Salut tout le monde !
Après une petite attente, voici enfin le chapitre suivant ! Merci pour tous vos commentaires, ils m'aident à avancer !
Très bonne lecture à tous !
Chapitre 8
Jour 3
Cinna m'attire par le bras vers la chambre qu'il a aménagé en atelier de confection.
Je retrouve avec plaisir l'odeur feutrée des tissus entassés. Les rouleaux colorés s'entassent dans les coins, des cartons débordent de dentelles, de boîtes de boutons et d'accessoires. Un mannequin garni d'épingles porte le projet d'une robe, sans doute destinée à ma petite sœur.
La pièce n'est pas encore entièrement emménagée, comme si Cinna avait entassé toutes ses affaires et n'avait pas pris le temps de tout ranger. Mais, je sais aussi qu'il aime bien travailler dans ce qui semble pour moi être du désordre mais qui pour lui est simplement de l'Art, à l'état brut.
— Je t'écoute, me dit-il. En quoi puis-je t'aider ?
— Je vais avoir besoin d'une tenue de combat pour me rendre au 13e district. Je ne sais pas ce que nous trouverons en chemin.
Cinna soupire :
— A croire que ça n'en finira jamais… Demande-moi une robe de soirée la prochaine fois, ça changera…
Il se dirige néanmoins vers un coffre en acier qu'il ouvre. L'intérieur est rempli de vêtements achevés soigneusement pliés et rangés par type : vestes, pantalons, robes, chemises. En fouillant, il en extrait une tunique et un pantalon de cuir noir qu'il me tend.
— Tiens, essaie ça. Cela faisait partie des prototypes que j'ai conçus pour toi pour l'arène Anniversaire. Je l'ai gardé, au cas où… il faut croire que j'ai bien fait.
Je me glisse derrière le paravent qui sert aux essayages même si d'ordinaire je ne suis pas pudique devant Cinna. Mais, maintenant qu'il est marié à ma sœur, ce n'est plus tout à fait comme avant…
Je ressors au bout de quelques minutes. Le pantalon a besoin d'un petit ourlet mais la tunique tombe remarquablement bien. Elle se ferme sur la poitrine en une rangée de petits boutons noirs qu'on retrouve sur le bas de la manche. Le pantalon est moulant, ajusté mais souple et confortable. Je glisse la paume de ma main sur mes cuisses pour caresser le tissu incroyablement doux au toucher. On dirait un cuir, tanné plusieurs fois, si fin qu'il semble fragile. Je sais pourtant que tous les vêtements que Cinna m'a confectionnés pour les arènes sont plus résistants qu'une armure. Ils m'ont bien souvent sauvé la vie d'ailleurs.
— Ça arrêterait une balle, au cas où tu te poserais la question, précise-t-il, comme s'il lisait dans mes pensées.
Cinna me jette un regard satisfait, me fait tourner sur moi-même, pose quelques épingles, ajuste le vêtement en silence. Je le laisse travailler sans parler. Je ne sais pas s'il est simplement concentré ou s'il est soucieux de la situation. Malgré le nombre d'années que je le connais, il reste encore mystérieux parfois. Je jette un œil à mon reflet dans l'immense miroir sur pieds qui trône contre le mur de droite et qui me renvoie l'image d'une guerrière que je n'ai pas vue depuis longtemps. Je suis d'un regard scrutateur ma silhouette, le galbe de mes jambes, ma taille encore mince. Et je suis heureuse de voir que les années n'ont pas eu trop d'emprise sur moi. Je reste musclée et athlétique, plutôt fine. Mon regard s'est adouci et le cœur du Geai Moqueur a changé mais, l'illusion reste parfaite.
Finalement, Cinna s'écarte légèrement de moi, contente de son travail, et déclare :
— Tu es parfaite, comme toujours.
A cet instant, Peeta toque à la porte ouverte du bureau et nous nous retournons d'un seul mouvement.
