudissent.
J'avale avec peine une gorgée de salive pour me donner le courage de poursuivre.
— Je voudrais simplement porter un toast à ma merveilleuse sœur et à son mari, Cinna, mon styliste préféré et avant tout, mon ami. Le jour où Cinna est entré dans ma vie restera sans doute l'un des plus sombres qu'il m'ait été donné de vivre puisque c'était juste après la Moisson. On m'avait arrachée à ma famille, j'étais passée entre les mains de tas de gens que je ne connaissais pas et j'étais terrifiée. Et pourtant, par sa simple présence, la foi qu'il semblait avoir en moi, Cinna a su m'apporter la paix.
Je me tourne vers lui et lui sourit, remplie d'une émotion que nous sommes seuls à pouvoir comprendre et partager. Il me rend un regard lourd de sens et de communion. Il se rappelle lui aussi.
— Qui aurait pu prévoir que ma petite sœur ravirait ton cœur, mon ami ? Certainement pas moi lorsque je vous ai présentés l'un à l'autre pour la toute première fois. Mais, ensemble, au fil des ans, nous avons traversé des moments difficiles ; nous avons surmonté des blessures et des pertes nous sommes devenus une famille. Et, aujourd'hui je suis heureuse d'être là, à vos côtés, pour célébrer votre union.
Ma voix tremble lorsque j'ajoute :
— Votre amour crée sa propre lumière, immense, aveuglante, éblouissante. Ne cessez jamais d'y croire et de l'alimenter. Puissiez-vous vivre heureux et comblés tout au long de votre vie !
Un silence profond accueille mes derniers mots. L'émotion qui nous étreint est palpable et Prim se lève pour me serrer dans ses bras. Les larmes brillent à ses paupières lorsqu'elle m'étreint. Je sens également la main de Cinna se poser sur mon poignet pour me remercier.
Et tout à coup, les applaudissements explosent et je me rassois sous les bravos qui résonnent sous le chapiteau. Peeta glisse son bras autour de mes épaules et me chuchote :
— Quel discours ! Tu as été merveilleuse mon amour !
Je soupire, soulagée que cela soit terminé et avoue dans un murmure :
— J'ai répété…
Il rit et m'embrasse sur la tempe avec tendresse, sachant ce que cela m'a coûté de me donner ainsi en spectacle. Il a toujours été le plus l'aise de nous deux avec le public…
Sur ces entrefaites, Prim entraîne Cinna sur la piste pour l'ouverture du bal.
La nuit descend à présent sur la prairie et un vent frais se lève, faisant par moment claquer des toiles de la tente. La musique se met à résonner du rythme lent d'une valse et nous regardons le jeune couple évoluer au milieu de la piste de danse. Ils dansent comme si la nuit leur appartenait, serrés l'un contre l'autre, les yeux dans les yeux. Pour ce soir, ils oublient leurs blessures passées pour ne plus penser qu'à demain.
Je contemple avec tendresse ma petite sœur qui virevolte dans un tourbillon de soie et de dentelles avant que d'autres couples ne viennent se mêler à eux sur la piste de danse.
Gale discute avec ma mère, au bout de notre table tandis que nos enfants et ceux d'Annie et Finnick jouent dans la prairie. Je les aperçois qui courent autour d'Annie en faisant voler des rubans derrière eux. Je souris et Peeta chuchote à mon oreille :
— Ne sois pas si stressée, les petits s'amusent comme des fous.
Je soupire :
— Je sais mais, je ne suis jamais vraiment tranquille lorsque je les quitte des yeux…
— Tu ne pourras pas éternellement les couver. Il faudra bien que tu acceptes de les laisser grandir, faire leurs expériences, se tromper aussi…
Je pose ma tête soudain lourde sur son épaule et soupire mais, il ne me laisse pas m'enfoncer dans cette brusque mélancolie qui m'envahit. Il se lève et, prenant ma main, m'entraîne avec lui sur la piste.
— Peeta ! M'exclamé-je, surprise.
Il me capture entre ses bras puissants, colle mon corps contre le sien et réplique :
— Danse avec moi, mon amour…
Comment pourrais-je lui résister ?
Je l'enlace à mon tour, niche mon visage dans le creux de son cou et me laisse aller au rythme lent et voluptueux de la danse lorsque tout à coup, la lumière vacille au-dessus de nous. Une fois, deux fois, puis tout s'éteint et le chapiteau sombre dans le noir.
Aussitôt, des cris de panique se font entendre mais la voix de Peeta couvre le brouhaha :
— Ne bougez pas, mesdames et messieurs, il ne s'agit que d'une coupure de courant. Tout devrait être rétabli d'ici quelques minutes. Gardez votre calme.
