C'est la rentrée ! Bon, avec un peu de retard, je vous poste un nouveau chapitre croustillant (ou pas...)
Une petite réponse aux reviews, fénéante que je suis ! Merci vraiment, vos commentaires me touchent et me font plaisir :3
Seya-chan : Oui la fic va bientôt toucher à sa faim, lentement... Mais toutes les bonnes choses ont une fin, non ? En tout cas, merci de suivre cette fic depuis le début ! J'avoue que moi j'aimerais bien un Axel ou un Reno à la maison pour me consoler lol
Bouddha : Merci (blush). Cela me fait toujours autant plaisir de voir de nouvelles lectrices qui accrochent autant. Courage pour tes fics ^^
Et sur ce, Bonne lecture :3
Seconde chance
Chapitre 15
Axel retourna auprès de son petit amant, allongé sur le côté, dos à la porte. Il était lové dans l'épaisse couette comme s'il avait froid. Il allait devoir préparer le terrain pour la future rencontre entre les deux jumeaux, panser davantage ses blessures avant de l'exposer à un hypothétique danger… Sora avait été tellement désespéré au téléphone qu'il n'avait plus peur de la réaction de Roxas. Le roux s'assit sur le rebord du lit et se pencha au dessus de lui, un sourire doux aux lèvres. Une bille bleutée dériva vers lui avec reproche.
- Tu as mal ?
- Oui, grogna-t-il.
Son amant posa un bras devant lui, se penchant pour déposer un baiser sur sa tempe. Roxas ne bougeait pas, grognon. Mais, à force de sentir les baisers tendres sur son visage, il finit par remuer un peu. Son réveil et le sursaut à cause de ses cicatrices, combiné à ce souvenir, n'avaient pas réveillé la douleur qui sévissait entre ses fesses, mais maintenant, elle semblait pleinement éveillée. Une grimace de douleur passa sur son visage alors qu'il était presque en face de lui. Il leva une de ses mains pour caresser la joue d'Axel.
- Qui c'était ?
Roxas le demandait de manière détournée mais son esprit ne réclama qu'un seul nom. Son regard bleuté semblait parler pour lui. « Dis-moi que c'était Sora » semblait-il l'implorer. Le rouquin eut un sourire énigmatique avant de lui dérober ses lèvres.
- C'était lui, murmura-t-il contre ses lèvres. Je lui ai dit que je te gardais jusqu'à ce que ça aille mieux.
Le blond parut soulagé à ces mots, son regard étant plus serein, sa main coulant sur la nuque d'Axel. Il y fit pression pour venir l'embrasser, venir chercher un peu de tendresse. Son amant répondit à cette demande, sa langue gourmande venant taquiner sa timide consœur pour l'entraîner dans un ballet plus endiablé. Il s'appuya sur son coude pour se rapprocher de son corps. Malheureusement pour lui, Roxas s'était parfaitement emmitouflé dans la couette, ne lui laissant pas le loisir de passer une main sous la couette pour venir caresser sa peau.
- Tu veux que je soigne ça ?
- Je me méfie, venant d'un obsédé comme toi.
- Je serais sage… même si ça sera dur, murmura-t-il en lui tirant la langue.
Roxas lui lança un regard noir avant de souffler :
- Tu as intérêt…
Un large sourire étira les lèvres d'Axel avant qu'il ne vienne mordiller sa lèvre inférieure.
- Ne bouge pas, je reviens avec ce qu'il faut.
Axel se leva, toujours dans sa tenue d'Adam, pour sortir de la pièce et aller chercher le tube salvateur pour son petit amant. Heureusement qu'il avait toujours ce genre d'outil chez lui. Il ne mit pas longtemps à récupérer l'objet, et revint dans la chambre où la touffe de cheveux blonds dépassait toujours de façon boudeuse de la couette enroulée sur son corps tel un serpent. Le rouquin ne se gêna pas le moins du monde, venant au dessus de lui, à quatre pattes, juste au-dessus de son corps protégé. Les deux prunelles océan lui lancèrent une menace acérée.
- Rox', va falloir sortir de dessous la couette si tu veux que je te soigne.
- Hum, grogna-t-il.
Le blond était terriblement gêné de lui avoir demandé cela. Ainsi, la couette était retirée avec une lenteur timide, ses joues se teintant délicatement de rouge. Une des mains de son amant prit la couette pour la soulever, mais comme il allait tout bonnement le découvrir, le blond appuya de ses deux mains dessus, le visage cramoisi. Axel eut un grand sourire et se rapprocha de lui tel un prédateur, ses lèvres venant lui voler les siennes.