Cinna sourit en apercevant mon mari. Il lui fait signe d'entrer en déclarant :
— Tu tombes bien ! Viens par ici ! J'ai quelques essayages à te faire faire.
Finnick, qui suit Peeta, entre à son tour et émet un sifflement admiratif :
— Mais revoilà notre Geai Moqueur ! Très classe !
Je ris, un peu amère de devoir encore une fois endosser ce rôle mais flattée, même si je peine à me l'avouer.
Cinna tend à Peeta une brassée de vêtements assortis à ceux que je porte. Il a dû créer plusieurs jeux de vêtements pour nous deux pour l'arène. Puis, il s'intéresse à Finnick et soupire :
— Pour toi, je vais devoir improviser… Ton gabarit est trop grand pour que je puisse te donner des vêtements taillés pour Peeta. Mais, je vais sûrement te trouver quelque chose d'adéquat.
Il fait le tour des cartons et des armoires et en sort plusieurs pantalons et vestes qu'il fait essayer à Finnick.
— Tiens, passe ça et dis-moi comment ça taille.
Quelques retouches plus tard, nous sommes tous trois enfin prêts.
Nous remercions Cinna j'embrasse Prim en lui recommandant d'être prudente puis nous rentrons à la maison prévenir ma mère et Annie de notre départ.
Les enfants courent entre mes jambes, s'agitent, crient dans la maison malgré la voix d'Annie qui les rappelle au calme. Je sais qu'ils sentent que quelque chose se prépare.
Je profite d'un instant d'accalmie pour monter récupérer l'arc de Beetee dans notre chambre.
Dès que je me saisis de l'arme, son poids dans ma paume me rassure. Je me sens tout à coup moins vulnérable, moins ballottée par les événements. Je suis sur le point de ranger la boîte lorsqu'un éclat doré attire mon attention. Je me saisis de la broche en or en forme de geai moqueur et, sans trop savoir pourquoi, par superstition peut-être, je l'épingle au revers de ma tunique.
Voilà, je suis prête à présent. Je peux reprendre le rôle qu'on m'a assigné dans toute cette macabre mascarade.
Il est trois heures de l'après-midi lorsque nous nous réunissons dans le hall, prêts à partir.
Ma mère nous a préparé des provisions mais, j'en refuse une grande partie, ne conservant que l'eau potable et un peu de pain :
— Garde-les, Maman. Vous en aurez besoin. Nous chasserons en forêt, ne t'inquiète pas.
— Barricadez-vous dans la maison jusqu'à notre retour et soyez très prudentes, recommande Peeta aux deux femmes. Gale passera dans la soirée voir si tout va bien.
Finnick enlace Annie et l'embrasse. Celle-ci hoche la tête, en réponse à une question silencieuse. Elle pose ses mains en coupe autour de la mâchoire de Finnick, noie ses yeux dans les siens, sans rien dire. Un échange tendre et secret glisse entre eux, palpable même pour moi qui ne suit qu'une spectatrice. Finnick penche lentement la tête et pose son front contre le sien, dans un geste d'une complicité sans faille.
— Je t'aime… souffle-t-il, si bas que je ne suis même pas certaine ne pas l'avoir rêvé.
— Je sais, répond-t-elle sur le même ton. Sois prudent.
Nous embrassons tous nos enfants. Les plus petits pleurent à chaudes larmes, s'accrochent à nos jambes pour nous empêcher de partir. Manu est cramponné à moi de toutes ses forces.
— T'en vas pas ! Maman ! Ne nous laisse pas !
Je m'accroupis et ouvre mes bras pour permettre à Tehani de s'y blottir aussi. Je les serre fort contre moi.
— Nous allons vite revenir, mes chéris. Il faut que vous soyez bien sages avec Mamy, d'accord ? Je compte sur vous.
Peeta s'agenouille à son tour et nous enlace tous.
— Nous serons de retour dans quatre jours, ajoute-t-il avant de se redresser, donnant ainsi le signal du départ. Soyez sages !
Il se redresse et d'un signe de tête, me fait comprendre qu'il est temps d'y aller.
