Bonjour, voici un nouveau chapitre de « Il y a du bon en chacun de nous ».

Vous en apprendrez plus sur Drago qui est loin d'être un homme honnête et sur le passé d'Astoria. En espérant que la mise en page est correcte,

Bonne lecture !

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PS : Je serais aussi intéressée de savoir ce que vous pensez de la fiction.


Chapitre 6 :

Dénouement


Cimetière de Donegal, Irelande , trois heures de l'après-midi.

Une fine pluie tombait sur le comté.

Deux jours après que Narcissa soit passée au bureau d'Astoria, la jeune femme avait souhaité changer d'air. En effet, beaucoup d'événements s'étaient produits depuis la mort de son frère et elle avait besoin de réfléchir. Elle avait donc décidé de partir quelques jours et avait alors préparé quelques bagages. Elle voulait faire « un retour aux sources », elle avait besoin de parler à quelqu'un de proche. Elle avait besoin que quelqu'un la guide, qu'elle se sente rassurée, qu'une personne soit là pour lui dire qu'elle allait faire le bon choix et que tout se passerait bien. Une personne qui se rangerait de son côté, par loyauté et non pas par intérêt. Cette personne, Astoria l'avait trouvé et elle n'était autre que William, son frère.

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L'histoire était tragique. C'était lors de la grande bataille, avant que Harry ne se rende dans la forêt pour affronter Voldemort, Astoria et William livraient un combat acharné avec Amycus dans la tour nord-est.

« ENDOLORIS ! » hurla Amycus

« PETRIFICUS TOTALUS » lança William !

« INCENDIO » lança Amycus en direction de la robe de William.

« AGUAMENTI » intervint Astoria, qui parvint à éteindre la robe de William.

« Ahaaaa ! Les traîtres à leur sang doivent payer ! Vous allez mourir ce soir, on est plus forts que vous, plus nombreux que vous, plus puissants que vous, plus méritants que vous ! AVADA K...! » fut coupé Amycus, dans son élan.

Percy surgit alors de nulle part et lança un maléfice contre le frère d'Alecto. Puis, tout se passa très vite. Alecto surgit de nulle part :

« AAAAAAAAAAAA ! VOUS ALLEZ PAYER ! VOUS L'AVEZ TUÉ ! »

« NOOOON ! ELLE N'EST PAS MORTE ! »

Puis la formule fatidique fut prononcée, Alecto brandit sa baguette en direction de Percy, Astoria et William.

« SALE VERMINE ! HONTE À VOTRE SANG ! AVADA KEDAVRA ! » vociféra-t-il, les traits de son visage déformés par la haine.

Le rayon de lumière verte sortit de sa baguette, en bois de chêne, dévia en direction des trois sorciers. Percy prit Astoria par la taille et furent projetés à terre. Percy perdit connaissance.

« SECTUSEMPRA »

Un autre maléfice surgit derrière eux en direction d'Amycus, de la main de Blaise Zabini. William fut touché sur le coup. Son corps tomba lourdement à terre. Du sang jaillit de tout son être, William était évanoui. Astoria appela à l'aide, ne réalisant pas ce qu'il se passait. Elle hurla à William de se réveiller, celui ci ne réagissant pas, Astoria lança des sortilèges mais c'était inutile. La jeune femme lui cria de revenir mais en vain. Il se vida de son sang en quelques minutes, personne ne put faire quoique ce soit : il était hélas trop tard. Astoria agrippa la robe ensanglantée de son grand frère et le secoua.

« NON ! WILLIAM ! WILLIAM ! W-I-L-L-I-A-M ! Ne t'endors pas , réveille toi, vite on doit se battre ! »

Percy reprit conscience et au moment où il vit Astoria penchée sur le cadavre de son frère il comprit. Il se dirigea vers la jeune femme et essaya de l'éloigner de sa dépouille.

« Astoria, vous ne pouvez plus rien faire, il est mort. » dit Percy, essayant d'adopter un ton calme.

« Il n'est PAS mort ! Il va rester avec moi et se réveiller ! Alors NE dites PAS ÇA ! »

Un autre éclair de lumière verte jaillit au dessus de leurs têtes. Les Mangemorts se rapprochaient, il fallait faire vite et rejoindre la Grande Salle coûte que coûte.

