Disclaimer : Aucun des personnages ne m'appartient, tout est à Stephenie Meyer. De plus l'histoire appartient à twiXlite qui a écrit cette super histoire.

Equipe de la traduction : Dawn266, Baby07, Emy299, Manelor et donc moi ^^

Merci pour vos reviews !! D'ailleurs je n'ai pas pu y répondre car j'y arrivais pas ^^ (le site a du beuguer je sais pas !)


Slumber party partie 2

EPOV

« Vérité ou action. » Alice a poussé des cris aigus.

Il semble que l'argument a été oublié.

Dieu merci.

Je détestais penser qu'ils se battaient pour moi, bien qu'ils ne savaient pas qu'ils se battaient pour moi. Bien qu'ils ne soient pas au courant de ce détail, cela a quand même fait que ma poitrine fut étreignit par l'anxiété. Peut-être était-ce parce que j'avais peur de laisser glisser quelque chose sur qui j'étais vraiment

Ce qui m'effrayait à l'heure actuelle, c'est le fait que Alice était un peu trop excités à la perspective de jouer à vérité ou action. Etant honnête, je détestais ce jeu. Je l'ai vu comme rien de plus qu'une façon d'humilier les gens qui vous intéressent. Ce n'était pas quelque chose que j'aimais faire.

« Oh Dieu. »J'ai gémi alors que je m'asseyais. « Qui joue en premier ? »

« Moi ! » Alice était assise là levant sa main et sautant de haut en bas sur ses genoux. C'était tout à fait amusant à observer en réalité. Avec la quantité d'énergie qu'elle avait déjà utilisé pour dieu sait quoi toute la journée et le soir, comment diable ce petit lutin peut-il avoir encore de l'énergie pour jouer à des jeux ? Je ne saurai jamais la réponse à cette question. « Euh, Bella, Action ou vérité ? »

« Euh, action. » Répondit tranquillement Bella.

"Je te défie d'être assise sur les genoux d'Edouard pour le reste du jeu." A-t-elle dit, avec un sourire sournois sur son visage.

« C'est tout ? » A demandé Emmett, agitant ses mains en signe d'irritation. J'ai entendu une grande claque et l'ai vu frotter le dos de sa tête. Il semblerait que Rosalie ait giflé l'arrière de sa tête. A nouveau. J'avais perdu le compte de combien de fois elle avait fait ça, juste ce soir. J'étais sûr que c'était juste une chose régulière pour elle. Je ne pus m'empêcher de sourire quand il s'est plaint et qu'elle l'a ignoré.

« Bella. » A dit Alice d'une manière significative et Bella m'a lancé une regard d'excuse avant de montée sur mes genoux. J'ai plissé mes yeux de façon sournois sachant exactement quel était son plan. Si elle pensait qu'Edouard Anthony Cullen (Bien, Massen pour elle) était stupide alors elle avait autre chose à venir.

« A ton tour. » Ai-je murmuré à l'oreille de Bella et elle a ri sottement.

« Jazzy, action ou vérité ? » A-t-elle demandé avec assurance.

« Allons, tu me connais ! Action ! » Il semblait confiant qu'il pouvait s'occuper de quoi que ce soit.

« Je te défie d'échanger tes vêtements avec ceux de Rose et que vous n'êtes pas autorisé à te changer jusqu'à que vous ayez fait les courses demain et rentriez à la maison. » J'ai observé le visage de Bella alors qu'un sourire diabolique traversait ses lèvres.

« Quoi ? » Jasper et Rosalie ont crié en même temps.

« C'est pas juste ! » Rosalie s'est disputée. « Il va ruiner mes vêtements ! »

« Je vous en achèterai de nouveaux. » Dit simplement Bella et Rosalie sembla se conformer à cela. Jasper et elle ont quitté la salle, après avoir demandé où ils pouvaient se changer séparément. Je leur ai dit où étaient les deux chambres libres et les deux sont partie et revenu assez rapidement.

Laissez-moi vous dire que, voir Jasper dans un slim collant à la peau et des leggins rose, c'était vraiment quelque chose à contempler. Et pas dans le bon sens du terme. Il faisait, en réalité, très peur à voir. Et le fait qu'il ne soit pas embarrassé plus que ça à porter cette tenue était encore plus inquiétant. Rosalie avait donc eu le plus de chance dans cette affaire. Elle était capable, elle, de porter un de ses pantalons larges que possédait Jasper, avec des boutons sur la chemise. Cela lui allait même très bien en vérité. Mais bien sûr, elle pourrait probablement porter un sac de pommes de terre et être toujours la plus magnifique des filles sur Terre.

