Bonjour, bonsoir et bienvenue !
Merci à shinobu24, barjy02, pimpiericky, au Guest, à ZephireBleue et yakusokuyumi ! J'adore lire vos commentaire à tous.
Un petit chapitre simple. Je vais faire de mon mieux pour rattraper mon retard.
Joyeux noël à tous !
Bonne lecture et laissez un commentaire !
Décembre
« Ange et Gabriel »
Gabriel n'était sûrement pas l'Archange le plus responsable que Dieu ait créé.
Il avait la fâcheuse manie de laisser ses devoirs de côté jusqu'à ce que quelqu'un s'en occupe à sa place.
Exemple numéro 1 :
-Gabriel ! appela Sam. Tu avais dit que tu rangerais la bibliothèque avec moi aujourd'hui.
-Il est trop tôt, répondit l'archange en pyjama emmitouflé dans une grosse couverture et entouré de paquets de bonbons éventrés.
-Trop tôt ? Il est quinze heures.
-Justement. C'est l'heure de la digestion.
-Ça fait trois jours qu'on devait la ranger.
-Roooh, si tu es si impatient, va la ranger toi-même. De toute façon, à chaque fois que je t'aide, tu trouves quelque chose à redire à mon travail.
-Je t'avais demandé de remplir l'Impala. J'étais à deux pas de toi. Et je t'avais dit et répété qu'il fallait de l'essence et pas du gazole.
-Excusez-moi si mon ouïe n'est pas aussi fine que la votre. Si mon aide vous dérange tant, je préfère ne pas vous proposer mes services.
-Tu ne me proposes rien du tout !
-Si c'est comme ça, je vais dans la cuisine casser la porcelaine de notre mariage.
-On n'a pas de porcelaine. Et on n'est pas marié !
Par la suite, Sam continuait de solliciter son archange mais ce dernier restait sourd à ses demandes.
De plus, l'ennui était son pire ennemi, là où la patience lui aurait apporté la sagesse du à son rang.
Exemple numéro 2 :
-Sam ?
-Hmm ?
-Ça te dirait d'aller visiter Paris. Là, tout de suite ?
-Pas du tout. J'ai encore des cartons à classer.
-Ils peuvent bien attendre quelques années. Ils sont plus à une minute près, tu sais.
-Non, c'est vraiment urgent. Quelque chose à l'intérieur pourrait nous aider pour notre prochaine chasse à Dean et moi.
-Ben, dans ce cas, n'allez pas chasser. Tu sais que je n'aime pas te savoir en danger. Ça me hérisse les plumes et après je dois les lisser une par une.
-N'insiste pas. Une prochaine fois.
-Mais c'est maintenant que je veux y aller. Je veux voir les Champs-Élysées illuminés, la Tour Eiffel resplendissant de mille feux, goûter à leur chocolat autour d'une tasse de café au lait. Je veux voir de mes yeux la ville de l'amour et sentir son parfum. Et qui est mieux placé que toi pour m'y accompagner ?
-Ce n'est pas la peine d'insister.
-Bon, si tu le prend comme ça.
D'un claquement de doigts, Gabriel les avait propulsé dans une chambre d'hôtel de luxe parisien bercée par le clair de lune.
L'archange était aussi un être céleste capricieux. Tout l'inverse d'un ange qui se respecte.
Mais il lui arrivait d'être très câlin, comme aujourd'hui, à l'approche des fêtes.
Exemple numéro 3 :
-Sammy, respecte encore un peu, fit lascivement le plus petit en s'étirant dans le grand lit.
Voyant son amant remuer de plus ne plus pour s'extraire du nœud de draps, il se colla à lui, presque littéralement, réchauffant ses bras au passage.
-Tu sais que je t'aime, lui dit-il, toujours les yeux fermés et replongeant rapidement dans un sommeil profond.
-Je sais, répondit Sam en lui embrassant les lèvres paresseusement.
Dans des situations comme celle-ci, où il ne suffisait que d'une parole ou d'un regard pour déstabiliser l'autre, le mot ange pouvait rimer avec Gabriel.
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« La Guerre des Étoiles »
Au réveil, la douceur avait vite été oubliée par Dean et Cas qui se disputaient très fort dans la bibliothèque. Chacun à un bout de la table pour éviter de s'étriper publiquement, les cris fusaient dans les deux sens.
-Tu penses savoir mieux que moi ce qu'il faut pour ce sapin ?! Je te rappelle que je suis un ange et en tant que tel j'ai vu l'univers dans son intégralité. Je connais toutes les étoiles comme tu sais compter. Je suis le mieux placé pour savoir quelle étoile il faut pour ce sapin.
-Ce n'est pas le même genre d'étoile ! C'est une représentation, pas une copie conforme d'un truc que t'as vu avec tes potes les extra-terrestres.
-Je n'ai jamais rencontré d'extra-terrestre. Et ton étoile ne ressemble pas à tout ce que j'ai vu jusqu'à maintenant.
-Mais c'est le but, Cas.
-Ton pot de yaourt entouré de carton ne peut pas servir d'étoile. Je ne le permettrai pas.
-Ah oui ? Parce que t'en as une meilleure peut-être ?
-Bien sûr. Il y a des humains très doués pour ce genre de chose.
-Eh oh ! Vous avez pas fini, oui ? interpella Gabriel encore englué de sommeil et toujours en mode faut-pas-déranger-mémère. Qu'est-ce qui vous prend ?