« Écoutez moi, Vous devez le laisser, il ne reviendra pas, c'est fini, fini … Je suis désolée mais nous devons partir, les Mangemorts arrivent et si nous restons là nous mourrons tout les deux. »

Mais Astoria ne l'écoutait pas, elle était persuadée que William allait ouvrir les yeux d'un instant à l'autre

« Expergisci, Expergisci, Expergisci » dit Astoria espérant ainsi le ''réveiller''.

« S'il vous plaît, » la secoua Percy, « nous devons y aller ».

Il mit Astoria par dessus son épaule, celle ci hurla le nom de son frère avec toute la détresse possible, elle donna des coups de poings dans le dos de Percy pour qu'il la lâche, mais Percy continua sur sa lancée. Ils arrivèrent enfin dans la Grande Salle où les combats faisaient rage. Il posa Astoria sur le sol : elle ne pleurait plus mais ses traits étaient emplis d'une violente rage. Son frère serait vengé, foi de Greengrass. Il voulut la rattrapa mais elle courut en direction d'un groupe de Mangemorts en lançant plusieurs maléfices. Elle fut projetée au loin. Lorsqu'elle se réveilla, le calme régnait. Les combats avaient cessé, le mur qui donnait sur le lac était en ruines. Voldemort était mort et William aussi.

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Ci gît William,

Bien-aimé fils et magnifique frère,

Mort pour la liberté du monde des sorciers.

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« Bonjour Will. C'est moi. » parla Astoria.

Astoria déposa un bouquet de chrysanthèmes sur la tombe de marbre rose.

« Comment ça se passe là-haut, parce que moi ici sur Terre ça ne va pas très fort... ».

Des perles salées roulèrent sur ses joues et elle s'agenouilla sur la tombe de William pour se recueillir. Elle essaya de ne penser à rien mais ses pensées fulminaient. C'était sa faute si il était mort : elle en était sûre. Si elle ne s'était pas tenue entre Percy et lui, c'est William que Percy aurait poussé par terre et William serait en vie. Il aurait par la suite pu défendre Astoria et tout les deux se seraient débarrassés des Mangemorts. Ou encore si elle n'était pas tombée sur Percy au moment de sa chute : celui ci aurait pu sauver William à temps et il ne serait pas vidé de son sang aussi vite.(Or, elle ne savait toujours pas que c'était Blaise Zabini qui était à l'origine du Sectusempra.) Ou bien alors, en tombant elle aurait dû emmener William à l'abri et elle aurait alors pu trouver un moyen de le sauver. Pourquoi lui et pas elle. Il n'avait pas le droit de l'abandonner, il devait la protéger envers et contre tout comme il lui avait promis auparavant : c'était son rôle de grand frère. La jeune femme s'allongea sur la tombe et les larmes continuèrent de couler. William était son grand frère et il le resterait à jamais.

Si seulement il avait été là, il aurait convaincu ses parents de ne pas faire n'importe quoi de leur fille. Il aurait réussi à les convaincre d'abandonner ce stupide mariage arrangé. Ses parents l'écoutaient lui. Il n'était pourtant pas beaucoup plus âgé qu'Astoria mais ses parents trouvaient toujours qu'il était de bons conseils. Il était promis à un brillant avenir ; c'était sans compter cette tragédie … Un véritable gâchis … Mourir aussi jeune …

Depuis ce jour, Astoria évitait d'avoir toutes types de discussions liées indirectement ou directement à son frère. La peine était trop grande, le désespoir trop présent tout comme le fait qu'elle ait survécu et pas William. La colère l'avait envahie pendant des semaines, elle préférait se taire : parler faisait trop mal. Puis, cette colère, cette peine s'était estompée de jours en jours alors que elle ne pensait pas que c'était possible ; elle avait commencé à faire son deuil. La douleur était toujours là mais la jeune femme arrivait à mieux la maîtriser même si elle refusait toujours de parler de sa mort et il lui était difficile d'évoquer le souvenir de son frère aîné.

Il pleuvait maintenant à torrent, la jeune femme se redressa un peu et regarda le ciel tout en continuant de pleurer. Cela faisait si longtemps qu'elle ne s'était pas accordée un moment pareil, un moment où elle écoute son cœur, un moment où elle laisse libre court à ses émotions, un moment où elle ne contrôle plus rien.

