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Décembre

« Maladie »

Sam avait tenu à expérimenter un peu plus de moments complices avec Gabriel. Sans avoir son frère collé à ses baskets en train d'attirer l'attention de l'archange sans vraiment le vouloir. Castiel le gardait occupé quand il était là, se comblait dans des câlins à n'en plus finir. Mais l'ange n'était pas là de la journée. Alors Dean s'occupait comme il le pouvait et en général, il était occupé avec un tour de Gabe. Et Gabriel s'amusait de la situation et n'arrêtait pas de lui parler de la tête de Dean alors qu'il était plié de rire.

Sam avait fait une crise de jalousie. Il savait pourtant que son amant n'irait pas voir ailleurs et que Dean n'irait pas se mettre dans son pantalon. Cependant, à force d'entendre parler de son frère, Gabriel ne le regardait plus amoureusement ou avec les papillons dans le ventre. Dans ses yeux, il ne voyait plus le petit éclat doré qui ne s'allumait qu'en sa présence.

Alors, il avait osé. Il avait osé aller voir Dean en plein après-midi dans sa chambre qui assouvissait quelques plaisir charnels seul face à un magazine. Il avait osé, sous le regard rouge de honte de son aîné, lui dire que lui et Gabe s'en allait pour la soirée et qu'il ne savait pas quand ils rentreraient. Il avait osé ne pas écouter les remontrances de l'homme qui tirait un oreiller pour cacher son entrejambe toujours dans son pantalon.

Après, d'un pas sûr, il était allé jusqu'à la cuisine pour y trouver Gabriel en train de regarder un film sur tablette tout en plongeant sa main dans les bocaux à bonbons plains à craquer. Il releva la tête et sourit à Sam en lui demandant si tout allait bien. Mais rien n'allait. Ça n'allait pas. Sam n'arrivait plus à réfléchir convenablement. Les larmes ne se pointaient pas encore au coin de ses yeux car il était encore plongé dans un état possessif profond.

Le Winchester repoussa la tablette qui faillit tomber et se briser. D'un coup de coude, il éloigna la main de Gabe du pot de friandises et l'attira à sa joue. Les yeux plissés d'incompréhension du plus petit plongèrent dans ceux perdus de Sam. Sam prit en moins d'une seconde les lèvres rêches de l'archange. Il les attaqua, les mordit, les taquina, les lécha, les embrassa, jusqu'à ce qu'elles soient gonflées à cause de son traitement.

Son souffle erratique se répercuta sur le visage de Gabriel. Ses joues étaient rouges de fièvre, ses yeux fous et ses cheveux semblaient avoir perdu de leur éclat. La jalousie corrompait son cœur et sa raison. Gabriel était à lui. C'était avec lui qu'il faisait l'amour. Ils s'étaient embrassés pas plus tard que ce matin au réveil, un peu las et les yeux à demi fermés, certes, mais le baiser lent lui avait prouvé qu'il était avec lui, à lui.

Gabriel dut voir la lueur de peur, de désespoir, d'inquiétude au fond de ses yeux parce qu'il prit le visage de son amant entre ses mains, glissant sur ses joues mal rasées, jusqu'à frôler les cils délimitant son regard. Il colla son front contre le sien. D'une simple poussée en avant, il colla brièvement ses lèvres contre les siennes.

-Qu'est-ce qui ne va pas ? Demanda Gabriel, concerné.

-Rien du tout. Je veux juste qu'on sorte tous les deux.

La voix de Sam paraissait lointaine, embrumée.

-Tu sais où tu veux qu'on aille ?

-Non. Je veux jute qu'on sorte tous les deux. Rien que nous deux.

-D'accord, Sam. Que tous les deux.

D'un claquement de doigts, ils étaient déjà dehors dans une rue animée, bien emmitouflés et chaussés pour ne pas attraper froid.

-Viens, on va marcher un peu, encouragea Gabriel, gardant leur main entrelacées.