Le cœur déchiré à l'idée d'abandonner mes enfants dans cette ville en proie à la violence, je me force à mettre un pied devant l'autre, en quittant la maison.
Mais, arrivée au portail, mes forces me manquent et je me retourne, cédant à une pulsion incontrôlable et viscérale. J'ai besoin de les voir encore une fois, encore un instant. Ils sont tous regroupés sur le seuil, mes enfants comme amarrés à ma mère, Manu dans ses bras, Téhani les mains nouées autour de sa taille les enfants d'Annie regroupés autour de leur mère.
Je sais qu'ils ne risquent rien avec elles. Mais cela ne m'empêche pas d'être inquiète. Comme je le suis pour eux depuis le jour de leur venue au monde.
Manu renifle encore quand il voit que je les regarde, il se tortille pour échapper aux bras de ma mère et courir vers moi. Mais, elle le retient fermement elle lui parle.
Mon cœur frappe dans ma poitrine j'ai envie de courir vers lui, de le serrer contre moi, de le rassurer. J'aimerais pouvoir dire à Beetee et Plutarch qu'ils cherchent quelqu'un d'autre pour aller prévenir le 13e district. Que je veux rester ici auprès de mes enfants.
Mais je ne peux pas. Parce que si personne ne le fait, la folie des Frères de l'Hiver pourrait bien tous nous mettre en danger.
La main de Peeta se pose fermement dans le bas de mon dos et m'oblige à avancer. Je détourne les yeux de la maison, m'arrache à la contemplation de nos enfants et croise son regard à lui, posé sur moi.
Il ne sourit pas.
Contrairement aux miens, ses yeux ne sont pas humides ils sont durs, résolus. Résignés. Il fera ce qu'on attend de lui, comme il l'a toujours fait, avec ce courage silencieux et immuable qui le caractérise depuis le premier jour.
Au début, j'ai cru qu'il était faible, lâche peut-être même mais, en y regardant de plus près, il est tout le contraire. Il a désobéi à sa mère pour me donner du pain quand je crevais de faim sous la pluie il a affronté son destin dans l'arène sans broncher. Il est allé au devant du danger en se portant volontaire pour m'accompagner dans l'arène horloge…
D'aussi loin que je regarde, il a toujours fait ses choix en fonction de ce en quoi il croyait, sans se soucier de lui-même ou de sa sécurité. Il est probablement l'homme le plus courageux que je connaisse. Et à son contact, je deviens plus forte, meilleure, plus humaine.
Je soupire et trouve la force de hocher la tête pour lui faire comprendre que je vais tenir le coup.
Sa main reste posée dans mon dos, plus légère mais toujours bien présente, simplement pour me rappeler qu'il est là et qu'il m'aime.
Nous quittons rapidement le village des Vainqueurs pour éviter de faire traîner les adieux en longueur et nous prenons la direction du Pré. Nous évitons le plus possible les rues de la ville en proie au chaos et nous longeons plutôt les champs déserts. Nous nous hâtons de traverser le Pré pour atteindre la lisière de la forêt qui fera de nous des cibles moins faciles à repérer.
Une fois à l'abri du sous-bois, je me surprends à respirer enfin normalement. La végétation nous entoure, les arbres si familiers me rassurent. Je connais chaque recoin de cette forêt, j'en ai foulé chaque mètre carré, chaque herbe. Je sais par cœur les endroits où trouver du gibier même en pleine sècheresse, les points d'eau qui ne se tarissent jamais, les herbes mortelles qu'il faut à tout prix éviter de toucher.
Sans même qu'il soit utile d'en discuter, je prends la tête de notre équipage. Je m'engage d'un bon pas, lent et mesuré, sur une sente à peine visible. L'herbe est couchée par la violente pluie de la veille par endroits la boue forme des flaques noirâtres et colle à nos chaussures.