Mes doigts se crispent autour de son cou. Je n'y vois pas grand-chose même si mes pupilles commencent à se dilater pour me permettre de distinguer des ombres. Les secondes s'éternisent, se changent en minutes avant qu'une lueur ne déchire enfin les ténèbres. Quelqu'un a allumé une des bougies décoratives posées sur les tables. La chandelle passe de mains en mains pour éclairer les autres et rapidement, une douce clarté dorée et vacillante se répand sous la tente. Mon cœur cesse de galoper dans ma poitrine lorsque le visage d'Annie apparaît au bout de la table. Tehani et Manu accourent aussitôt et viennent se blottir contre mes jambes.
— Maman ! Maman ! Il fait tout noir ! J'ai peur ! Pleurniche mon fils.
Je prends Manu aux bras tandis que Peeta fait de même avec notre fille pour la rassurer.
— Tout va bien, mes chéris, c'est seulement une panne d'électricité, leur dit-il tout bas.
Mais, il n'a pas le temps d'achever sa phrase que la lumière revient, un peu tremblotante.
Une rumeur de soulagement se propage parmi les invités et tandis que les musiciens se remettent à jouer, je fais quelques pas en direction du Pré. En sortant devant la tente, je jette un coup d'œil vers la ville. La majorité des maisons est encore plongée dans le noir. Manu pose sa petite main sur ma joue pour attirer mon attention :
— Oui mon chat… dis-je, sans parvenir à réellement fixer ma concentration sur mon fils tant je suis perturbée.
— Maman, dis, les méchants vont venir ?
Cette fois, je sursaute :
— Les méchants ? Quels méchants ? Mais non mon ange, personne ne va venir te faire de mal !
Manu me fixe, circonspect et peu enclin à me croire sur parole, d'autant qu'il perçoit parfaitement le trouble qui m'habite.
Peeta me rejoint à cet instant-là et m'interroge du regard.
— Regarde, dis-je simplement. Le courant n'est pas revenu, c'est seulement le groupe de secours qui a pris le relai.
Peeta fronce à son tour les sourcils.
— C'est bizarre. Cela fait longtemps que nous n'avons pas eu ce genre de problème. Il doit y avoir une panne à la centrale électrique du District 5…
J'acquiesce et nous retournons à l'intérieur. J'ai beau essayé de me remettre dans l'ambiance de la fête, je n'y parviens pas. Mes pensées vont et viennent, agitées, tourmentées.
La fête s'éternise jusque tard dans la nuit mais Peeta et moi décidons de rentrer vers minuit. Les enfants se sont endormis sur mes genoux il y a une heure, Manu dans mes bras et Tehani la tête posée sur ma cuisse libre, allongée sur le banc.
Nous les ramenons à pieds à la maison, traversant la ville sombre et silencieuse, accompagnés par la musique qui résonne encore dans le lointain. C'est comme si toute la vie s'était regroupée là-bas, sous le chapiteau et que le reste de notre district soit plongé dans un sommeil profond. La pleine lune, haute au-dessus de nous, guide nos pas en rependant sa blancheur laiteuse sur les pavés.
En passant sous l'arche du Village des Vainqueurs, notre torche astrale s'assombrit à son tour et je lève machinalement les yeux au ciel. La lune et les étoiles sont comme avalées par les nuages noirs qui envahissent peu à peu la voûte céleste.
Le vent a forci et il fait presque froid tout à coup. Je frissonne. On dirait qu'il va finalement pleuvoir…
Peeta ouvre la porte de notre demeure et s'efface pour me laisser y pénétrer la première. La lumière est coupée ici aussi et nous n'avons pas de groupe électrogène. Je monte l'escalier en aveugle, avec la force de l'habitude et dépose mon fils dans son petit lit. Il est tellement accroché à mon cou que j'ai peur de le réveiller en détachant ses petits bras. Peeta dépose notre fille et remonte le drap sur elle. Tehani se réveille au moment où son père la borde.
— Papa ?
Peeta l'embrasse sur le front, glisse sa main dans sa frange et chuchote :
— Rendors-toi ma puce. On est à la maison.
Je me penche et l'embrasse à mon tour. Ma fille soupire, se tourne lentement sur le côté, attrape sa peluche préférée, un ourson tout râpé prénommé Biscuit, et se rendort.
Je reste quelques minutes encore, immobile dans la chambre de mes enfants, à les regarder dormir. Tehani émet un léger ronflement, comme le ronronnement d'un chat. Ils dorment sereins, à l'abri de tous les dangers, dans notre foyer.
Rassurée, je quitte la pièce en tirant la porte et rejoins Peeta qui m'attend sur le seuil.
— Viens, allons nous coucher, chuchote-t-il.