Alors, ils marchèrent sous les illuminations déjà allumées. La nuit s'approchait rapidement et ne donnerait que plus de magie à tous ces artifices. Pas à pas, Sam se rapprochait de Gabriel, s'appuyant sur son épaule et tant pis si il était plus grand que lui, tant pis si ça lui donnait l'air de trébucher toutes les deux secondes. Il voulait juste sentir l'homme de sa vie contre lui, sentir ses muscles se mouvoir côte à côte.

Le monde s'accumulait comme des papillons autour des petits chalets ouverts à l'occasion d'un marché de noël. Les odeurs de vin chaud et de marrons se mêlaient avec harmonie. Les stands, tous différents accueillaient leur clients pour leur dernières courses avant noël. Sam n'arrivait pas à se concentrer assez longtemps pour les différencier. Il se détendait au fur et à mesure que l'air frais emplissait ses poumons, fauchant au passage la jalousie maladive.

La main chaude de Gabriel dans sa grande paluche lui réchauffait le cœur. Il y voyait de plus en plus clair. Les illuminations se reflétaient dans ses yeux. Il les voyaient aussi dans ceux de Gabriel, fixés sur lui, mais il ce n'était que la surface. Derrière ça, ce décor de fêtes, Sam y voyait tout l'amour que l'archange lui portait. Il n'y avait que lui, rien que lui, pour toujours et à jamais.

Et là, il comprit. Toute l'attention que l'archange lui portait, c'était en continu, pour toujours. Si il lui donnait l'impression de s'éloigner, ce n'était pas voulu. C'était sa façon à lui de vivre. Il ne l'étouffait pas. Il l'écoutait quand il le fallait, quand ils en avaient besoin.

Alors les voilà, à marcher tous les deux, en amoureux, dans une sortie à deux. Ce temps était le sien. Et ils ne le partageaient avec personne d'autre.

Enfin, Sam prit conscience de ce qui l'entourait. Il regarda les chalets et proposa à son amant de s'arrêter pour manger quelque chose. Gabriel le suivit et ils profitèrent de petits bonbons sucrés que l'archange aurait pu manger par poignée. De plus, le petit blond lança quelques blagues face à certaines tenues vestimentaires des gens qui passaient devant eux.

-Mais c'est toi le plus beau, disait-il à chaque fin de commentaire.

Et Sam l'embrassait timidement du bout des lèvres, ce qui faisait s'afficher un sourire plein de dents de la part de l'archange.

Ils continuèrent leur marché, s'arrêtant de temps en temps pour acheter un pot de thé pour Castiel et une peluche d'ours pour Dean. Gabriel se contenta de nombreux sachets de bonbons traditionnels. Sam choisit une bouillotte pour quand il se sentirait en mal d'amour.

A soirée se prolongea. Dean leur laissa quelques messages auxquels ils ne répondaient que par des « peut-être » ou « on verra ça plus tard ». C'était leur soirée et ils y passeraient autant de temps qu'ils le voudraient. Ils en avaient besoin, loin de leur frère.

Vers l'heure du dîner, ils choisir un stand pour manger un sandwich avec saucisse et fromage fondu dessus. Si Gabriel râla pour la forme contre le goût salé qui emplit son palais, un bonbon offert par Sam suffit à le faire taire. Le rire cristallin de Sam se mêla à celui espiègle de Gabriel. En harmonie.

Pour la nuit, aucun d'eux n'avaient envie de retourner au bunker et de devoir faire un compte rendu à Dean pour avoir la paix. Gabriel les transporta dans un hôtel grand luxe au drap propre et au lit spacieux. Il ne leur fallut pas plus pour s'endormir l'un contre l'autre.

Sam avait oublié sa jalousie et comment il avait pu en arriver à une telle conclusion. Il savait juste qu'il en s'était pas senti bien, se croyant éloigné de son amant devenu hors d'atteinte.

C'était la maladie d'amour. Sam était atteint et il ne voulait pas être soigné.