Une femme se tenait à l'abri sous un gros chêne et observait le cimetière. C'était la tante d'Astoria : Lilas Greengrass, la sœur de son père. C'était Lilas qui avait découvert Astoria dans la Grande Salle, le jour où William fut tué. Elle avait expliqué à Astoria que Voldemort était mort : ils avaient gagné. Astoria avait alors dit :

« Où est le corps de William ? »

Lilas ne s'était pas attendue à ce que sa nièce lui parle du « corps » de son neveu. Sur le moment, elle s'imagina qu'Astoria divaguait et qu'elle avait reçu un très gros choc à la tête.

« Son corps ? Enfin chérie tu dois rêver. Il doit être quelque part en train de fêter la liberté. »

Astoria s'était tue et était partie vers le couloir de la tour nord-est. C'est là que Lilas comprit.
Depuis ce jour, Astoria ne fut plus jamais la même.

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FLASH BACK

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Drago Malefoy se tenait devant une grotte magique incrustée de pierres émeraudes. C'était un lieu de Magie Noire assez difficile à atteindre pour quiconque en ignorait l'existence. D'après Zabini, il y avait là de nombreuses âmes perdues. C'était le repère des âmes perdues qui ne pouvaient pas reposer en paix à cause de puissants maléfices qu'on leur avait jetées le jour de leur mort.

La grotte était sombre, Drago passa sous un rideau d'eau parsemée de fines perles bleues et la grotte fut éclairée à chacun de ses pas. Il entendit un bruit aigu qui résonna et l'inquiéta. Il hésita longuement à faire demi-tour. Non, il devait rester pour son père si il se dégonflait maintenant alors il pouvait dire adieu à son père qui subirait le plus terrible des châtiments, à savoir le Baiser du Détraqueur. Quelques âmes égarées ne lui feraient pas peur, foi de Malefoy. Sa détermination prit le pas sur la peur et il continua d'avancer. Soudain une voix rauque, masculine, se fit entendre :

« Annoncez-vous. »

Malefoy trembla de tout son être. Il souffla un bon coup et s'éclaircit la gorge. Il parla alors de sa voix traînante :

« Je suis Malefoy. Drago Malefoy. »

« Un Sang-Pur alors. La famille Malefoy est vieille de plusieurs siècles. Comment être sûr que vous n'êtes pas un charlatent ? »

« Pour qui me prenez vous ? Vous n'avez même pas à douter de moi » dit Malefoy, d'un ton hautain.

La voix ria ; d'un rire sans joie, un rire glacial. Une rafale de vent glacial envahit la grotte. Drago sentit son corps trembler et il fut ensuite projeté le long d'une paroi. Le calme se fit puis le noir total. Drago sortit sa baguette.

« Lumos » dit il.

La paroi se mit à bouger, elle se souleva par le haut, Drago put voir une paire de yeux jaunes. Il fut tétanisé. Il lâcha sa baguette, qui en tombant produit un bruit qui résonna dans toute la grotte.

« Blaise Zabini » dit la voix au paire de yeux jaunes.

« Je … je … je … suis … un … un … de ses … amis » balbutia Drago.

Un sorcier au teint pâle apparut alors.

« Les amis de Blaise sont mes amis fallait le dire plus tôt... » dit l'homme en se frottant les mains, tournant autour de Drago. On avait l'impression que cet homme avait traversé l'enfer, il était très maigre, portait de terribles cicatrices dont une lui traversant la moitié du visage. Il avait le teint cireux, les cheveux longs, noirs et crépus.

« Qui … qui êtes … vous ? » réussit à articuler Drago.

« Je reviens de loin, M-A-L-E-F-O-Y ! »

« Comment connaissez vous, mon nom ? » interrogea le dénommé Malefoy.

« Tu l'as il y a dix minutes, tu n'es pas très malin, tout comme ton paternel. Tel père, tel fils, c'est bien ça qu'on dit, non ? »

Drago préféra garder le silence, réfléchissant au meilleur moyen de sortir de cette grotte en vie. Blaise avait-il donc perdu la tête ? Pourquoi avait il envoyé Drago dans cet endroit ?

« Ton père va bien ? » questionna l'homme au teint cireux.

« Il est à Azkaban, il va bientôt mourir. » Drago préférait aller droit au but. Il avait compris qu'il ne valait mieux pas y aller par quatre chemins avec un homme comme ça.

« J'y ai bien survécu à Azkaban, il s'en remettra. »

Drago le regarda, curieux. Il réussit à masquer sa panique (il devait cela à son éducation).

