Fumeterre
[Au fond, il y a toi]
Cela faisait trois jours que Sasuke avait quitté l'hôpital, seul. On avait traqué les mouvements de tous ceux attachés à Orochimaru et ses complices de près ou de loin, mais rien n'avait été trouvé pour le moment. Ni de nouvelle piste, ni l'endroit où pouvait être détenu en ce moment Naruto.
Les cours rendaient Sasuke morose, et il n'arrivait même plus à cacher sa mauvaise humeur à ses amis qui commençaient à se douter que quelque chose n'allait pas. Gaara avait tout de suite compris, et passait le plus clair de son temps à couvrir le brun en s'installant à côté de lui, en l'entraînant à l'écart quand il voyait que celui-ci était sur le point d'éclater de colère. Hinata, elle, avait laissé faire, bien que tout le monde ait remarqué son attachement profond pour le Sabaku. De leur côté, Neji, Tenten, et parfois Shikamaru lorsqu'il ne dormait pas rassuraient les autres.
La sonnerie annonçant la fin d'une énième journée post-échec retentit, libérant finalement Sasuke qui traîna des pieds jusqu'à la sortie de l'établissement. Il entama le chemin du retour chez lui, à pieds, entre tous les élèves qui ne souhaitaient que sortir après les cours, les parents cherchant leurs enfants, et les hommes d'affaires qui se languissaient de retrouver leur famille. Mais au bout de quelques rues, il fut interpelé par un homme à l'apparence douteuse.
- Monsieur…
L'homme avait les cheveux courts, bruns, sales. Il était vêtu d'habits décrépis et une odeur de moisie s'échappait de lui. Sasuke en déduisit qu'il était un sans-abri. Seulement, il ne gardait jamais beaucoup d'argent sur lui. Il regarda d'un air las l'homme, l'interrogeant silencieusement du regard.
- Vous êtes bien Sasuke ?
- …
- …
- C-Comment connaissez-vous mon prénom ?
Sasuke recula, méfiant. Mais l'homme eu un pauvre sourire et leva ses mains sales en les agitant pour le rassurer.
- Ne vous méprenez pas, je ne vous veux rien de mal. On m'a…
Il chercha dans ses poches plus ou moins trouées un objet pendant quelques minutes avec difficulté. Sasuke, lui, avait un pied en arrière, prêt à combattre ou à détaler. Finalement, le clochard sortit un bout de papier froissé de son manteau grouillant de bestioles pas vraiment affriolantes.
- …demandé de vous remettre ceci. On m'a donné de l'argent pour que vous lisiez ce papier.
- Qui ? demanda le brun en prenant du bout des doigts la feuille plié en quatre.
- J'en sais rien, monsieur. La personne qui m'a demandé était toute cachée par un manteau et un chapeau.
- Merci…
Sasuke s'en alla s'en demander son reste, accélérant le pas jusqu'à sa maison. Il avait un mauvais pressentiment sur tout ceci. Les mains tremblantes d'impatience, il s'évertua à déplier la feuille. Une simple phrase était griffonnée dessus. « J'aimerai passer un moment avec toi, ce soir, à l'entrepôt Kisutahe, à 20h. Itachi ».
- Pas la peine de signer. Je reconnais ton écriture… grogna Sasuke, furieux.
Une fois rentrée chez lui, il claqua la porte. Que devait-il faire ? Allait-il enfin pouvoir coincer son frère ? Ca sentait le piège à dix kilomètres, mais il n'avait rien d'autre pour le moment. Et vu comment son frangin s'était débrouillé pour filer entre les doigts de la police et de l'Hamidori, il fuirait facilement si jamais Sasuke prévenait qui que ce soit. Il était bloqué.
- Je n'ai pas le choix, conclut-il pour lui-même.