« Rosie, action ou vérité ? » Jasper a défié sa sœur.

« Donne-moi le défi, oh mon frère à moi. » A-t-elle répondu avec assurance.

« Bien, alors. » Jasper a souri. « Tu n'es pas autorisé à toucher Emmett comme ça » Il grimaça, en pensant à ça. « Pendant un mois. »

Rosalie y a réfléchi pendant un instant. « D'accord. »

« Quoi ! » Emmett gémi. « Rosie ! » Il ressemblait à un enfant geignard. « Comment peux-tu faire ça ?! Ce n'est pas juste ! Oooh Jazz tu va me le payer ! »

« Ferme-la Emmett. » Alice l'a fait taire et il s'est assis là, boudant comme un enfant dont le jouet favori aurait été enlevé.

« Edward, » Rosalie a dit et je l'ai regardée pour la voir échanger des coups d'œil sournois avec Alice. Ces deux filles ont besoin d'apprendre qu'Edward A. Cullen n'est pas un imbécile. Je savais exactement ce qu'elle allait faire si je disais action et exactement ce qu'elle allait demander si j'avais vérité. « Action ou vérité ? »

« Action. » Je l'ai défiée, ne cassant pas le contact visuel, lui montrant que je savais exactement ce qu'elle allait faire.

Et elle n'a pas déçu. « Je te défie d'embraser Bella pendant trois minutes. »Elle a souri. « Avec la langue. »

J'ai entendu Bella qui gloussait alors qu'elle penchait légèrement la tête vers le bas et a frôlé ses lèvres contre les miennes. Quand mes lèvres sont entrées en contact avec elles, c'était comme si quelqu'un avait lâché un courant électrique et que celui-ci passait entre nous deux. Nous poussant ensemble et pourtant nous tirant à part en même temps. C'était complètement indescriptible. J'ai approfondi le baisser, et frôlé ma langue contre sa lèvre inférieure. Elle a ouvert sa bouche et j'ai poussé un peu ma langue dans sa bouche, caressant la sienne avec la mienne. J'aurai pu continuer ce baiser beaucoup plus longtemps que le temps donné et à la manière donc sa langue répondait à la mienne, j'eu l'impression que Bella le pourrait aussi. La façon dont ces lèvres et sa langue ont répondu en une parfaite synchronisation avec la mienne. C'était un pur bonheur. Comme si ses lèvres avaient été faites spécifiquement pour les miennes.

Je n'avais eu aucune difficulté à effectuer cette action. En réalité je ne voulais même pas qu'elle finisse.

« C'est bon ! » Cria Rosalie en nous séparant, souriant d'un air satisfait en nous regardant. « Je suppose que tu as chaud et que tu te sens bien léger, n'est-ce pas ? »

« C'était ton idée d'action » Dis-je en réponse, mais je savais qu'elle avait elle-même manigancé tout ça. Je lui souriais d'un air satisfait et elle sourit à son tour, sachant qu'elle avait au moins essayé de faire avancer les choses, sans notre consentement. Je savais que je le voulais. Mon seul souci était de savoir : est-ce que Bella le voulait, elle ?

« Emmett, action ou vérité ? » Lui demandais-je alors qu'il tournait immédiatement sa tête dans ma direction, en souriant largement.

« Action » Gronda-t-il gentiment, d'une voie presque espiègle. Comme si cela était possible …

« Je te défie de te couvrir avec des vêtements brillants et je veux que tu fasses croire aux passants que tu es la fée clochette » La mâchoire de Rosalie tomba, avant que le coin de sa bouche ne se relève imperceptiblement « Au marché » j'avais entendu Jason dire, après que nous soyons rentrés à la maison, qu'il y avait un marché une fois par semaine à Forks. C'était là que les gens venaient négocier à peu près tout ce que vous pouviez penser au sujet des choses qui se négocient. Je ne pensais pas que les gens passaient leur temps à faire ça, mais apparemment c'était le cas.