« T'as rien fait de très grave encore, t'es qu'un enfant après tout mais ton père a fait des trucs pas très r'commandables. » dit l'homme en rigolant.

« Vous ne savez rien de moi. » railla Drago, le regard froid.

« Tu vas pas m'faire croire qu'un gosse comme toi a déjà jeté des Sortilèges Impardonnables »

« Et si c'était le cas, qu'est-ce que ça pourrait vous faire ? » dit Drago, une expression de défi sur son beau visage.

« Si c'est le cas, tu n'es pas le fils de ton père pour rien alors. »

Drago resta de nouveau silencieux, il n'était pas fier de tout ce qu'il avait fait. Beaucoup de ses actes étaient le fruit de la peur, la peur que Voldemort tue toute sa famille si il n'obéissait pas aux règles. Une vague de remord le submergea, il la chassa immédiatement, ce n'était pas l'heure de l'examen de conscience.

« Tu es venu faire quoi ici, morveux ? »

« Je viens pour les âmes perdues. »

L'homme se tut soudain, la curiosité se dessinait sur son visage balafré.

« Les âmes perdues ? Ah oui ? Vraiment ? »

« Ne faites pas le Cracmol, vous savez très bien de quoi je parle. Blaise Zabini m'envoie. »

« Zabini, cet ingrat, qu'est-ce que tu leur veux aux âmes perdues ? » demanda l'homme.

« Comment les contacter ? »

« Pourquoi faire ? »

« Elles savent quelque chose au sujet d'un secret de famille » mentit Drago.

Son mensonge fut assez convaincant car l'individu face à lui pointa sa baguette vers le plafond argenté de la grotte. Le plafond se mit alors à trembler, puis une feinte s'y dessina où des éclairs de lumière bleues et gris jaillirent. Une échelle de corde descendit vers eux. Elle se déroula : elle était pleine de mousse et de vase ; elle ne semblait pas très solide : jamais personne de censé ne serait monté dessus.

Drago était captivé, l'homme, maintenant à côté de lui, paraissait anxieux et paniqué.

« Vas-y gamin mais ça sera sans moi ! À tes risques et périls ! »

Drago, pris d'un rare courageux, se dirigea vers la corde. Il se retourna vers l'homme :

« J'espère que ce n'est pas un piège, vous aurez affaire à mon père sinon. » dit Drago d'un air narquois.

« Ça m'étonnerait que ton père me fasse quoique ce soit actuellement » ria l'homme.

Drago ne put répliquer car l'échelle de corde le ramenait vers le plafond ou plutôt vers le ciel. Des bougies orangées l'entouraient. Au bout d'un bref instant, l'échelle s'immobilisa, Drago remarqua alors une dalle de pierre. Il descendit prudemment dessus pendant que l'échelle de corde se volatilisait. La dalle s'anima. En y regardant de plus près on pouvait y voir de nombreux dessins et inscriptions, comme si on avait voulu raconter une histoire. Drago approcha sa main de l'un deux, la dalle trembla s'ouvrant en deux, laissant apparaître un petit escalier en colimaçon en son cœur. Le jeune homme n'allait pas reculé maintenant. C'était le moment ou jamais, il choisit donc de prendre cet escalier et une fois arrivé en bas la dalle se referma au dessus de lui : il était dans l'obscurité la plus totale.

« Lumos. »

Ce qu'il vit l'effraya et il trembla de tout son corps. Il y avait des tombes et des voix, beaucoup, beaucoup de voix. Une rafale de vent le traversa, mais il se doutait bien que ce n'était pas la vent car c'était la même sensation qu'un fantôme.

« Wie heiẞest du ? »

« Qui parle ? Qui est là ? Qu'est-ce que vous dites ?! » dit Drago, terrifié.

Une autre rafale traversa Drago et le fit tomber par terre. Une autre ombre passa et un rire aigu raisonna dans ce lieu étroit.

L'ombre passa près de la baguette de Drago ; il put alors distinguer une forme grise qui lui fit penser à un spectre.

« Avada Kedavra » ! Un éclair de lumière verte jaillit de la baguette de Drago Malefoy, le sort dévia sur la dalle au lieu d'aller en direction du spectre. Le jeune homme eut cette réaction car son père avait eu quelques mauvaises expériences avec des spectres et Drago ne voulait pas courir le moindre risque et avait assuré ses arrières même si son sort n'avait pas atteint le point souhaité. Il décida qu'il ne valait mieux pas s'attarder dans cet endroit plein d'âmes désespérées et prisonnières de l'Entre-Deux Mondes. Penser à son père lui rappela qu'il n'avait plus beaucoup de temps à vivre et Drago décida qu'il était enfin temps d'appeler les Détraqueurs.