D'un geste assuré, il ouvrit le dernier tiroir de sa commode, enleva le linge qui s'y trouvait d'un mouvement souple et regarda sa trouvaille. Un trente-huit millimètres armé et rangé dans une boîte en bois trônait dans le tiroir, attendant simplement qu'on ne l'y sorte pour pouvoir faire son devoir. Régler les problèmes.
# Oui, c'est la seule façon que j'ai de régler mes problèmes. # se convainquit Sasuke.
Il passa sa main sur son visage en expirant longuement. Il ne comptait pas tuer son frère, mais il ne pouvait pas y aller comme un adolescent innocent. Son frère avait changé. Son frère travaillait avec Orochimaru. En se relevant, Sasuke sentit son portable vibrer dans la poche de son jean. Rangeant son arme dans la poche arrière de son pantalon, il prit de l'autre main le téléphone, répondant à l'appel.
- Allo ? fit-il d'une voix précipité.
- Sasuke, je te dérange ?
- Professeur ? Que puis-je pour vous, demanda le brun d'une voix qui réfutait clairement toute conversation inutile.
- Tu peux m'appeler Kakashi, tu sais. Ton devoir. Tu as oublié de me le rendre à la sonnerie.
- Ce sera fait demain.
- Bien. Et là, tu comptes faire quoi ?
- Pardon ?
- Je ne suis pas qu'un prof. Tu prépares quelque chose. Je te demande quoi.
- …
- Il ne faudrait pas que je fasse venir immédiatement Tsunade de son bureau pour surveiller ta petite personne, si ?
- C'est du chantage… J'ai des affaires à régler.
- Ah vraiment ? Des affaires à régler ? A dix-neuf heures en pleine semaine ?
- Exactement. Je dois vous laisser.
- Sasuke, je tracerai ton portable.
- Faites donc !
Et le brun raccrocha sèchement. Il en avait marre d'être bloqué, tracé, empêché, incapable d'agir comme bon lui semblait à son âge. Ils voulaient son bien, et lui ne voulait qu'être tranquille et pouvoir s'occuper lui-même de ses problèmes personnels. Sans plus attendre, il rangea son portable dans sa poche et sortit en courant de son immeuble. Il avait une heure pour arriver à l'écart de la ville où se trouvait l'entrepôt de l'adresse.
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- Qui appelait-tu ? demanda la voix tendre d'Iruka.
- Désolé bel ange, mais je vais devoir sortir ce soir.
- Kakashi ?
- Ne t'inquiète pas. Je reviendrai vite, et je m'occuperai bien de toi ! lança l'argenté avec un clin d'œil coquin à son amant.
Iruka, dépité, vit une fois de plus l'homme qui faisait battre son cœur sortir sans explication. Après un bref soupir, il enfila un tablier. Il allait préparer un dîner de chef à cet idiot qui le rendait fou amoureux un peu plus chaque jour.
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L'entrepôt était juste là. Sasuke avait couru depuis l'arrêt de bus le plus proche de l'endroit. Une dernière fois, il compara le nom de la rue à celui écrit sur le bout de papier qu'il tenait fermement comme s'il s'agissait de sa propre vie.
- Plus de temps à perdre. Me voilà… Itachi.
Les vingt heures approchaient. Sasuke marchait lentement, d'une démarche assurée. Il n'avait plus rien à perdre. Il humidifia machinalement ses lèvres alors qu'il arrivait face à une porte entrebâillée et rongée par la rouille depuis certainement des années. Le bâtiment délabré était entouré d'un terrain vague et de débris de métal qui semblaient pousser du sol. La porte d'entrée, ou du moins ce qu'il en restait, émit un crissement désagréable et strident en s'ouvrant. Un vent chaud et sentant la moisissure prit d'assaut les narines du brun qui fronça le nez avant de s'enfoncer dans la pièce sombre. A l'intérieur, il y avait deux étages, pas plus. Il se trouvait actuellement au rez-de-chaussée, et la seule présence de lumière venait des fenêtres opaques de crasse qui ornaient les deux longueurs de l'entrepôt rectangulaire.