Emmett me regardait assez prudemment, cherchant une quelconque faiblesse qu'il pourrait exploiter, attendant évidemment que je cède et que je lui donne une autre action. Mais avec reconnaissance, et ceci par mes « soins » ainsi que l'expérience que j'avais de la société m'avait apprit à perfectionner le visage d'un joueur de poker. Ne jamais montrer ses faiblesses. Et je l'utilisais maintenant. Seulement en plus cette fois-ci, j'avais un petit sourire satisfait, une expression que je n'utilisais jamais quand j'étais en société. « Tu es trop bon » Dit doucement Emmett après une minute ou deux. « Tu es sur le coup maintenant, tu ne peux plus reculer » Lui souris-je avec malveillance.

Nous avons joué à action ou vérité assez longtemps, avant de décider unanimement que nous avions assez utilisé d'actions pour la soirée. Tout le monde attendait toujours celle d'Emmett qu'il devra faire demain. J'avais rajouté une ou deux conditions. Il devait porter une robe verte, des ailes, porter une baguette magique et essayer de convaincre les gens qu'ils étaient Peter Pan, Wendy et les Garçons Perdus. En somme, tout le petit groupe pensait que ce serait une action de folie.

Nous avions ensuite décidé de regarder un film alors que nous en avions marre de tout le temps chercher des actions ou des vérités. Honnêtement, j'étais très content que nous ayons renoncé. Les actions devenaient de plus en plus dures et compliquées et les vérités, bien qu'elles fussent un peu moins inquiétantes, étaient tout de même très risquées.

Il y eut une petite dispute quant au film que nous regarderions. En voyant que j'avais à peu près tout les DVD en anglais et deux ou trois langues étrangères aussi. Disons juste qu'il y avait un désaccord au niveau du choix du film, tellement la palette de choix était vaste.

À la fin nous nous installâmes devant « Scream ». Un film que je ne voulais personnellement pas regarder parce que, je ne sais pas, c'était créé à partir d'une situation réelle, partiellement recréé dans un film - le tout suivit par des horreurs toutes plus grotesques les unes que les autres et bien sûr les meurtres entièrement bidons et à la fin, ça n'aidait pas à apaiser mes craintes au sujet de ma situation actuelle- de sorte que je ne pouvais plus penser qu'il existe une sortie sûre pour moi à la fin de tout ceci. Je ne savais pas quoi penser.

Et je pensais qu'ils le savaient.

Rosalie m'avait dit plus tôt qu'ils savaient que j'avais un secret. Celui-là même que je ne pouvais pas encore partager avec eux. Le pourrais-je seulement un jour. Je ne pense pas qu'ils se rendent compte qu'il ne va certainement pas avoir d'occasion que je leur dise. Ils ne pourraient jamais retrouver ce type en moi. Il ne pourrait jamais me retrouver, moi. Je ne pouvais pas me détendre et laisser tomber ma garde, même pas un bref instant. Ma vie était ainsi. Je n'étais pas capable d'avoir ce que les autres avaient, simplement parce qu'il y a quelqu'un qui a signé mon arrêt de mort.

Je ne pouvais pas gérer ça. C'était beaucoup trop.

Je regardais autour de moi et je remarquais que tout le monde s'était endormit. Rosalie et Emmett. Alice et Jasper, étaient couchés l'un contre l'autre, un sur chaque divan, pelotonnés ensemble. Bella et moi étions sur l'autre sofa, ensemble.

Bella.

Je ne pouvais pas dormir avec elle. Le pourrais-je ? Je n'avais pas de choix. Si je lui disais qu'elle serait en danger en dormant avec moi, que dirait-elle. Ça signifierait que sa famille et ses amis seraient en danger aussi. Ce n'était pas quelque chose à dire.

Je déroulais mon bras de la taille de Bella et me surélevais du divan, assez gracieusement pour me tourner sur le dos. J'espérais que je ne l'avais pas réveillée. Elle marmonna quelque chose d'incohérent et elle remua un peu, mais s'apaisa aussitôt, une expression difficile à comprendre sur son visage.

J'avais besoin d'air.

Je marchais jusqu'à l'escalier de service et alla sur le porche. Je mis ma main dans ma poche et en sortit mon paquet de cigarettes. Le grand air, hein ? C'était néanmoins ce dont j'avais besoin en ce moment. C'est ce dont j'ai besoin pour arrêter de penser. Normalement quand je réfléchie un peu trop et que cela me gène, tout ce que je dois faire, c'est de trier mes pensées, de les organiser et ensuite je peux m'assoupir. Ouais, je suis bizarre je sais, poursuivez-moi en justice si vous voulez. Mais ce soir, quelque chose d'autre ne va pas. Et je ne peux pas laisser ce doute s'installer.

