Salut à tous et toutes !
Un grand merci pour tous vos commentaires et vos encouragements, ça fait super plaisir ! Petit clin d'œil spécial à Sarah70801 ! Tu lis dans mes pensées ;)
Bonne lecture à tous ! et à très vite !
Chapitre 7
Les villageois arrivent par dizaines pour prêter main forte et peu à peu, la panique cède la place à un semblant d'organisation. Les malades sont regroupés à l'abri et pris en charge tandis que les pompiers viennent à bout de l'incendie. Il tombe toujours des cordes je suis complètement trempée. J'ai attaché mes cheveux avec un élastique qui trainait au fond de ma poche pour éviter qu'ils ne s'égouttent devant mes yeux. Mon pantalon colle à mes cuisses, mon tee-shirt moule ma poitrine mais, personne ne semble y prendre garde. Nous sommes tous dans le même état, plus ou moins couvert de boue, de sang ou de noir de suie. La pluie chargée de cendres crée des ruisseaux gris sur le sol.
Je me redresse un instant après avoir allongé un malade sur un brancard. Je frotte mes reins douloureux d'une main lasse et jette un œil alentours.
Peeta est en train de courir dans ma direction. Il a dû apprendre pour l'incendie. Mon cœur accélère brusquement et fait une embardée dans ma poitrine. Après tout ce que nous avons traversé aujourd'hui, je m'autorise enfin à ressentir la peur et l'épuisement. Je cours à mon tour et tombe dans ses bras. Je m'y réfugie, corps et âme. Je sanglote même un peu, surprise par ma propre faiblesse. Sa chemise est trempée mais je sens sa peau si chaude au-dessous du tissu translucide. Ses bras m'enlacent, me serrent, m'enferment dans une cage dont je voudrais ne jamais sortir.
— Katniss… Tu vas bien ?
— Oui, ça va…
— Où est Prim ? Et Cinna ? S'inquiète-t-il en ne les voyant nulle part.
— Il la cherche encore … je ne sais pas …
Je réalise que Cinna a disparu dans le bâtiment depuis de longues minutes. Brusquement inquiète, je tourne la tête vers l'entrée et guette durant quelques secondes. Les infirmières et les médecins se mêlent aux pompiers qui vont et viennent dans le hall, au milieu des lances à incendie et des brancards.
— Il faut les retrouver ! dis-je tout à coup.
Peeta acquiesce et me prend la main. Nous avançons d'un pas décidé vers l'entrée de l'aile dévastée d'où s'échappe encore de la fumée. Nous nous engageons dans les escaliers lorsque la haute silhouette de Cinna émerge du brouillard gris. Il serre Prim dans ses bras.
Je cours vers lui en criant :
— Prim ! Est-ce qu'elle va bien ?
Ma sœur tourne la tête vers moi et me fait un signe rassurant de la main. Puis, je l'entends déclarer à l'attention de son mari :
— Je t'assure que je peux marcher toute seule…
Mais Cinna ne fait pas mine de la lâcher. Au contraire.
— Qu'est-ce qui s'est passé ? demande Peeta.
Prim soupire :
— Rien de glorieux, je t'assure… Dans la panique qui a suivi le début d'incendie, j'ai été bousculée et je suis tombée dans l'escalier. Je pense que je me suis démis l'épaule… Mais, ce n'est pas grave. Une de mes collègues arrangera ça dès que les patients auront tous été pris en charge.
Nous sortons rapidement de la fumée et rejoignons les tentes dehors.
Malgré ses protestations, Cinna allonge Prim sur un lit disponible et appelle une infirmière. En reconnaissant ma sœur, la jeune fille s'écrie :
— Prim ! Tu es blessée ! Fais-moi voir !
L'infirmière examine rapidement son bras puis murmure :
— Je vais chercher quelqu'un pour te remettre ça, je reviens.
Quelques minutes plus tard, Prim avale un comprimé contre la douleur tandis que l'infirmière achève de mettre son bras en écharpe.