« Nocibilis nocemtum nocticola creatura venitis » s'exclama Drago

Un froid glacial se répandit dans la pièce, un épais brouillard cachait la vue de Drago. Une ombre encapuchonnée se tenait juste devant lui en émettant un souffle rauque. Drago fit un marché avec le détraqueur : ces âmes-là contre celle de son père.
Le froid glacial disparut et les voix aussi : Drago Malefoy venait de pactiser avec le diable.


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Lilas borda Astoria dans son lit même si c'était une grande fille à présent. Elle avait eu une journée épuisante et devait se reposer. Lilas resta un moment à la regarder dormir à la lueur d'un croissant de lune et des étoiles. Astoria avait les traits fins de sa mère sauf le nez : c'était celui de son père. Endormie ainsi, elle semblait sans défense, fragile et faible. Cette image là était loin de celle qu'elle laissait percevoir au monde. Lilas décida d'aller se coucher laissant sa nièce au pays des rêves.
Astoria se retourna dans son sommeil et parla en prononçant un prénom : celui de Drago.

« Astoria, Astoria … viens, approche... »

La jeune femme, pieds nus et en chemise de nuit, se laissa guider par la voix.

« Astoria ... » appela la voix,

La jeune femme entendait de moins en moins bien la voix, elle se mit alors à courir vers la source sonore. Lorsqu'elle finit sa course, elle se trouvait à la lisière d'un bois où il y avait un lac gigantesque, éclairé par la lune et le ciel étoilée, magnifiquement attrayant. Astoria s'approcha du lac. La voix était alors beaucoup plus forte. Elle mit un pied dans l'eau.

« Astoria tu dois nager ! »

La jeune femme s'exécuta en gardant sa chemise de nuit. L'eau était fraîche mais Astoria s'en fichait, elle voulait en savoir plus sur la voix. L'eau lui arriva à la taille puis au niveau du cou, jusqu'à ce qu'elle n'est plus pied. Elle s'affola ne voyant plus rien et n'entendant plus la voix. Elle perdit le contrôle d'elle-même : frigorifiée elle n'arrivait pas à bouger. Astoria se sentit alors sombrer vers les abysses jusqu'à ce qu'un éclair de lumière jaune ne la sorte de là d'un coup.

Blottis l'un contre l'autre, Drago réchauffait Astoria avec sa baguette magique, trempée à cause de sa noyade dans le lac. Astoria se sentait sereine et en sécurité dans ses bras.
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« Quel rêve étrange ! Comme si j'allais me lever la nuit pour suivre une voix et qui plus est, m'ordonne de me baigner dans un lac glacé dans le seul but de me tuer ! Pire encore, voilà que je rêvais que Malefoy me sauvait. Pensa Astoria »

La jeune femme se leva et se confia à Lilas, à propos du mariage arrangé. Sa tante fut scandalisée.

« Les mœurs ont changé. Même si ,tes parents sont toujours autant vieux jeu à ce que je vois, jamais je ne les aurais cru capable de te négocier comme un chaudron sur le Chemin de Traverse.

Astoria eut un petit rire.

« Je ne le connais qu'à travers sa réputation mais ce n'est pas lui le problème : du moins je crois. Depuis la Grande Bataille, j'ai besoin de me sentir libre et ce mariage signifie tout sauf la définition que j'ai de la liberté. Tu sais, je n'ai toujours pas réussi à faire mon deuil. On était très proches William et moi... » Sa voix se cassa.

Astoria osait enfin parler de William depuis la Grande Bataille.

« Je sais chérie, je sais. » répondit Lilas

« Et si je me mariais mais que je défaisais ce mariage aussitôt ? Père et mère n'auraient pas leur mot à dire n'est ce pas ? Le contrat serait bien honoré vu que je me serais effectivement mariée avec Malefoy … l'espace de quelques heures seulement ... » fit remarquer Astoria.