A peine eut-il fait un pas à l'intérieur que la porte de referma automatiquement dans un bruit mat. Sasuke regarda autour de lui. A présent, il était sans plan, juste là, comme le voulais son frère. Il espérait en son fort intérieur qu'Itachi « jouerait » également le jeu. C'est alors que, dans l'obscurité, un panneau s'alluma. Dessus, un minuteur venait de se déclencher.
# Un compte à rebours ! # réalisa Sasuke, paniqué.
Le minuteur indiquait un peu moins de soixante minutes restantes. Que se passerait-il dans une heure ? Il n'en avait pas la moindre idée. Sortant de ses pensées, l'Uchiha distingua un bruit grésillant qui retentissait un peu partout.
- Petit frère ! Comme je suis heureux que tu sois venu…seul, souffla la voix d'Itachi dans les haut-parleurs.
- Où te caches-tu ? Montre-toi !
- Ne sois pas si pressé Sasuke. Avance donc !
Son corps bougea tout seul. Bientôt le brun se trouva à quelque pas d'un liserai blanc au sol. C'est alors qu'une nouvelle lumière s'alluma, et bientôt, la salle fut emplie d'un bruit strident. Les chaînes de travail mécaniques s'étaient mises en marche dans un brouhaha. Assourdi, il boucha ses oreilles de ses deux mains, les yeux fermés. Le bruit était atroce. Pourtant, il était prêt à parier que son frère y avait droit également, même s'il l'avait déclenché lui-même. Puis, une ribambelle d'outils mécaniques se mit en marche, fonçant droit sur lui.
D'un saut félin, Sasuke en évita la plupart, sous le choc. A quoi jouait son frère ?
- Je sais que tu es devenu un lycéen brillant ! Et même plus, n'est-ce-pas formidable ? Je me demande si tu sais te battre, lança d'un ton enjoué la voix d'Itachi.
- Espèce de malade ! Arrête ça !
- Mais non, c'est amusant ! Mon frère n'a besoin de personne pour se défendre, hahaha !
Le rire d'Itachi résonna au-dessus de tout le bruit que causaient les machines. Sasuke, lui, cherchait tant bien que mal comment les désactiver une à une. La tâche était plutôt ardue, et le comportement de son frère le terrorisait. Il était persuadé que son frère était devenu fou maintenant, pour attenter à sa propre vie.
# Enfin ! #
Sasuke lança un coup de pied bien placé sur un interrupteur qui lâcha aussi tôt, bloquant l'avancée d'une scie d'usine. Tous les pièges d'Itachi avaient été bloqués.
- Si tu tiens tant que ça à me tuer, montre-toi ! hurla-t-il.
- Te tuer ? Mais jamais je ne te tuerai. Si tu montes à l'étage, tu sauras pourquoi.
Courant à en perdre haleine, Sasuke se lança vers l'escalier qui menait au premier étage. A la moitié de sa course, la plateforme lâcha. Il se réceptionna tant bien que mal en s'accrochant aux barreaux rêches de la rambarde. Son ventre heurta l'endroit où auraient dû se trouver la dernière marche. Sasuke retint un gémissement, avant de se hisser péniblement à l'étage. Il découvrit alors avec horreur que son frère avait tagué sur tous les murs le symbole de sa famille un éventail blanc et rouge. Prudent, il avança, prêt à esquiver tout ce que son frère mettrait en travers de son chemin. Il était à peu près certain qu'il se trouvait au dernier étage. S'il tentait rationnellement de comprendre les intentions de son frère, il devait se trouver dans une sorte de jeu organisé pour le faire tourner en bourrique…Ou bien lui donner les informations qu'il voulait.
Ses suppositions furent confirmées quand un feu se déclencha droit devant lui, brûlant la plateforme branlante sur laquelle il était toujours. Il n'avait pas atteint le milieu du premier étage, qui lui était stable. En effet, l'entrepôt était cerné d'échafaudages, le centre étant le seul endroit possédant un sol en béton.
