Chapitre 2 : Je ne suis pas humaine

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25 Décembre, dortoir des filles Gryffondors, 07:00

-Kate ! Kate ! Regardes-moi ! Je suis là ! Rentres.

Kate avait 10 ans. Sa mère, grande, élancée, se tenait devant elle. La petite fille avait eu danse et habituellement elle rentrait vers 18:00. Ce soir elle était rentrée avec deux heures de retard et évidemment, sa mère était inquiète. Kate n'avait pas eu le temps de s'expliquer quant à son retard, que déjà la main maternelle avait rencontré sa joue qui rosissait maintenant à vue d'œil. Sa mère l'attira par l'oreille dans la demeure et lui ordonna d'aller chercher son 'outil' dans l'arrière cuisine. La gamine sentit des larmes de rage et de douleur lui couler sur les joues. Après un temps d'hésitation, le regard de celle qui l'élevait, la rappela à l'ordre et elle se dirigea vers la pièce où se trouvait l'objet de toutes ses peurs. Elle grimpa sur l'étagère du bas pour atteindre la baguette.

-Kate ! Dépêches-toi !

-Oui, mère !

« Mère », terme froid et distant pour désigner sa génitrice. Celle-ci avait toujours souhaité être appelée ainsi. Revenant vers sa mère, Kate lui tendit la cravache et attendit.

-Eh bien ! Qu'attends-tu petite gourde ?! Retires-moi ce polo, je ne veux pas le tacher.

-Oui.

-Oui, qui ?

-Oui, mère.

-Bien.

La petite acheva d'ôter le vêtement d'automne que les coups tombèrent. Machinalement, elle les compta dans sa tête:

« ...... »

Au fur et à mesure qu'elle comptait, les coups augmentaient en force. La fillette sentait son sang qui dégoulinait sur le tapis.

« 100 »

Kate ouvrit les yeux. Le décor qui lui apparut la ramena à la réalité. Le baldaquin rouge brodé d'or et la petite table de chevet en ébène lui rappelèrent sa présence à Poudlard. Elle ferma les yeux, offrant au drap de soie une petite goutte d'eau salée. Encore et toujours ce rêve. Quand elle le faisait, elle ne pouvait s'empêcher de penser à ce qui avait suivit…

La petite fille brune ferme les yeux sous les coups. Elle à mal. Très mal. Mai spas au dos… Au cœur. Cette femme qui l'a mise au monde… La bat.

Deux jours qu'elle avait compris que sa mère était une égoïste finie. Que quand Kate pensait qu'elle la regardait avec amour, Shazëa se voyait, elle, au travers de sa fille et aimait son reflet et non son enfant. La gamine avait eu de la fièvre et s'était soignée seule pendant deux jours. Habitée d'une force nouvelle, elle vient voir sa mère dans le salon.

-Mère ?

-Oui Kate ? Que me veux-tu encore ?Ne vois-tu pas que je suis occupée ?

-Désolée mère, mais je voulais me libérer.

-Te libérer ?

-Oui.

Shazëa n'eut pas le temps d'entendre sa fille approcher. Non, en fait elle ne l'entendit pas, elle sentit juste sa poitrine se déchirer et déjà sa fille constatait son décès.

-Adieu mère.

Kate posa ses lèvres vermeille sur le front qui refroidissait rapidement.

-Adieu.

La jeune fille finit par se lever. Après s'être lavée et habillée, elle descendit dans la salle commune et ce qu'elle y vit l'intrigua au plus au point. Oh ! Bien sûr elle connaissait les traditions de noël, mais ne pensait pas que cette fête pouvait apporter tant de joie. Tous les élèves étaient accroupis autour du sapin, à une place bien précise, où étaient ses chaussures et son nom. Les personnes l'ayant accueillie la veille, se jetèrent sur elle pour lui souhaiter « joyeux noël ».

-Merci, murmura-t-elle du bout des lèvres.

Malgré sa nature, elle était émue par tant de démonstration. Elle venait à peine d'arriver et, déjà, elle était considérée comme faisant partie de la famille à part entière. Intérieurement, elle se rabroua :

Pourquoi te sentirent proche d 'eux ?Ils sont comme tous… Ils te trahiront. De plus quand ils sauront qui tu es, ils ne voudront plus jamais te parler…

Kate dénoua les bras de Ginny, qui s'était accrochée à elle.

-Désolée, je vais me balader.

-On peut t'accompagner ! Se sera plus drôle pour toi si nous te faisons visiter le château !!

-Non, vraiment Ginny, je ne veux pas.

Et elle sortit précipitamment.

Ron tapota l'épaule de sa petite sœur :

-T'inquiètes pépète ! Elle est grande il me semble. Non ?

-Hum… Approuva Ginny.

**

Parc de Poudlard, banc le plus près du lac, 07:45

Il ne fallait pas qu'elle se lie d'amitié avec eux. Trop de risques, trop dangereux. Pour leur bien elle se devait de les éviter. Un bruissement ce fit entendre dans son dos. Soudain immobile, elle attendit.

-Salut Johannston…

-Hum…Malfoy c'est cela ?

-Oh ! Tu me connaît déjà ? Comme c'est étonnant. Oups ! Ah ! Mais non, j'oubliais que tu était amie avec nos petits Gryffi… Où sont-ils en parlant d'eux ? Ils ne t'ont pas laissée toute seule quand même ?! Ils savent pourtant parfaitement qu'il y a des serpents dans le coin.

Le ton ironique qu'avait pris le jeune homme déplaisait un tout petit peu trop fortement à Kate.

-En quoi puis-je t'aider ?

-Je pensais que t'apprendre les règles ne serait pas plus mal … Comme tu es nouvelle.

-…Je connaît les règles qui régissent ce lieu. Autres que celle du règlement bien entendu. C'est comme partout. Même dans un lieux où les plus riches sorcier sont. Surtout dans un lieu pareil.

-Hum… C'est bien je n'aime pas perdre mon temps et tu m'en à fait gagner. Je te propose ma… mon amitié.

Kate éclata d'un rire clair et doux.

-Ne te moques pas de moi Malfoy. Tu veux un espion au sein du groupe de ton meilleur ennemi.

-Perspicace. Et en effet c'est le but de ma démarche.

- Tu es pédant et sûr de toi… Pourquoi moi ?

-Parce que tu es nouvelle et que tu es plus jeune.

-Tu m'aurais plus facile à manipuler.

C'était une affirmation et l'élève en vert et argent n'eut pas à la confirmer.

Kate repris d'un ton moqueur :

-Allons, cher Draco… Vous avez juste à mettre un gryffondor dans votre lit pour avoir ce que vous voulez. Et Merlin sait qu'ils sont nombreux.

-Ils ?

-Garçons et filles. Le pire, je crois, c' est que tu es tout à fait conscient de ton pouvoir, de ton emprise. Ce qui m'échappe chez vous autres, humain, c'est votre obstination à vouloir quelque chose que vous ne pourrez jamais avoir.

-Parce que tu n'es pas humaine peut-être ?

-Aussi peu que tu es agréable Draco Lucius Malfoy.

Laissant le jeune homme avec sa perplexité, Kate se leva, l'effleura et s'en retourna au château…

Pas un seul regard n'avait été échangé…

Rastaqoueeerr : J'espère que ça vous à plu… Je ne suis pas encore sûr de ce que sera Kate…. Je me tâte, je me tâte ^^.

Et puis je ne sais pas avec qui la mettre… D'un autre côté…. Elle peut finir toute seule. Je vais faire comme tout le monde : J'aimerai des previews avec vos questions, votre avis surtout !!

Schuuuussss !