Bonjour, bonsoir et bienvenue !

Encore désolée pour ce retard ! Mais ne vous inquiétez pas, je me rattrape !

Merci à shinobu24, barjy02, yakusokuyumi et Kathexia-Castiel156 pour tous vos commentaires ! Je vous répond rapidement, promis !

Bonne lecture et laissez un commentaire !


Décembre

« Retard »

Il était plus d'une heure du matin. C'était bientôt le tour de Dean de monter la garde et à Sam de piquer du nez. La nuit avait été tranquille, seulement perturbée par quelques groupes de jeunes trop éméchés pour marcher droit. Cela lui rappelait Dean, des fois où il avait un peu trop abusé de la bouteille. Il le laissait toujours faire. De toute façon, si il était intervenu, la situation se serait envenimée. Mais ça n'arrivait que rarement. La plupart du temps, l'aîné picolait à la maison ou dans la chambre de motel qu'il louaient. Et souvent, ce n'était pas pour le plaisir.

La pluie commença à tomber, faisant écho sur la taule de l'Impala et effrayant les retardataires qui étaient encore dehors à cette heure avancée. Quelques minutes plus tard, quelqu'un sortit dehors, ignorant les gouttes d'eau qui éclaboussait un parapluie aux couleurs de New-York. Sam prit les jumelles et observa un homme bien vêtu sortir de la propriété pour monter dans une petite voiture grise.

Il alluma le moteur, réveillant Dean par la même occasion. Sam se chargea de le mettre au parfum avant de poursuivre la filature quelques mètres derrière la petite voiture.

Ils reconnurent tous les deux le trajet. Celui qui menait à l'hôpital.

La Chevrolet se rangea sur le bas côté, tout feux éteint depuis le départ. Le voisin en fit de même devant eux. Il sortit et se dirigea vers l'hôpital. Mais si il rentrait, ce serait difficile d'expliquer aux médecins qu'ils avaient affaire à un démon qui voulait tuer une patiente. Alors, il se fit empoigner et bâillonner puis traîner jusqu'au coffre de l'Impala.

Le démon – qui en était bien un lorsque ses yeux virèrent au noir – résista légèrement mais pas assez férocement pour les deux chasseurs qui s'empressèrent de lui passer les menottes gravées. L'affaire était bouclée. Il ne restait plus qu'à aller l'interroger et l'exorciser.

-C'était trop facile, remarqua Dean en remontant à sa place.

-On ne va pas s'en plaindre, argumenta Sam en frottant ses cheveux trempés.

-Quand même...

-Tu as raison, avoua-t-il finalement.

Ils ressortirent malgré eux sous la pluie.

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Dean monta jusqu'à la chambre de Marina, la femme de Miles, grâce à son badge qui lui permettait de passer même hors des heures de visite. Les couloirs n'étaient pas déserts, des médecins ainsi que des infirmières traversant dans un sens comme dan l'autre les couloirs. Il laissa passer un chariot et s'engouffra dans la chambre d'hôpital, étonnement illuminée par une ampoule seule au plafond. Miles était toujours réveillé, penché sur le bras de l'endormie malgré la luminosité.

-Qu'est-ce que vous faites là ?

-Je voulais vous annoncer que nous avons arrêter celui qui avait commandité le meurtre de votre femme.

-Sérieusement ? Un meurtre ?

-Les raisons sont encore floues.

-Et tout va bien maintenant ?

-Vous pouvez être tranquille. Vous devriez en profiter pour aller vous chercher un café. Ça vous fera sûrement du bien.

-Oui.

Il se leva de la chaise en plastique et sortit de la chambre.

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Miles avait une petite vie normale, rien de travers. Il paya son café au distributeur, comptant sa petite monnaie en pièce de 5 cents. Une infirmière le salua. Il lui répondit d'un large sourire un peu fatigué. Il pensa à prendre aussi un deuxième café pour l'agent comme un maigre remerciement pour avoir arrêté la personne qui avait voulu du mal à Marina. Il prit l'ascenseur, feignant et fatigué. Il ne prit pas garde aux deux autres personnes déjà dans la cabine. De toute façon, eux non plus ne prirent pas la peine d'interrompre leur conversation pour le saluer ou lui accorder un regard.