Pensais-je ça parce que les autres étaient ici ?

Non, cela ne peut être ça. Ça ne devrait pas importer que les autres personnes soient là ou pas. Ça n'affecte pas vos fonctions cérébrales quand un ami vient dormir chez vous. Ça ne devrait pas le faire ? Ça ne peut pas être ça n'est-ce pas ? Argh! Je ne savais pas ce qui se passait.

Peut-être que cela t'affectes plus car tu gardes un secret et ne le dis pas à des personnes que tu apprécies, alors qu'avant, tu gardais ton secret pour le reste du monde. Ma tête me dicta cette pensée. Cela pouvait-il être vrai ? Une conscience coupable ? Cela le pourrait-il seulement parce que je suis coupable du fait de garder un secret envers des gens qui m'avaient accepté dans leur groupe d'amis ? Cela était la seule explication logique.

Mais ce n'était pas comme si c'était quelque chose que j'avais voulu. Je ne pouvais pas leur dire. Pas maintenant. Pas avant que ce cauchemar ne se termine enfin. Mais, une fois que tout ceci sera finit, il ne restera que deux possibilités : Soit je rentrerai à Chicago, soit je serai ………… mort. Je ne voulais pas y penser.

Je jetais la cigarette consumée en bas du porche et me retournais pour rentrer à l'intérieur.

Alors que je me retournais, je vis quelque chose bougeait au niveau de ma vision périphérique. Ça provenait des arbres qui étaient à l'arrière-cour (du jardin) qui menait jusqu'à la maison. Ma tête essayait de me faire rester calme et je restais là, à regarder les alentours, encore une minute ou deux. Je ne savais pas s'il y avait quelque chose, ou non, mais j'avais le sentiment d'être observé. C'était quelque chose que je n'aimais pas du tout.

Je revins à la maison, mes yeux ne quittant pas l'endroit où j'avais vu une forme bouger, et je refermais la porte après moi. La porte était faite de verre, donc je pourrais voir s'il y avait quelque chose qui se déplaçait, et je ne quittais pas des yeux l'endroit précis où le mouvement c'était opéré. Je ne me sentais pas en sécurité. Bien que je sois dans la maison, je ne me sentais pas en sécurité. J'avais l'impression d'être dans une arène, nu, avec pour seule arme, mon corps. Ce n'était pas normalement, ce que l'on ressentait, quand on était chez soi.

Mais ce n'est pas ta maison. Ta maison est à Chicago, avec ta mère et ton père. C'est juste l'endroit où ils t'ont envoyé pendant qu'ils cherchent le crétin psychopathe qui te harcèle.

Juste après, quelqu'un a touché mon épaule et j'ai sauté sur un pied en l'air.

"Oh mon dieu! Edward, je suis désolée ! Je ne voulais pas te surprendre!" C'était Bella. Je me suis retournée et elle était enveloppée dans une des couvertures, j'avais Tess Brind pour ce soir. "Ca va? Tu sembles nerveux de nature."

"Ouais, je vais bien." Lui ai-je dit, en regardant derrière en direction de la porte de verre avec toujours le sentiment d'être épié. "Je pensais avoir vu quelque chose, c'est tout." Ce n'était pas un mensonge complet.

"Ne t'inquiètes pas." A-t-elle dit avec confiance. "Il n'y a rien dans ces bois, à l'exception des randonneurs occasionnels. Il y a des ours et des lions de montagnes mais ils sont beaucoup plus au nord, il n'y a donc rien à craindre." Elle n'a pas réalisé que j'étais plus préoccupé par les occupants humains que le bois pour le moment.

J'ai regardé dans ma veste pour trouver mon téléphone. Je l'ai sorti hors de ma poche et j'ai fait défilé le numéro de Jason. J'ai appuyé sue la touche "envoyer un message" et je lui ait envoyé un court mais inquiétant message.

Jason


Il y a quelqu'un dans les bois à l'arrière.
J'ai besoin de toi ici.


Edward.

