Titre : Les miracles existent, il n'est plus permit de douter
Chapitre 2 : Agression et conséquences
Auteur : Nane29
Anime : Gundam Wing
Rating : T
Couples : 1x3
Disclaimer : Les personnages de Gundam Wing ne m'appartiennent pas, ni aucun des lieux cités. Ceci est une fic yaoi, vous êtes prévenus.
Les miracles existent, il n'est plus permit de douter
Agression et conséquences
C'était une journée chaude pour un mois d'avril, et très ensoleillée. Des fleurs aux couleurs éclatantes recouvraient des arbustes verdoyants et des arbres feuillus. Les oiseaux ne cessaient de chanter d'une voix claire.
Heero prit une grande bouffée d'air frais et sourit. C'était vraiment une belle journée, tout s'annonçait pour le mieux. Heero prit cela pour un signe du destin pour ce qu'il prévoyait ce soir, un grand pas dans sa vie.
Heero prit dans ses bras tous les sacs et paquets qui encombraient la voiture et ferma du pied la portière. Chargé comme un bœuf, il franchit la porte de l'immeuble et s'avança vers les ascenseurs. Il appuya sur le bouton de l'un d'eux et attendit patiemment devant. Au bout d'une minute, la porte s'ouvrit et il s'engouffra dedans avec tous ses paquets. Il appuya sur le bouton à côté du nombre « 38 » et attendit que l'ascenseur monte.
Arrivé à l'étage 38, les portes de l'ascenseur s'ouvrirent sur Heero qui sortit d'un pas énergique et s'avanca dans un long couloir aux murs couleur crème. Il s'arrêta devant une porte vitrée de couleur bleue avec, apposées dessus, le nombre 3813. Du côté droit se trouvaient la sonnette et, en dessous, un petit rectangle blanc où était écrit « Trowa BARTON et Heero YUI ». Heero eut un sourire malicieux en voyant ces mots et introduisit tant bien que mal la clé dans la serrure. Il tourna le poignet, appuya sur la poignée de la porte et la poussa. Il appuya son pied et la repoussa derrière lui pour la refermer.
Heero s'avança dans l'appartement clair et lumineux et passa dans la cuisine bleue claire et blanche où il posa sur la table blanche circulaire tous ses paquets. En fouillant dans le tas, il sortit un petit sac noir et eut un sourire en regardant à l'intérieur. Il sortit de la cuisine, descendit les quelques marches qui conduisaient au spacieux et lumineux salon et s'approcha de la grande cheminée blanche. Il s'accroupit et cacha le petit sac noir derrière la plante verte qui se situait à côté de la cheminée. Il se releva et s'arrêta devant la grande baie vitrée, admirant la vue qui s'offrait devant lui. Il pouvait voir le Jardin des Plantes avec la rivière limpide qui le traversait, les montagnes aux sommets blancs qui se profilaient à l'est et l'océan bleu sur l'horizon à l'ouest.
Il se détourna de cette splendide vue pour retourner dans la cuisine. Il vida tous les sacs et mit ses achats dans les placards ou dans le frigo. Il enleva les sacs vides qu'il mit dans la caisse sous l'évier. Il se lava les mains et sortit le matériel nécessaire à la préparation des mets culinaires qu'il désirait faire. Ses pensées dévièrent alors vers la personne pour qui il faisait tout cela.
Trowa était en ce moment à la clinique. Il l'avait prévenu qu'il serait en retard. Un accident impliquant un chien avait eu lieu et Trowa devait s'en occuper avec Carla. Heero n'avait pas trop apprécié l'amitié de cette fille aux cheveux bouclés avec Trowa. Elle l'avait rassuré, elle ne voyait en Trowa qu'un excellent ami, ce qui avait grandement tranquillisé Heero. Elle l'avait d'ailleurs ri devant son soulagement, ses yeux gris pétillant de malice. Si quatre auparavant, on aurait dit à Heero qu'il serait jaloux de l'amitié entre Trowa et une fille, il aurait éclaté de rire. Mais les sentiments qu'il éprouvait pour lui avaient évolué ainsi que son point de vue sur ses amitiés.
Il rendit compte qu'il désirait plus que tout que Trowa soit à lui uniquement. Il sourit en pensant à ce qu'il faisait et ce qui allait se produire ce soir. Heero savait que lui et Trowa étaient faits pour être ensemble pour toujours. Ce qu'il s'apprêtait à faire lui faisait ressentir la plus grande peur de sa vie, après celle de perdre Trowa.
Plongé dans ses pensées, Heero n'eut guère le temps de réagir quand le chiffon humide s'abattit sur sa bouche et sur son nez, l'empêchant de respirer convenablement, et qu'une main lui tordit le bras droit. Il essaya d'utiliser sa main gauche pou arracher le chiffon de son visage, mais le produit, qu'il identifia comme étant du chloroforme, faisait déjà son effet, il sentit son esprit et son corps s'engourdir, ses paupières se fermant sur des visages qu'il ne put identifier.
Des sons indistincts et sourds se firent entendre de Heero. Il tenta d'ouvrir les yeux, la lumière environnante les lui brûlant. Il cligna des paupières pour s'y habituer. Il tenta d'analyser la situation : il était attaché à une chaise, des cordes le reliant à celle-ci aux niveaux des chevilles, des genoux, des poignets et du torse. Il redressa lentement sa tête et fit jouer les muscles de son cou. Heero tourna la tête dans toutes les directions et vit soudainement sur sa droite trois hommes. Il tenta de parler mais un bâillon l'en empêcha.