Il sentit ses paupières s'alourdir tout en étant hypnotisé par le vibrement de la machine qui gravissait les étages et par la douce chaleur des deux gobelets de café. Si il pouvait, il s'allongerait dans un bon lit moelleux pour ne plus en sortir jusqu'au lendemain. Mais sa femme ne s'était pas encore réveillée. Alors le lit attendrait encore un peu.

Enfin, il sortit de l'ascenseur, les jambes engourdies par le manque d'exercice. Oui, conduire, même un bus, était un exercice physique ! Et là, il lui manquait son bus, avec son fauteuil usé, sentant le vieux plastique brûlé. Les autocollants qui se décollaient sur les bords. Surtout le coin en bas à droite, celui avec lequel il jouait lorsqu'il s'arrêtait. Sans oublier son habitué de l'arrêt paumé au beau milieu de nul part. Castiel. Un chouette gars. Il espérait qu'il allait bien.

L'agent l'attendait au pas de la porte, regardant les alentours d'un air neutre. Miles lui tendit un gobelet qu'il posa après l'avoir remercié pour son geste. Quant à lui, il sirota le sien pour garder ses paupières bien ouvertes.

-Va falloir me dire un truc, commença Dean.

Il sortit de sous sa veste de costume un couteau à la lame biscornue. La pointe était dirigé vers le mari qui recula d'un pas, surpris et effrayé à la fois.

-Vous connaissez les démons ?

-Quoi ?!

-Ils n'apprécient pas cette petite lame. Alors, si jamais vous êtes possédé, ce serait bien de me le dire maintenant.

-Non mais vous êtes malade ?! Ne m'approchez pas ou j'appelle la sécurité !

-Qu'est-ce que vous vouliez en essayant de tuer Marina ?

-C'est ma femme, je vous rappelle ! Je ne veux pas la tuer.

-Le chauffeur qui l'a percuté. Il était possédé. Il nous a dit qu'il n'était pas seul. Allez, sit u es gentils, je ferais ça vite.

-Ne m'approchez pas, reculez !

-Qu'est-ce que tu veux ?

Menaçant, Dean faisait reculer Miles jusque dans un coin de la pièce. Le mari fixait la lame qui lui rendait son reflet, exorbitant les yeux. Croyant sa proie à portée de main, il ne fit pas attention à ses arrières.

-Winchester...

Dean fut assommé dans la seconde.

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Réveillé par le mal de crâne qui ne le quitterait pas pour les prochaines heures si il ne se soignait pas, Dean observa d'un œil les alentours. Ficelé sur une chaise, la lumière blafarde d'une ampoule grésillante éclairait un sous-sol poussiéreux. L'air sentait le vieux et dérangeait l'odorat délicat de l'aîné.

-Dean...

L'appelé leva la tête et se tourna vers la gauche. Son petit frère n'avait pas eu le privilège d'être installé sur une chaise. Assis à même le sol mais ligoté à une poutre, un bleu faisait son apparition sur sa joue et autour de son œil.

-Ne te regarde pas dans un miroir, Samantha.

-Très drôle.

-...

-J'ai interrogé le démon, dit Sam. Et Miles n'est pas son coéquipier.

-Sans rire.

-C'est sa femme.

-C'est un peu tard pour me dire ça, tu ne crois pas ?

Un craquement les prévint que quelqu'un descendait les escaliers pour les rejoindre. Il s'agissait du voisin qu'ils avaient attrapé plus tôt – manifestement libre à nouveau grâce à Sam – et de la magnifique Marina.

-Et voilà les frères Winchester.

-On était attendu ? blagua Dean. Si j'avais su, j'aurai apporté le dessert.

Cela lui valut une entaille au bras faite par sa lame anti-démon qu'elle lui avait dérobé.

-Qu'est-ce que vous voulez de nous ? demanda Sam pour les distraire et éviter à son frère de nouveaux coups.