-Castiel ne veut pas mettre mon étoile sur le sapin, fit Dean en tendant son étoile cartonnée et d'un jaune délavé où étaient collés des bouts de plastique colorés.
-C'est mon premier vrai noël, argumenta Castiel. J'ai le droit de mettre mon étoile sur le sapin.
Il sortit d'un sac en plastique une étoile qu'il manipulait comme si elle était faite de verre, ce qui était sûrement le cas. La lumière blafarde de la bibliothèque s'y reflétait en la colorant des lumières de l'arc-en-ciel. Elle ne ressemblait pas à une étoile à cinq branches classique mais plutôt à une dague avec une pointe longue et épaisse agrémentée de plusieurs éclat de piques sur les côtés. Il n'y avait pas photo. Le bout de papier de Dean ressemblait à un travail d'écolier en primaire, ce qui était le cas puisqu'il se trimbalait toujours avec, bien rangée dans une boite à chaussure dans le coffre de l'Impala sous des pieux et un sac de sel.
-Vous vous battez pour une étoile ?
-Non ! dit Dean d'une petite voix.
-C'est très important, ajouta Cas. C'est la touche finale du sapin.
Gabriel se pinça l'arête du nez tandis que Sam préférait ne pas s'en mêler. Si il prenait parti, il serait fusillé des deux côtés.
-Ça va être simple, reprit l'archange en claquant des doigts. On va éviter d'assister à votre divorce en direct. Il suffit juste d'avoir deux sommets.
Et le sapin eut deux sommets de libre, un pour chacune des deux étoiles.
-C'est... Étrange.
-Et bien tant pis si c'est étrange, pas conforme à la norme mais au moins vous arrêterez de vous disputer comme deux gamins de trois ans.
-Je ne me disputais pas à trois ans, rappela Cas.
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« Les Nouveaux Héros »
Le reste de la journée se passa en douceur. Castiel eut la gentillesse de monter installer les deux étoiles en haut du sapin. Dean et l'ange s'évitèrent un moment, une dizaine de minutes approximativement, avant que Dean ne lui demande où il avait trouvé son étoile, puisqu'il ne savait toujours pas ce qu'il faisait de ses journées.
Sam et Gabriel passèrent un bon moment entre la bibliothèque et les archives. L'humain voulait absolument trouver des informations sur la bague qu'il venait de dénicher dans un carton, bien emballé dans du papier bulle.
-Sûrement une babiole sans intérêt, dit Gabe pur la troisième fois. Si je ne m'en souviens pas, c'est que c'est juste un jouet. Peut-être la bague du président du club. Ce serait bien leur genre, tiens.
-Tu ne sais pas tout Gabriel, sans vouloir te vexer.
-Je ne suis absolument pas vexé. C'est vrai de toute façon. Avant de te rencontrer, je ne savais pas que tu étais sensible à cet endroit.
-Ga... Gabriel !
L'archange le regarda avec de grands yeux en haussant les épaules, un sourire détruisant son air faussement honnête.
Sam replongea le nez et les joues rouges dans un livret sur les pierres précieuses pour se renseigner sur celles qui ornaient l'artefact.
-Sammy ! Tu fais pas la tête quand même ? Si ?
Sam ne se rapprocha pas. Il s'éloigna même pour se diriger vers une autre rangée de livres.
-Oh, Sam ! Mon bisounours. Je disais ça pour te taquiner. J'arrive, je vais te faire un gros câlin.
Il déposa le classeur qu'il feuilletait distraitement et, les bras grands ouverts, l'archange s'approcha de Sam. Il n'avait simplement pas calculé que, les bras aussi écartés, il n'avait plus de place pour avancer. Du coup, le bras droit rencontra l'étagère dédiée aux manuscrits anciens de la période médiévale et il dut s'y plaire car il y resta tandis que le reste du corps suivait un autre chemin. Bien plus bas. L'archange voulut se rattraper mais il s'emmêla les pieds dans une pile de paperasse qu'il avait mis là pour plus tard.
Dans un feu d'artifice de papiers et de cris, Gabriel chuta et eut les yeux qui louchaient douloureusement sur le sol qui se rapprochait rapidement. Mais le contact dur et froid n'eut pas lieu. Une grande carcasse s'était interposé entre lui et le plancher. Ses mains sur son dos et la tête plongé dans son cou, Sam se retrouva à terre à sa place avec lui au-dessus.
Légèrement sonné, Sam sentit quand même les poings crispés sur sa chemise et le baiser mouillé dans son cou.
-Tu es mon héros.
Gabriel avait les yeux qui pétillaient et il embrassa goulûment son amant, boosté à l'adrénaline. Ses lèvres se retirèrent uniquement quand Sam commença à protester, l'air manquant dans ses poumons. Et puis, il jeta un œil aux dégâts occasionnés par la chute. La pile de papiers avait disparu pour devenir une mare de bouts froissés de ce qui furent des documents d'une grande valeur. L'étagère où son bras s'était perdu avait perdu elle aussi quelques uns de ses ouvrages qui avaient accompagné le membre au sol.
-Ça va prendre une éternité pour tout reclasser.
-Ça se voit que tu es encore dans les vapes.
Gabriel claqua des doigts et tout redevint dans l'ordre, comme si rien ne s'était produit.
-Mon héros, imita Sam.