Ma sœur grimace et me jette un regard fugitif, un peu coupable.
Je sais qu'elle déteste montrer sa souffrance c'est un aveu de faiblesse terrible pour elle. Je me souviens d'un jour, il y a deux ans environ, où après s'être coupée la main par accident, elle m'avait dit avec une amertume palpable : « heureusement que ce n'est pas moi qui suit allée dans l'arène, finalement… ».
Elle l'a dit sur le ton de la plaisanterie mais je ne suis pas dupe. Je sais qu'elle culpabilise toujours pour ce qui s'est passé ce jour-là.
Moi, je ne lui en ai jamais voulu. J'ai fait mon choix, un choix qui s'est imposé à moi comme une évidence lorsque j'ai entendu énoncer son nom. Et à aucun moment, je ne l'ai regretté.
D'autant que ce choix a conduit Peeta dans ma vie.
Je souris et arrange une mèche de ses cheveux derrière son oreille :
— Je suis heureuse que tu ailles bien, petite sœur…
— Je vais te ramener à la maison, dit Cinna en revenant après avoir parlé à l'infirmière.
— Mais…
Cinna pose sur elle un regard tendre mais ferme qui n'admet aucun « mais ».
Prim jette un œil à son bras en écharpe, puis à l'hôpital. Le feu est éteint à présent et l'aile détruite a été isolée du reste du bâtiment. Les médecins sont en train de réorganiser les services pour pouvoir accueillir tout le monde dans les ailes restantes. Les infirmières s'activent déjà à ouvrir les fenêtres des étages pour évacuer les dernières odeurs de fumée.
Prim soupire, soulagée de voir que l'incident est clos.
— D'accord… Ramène-moi chez nous.
Cinna se penche vers elle mais, elle l'arrête d'un geste :
— Je peux marcher, mon amour !
Elle se radoucit et ajoute dans un souffle :
— Je t'assure…
Vaincu, il lui offre sa main.
— A demain, vous deux ! leur dit Peeta. Repose-toi bien !
Prim hoche la tête et ils s'éloignent, enlacés.
— Et si on rentrait, nous aussi ? propose-t-il alors.
— Bonne idée. Je prendrais bien une douche chaude…
Au moment où les mots sortent de ma bouche, je soupire, en réalisant que sans électricité, nous n'avons pas d'eau chaude pour nous laver.
Mais Peeta m'enlace et chuchote, au creux de mon oreille :
— On peut peut-être partager un bain…
Je lui jette un coup d'œil surpris et je le suis jusque chez nous. Ma mère nous a gardé notre repas sur un coin de la cheminée les enfants sont couchés. Il est tard. Sans soleil, je perds totalement la notion du temps. Je salue nos amis, réunis autour du feu et je vois Annie faire un signe de tête à Peeta. Ce dernier m'entraîne aussitôt vers l'étage.
Dans notre salle de bain, la baignoire est pleine de délicieuses et attirantes volutes de vapeur se dégagent de l'eau, répandant dans la chambre une délicate odeur de fleurs.
Je souris, aux anges et enlace Peeta qui semble assez satisfait de sa surprise.
— Comment as-tu fait ça ?
— J'étais sûr que tu serais allée à l'hôpital quand on nous a prévenus de l'incendie. Et vu ce qu'il tombait, j'ai pensé qu'un bain chaud ne serait pas de trop à notre retour. Annie s'est chargée du reste…
— Fais-moi penser à la remercier quand nous redescendrons…
Je n'ai pas fini ma phrase que Peeta est contre moi.
— Hum, hum… confirme-t-il.
Ses mains saisissent ma taille, mon souffle caresse mon épaule. Ses lèvres déposent une ligne de baisers brûlants le long de mon cou jusqu'à ma mâchoire avant de remonter et de s'emparer de mes lèvres.