- Vois ! Vois ce symbole ! Tu le reconnais, n'est-ce-pas ? Orochimaru l'aime beaucoup. Il a toujours aimé notre symbole ! Et pour cause, tu te rends compte, Sasuke ? Notre famille toute entière détient une richesse inestimable !
- Ne me dis pas que tu m'as appelé pour ça ! cracha Sasuke.
Le brun épongea d'une main son front en sueur, tandis qu'il évitait des tronçons de bois lui bloquant la route. Il était maintenant dans un petit ensemble de bureaux. Le rez-de-chaussée avait été dédié à un travail à la chaîne, et l'étage supérieur à tous les employés administratif de l'usine. Il referma la porte derrière lui, coupant le passage au feu.
- Mais on a déjà fait affaires avec Orochimaru !
- Mais de quoi est-ce-que tu parles ? On ne l'a jamais connu. Il n'y a que toi, toi et ta folie !
- Tu te trompes… gronda la voix courroucée de l'aîné.
Sasuke s'arrêta.
# Comment ça… Papa et maman connaissaient Orochimaru ? #
- Tu sais, Sasuke, j'ai toujours aimé notre famille. Mais ce qui est arrivé était prévisible. Je ne voulais pas leur faire de mal, mais ils l'ont mérité.
- TAIS-TOI ! Ils n'ont jamais mérité leur mort, JAMAIS !
Reprenant sa course, Sasuke chercha un moyen d'atteindre le dernier étage. Il n'avait qu'une envie régler son compte à son frère. De quel droit pouvait-il dire toutes ces choses ? Comment pouvait-il dire que le sort de ses parents avait été justifié ? Pris d'une folie destructrice, il prit son arme avant d'enfoncer une porte d'un coup d'épaule. Mais celle-ci était fermée à clé. Il retenta et le verrou finit par céder. Il ne lui restait plus qu'un escalier à monter.
- Ce soir-là… Ils ont faillit nous entraîner tous les deux dans leur chute… révéla l'aîné des Uchiha.
- TAIS-TOI ! MONTRE-TOI !
- Sasuke, Sasuke… J'ai tout fait pour qu'on s'en sorte ! Ils ne m'ont pas écouté, et ils ont payés le prix fort pour cette erreur.
# Mais de quoi parle-t-il ? De quoi parle-t-il ? J'comprend rien… #
A bout de nerfs, Sasuke rabattit ses mains tremblantes des deux côtés de son visage. Il sentait sa colère bouillir en lui. Seul son entraînement à l'Hamidori lui permettait de se reposer sur ses instincts. Son cerveau, lui, était en ébullition. Le feu avait réussit à atteindre l'étage auquel il se trouvait, et entrait peu à peu dans les pièces qu'il venait de parcourir. La chaleur était étouffante, et Sasuke avait l'impression de suffoquer de plus en plus. Son frère semblait savoir des choses. Ou bien il mentait juste pour le déstabiliser. Une chose était certaine, il ne lui disait toujours pas si oui ou non il avait tué lui-même leurs parents. Un rire s'échappa de sa gorge serrée. Il ne comprenait plus. Il n'avait jamais voulu retrouver son frère de cette façon. Il s'était toujours imaginé la scène de mille façons différentes. Aujourd'hui, son frère lui faisait peur. Son grand frère qui avait toujours pris soin de lui, l'avait toujours protégé, aidé dans ses devoirs. Sasuke pouvait entendre son arme claquer contre la bague qu'il portait à l'index, à côté de son oreille.
- AAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHH ! Un cri de souffrance s'éleva dans l'endroit tombant en ruines.
Rien ne lui répondit. A côté de lui, le compte à rebours présent dans la salle affichait qu'il ne lui restait qu'une quinzaine de minutes avant de déclencher quelque chose. Son arme tomba à ses pieds, et il se laissa choir à genoux au sol. Il tenta de se relever pour monter le dernier escalier qui le séparait de son frère, mais n'en eut pas le temps. Une explosion retentit.