- Je t'ai déjà vu nu hier, Roxas, lui murmura-t-il.
- J'ai le droit d'être gêné, non ?
- Bien sûr. Je trouve ça adorable, mon cœur.
Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Ce genre d'attention et de surnom faisait son petit effet et ses joues en étaient les témoins lumineux. Le rouquin déposa des baisers tendres sur son visage, sa main en profitant pour le découvrir de la couette et ensuite venir vers lui. Ses baisers ne délaissèrent pas son fin visage alors que l'adolescent se laissait manipuler. C'était étrange… Sentir à nouveau ce doigt en lui mais la douleur était trop vive pour qu'il pense à autre chose. Axel captura avec douceur ses lèvres, appliquant un dernier passage de crème avant de retirer son doigt.
- Il ne te faudra pas trop remuer aujourd'hui.
- C'est plutôt à toi d'appliquer ces avertissements.
Axel rit doucement dans son cou, mordillant sa peau.
- Je te prépare le petit déjeuner ?
- Je veux bien…
Un sourire timide étira les lèvres corail de Roxas, son regard bleuté avait une toute autre lueur. Il avait repris vie. Il était toujours un peu réservé, timide, mais quelque chose avait changé et continuait de changer en lui. Le feu d'Axel l'avait attiré vers quelque chose de nouveau, de doux et délicieux. Roxas se rapprocha doucement pour lui donner un baiser léger et Axel ne rompit le contact qu'après l'avoir doté d'une douceur égale.
- Tu déjeunes de quoi, en général ?
- J'aime tout, sauf le café.
- Okay.
Il déposa un baiser sur son front et se leva. Axel fit un effort et mit un boxer de son placard, avant de filer dans la cuisine. Le rouquin prépara un petit déjeuner copieux avec attention, lorsqu'il entendit toquer à la porte. Il lâcha un « tsss » agacé mais il se rendit vers la porte d'entrée pour ouvrir.
- Joyeux Noël, Axel ! Chantonna son aîné.
Reno le prit dans ses bras, sa veste froide couverte de neige se déposant sur la peau nue de son cadet. La réaction ne se fit pas attendre longtemps.
- Crétin, t'es gelé, dégage !
- Quel accueil, ironisa-t-il en quittant son manteau. Et toi, tu m'accueilles d'une manière bien singulière.
L'aîné lui fit un sourire entendu afin de le chatouiller sur ce sujet, mais Axel s'en désintéressa. Il retourna à la cuisine pour surveiller son café, jetant un coup d'œil discret vers sa chambre où rien ne semblait avoir bougé. Roxas avait dû l'entendre… Le rouquin était face un dilemme. Montrer à son grand frère qu'il était devenu quelqu'un de responsable avec un gamin ou… ne rien dire mais cela serait difficile, à moins de le mettre tout bonnement dehors. Ce qu'il ne pouvait pas car Reno venait se poser un paquet d'un emballage rouge éclatant sur la table de la cuisine.
- Dis donc, tu prépares un festin du matin ? Est-ce que par hasard je dérangerais…
Il se pencha pour tenter de voir qui il y avait dans la chambre. Axel lui donna une baffe derrière la tête et l'aîné se redressa sans avoir eu le temps de satisfaire sa curiosité.
- Hey, présente-moi voyons. Mignon ? Mignonne ?
Axel se retourna et retint un rire.
- Derrière toi Reno.
- Hein ?
Le grand frère se retourna pour fixer un petit blond vêtu d'une chemise volée dans le placard d'Axel, un bout de sous-vêtement dépassant entre les pans pas finis d'être fermés. Roxas se mit à rougir un peu plus. La curiosité l'avait fait se lever. Il avait entendu des bruits, des voix se chamailler et il avait été curieux. Axel avait de la famille, quelqu'un d'autre à part Demyx pour s'occuper de son cas. Il nota la ressemblance flagrante entre les deux. Mais il se sentit mal à l'aise sous le regard émeraude qui le scrutait comme s'il jaugeait une marchandise. Le cadet vint vers son petit amant, un sourire doux aux lèvres à son attention.
- Voici mon imbécile de grand frère, Reno. Reno, voici Roxas.
- Enchanté, fit-il avec un sourire de lover.