Je glisse ma main dans la sienne et le suit, à tâtons, vers notre chambre. Malgré les volets ouverts pour faire entrer la fraîcheur, il fait très sombre. Je m'approche de la fenêtre : la lune a disparu sous un épais voile de nuages d'orage. Je tire les rideaux en silence et me déshabille dans les ténèbres, percevant avec une acuité toute nouvelle le murmure feutré du tissu glissant sur ma peau et sur celle de Peeta, le bruit étouffé des étoffes qui tombent au sol.
Je me glisse sous les draps et le corps chaud de Peeta me rejoint bientôt. Sa peau brûlante me réchauffe et m'apaise. Je soupire de bien-être tandis que ses mains caressent mes cheveux, mes épaules, courent dans mon dos nu.
— Cette panne de courant a certains avantages… souffle-t-il avant de m'embrasser.
Je le sens sourire contre mes lèvres et je ne peux m'empêcher de demander :
— Qu'est-ce que tu trouves si drôle ?
— Rien, je repensais juste à notre premier vrai baiser, celui que nous avons échangé, dans le noir, il y a bien longtemps…
Et je n'ai pas besoin de chercher longtemps pour comprendre.
La grotte dans l'arène…
— Sauf qu'à ce moment-là, tu étais moins… comment dire ? Enthousiaste ?
Je donne une petite tape dans son épaule pour le rabrouer même si je dois avouer qu'il n'a pas tort. J'ai si longtemps joué la comédie que je n'ai pas sentie que je tombais amoureuse de lui. Et pourtant, cette nuit-là, alors qu'il était au plus mal, j'ai vraiment ressenti quelque chose de fort, pour la toute première fois. Mais, je ne le lui ai jamais avoué j'avais bien trop peur de mes propres sentiments. Et il a fallu que je le perde pour vraiment, dans la seconde arène, pour réaliser à quel point je tenais à lui…
Il perçoit mon trouble et le flot tumultueux de mes pensées.
— Pardonne-moi… Je n'aurais pas dû dire ça…
Je secoue la tête, même s'il ne peut pas me voir.
— Non, ce n'est rien. Tu as raison. Je ne savais pas trop où j'en étais à l'époque… Et même si les conditions n'étaient pas vraiment géniales, cela reste quand même un beau souvenir…
— Personnellement, j'ai une petite préférence pour la plage de l'arène horloge. C'était plus… intense. Et en parlant d'intensité…
Ses lèvres partent à l'assaut de ma peau et je me laisse aller à rire doucement, oubliant mes tracas du moment entre ses bras, sous la douceur de son étreinte.
Mais le lendemain à notre réveil, la parenthèse d'oubli prend fin. Notre bulle de douceur éclate lorsqu'en me levant, je constate que l'électricité n'est toujours pas revenue. Je me dirige à la fenêtre pour tirer les rideaux de notre chambre, histoire d'y voir quelque chose.
Dehors, il fait encore étonnamment sombre. Je contemple le ciel, perplexe. Il n'est pas tombé une goutte d'eau mais le ciel est couvert de nuages noirs comme de l'encre.
Une bourrasque de vent apporte soudain à mes narines une forte odeur de cendre et de brûlé, âcre et désagréable.
— Mais qu'est-ce qu'il se passe encore ? M'exclamé-je.
Curieux, Peeta se lève à son tour et me rejoint à la fenêtre. Il scrute longuement les nuages avant de me répondre d'une voix sombre:
— Ce ne sont pas des nuages, bébé. C'est de la fumée. Et à en croire sa taille, l'incendie doit être immense. Regarde ! On dirait que ça vient de la frontière ouest. Je vais me rendre en ville pour en savoir plus, quelqu'un aura peut-être des informations.
— On pourrait peut-être demander à ma mère de mettre la télé ? proposé-je. J'ai vu de la lumière dans la cuisine et la maison est équipée d'un groupe électrogène si mes souvenirs sont bons.
— Bonne idée, allons-y.
Le temps d'enfiler un tee-shirt et un pantalon, nous descendons au rez-de-chaussée et traversons la rue. Je toque à la porte et quelques secondes plus tard, ma mère est sur le seuil.
— Maman ? Tu as de l'électricité ?
— Oui, mais j'ai dû brancher le groupe de secours. Pourquoi, vous avez besoin de quelque chose ?
— Nous aimerions voir s'il y a des informations sur l'incendie à la télévision.
— L'incendie ? Quel incendie ?
Peeta lui désigne l'épaisse fumée noire qui progresse lentement vers la ville. Elle a un sursaut de stupeur et s'écarte aussitôt pour nous céder le passage :
— Entrez vite mes enfants !
Nous allumons le poste dans le salon mais j'ai beau tourner la mollette de réglage dans tous les sens, à l'écran, il n'y a que des parasites. Sur tous les canaux.
Comme si le Capitole lui-même m'émettait plus.
— Mais enfin, qu'est-ce qu'il se passe ? s'exclame ma mère, perdue.