Je me sentirais un peu mieux en sachant que, maintenant, Jason savait qu'il y avait quelque chose. Je ne savais pas ce qu'il serait en mesure de faire, mais il devait être en mesure de m'offrir une sorte de soutien.
Quelques instants plus tard, je recevais sa réponse.

Edward


Ne vas pas n'importe où pour ton propre bien.
Même à l'intérieur de la maison.


Jason.

Je regardais Bella et elle avait un regard inquiet.
"Edward, tout est OK? Tu sembles un peu inquiet." Elle semblait vraiment s'inquiéter pour moi.

"Oui, ça va." Je lui ai souri sachant qu'elle n'a pas besoin de m'acheter."Il y a juste quelque chose que j'ai besoin d'éclaircir."

"A 2h30 du matin?" A-t-elle demandé avec scepticisme et je lui ai fait un sourire penaud et un haussement d'épaules. "Pourquoi ne pas revenir dans la salle de séjour avec les autres?" J'acquiesçais de la tête et j'enroulais mes bras autour de ses épaules alors qu'elle serrait la couverture sur elle.

Nous avons marché jusqu'au salon et on s'est assis sur le canapé. J'ai commencé à faire courir mes doigts doucement dans ses cheveux sans m'en rendre compte et j'ai posé ma tête sur son épaule et sa tête est venu se blottir contre ma poitrine, l'impression de réconfort dans le fait qu'elle pouvait entendre mon coeur battre, même s'il tentait de faire un bruit sourd dans ma poitrine à l'heure actuelle. Je pouvais sentir Bella me regarder, mais je voulais juste rester assis là et regarder le mur en attendant Jason arrivé.

J'avais l'impression que cela faisait une éternité que je l'attendais quand il a finalement ouvert la porte. Il m'a regardé avec un air paniqué et inquiet, mais il s'est relaxé quand il m'a vu assis sur le canapé avec Bella.

"Edward." Il m'a fait signe de le suivre à la cuisine. J'ai essayé de me relever mais Bella n'avait pas relâché son emprise sur ma taille. Je l'ai regardé et j'ai plaidé avec elle de me laisser y aller et elle a fini par accepter à contrecoeur. Serait-il possible qu'elle sente le même attachement pour moi que celui que j'éprouve pour elle?

Arrête ça, Edward! Gros problème, rappelles-toi! Me suis-je mentalement grondé en suivant Jason à la cuisine.

"Edward ça va?" M'a-t-il demandé dans un murmure afin de ne pas inquiéter Bella ou de réveiller les autres.

Je ne savais pas comment répondre à cette question. Etais-je bien? Non, ça ne pouvait définitivement pas aller bien. Mais je ne voulais pas dire tout cela à Jason.

"J'ai peur." Ai-je murmuré. C'est tout ce que j'ai réussi à dire. Je savais que Bella serait en train de me regarder. Elle était trop curieuse pour son propre bien.

"Tout va bien." Il a enveloppé un bras autour de mes épaules de manière réconfortante. "Tout va bien se passer."

"Tu ne le sais pas." J'ai dit cela d'une voix calme." Cet homme a été.........si près de moi pendant dieu sait combien de temps. Qui sait ce qu'il veut? J'ai peur Jason. J'ai peur parce que je ne sais pas ce qui va se passer. Je ne sais pas ce qui va se passer. Je ne sais pas si je vais me réveiller d'un jour à l'autre. Je ne sais pas si je vais me faire attaqué ou quoique ce soit d'autre. J'ai peur de devoir passer le reste de ma vie à me demander "Est-ce aujourd'hui? Est-ce aujourd'hui le jour où il va finalement mettre fin à ça?" Je sais que je suis supposé me sentir en sécurité ici, mais je ne le suis pas. Je ne le suis pas. Je ne me sens en sécurité nulle part." J'avais dit tout cela d'une voix basse ou dans un murmure. J'étais tellement heureux que j'ai tourné mon visage dans la direction opposé de Bella parce que je savais que j'avais les larmes aux yeux maintenant.

Je n'étais pas gêné que Jason voit ce niveau d'émotions de ma part. Il a toujours été là, d'aussi longtemps que je m'en souvienne, Jason a toujours été là. Mais pleurer en face de quelqu'un que vous avez rencontrer aujourd'hui seulement. C'est un peu bizarre. J'ai été très heureux qu'elle ne puisse pas me voir comme ça. Et j'étais très heureux que les autres dorment.