« Tiens, tiens, tu es réveillé »fit une voix sur sa gauche, le faisant sursauter. »Comment te sens-tu ? Oh, il est vrai que tu ne peux pas répondre ».
« Bien dit, chef »ricana l'un des hommes dans la cuisine, un grand blond à l'air ahuri. L'un des hommes, un noir assez enrobé, portait une batte de base-ball. L'autre, un petit brun avec les cheveux noués en catogan et le visage boutonneux, avait dans ses mains des chaînes métalliques.
« C'est un chouette appart' que t'as là, il doit coûter les yeux de la tête »déclara le 'chef', un type baraqué au crane rasé et aux bras couverts de tatouages. « C'est fou les gens à qui on permet de vivre dans des trucs comme ça. Tu te demandes de quoi je parle ? ».
Heero, en effet, n'en avait aucune idée et il s'en fichait totalement. Il était bientôt 20heures, Trowa n'allait pas tarder à rentrer.
« Ca fait un bout de temps que moi et mes potes ont te voit toi et ton copain sortir de l'immeuble ensemble. On a fini par comprendre que toi et ton pote, vous êtes des tapettes, de sales pédés. Et des gens comme vous, ils ont des maisons, du fric et plain d'autres trucs. Vous devriez pas avoir tout ça, vous êtes pas normaux, c'est nous qui devrions avoir tout ça ».
'Complètement barré'pensa Heero. C'était à cause de son couple qu'ils l'avaient attaqué. Ils ne supportaient pas que lui et Trowa, bien qu'ils soient deux hommes ensemble, aient réussi leur vie professionnelle, qu'ils aient une maison et un salaire conséquent.
« Moi et mes gras, on va changer ça. On va prendre ce qui revient aux gens comme nous, les gens pas des pédales. Et on va commencer par toi ».
Leur chef posa une main sur le genou de Heero et la remonta vers le haut de la cuisse, tout en caressant celle-ci. Heero serra instinctivement les jambes, ce qui n'échappa pas au type.
« T'aimes pas ? Tu devrais, c'est ton pote qui te fait, je suis aussi un homme, alors, apprécies »ricana l'homme en continuant ses caresses.
Les yeux de Heero brillaient de colère, mais l'homme n'en tint pas compte. Ce fut l'exclamation du grand blond qui le fit stopper tout geste.
« Wimme, v'là l'autre qui rapplique ».
« Parfait, on va commencer par ta 'gonzess' alors, et après, ce sera ton tour »dit l'homme dans un sourire sordide.
Heero sentit une terreur sans nom l'envahir. Ils allaient s'en prendre à Trowa, lui faire du mal et cela, Heero ne pouvait le supporter. Il entendit l'introduction de la clé dans la serrure et l'ouverture silencieuse de la porte. Des bruits de pas feutrés retentirent dans l'appartement, ainsi que la fermeture de la porte.
« Heero, je suis rentré"dit Trowa d'une voix douce, celle qui le faisait frissonner de plaisir habituellement. Mais dans le cas présent, Heero frissonna de terreur en entendant les pas de son amour avancer dans le couloir obscurci. Il capta le bruit métallique des chaînes lorsqu'elles fendirent l'air. Heureusement, Trowa, grâce à ses réflexes, esquiva les chaînes et heurta le mur. En revanche, il n'eut guère le temps d'esquiver la batte qui lui blessa le genou gauche. Trowa poussa un gémissement de douleur.
Heero vit les hommes se précipiter vers Trowa pour le maintenir sur le sol. La batte et les chaînes s'élevèrent et descendirent sur Trowa en des mouvements synchrones, arrachant des gémissements de douleur à Trowa et lui créant des blessures. Heero tenta de se dégager des liens qui le retenait mais, ce faisant, il attira l'attention de l'un des hommes qui s'avança pour le rouer de coups. La chaise tomba avec Heero, un coup plus violent et douloureux l'entraînant dans l'inconscience, ses yeux se fermant sur le regard vert empli de douleur de Trowa.
« Heero, Heero »
Heero gémit de douleur de tourna sur le coté. Il analysa la situation : il n'était plus attaché à la chaise, des gens s'affairaient autour de lui, les agresseurs ne l'attaquaient plus, ils avaient délaissé Trowa et … TROWA. Heero ouvrit les yeux et se redressa brusquement.
Il tourna la tête vers le lieu où se trouvait Trowa et vit des médecins qui l'entourait, lui administrant les premiers soins. Il se précipita vers son amour, s'agenouilla à coté de lui, en lui caressant les cheveux imbibés de sang et son visage tuméfié. Il voulait se rassurer, il murmura des doux mots en lui attribuant caresse et baisers. Il sentit une main sur son bras, tourna le regard et vit Carla, le visage ruisselant de larmes.
« Heero, il faut que tu saches. Les gens qui ont fait ça ont été très violents, surtout avec Trowa. Ils lui ont fait des fractures à plusieurs endroits de la colonne vertébrale, notamment aux vertèbres, au bassin, aux hanches et aux jambes. Heero, il se pourrait … il se pourrait… oh mon Dieu … Trowa pourrait être infirme et il est peut-être en état de mort … cérébrale ».