J'essaie de garder un rythme soutenu et régulier car je sais que nous devons atteindre la clôture avant la nuit. L'ancienne clôture qui fermait le Pré n'existe plus ; elle a été détruite il y a longtemps mais une autre, toute neuve et électrifiée, a été érigée entre le 12 et le 13, de part et d'autre d'un no-mans-land de terre de deux kilomètres de large. Nous y avons enfermés les mutations génétiques expédiées par le capitole après le bombardement du 12 car nous n'avons pas réussi à toutes les exterminer. Il existe un tunnel de verre qui sert de corridor entre les deux côtés de la barrière et permet de passer dans le district 13 sans entrer dans ce que nous appelons désormais la zone morte.
Une fois passés dans le 13, il nous restera trois ou quatre heures de marche avant d'atteindre l'entrée du bunker la plus proche celle par laquelle j'étais sortie autrefois.
Au bout de deux heures de marche intensive, je propose de faire une halte. Finnick pose son sac à dos au sol et s'assoit sur le tronc d'un arbre abattu par l'orage. Il sort le long poignard que lui a donné Peeta pour remplacer son trident, resté chez lui, dans son district. Il le tourne et le retourne, le soupèse, le fait voler jusqu'au tronc voisin où il se plante profondément.
Finnick secoue la tête, apparemment satisfait de lui et de sa nouvelle arme.
Pendant qu'il se met à discuter avec Peeta, je sors mon arc et me concentre sur les bruits qui nous entourent. La journée avance vite et je préfère chasser notre repas de ce soir ici, tant que je connais encore bien la forêt. Si j'attends que nous soyons dans le 13, je risque d'avoir plus de mal à trouver une proie. Or, nous n'irons pas bien loin le ventre vide.
Je focalise tous mes sens sur les murmures de la forêt, à tel point que le rire soudain de Finnick derrière moi me fait sursauter. Je lui fais signe de se taire d'un geste vif de la main. Il comprend et son rire s'éteint. Je m'engage sur la piste du gibier, les laissant derrière moi pour éviter qu'ils ne perturbent ma chasse.
J'avance lentement et sans bruit, pénétrant dans les bosquets denses qui entourent la sente que nous suivons. Je crois avoir repéré la trace d'un lapin dans la boue. La piste est fraîche. Je la suis, étouffant le bruit de mes pas, veillant à ne pas me mettre sous le vent. Et tout à coup, à travers le feuillage d'un chêne vert, je l'aperçois qui broute tranquillement une touffe d'herbe et de fleurs.
J'ajuste mon arc aussi silencieusement que possible, bande la corde et retiens mon souffle. Je suis sur le point de lâcher la flèche lorsque le lapin se dresse vivement sur ses pattes arrière, les oreilles en alerte, le corps frémissant. Puis, en une fraction de seconde, il détale comme un fou à travers les buissons et disparaît de mon champ de vision. J'en reste figée de stupeur.
Qu'a-t-il bien pu entendre ?
Ses oreilles n'étaient pas orientées dans ma direction, ce n'est donc pas moi qui lui ai fait peur… Peeta et Finnick ?
Je n'ai pas le temps de pousser plus loin mon questionnement car je repère le danger à mon tour. Il m'arrive dessus à toute vitesse, me chargeant au sortir des fourrés. Mes doigts lâchent mécaniquement la flèche et mon projectile file à la rencontre du monstre surgit des enfers qui me fonce dessus. La pointe en acier le percute en plein poitrail mais l'animal vacille à peine. Il ralentit juste assez pour que je parvienne à donner à mes jambes pétrifiées l'ordre de courir.
Je rebrousse chemin et file en direction de l'endroit où j'ai laissé Peeta et Finnick. Je hurle à plusieurs reprises, tout en courant à perdre haleine :
— Courez !
Mais, mes amis n'ont pas bougé. Lorsque je les rejoins, ils sont là, immobiles et figés, sans comprendre.
Je leur attrape à chacun un bras et les entraîne dans ma course. Je ne me suis pas retournée.
