Coucou ? Il y a quelqu'un ? Nooooooon ! Ne me lynchez pas ! Enfin si vous en avez le droit mais après le chapitre please J Je suis vraiment désolée pour le retard, la fac m'a surchargée et je n'ai absolument plus eu le temps de toucher à mon ordinateur pour écrire !

Walarisse : De rien ;) Voici la suite, j'espère qu'elle te plaira !

Doudou : Merci pour ta review ! Je suis contente que tu aimes ma fanfic, tu me fais rougir avec tes compliments ! Pour Adam, même si c'est mon chouchou, tu vas malheureusement devoir attendre encore un peu avant qu'il n'arrive, Ilyana a encore un petit bout de chemin à faire avant de le rencontrer. Pour son apparence et certains de ses pouvoirs, elle est inspirée de Maléfique, pour d'autres pouvoirs, de Serafina Pekkala (sorry pour l'orthographe) sinon, elle s'inspire également d'énormément de romans d'héroïc fantasy que j'ai lu, tout cela saupoudré d'un peu d'imagination ! Ce chapitre est pour toi, j'espère qu'il te plaira !

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Lorsque j'ouvris les yeux, le soleil était bas à l'horizon et j'entendais au dehors les rugissements des tigres et des lions du cirque proche. L'air sentait bon les épices évoquant le lointain Orient. J'étais étendue dans un lit séparé de la pièce par des voiles et de lourds rideaux brodés. Je me levai doucement et titubai légèrement découvrant que je ne portais qu'une simple chemise qui m'arrivait à mi-cuisse. Passant le doux mur de tissus, j'inhalai les délicieuses odeurs de nourriture, mon corps me rappelant d'ailleurs bruyamment que depuis le popcorn partagé avec Ariane au début de la journée, je n'avais plus rien avalé. Tout cela me semblait si loin maintenant, comme si cela s'était produit il y a une semaine ou un mois ou peut-être même dans une autre vie. Soudain, sur ma gauche, les pans de la tente s'écartèrent, laissant entrer un Heinrich auréolé par le soleil couchant. La lumière me blessa les yeux et je dus détourner le regard. Il émit un léger rire et s'approcha de la gazinière, attrapant un bol qu'il remplit d'un plat mijoté provenant d'une casserole fumante. Je ne savais pas ou me mettre, je me sentais bien trop peu vêtue devant lui et puis surtout, terriblement étrangère dans cet environnement. Il se retourna et son charme me frappa encore une fois. Je ne comprenais pas comment il pouvait avoir un tel effet magnétique sur moi. Je me sentais comme une simple poupée de chiffon sous son regard si profond. Glorious Land de Sabaton brisa le charme et je me mis à chercher frénétiquement mon téléphone que je vis, posé un peu plus loin, sur la table. Ce n'est qu'alors que je me rendis compte de l'absence d'Ariane. Me précipitant vers l'appareil avant que le solo ne guitare ne commence, signant l'agonie de la sonnerie, je l'attrapai, les mais un peu tremblantes et décrochai. La voix inquiète de Maël résonna contre mon oreille.

« - Ilyana ! Ariane est rentrée et m'a tout raconté …..

- - Elle va bien ?

- - C'est bien de t'en préoccuper maintenant ! Tu m'as menti, as disparu pendant la moitié de l'après-midi et surtout, surtout, tu as mis la vie d'Ariane en danger et tu décroches comme une fleur ? Ariane va bien et ce n'est pas grâce à toi crois moi »

Je suis restée sans voix alors qu'il raccrochait après m'avoir craché son fiel acide. Une larme roula sur ma joue alors que je redéposais le téléphone qui semblait me brûler la main. Je ne comprenais pas la réaction de Maël, il n'avait jamais été ainsi. Une tempête faisait rage en moi, mes sentiments se jetant avec violence contre les parois de mon corps comme des requins sur le verre d'un aquarium menaçant de se rompre à chaque choc. Je m'écroulais doucement, je ne comprenais pas, pourquoi Maël avait été si désagréable. Je failli m'écrouler une seconde fois quand la douce et rassurante odeur de cannelle m'enveloppa à nouveau. Heinrich me serra contre son torse et sa chaleur m'apaisa petit à petit. J'appuyai ma tête sur son épaule, me retournant, tandis que sa main vint faire de délicats petits cercles sur mon omoplate. Je levai la tête au moment où j'entendis un léger grognement montant de sa poitrine. Il me sourit doucement.