Je fonds entre ses bras, cède à ses caresses, à ses lèvres si douces sur les miennes, assoiffées de lui.
La peur que j'ai ressentie aujourd'hui décuple mes sens et rend chaque geste plus intense. J'ai besoin de lui, de sa peau contre la mienne, besoin de sentir cet amour immense et absolu qu'il me voue et que je partage avec lui. C'est violent, impérieux. Je me noie dans ses baisers.
Ses mains remontent mon tee-shirt mouillé et me m'enlève. Mes doigts déboutonnent avidement sa chemise et j'en écarte les pans d'un geste vif, dévoilant son torse nu. Un sourire amusé se forme à la commissure de ses lèvres.
— J'adore quand tu es comme ça, mon amour… souffle-t-il.
Nous restons un instant immobile, les yeux dans les yeux, peau contre peau, consumés par notre désir, par notre besoin de l'autre. Je savoure la chance que j'ai de l'avoir. Puis, il défait mon pantalon et je l'envoie valser d'un coup de pied. Il atterrit au pied du lit. Nos vêtements trempés s'entassent sur le parquet ils vont probablement faire des marques sur le bois mais, en cet instant, je m'en moque éperdument.
Peeta m'entraîne dans la salle de bain et s'installe dans la baignoire. Je l'y rejoins, me plongeant avec délice dans l'eau chaude. Je m'allonge contre lui, mon dos épouse son torse et je soupire.
Je suis bien.
Je ferme les yeux et m'abandonne. Je m'oublie sous ses mains qui me cajolent. La seule chose qui compte, c'est lui. Et moi.
Pour un instant fugace, j'oublie le monde autour de nous, les émeutes et la rage, les flammes et la mort.
C'est ma montre connectée qui me réveille au petit matin en sonnant. Je mets plusieurs secondes avant de comprendre d'où provient la sonnerie. Peeta grogne à côté de moi, lui aussi arraché au sommeil.
J'attrape enfin l'objet que je garde sur mon chevet et décroche. Le visage de Beetee apparaît, légèrement trouble. La liaison n'est pas bonne mais la pile de Cinna a l'air de fonctionner.
— Oui, Beetee, dis-je.
— Désolée de te réveiller, Katniss mais j'ai du nouveau.
— Je t'écoute.
— Nous avons pu identifier les terroristes. Ils ont revendiqué l'attaque de l'usine électrique hier soir. Et tu ne devineras jamais… Ce sont encore les Frères de l'Hiver !
J'écarquille les yeux de surprise et m'exclame :
— Mais, je croyais qu'on avait tué leur chef ! Alyana était censée être à leur tête, non ?
— Apparemment, ce groupuscule est une véritable hydre. Coupez une tête, il en repousse deux. Il semblerait que les fanatiques qui regrettent la dictature de Snow ne soient pas encore tous sous les verrous.
— En même temps, c'est assez logique… murmure Peeta en éclairant la lampe de chevet. Le régime actuel ne connait pas de réels opposants à sa politique alors que certaines décisions sont parfois contestables. Il fallait se douter que tôt ou tard, une faction dissidente se lèverait en opposition.
— Oui, mais, ils auraient pu le faire dans le cadre des prochaines élections libres. Il n'était pas utile d'utiliser la violence. Non, je crois que ce groupe cherche simplement à faire un coup d'état. Leur essai dans l'arène a échoué alors ils tentent autre chose, répliqué-je.
— En tout cas, nous avons un vrai problème parce qu'ils assiègent le Capitole à l'heure actuelle et que leurs armes sont bien plus importantes que ce que nous pouvions penser. Selon Plutarch, un des commandos qui assurent la protection du Capitole a pu capturer deux hommes qui posaient des bombes autour de l'enceinte de la ville. Ils les ont interrogés et l'un des deux a fini par avouer qu'un bataillon de ses Frères étaient partis pour le 13. Ils espèrent s'emparer des armes nucléaires. Cette fois, il n'y a plus aucun doute quant à leur objectif.