C'est inutile, je sais que la bête est sur mes talons. J'entends le bruit de sa course à travers la végétation, derrière moi. Je peux presque percevoir le halètement de son haleine putride.
— Des mutations ! Courez ! ajouté-je pour les secouer.
Ils comprennent enfin et j'aperçois Finnick qui tourne la tête tout en courant pour apercevoir notre poursuivant.
— Mais, ce n'est pas vrai ! D'où ça sort encore ? Je croyais qu'on leur avait fait la peau à ces saletés ! crie-t-il en découvrant la gueule béante de l'animal, ses crocs menaçants, ses multiples pattes pourvues de griffes puissantes.
A mon tour, je jette un œil par-dessus mon épaule : la mutation court plus vite que nous, elle va nous rattraper. Il faut qu'on trouve un endroit où se mettre à l'abri.
Mais, il n'y a aucun refuge ici… Et elle va nous rattraper bien vite…
Brusquement, mon regard se focalise sur le tronc massif d'un arbre gigantesque pourvu de branches assez larges et assez hautes pour nous procurer une sécurité relative si nous parvenons à y grimper.
— Devant ! L'arbre ! crié-je en désignant le tronc.
Mes compagnons se resserrent autour de moi et nous allongeons notre foulée dans l'espoir de gagner quelques secondes sur notre ennemi. Arrivée au pied de l'arbre, je m'arrête une seconde et lance une seconde flèche.
La pointe se fige dans l'épaule de l'animal qui s'écroule sur le flanc en hurlant. D'un coup de dents violent, la bête brise la hampe de la flèche en tentant de l'arracher. Le sang coule, poisseux sur son pelage gris. Elle nous fixe d'un regard haineux, trop intelligent pour être celui d'un animal, si vif que j'en ai l'estomac qui se serre tandis que je grimpe le long du tronc, comme un écureuil poussé par la peur.
Finnick s'assoit sur la branche au-dessus de Peeta et moi et essaie de reprendre son souffle.
A présent que nous sommes en sécurité, Peeta effleure mon visage, pour s'assurer que je ne suis pas blessée.
— Je n'ai rien… murmuré-je.
— D'où elle sort ? Je croyais que toutes les mutations étaient enfermées derrière la clôture… murmure-t-il, le regard à présent posé sur la bête qui fait les cents pas au pied de l'arbre.
Par moment, elle saute et tente de s'agripper au tronc pour monter mais elle est trop lourde pour y parvenir. Alors, elle hurle de rage et recommence à tourner en rond, cherchant un moyen de nous atteindre.
J'observe son manège un moment et tout à coup, je comprends :
— La clôture est électrifiée… murmuré-je d'une voix blanche.
Peeta tourne vivement la tête vers moi.
Je vois dans son regard qu'il a compris lui aussi.
Avec la panne de courant, la clôture s'est retrouvée sans alimentation et les bêtes ont pu l'attaquer et la déchirer. Elles sont à présent libres dans la forêt libres d'aller en ville chercher des gens à tuer.
Tout à coup, je n'ai plus seulement peur pour ma vie. Je suis terrorisée à l'idée du massacre que ces animaux pourraient faire aux miens.
— Et je suppose que celle-ci n'est pas la seule, bien sûr ? murmure Finnick.
— Les chasseurs que nous avons envoyés après le bombardement en ont tué beaucoup mais, certaines se sont cachées dans la forêt. Elles sont intelligentes. Il a fallu créer une clôture pour les empêcher de venir attaquer les hommes. Nous les avons emprisonnées entre deux barbelés électrifiés mais, nous ignorons combien ont survécu. Sans compter que depuis le temps, elles ont dû coloniser toute la zone où nous les avons isolées, explique Peeta.
— Charmant… Et comment allons-nous atteindre le 13 maintenant ? ajoute Finnick, sans lâcher des yeux la bête qui grogne en nous observant.
Je reste silencieuse.
Je n'en ai aucune idée.
Mon cerveau est bloqué sur l'image terrifiante de mes enfants livrés à eux-mêmes face à ces monstres.