-On veut l'ange, répondit le voisin. Le chauffeur de bus n'a pas arrêté d'en parler ces derniers temps. Et tout le monde sait aujourd'hui à quoi il ressemble. Il aurait du rappliquer en quatrième vitesse en sachant ce qui état arrivé à son meilleur ami.

-On ne s'attendait pas à voir les Winchester en personne se déplacer pour un scénario aussi médiocre.

-Vous allez servir d'appât. Grâce à vos téléphone, je vais envoyer un message d'alerte à Castiel.

-Et quand on l'aura, on le livrera à Crowley. Ainsi que vos tête sur...

Ding Dong

La sonnette de l'entrée sonna deux fois avant de s'arrêter. Les deux démons se regardèrent et le voisin monta au premier pour aller voir qui peut bien venir à cette heure-ci.

Le sous-sol resta silencieux. Ainsi qu'à l'étage.

Deux minutes plus tard, la sonnerie recommença son cirque.

La démone monta à son tour, ne s'inquiétant pas de Sam et Dean, bien attachés.

Encore deux minutes plus tard, un bruit de pas se fit entendre et descendit les escaliers.

-Miles ? fit Dean, surpris de le voir là.

-Désolé, je suis en retard.

Avec le couteau de Dean, il coupa les liens des deux frères. L'aîné fixa le premier étage sur la défensive.

-Ne vous inquiéter pas, ils vont bien. Je les ai exorcisé.

-Quoi ?

-Attendez, interrompit Sam. Comment vous nous avez trouvé ?

-J'ai suivi Marina quand elle a emmené l'autre jusqu'à une voiture.

-L'autre il a un nom, se renfrogna-t-il.

-L'autre il m'a menacé avec un couteau.

-Pas faux.

-Elle m'avait dit de ne pas bouger. Mais je vous ai suivi en prenant les escaliers. Quand elle est monté en voiture, j'ai du emprunter la votre. D'ailleurs, il faudrait penser à faire vérifier la sécurité.

-T'as touché à l'Impala ?

-Ouais et elle était consentante. Je peux finir ?

-Pas de problème, fit Sam en tapotant l'épaule de son frère.

-Donc, je l'ai suivi jusqu'à un motel. C'est là qu'elle est sortie et elle est entrée dans une des chambres. Et puis elle est ressorti avec notre voisin et un gars inconscient.

-Moi.

-Comment elle a fait pour entrer ? On a pas mi un piège sous le paillasson ?

-Apparemment, ils connaissent tous ce tour. Elle l'a effacé. J'ai réagi trop tard.

-Et ils nous ont emmené ici ?

-C'est ça.

-Depuis quand vous connaissez l'exorcisme ?

-Depuis que j'ai regardé dans votre coffre. Je me suis dit qu'un gars, même un agent, qui se déplace dans un hôpital avec un couteau comme ça doit sûrement avoir autre chose en magasin.

-J'ai l'impression qu'on se fait vieux, Sam.

-Au moins, l'affaire est réglée.

-Vous ne l'avez pas pris mal d'apprendre que votre femme était possédée ?

-J'étais deux doigts de me faire trancher la gorge. Alors, le coup des yeux noirs...

-Dean...

-Quoi ?

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Finalement, l'affaire était classée. Par précaution, Sam donna à Miles, pour lui et sa famille, un sort de protection contre les démons. Personne ne se rendit compte de rien. Les voisins déménagèrent de nouveau. La femme de Miles retourna chez elle pour profiter de quelques jours de repos. Dean et Sam profitèrent de la chambre déjà payée pour y dormir quelques heures avant de repartir pour le bunker. L'aîné se lamenta durant tout le trajet du « viol » de sa voiture et des fils qui pendouillaient sous le volant, là où Miles avait traficoté le démarrage.

Lorsqu'ils rentrèrent, d'un commun accord, ils vidèrent une bouteille de scotch à eux deux.

Ils n'avaient pas assuré sur ce coup-là.

Gabriel, quand il appris leur mésaventure, ne se priva pas pour le leur rappeler.

Et pour narrer leur aventure à Castiel une fois celui-ci rentré.

Il s'en était fallu de peu, quand même...