- De même.
Le blond fut très gêné par ce sourire et rougit encore, détournant le regard. Axel gratifia son aîné d'une tape et d'un regard peu conciliant.
- Je dérange peut-être ?
- Exactement, Reno.
- Roxas, est-ce que je dérange ?
L'adolescent bloqua sous la question à son encontre. Axel vit son malaise. Il n'avait rien dit d'explicite pour que son frère ne vienne pas lui passer de la pommade pour savoir où, quand, comment, et pourquoi, mais… Il allait devoir, au moins pour ne pas voir son jeune amant aussi gêné et muet. Il surprit les deux billes bleutés venir croiser son regard et se pencha pour déposer un baiser sur son front. Un geste tendre qui n'échappa pas nullement à Reno. Cela lui tira même un haussement de sourcil. A quoi son frère jouait-il ? En plus avec un gamin ?
- Si tu ne veux pas qu'il reste, je le vire, lui souffla-t-il.
- Ca ne me dérange pas…
Roxas avait dit ça d'une manière franchement hésitante. Son regard regarda de nouveau avec insistance son petit ami et il lui prit discrètement la main, comme pour lui dire que cela ne le dérangeait vraiment pas. Mais Axel le voyait à ses joues délicatement rougies. Le rouquin ne résista guère sous son regard et déposa un autre baiser tendre sur sa tempe avant de lancer un regard à son frère, qui arborait un grand sourire.
- T'installe pas non plus, tu restes juste pour le p'tit déj'.
Reno rit doucement et tira une chaise pour prendre place autour de la table. Roxas lui jeta un regard discret, mais il avait vu son sourire. Etait-il content pour son frère ? Ou est-ce qu'il se moquait de lui ? Le blond devait bien avouer que comprendre les autres était plus dur que comprendre une autre moitié de soi. Si cela avait été Sora, il aurait su à la perfection ce qu'aurait caché telle ou telle expression. Mais là, il se retrouvait dans la jungle du socialisme et il n'était qu'un débutant.
Axel retourna s'occuper du café, et Roxas le suivit, à défaut d'avoir autre chose à faire. Il lui semblait faire tache entre les deux rouquins. Sauf que Reno l'observait comme une bête curieuse et qu'Axel semblait devenir nerveux depuis qu'il avait « avoué » une certaine chose à son aîné. Il posa le tout sur la table, avant de tirer une chaise et d'y prendre place. Le blond tira une chaise pour lui, malgré son mal de fesses, il n'allait quand même pas… Sauf que son petit ami l'attrapa par la taille pour le tirer vers lui. Un sourire doux et un murmure :
- Viens sur mes jambes, ça sera mieux.
Il avait compris pourquoi sa main avait hésité pour prendre la chaise. Roxas se laissa faire, jetant un regard discret vers Reno qui observait le petit manège du couple. Il brûlait d'envie de poser des questions à son cadet mais il allait devoir les retenir, le temps qu'ils soient seuls.
Axel l'installa, en profitant pour poser sa tête sur son épaule et prendre sa tasse de café. L'aîné prit la sienne sans lâcher les deux amoureux du regard. Roxas lui lançait de temps en temps des œillades, prenant sa tasse de thé puis ses doigts allèrent prendre une tartine, la couvrant de beurre et de confiture. Un vrai petit déjeuner à la française comme il les aimait de temps en temps. Sans doute qu'il n'avait pas le temps pour autre chose.
- Tu comptes bouger aujourd'hui, Axel ?
- Non, je comptais me la couler douce.
- Tu sacrifies une journée pour les beaux yeux de ton blond mais pas pour ton frère ?
- Oui et alors ?
Les joues de Roxas s'empourprèrent et il piqua du nez dans sa tasse en espérant disparaître. Axel entoura sa taille d'un bras, sa grande main venant caresser sa hanche d'une manière douce et distraite.
- Reno j'te verrais plus tard. 'Me fait pas ton numéro du grand frère attentif, ça te va pas.
- Ah vraiment ? Fit-il en riant. Ok, ok, mais ouvre au moins ton cadeau sinon tu vas me vexer.
Axel attrapa le paquet rouge vif pour le poser devant lui avec un air sceptique. Ses lèvres déposèrent un baiser dans le cou de Roxas.
- Arrête de faire ton timide, lui murmura-t-il.