« Tu as vécu pas mal d'épreuves ces derniers temps, tu dois aussi penser à toi, il faut que tu te protèges. Tu dois suivre ton instinct. Cependant, ce contrat là doit être doté d'une grande protection magique. Les Malefoy n'auraient pas permis qu'on puisse se défaire d'eux aussi facilement. C'est une grande famille, même encore après la guerre ; il ne faut pas l'oublier. »

« On oublie un détail » fit remarquer Astoria.

« Lequel ? »

« Je serais le déshonneur de la famille. » dit tristement Astoria

« C'est possible mais ça sera au prix de ton bonheur. »

« Père et mère pensent que je ne peux pas être heureuse sans mari. Ils pensent qu'on ne peut pas être heureux tout en étant seul et qu'il faut absolument quelqu'un pour nous rendre heureux. Moi, je ne suis pas d'accord avec ça. »

« Ne laisse ton bonheur ne dépendre de personne d'autre que de toi-même. C'est ce que t'aurait dit William. »

« Il aurait eu bien raison mais comment leur faire comprendre ? »

« Hélas, je ne sais pas » dit Lilas

« Ne peuvent-ils pas me laisser vivre ma vie à la fin ? »

« Oui et tu es jeune tu feras des erreurs et tu apprendras tout au long de ta vie. On ne cesse jamais d'apprendre » remarqua Lilas.

Astoria sourit et prit alors une décision.

« Je ne leur demanderai pas leur avis car je sais déjà que nous ne nous entendrons pas sur ce qui résultera de tout cela. Aussitôt que le mariage sera prononcé je le déferai. Je ne veux pas de cette mascarade. Je voudrais quelque chose de totalement différent et de sincère le jour où je serais vraiment apte à me marier. »

Lilas sourit devant tant d'innocence, elle préféra ne pas répondre et laisser la jeune fille dans ses pensées. Elle se doutait cependant que la fin de cette histoire ne serait pas celle d'un conte de fées : comme son histoire à elle. Il fallait laisser cette affaire entre les mains du destin.

Un hibou passa par la fenêtre entrouverte et lâcha La Gazette du sorcier sur Lilas ainsi qu'une lettre sur Astoria.

Très chère Astoria,

Actuellement je sais que tu es absente alors je t'écris pour t'informer d'une importante nouvelle.

Alaia est de retour et elle est en vie. Je suis allé lui rendre visite mais elle m'a simplement ouvert en me disant qu'elle revenait d'un long voyage et qu'elle avait besoin de repos. Elle ne semblait pas dans son état normal. Quelque chose ne tourne pas rond Astoria. J'aimerai qu'on en parle quand tu rentreras.

Amitiés,

Richard.

Alaia était rentrée ; c'était une nouvelle formidable et qui plus est, Alaia était en vie. Pourquoi ne l'avait elle pas conta

« Lilas, je vais devoir écourter mon séjour. Alaia est de retour des Highlands. » annonça Astoria

« Des Highlands tu dis ? J'ai vu un article dans La Gazette du sorcier à propos de disparitions dans ce lieu » s'étonna Lilas

« Effectivement, tu as raison. Les Aurors avaient aussi eu vent de cette histoire ; comme Alaia est rentrée alors il n'y a plus lieu de s'inquiéter. »

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Richard l'attendait sous le porche.

« Salut »

« Salut »

Ils se prirent dans les bras.

« Alaia va bien » dit Richard

« Je suis rassurée, tu veux boire quelque chose ? »

Astoria ouvrit la porte et ils s'avancèrent dans le salon en en parlant et en riant de bon coeur.

« Va dans le petit salon j'arrive. » lui dit Astoria.

Drago Malefoy était assis sur un des fauteuils du salon, les mains jointes et les jambes croisées. Il avait son éternel sourire en coin et son air hautain.

« Tu ne nous as pas présenté, Greengrass, il me semble. » dit Malefoy.

« Vous louez une chambre chez les Greengrass, Mr Malefoy ? »s'amusa Richard

« Malefoy ? Mais enfin qu'est-ce que tu fais chez moi ?! » s'emporta Astoria.

Richard regarda tour à tour les deux jeunes gens qui se défiaient du regard.

« Et bien ? J'attends. » dit Astoria

« Je dois te parler du mariage, l'elfe de maison m'a laissé entrer. » s'exprima Drago

« Je crois que je vais vous laisser » dit Richard

« Non, reste Richard. Dis à cet imbécile que ça ne risque pas d'arriver » dit Astoria sur un ton de défi

Drago ria.

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Fin du chapitre 6

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