« - Mange Liebchen, mange »

Je m'approchai de la table et tirai l'un des tabourets de bois foncé. Ils me rappelaient ma propre condition. Pas très vieux, loin de là, mais tout cabossé, tout abîmé, pleins de tâches, de bosses, de coups, de marques de brûlures, mais encore fonctionnels. Je mangeai doucement le ragoût en souriant après la première bouchée. Ce ragoût, c'était celui de mon enfance. Bon, c'était loin d'être de la grande cuisine mais cela faisait des années que je n'avais pas goûté un ragoût de hérisson. Beaucoup de gens auraient pu trouver cela dégoûtant mais pour les gitans dont le quotidien est fait de voyage au gré des routes et, bien souvent, de disettes, le hérisson était une habitude voire même une délicieuse viande de choix, facilement accessible qui plus est. Les épices relevant le plat emplissaient ma bouche de saveurs sucrées et piquantes amenant à mon esprit des images de marchés colorés devant de magnifiques temples indiens, de palais de sultans derrière les portes desquelles se cachent de superbes danseuses, de lions et de lionnes tapies dans les herbes hautes, à l'affut de leur proie et de tigres se désaltérant dans la rivière coulant au cœur des ruines d'un temple hindou. Je fermai un instant les yeux, m'imaginant dans ces contrées lointaines, là où je serais peut-être un peu moins différente. Je finis rapidement mon bol puis bu l'eau du gobelet qu'Heinrich avait déposé devant moi. Il mangea également, en silence, le visage neutre, sans me quitter des yeux, debout, légèrement appuyé sur une commode à ma droite. Il ressemblait à un soldat prêt au combat mais je n'osai rien demandé, après tout, il m'avait sauvé la vie et s'était occupé de moi. Je vérifiai mon téléphone et remarquai l'heure tardive. Me levant, je le remerciai de nombreuses fois et lui indiquai qu'il fallait que je rentre. Il insista pour me reconduire et m'aida à m'installer sur le siège passager de sa voiture. Nous roulâmes dans un quasi silence jusqu'à c que je remarque la boite de l'album Coat of arms dans son vide poche. Souriant alors je demandai

« - Je ne suis pas la seule fan de Sabaton on dirait ?!

- - Non, j'aime également.

- - Cool, Votre chanson préférée ?

- - Ruina Imperii »

La conversation continua ainsi pendant la demi-heure de trajet, lui répondant par monosyllabe ou phrases succinctes, moi m'enthousiasmant et finissant par lui communiquer mon enthousiasme. Le vouvoiement sauta quelque part dans notre ferveur pour ce groupe et je réussi même à le faire éclater de rire. Lorsque le ronronnement de sa BMW se tu, juste devant chez moi, je le remerciai encore une fois et me dirigeai vers la porte. Il me suivi et expliqua toute la situation à ma mère pendant que moi, je me traînais à l'étage, n'ayant qu'une envie, retrouver mon lit. Dans ma chambre, je fus automatiquement attirée par la photo posée sur ma table de nuit. Je jetai mon sac au sol, titubai légèrement et pris le cadre entre mes mains avant de m'écrouler en position fœtale sur mon lit. Derrière le verre nous souriions, Maël et moi. Il me tenait par la taille et je gardais mon équilibre en m'accrochant à son cou. Je ne pouvais pas voir la phrase inscrite au dos de la photo mais je la connaissais par cœur

« Où que tu sois, je serai »

Une promesse que nous nous étions faite lorsque Maël avait été rejeté pendant un certain temps par sa famille. Je combattis les larmes qui me montaient aux yeux tels un fleuve en crue mais ce fut aussi vain que de combattre l'eau vive envahissant la terre à toute allure, les sanglots me secouèrent, déchirant le silence de la chambre et vidant de mon cœur la tristesse amère qui y avait pris place.