Un grognement lui répondit, la biscotte entre les dents. Roxas tourna la tête vers Axel qui avait un sourire amusé, et qui prit le paquet avec ses deux mains, entourant de ses bras son petit amant qu'il s'amusait à taquiner. Ses doigts agiles retirèrent le papier brillant pour le laisser sur la table, découvrant un étui en carton. Il tira sur la languette pour faire sortir une petite boite contenant une montre. Et pas n'importe quel genre, une montre dernier cri, luisante comme si elle était en argent massif.
- Un message subtil pour me dire d'être à l'heure ?
- Je vois que ça te fait plaisir. J'aurais mieux fait de t'apporter un professeur d'amabilité.
- Merci. Tu m'excuseras, le tien est encore en préparation.
- Ah ? Ben pour te faire pardonner, j'veux un bisou de Roxas.
- Quoi ? Lâcha le blond en manquant de renverser son thé.
Ses joues avaient regagné leur couleur rouge et son regard alla vers Axel, lui demandant quelle était cette blague de mauvais goût.
- Rêve, Reno.
Axel resserra sa prise autour de Roxas, lui volant un baiser pour le rassurer. Le cadet savait très bien que son frère le testait, il le provoquait dans l'unique but d'avoir un « oui » à la question qu'il détesterait entendre. Ses mains profitèrent de cette étreinte pour caresser sa peau si douce, son regard émeraude défiant Reno d'oser seulement le toucher. Et comme le monde est injuste avec les mauvaises personnes, le téléphone se mit à sonner de sa mélodie agaçante.
- Et merde, je reviens.
Roxas se leva de son fauteuil, sa tasse dans les mains tandis qu'Axel laissa en plan son aîné avec le blond. L'adolescent fixa Reno qui ne le quittait pas du regard. Et son petit sourire en coin, qui lui rappelait vaguement quelqu'un qui était dans la pièce d'à côté. Son comportement commençait un peu à l'agacer, bien qu'il restât toujours un peu d'intimité. Le blond ne comptait pas se rasseoir, il n'avait pas envie de se faire mal au postérieur. Il but une gorgée avant de demander :
- J'ai quelque chose sur la figure ?
Le sourire de Reno s'élargit.
- Je vais passer pour le flic mais cela fait longtemps que mon petit frère me cache votre relation ?
- Assez pour que cela vous donne ce grand sourire, je pense…
- Tu es moins timide que tout à l'heure.
- C'est à force de vous voir vous engueuler…
Le rouquin en face de lui rit doucement et but une gorgée de son café.
- Roxas, je vais te parler franchement car tu m'as tout l'air d'être un petit jeune du lycée, commença-t-il.
Le blond haussa un sourcil, buvant une gorgée de son thé chaud tout en le regardant.
- Axel est quelqu'un de bien mais il n'est pas stable. Tu…
- Il l'est, coupa-t-il.
Reno n'avait pas cru ses paroles apparemment, vu qu'il comptait le mettre en garde contre un homme volage et sans moral. L'aîné le regardait avec surprise, attendant plus d'explication.
- Axel est sérieux avec moi.
- Vraiment ?
- Je suis avec lui depuis un mois.
- Alors ça… c'est une bonne nouvelle, fit-il avec un sourire ravi.
Roxas lui fit un sourire maladroit.
- Ne t'en fais pas, je resterais muet sur cette conversation. Mais, dis-moi, t'es au lycée ?
- Oui, pourquoi, ça pose un problème d'éthique ?
- Nan, nan, du tout. T'es drôlement mignon.
Le blond rougit sous le compliment tandis qu'il avait le droit à un sourire charmeur. Sauf que Reno se reçut une belle gifle sur le haut de la tête et protesta en se plaignant d'avoir mal.
- J'ai tout entendu, sale con. Roxas, 'te laisse pas amadouer par mon crétin de grand frère qui est manqué !
- Raaah, ça va, je faisais que le complimenter.
Axel revint vers son petit amant, un regard de reproche pour la conversation dont il n'avait capté que la fin. Roxas lui adressa un sourire doux, se faisant pardonner d'un baiser sur ses lèvres une fois qu'il fut assis. Il ne perdit pas de temps pour l'entourer de ses bras, le rapprochant de lui et l'obligeant à poser sa tasse de thé.
- Hé ho, les mamours, pas devant moi !
- Je fais ce que je veux, je suis chez moi.
- Rectification, tu parasites MON appartement.