# Ah… tout va s'effondrer… # songea calmement le brun.
Le feu gagnait à présent la pièce dans laquelle il était. Il sentait la fumée l'envelopper peu à peu. Dans un dernier effort, il se releva et continua sa route. L'escalier monté, il se retrouva dans un deuxième étage constitué d'une seule pièce au milieu d'une dernière plateforme. Si son frère devait se trouver quelque part, c'était là-dedans.
- Je t'ai trouvé, Itachi… souffla Sasuke.
- Mais pourquoi me cherches-tu, Sasuke ? lança une voix dans un énième haut-parleur.
- Car je tuerai celui qui a tué mes parents, même si c'est toi. MEME TOI !
- … Je dois partir, Sasuke. On se reparlera plus tard.
L'horloge au mur affichait maintenant sept minutes restantes. On entendait le bruit de nombreux objets s'écroulant dans les flammes, suivis par les outils, les meubles, et même les infrastructures. Le sol tanguait comme s'il n'allait pas tarder à céder à son tour.
D'un coup de pied rageur, Sasuke défonça la porte de la petite pièce. Un sourire ironique vint se coller sur son visage. Evidement, son frère n'était même pas là. Rien. La pièce était vide. Il s'était fait avoir. Son frère n'avait fait que lui rajouter des questions, et partait sans même l'affronter directement.
- Même pas la force de te confronter à mon regard…'tachi ? murmura Sasuke d'une faible voix.
- Sasuke ! Sasuke !
- … ?
- Sasuke, où est-ce-que t'es bordel !
- Kakashi ! cria le brun.
L'homme aux cheveux argentés s'approcha de lui à travers les flammes montantes. Après tout, il l'avait prévenu plus tôt de ses intentions. Il avait effectivement tracé le téléphone portable de Sasuke dès que celui-ci avait raccroché.
- Amène-toi. On sort de là.
- Hn.
Sasuke voulut suivre son professeur, mais le sol pencha sous lui, et il chuta avant de se retrouver coincé sous un tas de métal. Il sentit les barres lui écraser les jambes, tandis que Kakashi se retenait tant bien que mal à une poutre verticale. Glissant avec d'autres objets, un éventail atterrit sur la tête de Sasuke qui se trouvait couché sur le sol, tentant de se défaire d'une pile de tabourets qui s'étaient entremêlés.
Il entendit Kakashi grogner. Ce dernier vint le tirer avant de le soutenir comme il le pouvait. Puis, il força Sasuke à courir en même temps que lui. Ils se dirigeaient tout droit vers l'une des vitres opaques vues aux étages inférieures. Ni une ni deux, Kakashi sauta, entraînant Sasuke avec lui. Il avait pris de l'avance, brisant de son seul corps la vitre, et récoltant par la même occasion tous les bouts de verres à l'impact. Quelques secondes plus tard, lui et Sasuke atterrirent lourdement dans une benne à ordures. Sans s'arrêter, Kakashi hissa le brun et le traîna de force plus loin. L'entrepôt explosa à peine une minute plus tard. Une gerbe de fumée s'échappa, le souffle projetant les deux hommes dans la poussière. Rien d'autre que des cailloux n'accueillirent leur chute. Le reste du bâtiment, lui, s'écroulait lentement. Des flammes s'en échappant léchaient tout ce qu'il y avait dans les environs, passant parfois près des deux corps au sol tentant de se protéger de leurs bras. Peu à peu, le silence revint, seulement perturbé par le grondement du feu. Une couche de poussière, de terre et de morceaux de verres recouvraient Sasuke et Kakashi. L'argenté grimaça en sentant des morceaux de verres incrustés dans son dos. Avec un sourire ironique, il se tourna vers Sasuke.
- J'espère que ton devoir sera excellent.
- Vous n'auriez pas dû venir… lâcha Sasuke.