"J'ai une équipe qui récure les bois pendant que nous parlons." M'a dit Jason et j'ai fait un signe de tête. Je savais que Jason employait seulement les meilleurs, mais il y avait quelque chose à l'intérieur de moi qui me disait que cela ne serait pas suffisant. "Ils vont me délivrer un rapport dans cinq minutes, ok?" J'ai acquiescé de la tête et je me suis assis sur une des chaises de la cuisine.

"Edward?" J'ai entendu une voix timide m'appeler de la porte. J'ai levé les yeux pour voir qu'ils étaient tous réveillés. Même Emmett et Jasper étaient réveillés.

"Edward, qu'est-ce qui se passe?" A demandé Emmett. "Pourquoi y a-t-il des gens qui font des recherches autour de la maison?"

"Nous pensons qu'il y a quelqu'un dans les bois entourant la propriété." Jason nous a dit cela très autoritairement. " Nous avons vu des rapports de personnes...ayant été attaqués dans les bois près d'ici au cours des deux dernières semaines. Nous allons devoir redoubler de prudence." Il a regardé le groupe. "Je vais vous demander de ne pas vous promener dans les bois tout seul, s'il vous plaît."

"Excusez-moi." Bella prit la parole." Mais mon père est le chef de la police de Forks. Ne devrait-il pas avoir entendu parler de ces attaques?" Merde Bella! Elle était vraiment trop curieuse et inquisitrice pour son propre bien.

"J'ai bien peur que non? Ce cas particulier n'est pas de sa juridiction."Je n'avais pas échappé au clin d'oeil qu'il m'avait fait quand il avait dit cela.
Merde, il ale droit de passer au dessus d'eux. Même le FBI, la CIA et dieu sait quelles autres organisations ne pouvait avoir accès à ce gars et lui faire faire une erreur. Rien ne fonctionnait. J'étais comme un canard pris au piège. Même quand j'étais caché, il savait toujours comment arriver jusqu'à moi. "Pourriez-vous nous excuser, je dois discuter de quelque chose avec Edward. S'il vous plaît, ne vous promenez pas pour votre propre sécurité, même si vous êtes à l'intérieur de la maison. De moins jusqu'à ce que nous sachions que la propriété est sans danger." Je les ai regardé et ils ont tous acquiescé en faisant un signe de la tête et sont parti en groupe. Bella m'a regardé avec un regard compatissant avant de sortir de la cuisine.

Si seulement elle savait ce qui se passait vraiment.

« Edward » Jason m'a ramené à la réalité. « Que leur as tu dit ? Edward »

« Je ne leur ai rien dit » sifflais-je. A t il vraiment pensé que j'étais irresponsable ? « Crois tu que je suis stupide ? Pourquoi leur dirais-je ? Pourquoi risquerais-je ma peau comme ça, hein ? »

« Un mot » dit il sur de lui. « Culpabilité » Il a levé les sourcils vers moi, mais j'ai gardé mon visage impassible, ne reflétant aucune émotion. « Tu te fais des amis et tu as des secrets, alors tu vas te sentir coupable. Mais ça n'importe pas, Edward. Bien sûr tu peux avoir des amis, mais tu dois garder ton secret. Il ne doit pas sortir. »

« Je sais ça, Jason » sifflais-je. « Merci beaucoup pour le rappel sur la façon de sauver ma propre peau. »

Je me suis levé et ai marché à la cuisine, vers la salle de séjour, mais j'ai été arrêté par le son de leurs voix.

« L'avez vous vu, pourtant ? » C'était Jasper

« Vu quoi ? » Alice

« La façon dont il a regardé Edward quand il a dit que 'cette affaire est entre les mains du Chef de la Police' » Bella.

« Je ne suis pas sûre que j'aime ce qu'il se passe avec Edward » Alice encore. Elle a semblé fragile et effrayée. Elle avait une bonne raison de l'être. Je pouvais entendre Jasper essayant de la calmer maintenant et au son de cela, elle ne se calmait pas.

« Je vois ce que tu veux dire » Emmett semblait en rogne. « Il se passe quelque chose. Je trouverais ce que c'est. » J'ai entendu quelqu'un se lever et j'ai fait semblant que je marchais juste par la porte de la cuisine.

Emmett a marché vers la porte et j'ai vu que ses yeux se sont obscurcis quand il m'a vu.

