Bonjour, bonsoir et bienvenue !
Nous voici le 4 décembre. Raaah, que j'ai hâte !
Désolée de publier si tard. J'ai une très très mauvaise connexion internet.
Merci à yakusokuyumi et Kami-chan pour leur commentaire! Je suis contente de vous faire rire autant!
Bonne lecture et laissez un commentaire !
Décembre
«Coupe coupe»
Depuis la veille et la blague foireuse de Gabriel qui se voulait drôle, Dean se promenait dans le bunker avec le costume du Père Noël sur le dos. Le chasseur avait été dans l'incapacité de s'en défaire. Même si, avec l'aide de Castiel, ils avaient réussi à détacher le faux ventre en plastique, le costume rouge lui collait encore littéralement à la peau. Très désagréable pour dormir.
Il avait eu beau tirer dessus dans tous les sens, impossible de déchirer un morceau de tissu. En dernier ressort, il avait du demander à Castiel d'utiliser sa grâce pour « retirer cette merde ». Malheureusement l'ange ne répondit à aucun de ses appels. Que ce soit par téléphone ou en priant.
Épuisé, le jeune homme avait du se résoudre à revenir aux méthodes traditionnelles. Une bonne paire de ciseaux ferait l'affaire. Il commença à fouiller les tiroirs, à remuer ciel et terre dans le bunker, dérangeant Sam qui faisait quelques recherches sur le net bien tranquillement dans son coin et qui prenait garde à ne pas se mettre en travers de son chemin.
Au bout de plusieurs minutes, Dean dut s'avouer vaincu. Pas de ciseaux dans le bunker. Ni même dans son tiroir à chaussettes. Il avait vérifié. Alors, prenant son courage à deux mains, il attrapa le sac d'arme toujours bien rangé sous son lit et en sortit une machette. Une petite machette. Il ne voulait pas se couper un doigt non plus.
Délicatement, il fit glisser la lame sous le tissu, contre sa peau qui frissonna au contact du métal froid et commença à frotter le tranchant contre le manteau. Si au début ses gestes étaient précis et lents, c'était tout l'inverse dès trente secondes écoulées pour des prunes. Le chasseur s'acharna sur le costume, ne prenant plus la peine de faire attention à sa chair en-dessous. Ses mains firent des mouvements brusques, appuyant la pointe à plusieurs reprise contre son torse.
Le couteau ne coupait pas.
Même la pointe était arrondie.
Comme un vulgaire jouet pour enfant.
Sa machette qui avait découpé des cous à des dizaines de vampires ne coupait pas un costume de Père Noël acheté dans une friperie.
Fallait le faire...
Il ne lui restait plus qu'une seule solution. Il aurait bien voulu l'éviter mais il préférait ça à rester dans se déguisement pur Dieu sait combien de temps. Il avait bien demandé à Sam de le faire pour lui, son problème lui sautant aux yeux sans que l'aîné ait besoin de lui expliquer, mai sil avair refusé poliment.
Pas le temps avec ses recherches. Il était débordé.
Mon œil, ouais.
Il claqua la porte devant Sam qui redoutait la réaction de son frère lorsqu'il rentrerait si il n'arrivait pas à ses fins.
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Dans une supérette au bord de la route.
-Vous pouvez répéter ?
-On n'en a plus en réserve.
-On peut pas tomber en panne de ciseaux !
-Une école primaire est venue se réapprovisionner ce matin.
-Et pour les couteaux ?
-Il y a un concours de cuisine à deux pas d'ici.
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Dans une papeterie peu fréquentée
-Désolé, on a liquidité tout le stock il y a une semaine. Comme on ferme demain, vous comprenez, tout doit disparaître.
-Mais pour ouvrir des cartons, vous devez bien avoir une paire qui traîne ?
-On utilise un cutter mais il est cassé. Un stagiaire l'a cassé ce matin.
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Dans un restaurant italien parce que c'était le seul ouvert.
-Des ciseaux ! CI-SEAUX ! Ça doit bien exister dans votre pays !
-No comprendo senor.
-Tu vas voir où je vais te le fourrer ton...
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Dans un supermarché d'un grand distributeur.
-Sara, tu sais où on a rangé les ciseaux ?
-Dans les loisirs créatifs. A côté des colles en tube.
-Il n'y en a plus. A cause de l'école qui est passée hier soir. On n'a pas eu le temps de remplir le rayon.
-Alors, dans le rayon scolaire. Il y a pas grand chose mais il doit bien rester cinq paires minimum.
-Non. Joyce les a déplacé.
-Dans ce cas, faut aller la chercher.
-Elle est en congé aujourd'hui.
-Ah oui. Pour les fêtes. D'ailleurs, comment va son garçon.
-Charly ? C'est un ange. Il arrive à lire maintenant. Il n'arrête pas de vouloir lire pour sa maman.
-Oh, c'est trop mignon. Tu vas lui offrir quoi pour noël ?
-Peut-être une peluche.
-C'est une bonne idée, ça.
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Chez un inconnu.
-Non mais vous êtes malade ! On n'a pas idée de demander ça comme ça. Vous êtes un tueur en série fétichiste des ciseaux ?! J'appelle la police !
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Chez un deuxième inconnu.
-Mais oui, j'en ai bien une paire. Si vous vous donnez la peine d'entrer. Je suis sûr qu'on pourra s'arranger pour une compensation... En nature, cela va de soi...
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De retour au bunker, Dean avait un mal de crâne qu'il n'arrivait pas à faire passer en se massant les tempes. Son costume lui collait toujours à la peau et la colle utilisée ne semblait pas faiblir face aux différents assauts du chasseur.
Sam le plaignit quand il le vit passer, les épaules basses.
-Gabriel, invoqua-t-il quand son frère disparut pour aller s'allonger sur son lit.
-Monsieur a sonné ?
-Tu peux arrêter maintenant. Je crois que Dean ne rit plus à ta blague.
-Boh, elle était drôle.
-Je crois que tu as trop abusé.
-Bon, d'accord, très bien. De toute façon, je me lassais aussi.
D'un claquement de doigts, il rompit le sort lancé sur le costume et la glu extra-forte et disparut dans un nuage de paillettes et de chants de noël.
Dean ne se rendit compte de la fin de son calvaire uniquement quand il se lèvera et que les deux pans de la chemise se détacheraient l'un de l'autre.
Ce sera tout pour aujourd'hui. Mais Gabriel ne garantit rien pour le lendemain.