- Je vais juste répondre « de rien » en imaginant que tu m'as remercié de t'avoir sauvé la vie.
- Hn…
- Et j'ai prévenu Tsunade.
- Là, il va falloir sauver votre vie.
Kakashi esquissa un petit sourire avant de se mettre à genoux. Puis il aida le brun à se redresser également, et lui ébouriffa les cheveux, répandant de la poussière tout autour d'eux.
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Ils avaient enfin une idée d'où trouver Naruto. Neji avait discuté avec Shikamaru de leur plan. Tous les deux avaient réussi, en retraçant tous les endroits qui servaient d'intermédiaire entre plusieurs trafics, à déterminer où serait probablement le prisonnier. Malheureusement, ils durent attendre un bon moment Tsunade, qui était en train de promettre un beau séjour à la clinique à Sasuke, mais aussi leur professeur, Kakashi. Tous les deux étaient arrivés au mauvais moment, et n'avaient pas pu en placer une, la blonde étant trop occupé à appliquer son châtiment. Parmi les beuglements qu'ils avaient saisi, Sasuke était parti tout seul se faire tuer et Kakashi avait mal veillé sur son élève.
- T'as saisi l'histoire ? questionna Shikamaru en se grattant l'oreille.
- Non. Mais il va falloir qu'on entre.
- Ben tiens. Même Temari me fait moins peur que Tsunade en colère.
- Pas faux, acuiesça Neji avec un sourire compatissant en comparant mentalement les deux blondes survoltées au caractère sur-exagéré.
- Bon, tant pis. Je relève le défi, capitula le Nara.
- Vraiment ? demanda le brun aux yeux pâles.
- Ca la calmera peut-être qu'on retrouve leur témoin principal, non ?
- Hum…Prions pour que ce soit le cas.
Deux minutes plus tard, les deux adolescents étaient éjectés de la chambre de Sasuke, et Kakashi fut placé dans la chambre voisine, des sparadraps pleins le dos. Tsunade avait faillit les réduire en bouillie pour ne pas avoir transmis l'information plus tôt, et ils étaient maintenant très fortement prié de faire leur devoir envers l'Hamidori le soir-même.
- J'aime l'ironie de la vie, se plaignit Neji, plus pâle que d'habitude encore après le savon monstrueux que venait de leur passer Tsunade.
- Va falloir qu'on fasse ça vite ! cracha Shikamaru, contrarié d'être rabroué par une énième femelle trop autoritaire.
- Sasuke a l'air en piteux état. Alors ouais, on fera vite.
Les deux adolescents avancèrent furtivement dans la nuit, juchés sur de superbes motos noires blindés, et s'élancèrent à la pourchasse d'un certain véhicule, les menant jusqu'à un certain lieu où ils trouveraient une certaine raison de retourner l'affaire « Sasuke » à leur avantage.
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Bonjour et merci d'avoir lu le treizième chapitre d'Odd Doll ! :D
Un petit commentaire pour mon moral et ma motivation ? Je suis fière de moi, j'ai achevé le chapitre 17 d'Ange Déchu hier soir. Merci, ciel !
Itachi est choqué que son frère soit prêt à tuer quelqu'un. Mais n'est-il pas lui-même inquiétant ?
En attendant, je combats la frustration d'avoir commencé la fiction "The Light in the Fifth Floor Bedroom" (il y a une traduction française, si jamais !) (Merci Miss Miserly Pop) et de devoir attendre... peut-être jusqu'à jamais la suite. Pourquoi ? Pourquoi de si bonnes histoires et qui arrivent si lentement ? Je m'en veux tellement d'avoir fait la même chose dans le passé xD J'ai compris ma faute, alors maintenant je veux que tous les bons auteurs ne nous privent pas de leur talent plus longtemps T.T
A la prochaine ! Et si vous avez des recommandations de fictions Naruto de pur talent (niveau - l'auteur est un dieu vivant), français ou anglais, je prends !