L'instant d'après j'étais épinglé au mur, le souffle coupé. Je ne pouvais plus respirer. Les filles criaient à Emmett d'arrêter et de me laisser partir. Bella pleurait. Jasper était debout là décrivant qu'il pensait la même chose qu'Emmett mais il a décidé de laisser Emmett frapper la merde que j'étais pour obtenir les informations qu'il voulait.

« Edward » gronda Emmett. « Que diable, se passe t il ici ? Nous savons que c'est plus qu'un randonneur attaqué dans les bois. Et nous savons que tu sais, ou que tu es en plein milieu de ce qui se passe. Maintenant dis nous ! »

Oh combien tu as raison Emmett. Tu n'as pas idée de combien je veux vous dire exactement ce qui se passe. Mais je ne peux pas. Pourquoi vous ne pouvez pas juste laisser tomber ?

« Je ne peux pas » réussi je à étrangler.

« Emmett, il ne peut pas respirer » sanglota Bella et la pression sur ma poitrine s'adoucit peu à peu. Juste assez pour me permettre de respirer plus confortablement.

« Je ne peux pas vous dire ce qu'il se passe » leur dis-je après avoir repris mon souffle.

« Et pourquoi pas, bon dieu ? » Emmett était en rogne à présent. Plus en rogne qu'il ne l'était déjà.

« S'il vous plaît, faites moi juste confiance. Ce n'est pas quelque chose que vous voulez rattraper. » Je les ai tous regardé. « Si quoi que se soit arrivait à n'importe lequel d'entre vous, je ne sais pas… vous devez juste avoir confiance en moi cette fois. »

« Souviens toi ce que je t'ai dit, Edward » dit doucement Rosalie de derrière Emmett. « La confiance marche dans les deux sens. »

« Je sais » soupirais-je. « Mais s'il vous plaît, ce n'est pas un jeu. Je ne peux pas vous dire ce qu'il se passe, principalement parce que je ne le sais pas réellement moi même. Mais sachez que ce n'est pas quelque chose que je recherchais que vous soyez impliqués. » J'ai passé ma main dans mes cheveux. « Ecoutez, si vous ne voulez plus me parler désormais, je comprendrais, je -»

« De quoi parles tu ? » me demandait Emmett, de ses yeux larges. Il avait lâché ma chemise et était maintenant débout en un geste protecteur à côté de sa petite amie. « Bien sûr, nous allons te coller, mec. Nous n'allons pas t'abandonner. Nous comprenons que tu ne puisses pas nous dire ce qu'il se passe par ici. » Il a agité sa main en indiquant la maison. « Mais ça ne signifie pas que nous n'allons pas essayer de le savoir et de t'aider, nous n'allons pas arrêter. »

« Je souhaite que vous le fassiez. » Ai-je marmonné doucement.

« Bien, à propos de ça » Rosalie s'est avancée en me regardant. « Si nous essayons et posons des questions et qu'il se trouve que nous avons raison, tu nous le dis, mais si nous avons faux, tu ne le fais pas. » Emmett la regardait confus, donc elle lui a expliqué simplement. « Si tu as un sac de papier sur la tête et que nous essayons de savoir à quoi tu ressembles, nous te poserons des questions et tu ne répondras que lorsque nous avons raison, tu comprends ? » Il a incliné la tête, elle a souri et l'a embrassé. « Nous ne pouvons pas être contant de ça, Edward, mais nous te prouvons que nous te faisons confiance en le faisant et tu dois nous montrer la même courtoisie. Je ne dis pas que ça doit être maintenant, mais tu sais… » Elle a laissé la fin en suspens. Je savais ce qu'elle voulait dire.

Juste à ce moment, Jason est revenu dans la pièce. Il avait l'air grave.

« Il y a quelqu'un là-bas » a expliqué Jason.

« Il y a un sentier de randonnée là-bas » coupa Jasper et Jason a levé la main en disant qu'il le savait déjà. « Bien, soit vous devez être très enthousiaste, soit être des randonneurs paresseux, pour sortir à 2 heures du matin et s'arrêter ensuite un long moment derrière la maison de quelqu'un. » Jason a fermé les yeux avec moi. Je ne pouvais rien voir en eux. Ils se sont complètement fermés à moi.

Je détestais quand il faisait ça.

Ce serait une longue nuit.


J'espère que ce chapitre vous a plu !!! :D