— Qu'est-ce qu'on peut faire ?
— Plutarch a suggéré que vous tentiez de les prévenir. Toutes les liaisons sont coupées. Je n'ai réussi à joindre personne là-bas. Depuis la fin de la guerre, le 13e district avait déjà tendance à se replier sur lui-même mais, là, j'ai l'impression que c'est pire. Et comme vous êtes les plus proches…
— Vous avez pensé qu'on pourrait aller leur faire un petit bonjour… termine Peeta, ironique. Tu te rends compte que c'est la panique ici ? Notre district n'est plus approvisionné en nourriture depuis que les trains ne circulent plus. D'ici peu, on ne parviendra plus à contenir les pilleurs.
— Oui, je sais. Il y a le même problème aux Districts 1 et 2. Et le Capitole n'a plus beaucoup de réserves non plus. Les affrontements se multiplient partout.
— Il faut qu'on trouve un moyen de faire transiter les marchandises sans le train. Pourquoi pas par hovercrafts ? proposé-je.
— Les réserves de carburants sont restreintes depuis que les Frères de l'Hiver ont fait sauter le dépôt hier matin. Ce qui reste est réservé aux urgences. Tous les hovercrafts ont ordre de rester au sol. Le Président Kaldwell veut garder une force aérienne opérationnelle au cas où il faudrait lancer une contre-attaque, me répond Beetee.
— Bon, eh bien, des chariots tirés par des chevaux, comme avant ?
Beetee me sourit :
— Tu ne désarmes jamais, n'est-ce pas ? Je vais voir si je peux organiser ça.
— Ok, de notre côté, on s'occupe du 13.
— Tiens-moi informé si tu as des difficultés.
Je hoche la tête et Beetee coupe la communication.
Je me laisse retomber dans le lit et soupire profondément :
— Bon… Je crois que je vais devoir m'y coller…
— Tu ne comptes pas y aller seule j'espère !
— Eh bien, tu es très pris par la boulangerie, Finnick et Annie ne sont pas de trop pour t'aider. Je comptais demander à Cinna de me remplacer à l'usine de charbon et Prim est blessée. Donc…
— C'est hors de question ! On ne sait même pas quelle est la situation là-bas ! Les Frères de l'Hiver se sont peut-être déjà emparés du Bunker. Si c'est le cas, ils te tireront dessus dès que tu te montreras.
Je sais parfaitement qu'il a raison mais, je ne vois aucune autre alternative.
— Bon, écoute, on va y réfléchir avec les autres, d'accord ?
Peeta s'apaise et je me love contre lui. Je commence à croire que la théorie de Cinna sur l'inquiétude est peut-être fondée finalement…
Après une discussion houleuse autour de la table du petit déjeuner, nous décidons finalement d'en parler au Maire et de voir s'il peut me donner quelques hommes de sa garde pour m'accompagner. Je pars donc avec Peeta et Finnick, direction la mairie. Annie les rejoindra une fois les enfants levés.
Mais en arrivant en ville, un bien triste spectacle nous attend. La plupart des commerces ont été saccagés pendant la nuit. Les vitrines sont brisées, les étalages vidés.
Soudain affolés, nous courons jusqu'à la boulangerie, la boule au ventre et nous immobilisons au milieu de la rue, pétrifiés, ébahis.
Attristés aussi.
Tant d'énergie pour reconstruire sur les ruines du bombardement tant de solidarité pour offrir du pain à tous en ces temps de crise… pour quoi ? Pour ce gâchis !
La vitrine a été explosée à coup de pierres des éclats de verre jonchent le sol de la boutique et le trottoir.
J'en ai mal au ventre. S'il y a une personne qui a tout fait pour les habitants de cette ville, c'est bien Peeta ! Et voilà comment ils le lui rendent !
