Titre : Les miracles existent, il n'est plus permit de douter
Titre : Les miracles existent, il n'est plus permit de douter
Chapitre 3 : Attente et décisions
Auteur : Nane29
Anime : Gundam Wing
Rating : T
Couples : 1x3
Disclaimer : Les personnages de Gundam Wing ne m'appartiennent pas, ni aucun des lieux cités. Ceci est une fic yaoi, vous êtes prévenus.
Les miracles existent, il n'est plus permit de douter
Attente et décisions
L'odeur des médicaments et des désinfectants se mêlait à celle du sang. Le silence régnait en cet endroit comme sur un tombeau. Les médecins, dans les salles désinfectées et silencieuses, accompagnés des infirmières, s'acharnaient à sauver des vies proches de la mort dont, parmi elles, celle de Trowa.
Comment Heero était arrivé ici, il n'en avait aucune idée, et peu lui importait pour le moment. Tout ce qui comptait, c'était que Trowa s'en sorte. D'ailleurs, c'était sûr qu'il s'en sortirait, c'est un trompe-la-mort. Heero avait vu Trowa de nombreuses fois frôler la mort, la plus proche étant l'explosion du Vayate avec Trowa à son bord. Il avait perdu la mémoire à ce moment-là. Si c'était le prix à payer pour que Trowa survive à la mort, Heero était plus que d'accord pour l'accepter.
Il sentit une présence à côté de lui et il tourna la tête, et vit le visage pâle aux yeux irrités de Carla. La jeune fille lui adressa un petit sourire et lui mit entre les mains un gobelet contenant un liquide orange. Elle lui tendit également deux gélules que Heero prit et aval en même temps que le liquide orangé.
« Ces médicaments sont des anti-douleurs, ce sont les médecins qui te disent de les prendre afin de ne pas avoir mal. Les coups qu'ils t'ont mis étaient très forts et violents. Ces médicaments t'éviteront de trop souffrir. »
Heero ne réagit pas à ces paroles, encor sous le choc de l'agression et des blessures de Trowa. Pourquoi n'avait-il pas réagi ? Pourquoi n'avait-il pas tenté de le défendre, de le protéger. Avant qu'il ne puisse les stopper, les larmes lui vinrent aux yeux.
« J'aurais du le protéger ».
« Pardon ? ».
« J'aurais du empêcher ces hommes de lui faire du mal, me rendre compte qu'ils étaient là. Ils sont entrés derrière moi, ils ont fait du bruit, mais je ne l'ai pas entendu, je ne faisais pas attention. Et c'est lui qu'ils ont blessé. , frappé. C'est à lui qu'ils ont fait du mal, c'est lui qu'ils ont brisé. Et moi, je n'ai pas réagi, j'ai laissé faire, je ne les ai pas empêchés. J'aurais du le protéger, le couvrir, le… Je l'aime tellement, si fort, je n'ai pas envie qu'il souffre. Pourquoi c'est à lui qu'ils ont fait ça ? Pourquoi ? Il est tellement gentil, si attentionné. Je ne veux pas qu'il souffre. »
En sortant tous ces mots emplis de douleur, des larmes se mirent à couler le long de ses joues, des sanglots secouèrent son corps tremblant. Heero cacha son visage dans ses mains et éclate en pleurs. Toute la colère, l'inquiétude, la haine, la douleur, .. : toutes ces émotions se déversèrent hors de son corps tandis qu'il continuait à pleurer et à pleurer. Il sentit une pique sur son bras. Il retira son visage ruisselant de larmes et vit un infirmier avec une seringue à la main. Heero sentit son esprit s'engourdir, ses paupières s'abaissant, son corps réagissant comme lors de la précédente action identique, quelques heures auparavant.
Une douce chaleur enveloppait son corps, lui donnant un confortable sentiment de sécurité. Quel cauchemar, une véritable horreur. Trowa allait le réveiller, et alors, ils parleraient de son cauchemar. Des voix s'élevèrent brusquement à côté de lui et parmi elles, celle de Carla. CARLA ! Heero ouvrit brusquement les yeux et se dressa à la verticale dans son lit, faisant sursauter les personnes autour de lui. Avant qu'il n'ait dit un mot, la porte de la chambre s'ouvrit et un médecin entra.
« Ah, monsieur Yui, vous êtes réveillé. Je venais vous voir afin de parler de monsieur Barton, amis je vous dérange sans doute, je repasserai donc plus tard ».
« NON ! S'il vous plaît, restez et parlez-moi de Trowa »demanda Heero d'une voix suppliante.