Le rouquin lui tira la langue, mais il gardait un Roxas aux pommettes bien rouges contre lui. Reno eut un sourire amusé et finit son café. Il allait les laisser tranquille et passerait voir son petit frère un autre jour. Mais il n'en était pas mécontent de savoir qu'un petit blondinet lui avait mis une laisse pour l'empêcher de continuer à fourrer son nez chez tous les râteliers.
- Bon, je vais vous laisser.
- Ça marche, j'te verrais sans doute après mes partiels, je risque de pas avoir beaucoup de temps avant.
- C'est noté, j'te téléphonerais avant la prochaine fois.
- Ouais, c'est mieux.
- Content de t'avoir rencontré, Roxas.
- A la prochaine, Reno.
Le blond lui offrit un petit sourire, timide. Axel lui vola un baiser, un peu jaloux avant de le repousser en douceur pour se lever.
- Je reviens, mon cœur.
Roxas rougit et n'eut pas le temps de l'engueuler qu'il était déjà parti rattraper son aîné. Axel rejoignit Reno qui avait déjà remis sa veste. Le rouquin le prit dans ses bras, avec chaleur et son aîné lui rendit son étreinte.
- Merci pour le cadeau et d'être passé.
- De rien, p'tit con.
- Je t'accorderais plus de temps après mes partiels.
- Et tu me parleras de tout ça, fit-il avec un sourire de chieur.
- Oui, j'te parlerais de Roxas.
- Pas de bêtise.
Un ton de plaisanterie, et Reno ouvrit la porte qui fit entrer le froid de l'hiver. Il salua son cadet qui referma la porte derrière lui en pestant. Il faisait vachement froid surtout quand on ne portait qu'un boxer. Il se frictionna les bras tout en retournant dans la cuisine, sauf que son petit amant était dans l'encadrement de la porte, à l'attendre. Axel leva un sourcil et il le prit par la taille.
- Désolé pour cette entrevue à l'improviste.
- C'est pas grave. Comme ça, je connais ton grand frère.
- Oui… En même temps, c'est ma seule famille, donc ne t'attends pas à découvrir plus.
Un ton un peu maladroit. Il n'avait pas envie de parler de ça. Le rouquin avait pour mission de remonter le moral du blond, pas de raconter son histoire à lui. Mais dans son regard, il vit l'intérêt qu'il avait éveillé.
- On en parlera une autre fois, tu es là pour te détendre.
- Axel… Et si j'ai envie de savoir ?
- Non. On en parlera plus tard, répondit-il avec douceur en déposant un baiser sur son front.
- Tu me promets de ne pas te dérober ?
- Non, ça, c'est ta spécialité.
Roxas grogna, ne pouvant guère répliquer verbalement puisque ses lèvres venaient d'être monopolisées par son amant. Il mordit le bout de sa langue dans le baiser, pour punir Axel mais cela fit l'effet inverse. Il glissa sa grande main dans son dos, sous la chemise bien évidemment, pour le plaquer contre son torse et rendre ce baiser plus passionné. Le blond avait perdu, se laissant dominer, subissant avec un frison de plaisir cette étreinte douce et rassurante. Le rouquin daigna relâcher ses douces lèvres pour parcourir son baiser de mille attentions.
- Axel…
- Oui ?
- Désolé de te prendre du temps de travail.
- Ce n'est rien, Rox'. Je pourrais peut-être étudier un peu cette aprèm', si tu trouves une occupation à ton goût ici.
- Je ferais en sorte d'en trouver une.
Son amant lui sourit, déposant un baiser plus appuyé sur son front.
- Profitons alors de cette matinée toute à nous, alors…
Roxas rougit mais il ne disait pas non… Il avait envie d'être assailli de ses caresses douces et de ses attentions si délicates. Il avait malheureusement oublié son cadeau, mais le blond se promettait de le lui donner dès qu'il rentrerait chez lui… Chez lui… Quelle expression étrange mais si douce. La seule chose qui rendait cette expression amère, c'était que Sora y était. Il avait peur de l'affronter… Le blond chassa ses pensées sous les baisers d'Axel. Il avait besoin de lui et uniquement de lui. Le rouquin était à présent la bouée à laquelle il s'était accrochée et il lui réclamait bien plus d'attention qu'il ne l'avait fait à Sora. Mais c'était différent… Être frère jumeau et être amant.
Et il commençait à prendre dangereusement goût à cette nouveauté.
A suivre…
Merci d'avoir lu :3