J'attrape sa main mais ses poings sont serrés comme deux pierres. Il avance d'un pas lourd et pénètre dans la boulangerie. Je le suis, incapable de parler tant l'émotion m'étreint. Les morceaux de verre crissent sous nos pas. A l'intérieur du magasin, tout a retourné, vidé, pillé. La caisse a été ouverte et fracassée par terre. Ce ne sont pas des humains qui ont fait ça, ce sont des bêtes. Ils ne valent guère mieux que des hordes sauvages.
Dans l'arrière-boutique, c'est le chaos. Les sacs de farine ont disparu. Toutes nos provisions. Envolées. En une nuit.
Je sens quelque chose d'humide rouler sur mon visage et j'envoie la main à ma joue machinalement avant de réaliser que ce sont mes larmes qui s'échappent toutes seules de mes yeux fixes.
J'ai l'impression d'être trahie, violée. Tout ce que nous avons sacrifié à ce District, tout ce que nous avons traversé ne compte donc pas pour eux ?
Notre monde est en train de sombrer.
Et durant un bref instant, une pensée fugace me traverse, que je regrette aussitôt mais qui laisse un goût amer à mon âme : « peut-être que les Frères de l'Hiver ont raison au fond… peut-être que ce que nous avons voulu bâtir ne vaut rien ».
Pourtant, je sais que c'est faux. Que la liberté que nous leur avons offerte au prix de notre sang et de nos vies n'est pas un mythe. Elle a un sens. Même si en ces temps de ténèbres, les gens ont tendance à se réfugier dans leurs terreurs les plus profondes en oubliant les vraies valeurs.
Je me demande où sont ces hommes et ces femmes qui se dressaient contre l'oppresseur, sans craindre pour leur vie, en levant leurs mains face à moi, face à nous, et en sifflant malgré les armes des Pacificateurs pointés sur eux. Etaient-ils parmi ceux qui ont commis ce crime abject ?
Non, je refuse de le croire. J'espère qu'il ne s'agit là que d'une minorité effrayée qui va comprendre qu'on ne survit pas de cette manière. On ne gagne pas une guerre en luttant seul de son côté on la gagne en étant unis.
Je referme ma paume autour du poing de Peeta et serre sa main jusqu'à ce que ses doigts se détendent et enlacent les miens. Je sais ce qu'il pense je vois les émotions défiler sur son visage, noyer ses traits, la colère embrunir ses yeux si magnifiques. Il me fixe intensément, en silence durant plusieurs minutes avant de murmurer d'une voix presque trop calme :
— Le problème est réglé. Plus rien ne me retient ici. Je pars avec toi.
— Je vous accompagne, on ne sait jamais ce qu'on va rencontrer là-bas, ajoute Finnick. Annie restera ici pour aider ta mère avec les enfants.
J'acquiesce doucement. Ils ont raison.
— Gale pourrait peut-être passer à la maison de temps en temps, voir si tout va bien ? propose Peeta.
Je hoche la tête c'est une bonne idée en effet. Et comme il n'y a plus de train, il est bloqué ici jusqu'à la fin de cette révolte.
J'éprouve une dernière hésitation à l'idée d'abandonner les proches en ce moment mais je sais qu'une autre mission nous attend. Une mission dont l'issue pourrait faire basculer cette tentative de coup d'état en guerre si nous échouons.
— Rentrons, dis-je. Nous devons nous préparer. On s'arrêtera chez la mère de Gale en passant.
Sur le chemin du retour, je m'arrête également chez Prim et Cinna prendre des nouvelles de ma petite sœur et les tenir au courant des dernières nouvelles.
Prim a les yeux cernés elle n'a pas beaucoup dormi à cause de la douleur de son épaule. Peeta et Finnick la taquinent gentiment sur le fait que cet accident tombe au plus mal, en pleine lune de miel. Prim rougit et je profite de sa distraction pour demander à Cinna, à voix basse :
— Cinna, je crois que je vais avoir besoin de tes services… encore une fois.