« Eh, bien, soit. Néanmoins, je tiens à vous prévenir sue les nouvelles concernant monsieur Barton ne sont ni très bonnes, ni réjouissantes ». Le médecin regarda Heero et vit sa détermination. »Durant l'opération, nous avons diagnostiqué une hémorragie intra-cérébrale que nous avons enrayé. Nous ne pensons pas qu'il y aura des séquelles. Les inquiétudes sont plus portées sur les blessures des ses jambes. En effet, monsieur Barton souffre des multiples fractures aux niveaux des hanches, du bassin et des articulations des membres inférieurs. De plus, des lésions sont apparues au niveau de la moelle épinière. Nous avons fait tout ce que nous pouvions mais … il est possible … que monsieur Barton soit paralysé des membres inférieurs ».
Heero ne réagit pas, ne fît aucun geste, ne montrant pas s'il avait entendu ou pas.
« Il n'y a aucun moyen de le soigner ? » demanda soudainement Heero d'une voix blanche et qui paraissait lointaine.
« Eh, bien, il existe bien une opération mais elle n'est pas sans risque pour le blessé, n'offre aucune garantie de guérison et est très onéreuse ».
« Pas sans risque ? ».
« Dans 35 des cas, le patient est capable de réutiliser les membres concernés après plusieurs mois ou années de réadaptation. Dans 45 des cas, il n'y a aucune amélioration, ni aucune dégradation de l'infirmité du malade. Dans les 20 restants, eh bien, 15 des malades connaissent une dégradation de leur infimité ».
« Et les 5 qui manquent ? »demanda Carla.
« Le patient décède, suite à un choc anaphylactique à cause des médicaments utilisés qui sont très forts ».
« Et le coût est de combien ? ».
« Le tarif varie selon la durée et la nature des soins post-opératoires, mais l'opération en elle-même est de 85.000 sotsus(monnaie internationale) »
'85.00 sotsus' pensa Heero,'comment vais-je faire pour réunir cette somme ? C'est beaucoup trop'.
« Heero ? ».
Il releva la tête et vit Carla à côté de lui. Ils étaient seuls dans la chambre.
« Heero, restes ici, je m'occupe de tout ce qui concerne l'opération .Oh, au fait, Trowa est en salle de réveil, tu pourras le voir plus tard. Je vais aller à votre appart et … ».
« Vends-le ». Carla regarda Heero droit dans les yeux déconcertée. »Vends l'appartement, je n'en veux plus, autant qu'il serve à quelque chose. Tu peux aussi vendre les voitures, on n'en a plus besoin. Dans le bureau, il y a les relevés de compte récents. Il y a tout ce qu'il faut dans le bureau ».
Carla hocha la tête en assimilant les conseils de Heero et sortit de la chambre. Elle sortit son portable et appela un taxi pour qu'il vienne la chercher à l'hôpital. En sortant ; le taxi était déjà là et l'amena à l'adresse qu'elle lui donna. Arrivée devant l'appartement, elle hésita avant d'ouvrir la porte en évitant les scellés de la police. Des taches de sang sec brillaient sur le sol clair. Elle détourna le regard et entreprit de monter l'escalier qui menait à l'étage. Elle entra dans le bureau et s'œuvra à la tâche qui l'incombait.
'Ce n'est pas possible' pensa Carla, désespérée. Tous les papiers étalés devant elle ; des relevés de compte, l'attestation du notaire concernant l'habitation, les devis du garagiste pour les voitures : tout était là et c'était bien le problème. Elle tenta encore une fois le calcul mais le résultat fut toujours le même : il manquait un tiers de la somme nécessaire à l'opération. Même si elle y mettait de sa poche ; la somme ne serait jamais complète. Elle soupira et s'affaissa dans le confortable fauteuil. Elle tourna son regard vers la télé allumée, son seul loisir depuis 18 jours qu'elle était là : elle parlait du PDG Winner, un très grand homme. Son regard dériva sur le mur où s'étalaient des photos représentant Trowa et Heero. Une photo, cependant, différait des autres et attira son regard. Elle se leva, s'approche du mur et décrocha le cadre. Il y avait Trowa et Heero, en compagnie de trois jeunes hommes, ils étaient plus jeunes. Elle regarda la télé et arrêta tous ses gestes. L'homme à la télé, c'est le même que celui de la photo. Elle regarda alternativement les deux images : pas de doutes possibles, c'est bien la même personne.
« Heero, tu ne m'as pas dit que tu connaissais Quatre Raberba Winner »murmura Carla, ébahie. Elle eut soudainement une idée. Elle ramassa tous les papiers sur le bureau, ainsi que le dossier médical de Trowa, le dossier judiciaire et l'album photo présents sur la commode. Elle calqua la porte de l'appartement, tout en appelant une agence de voyage pour obtenir un billet pour la Californie.
C'était décidé, elle irait voir ce Quatre Raberba Winner afin qu'il aide Trowa et Heero.
