Disclaimer : Aucun des personnages ne m'appartient, tout est à Stephenie Meyer. De plus l'histoire appartient à twiXlite qui a écrit cette super histoire.
Equipe de la traduction : Dawn266, Baby07, Emy299, Manelor.
Merci pour vos reviews !!
Being with Bella
Je n'arrivais pas à y croire.
Toute cette dramatique histoire, qui avait causé un changement important dans ma vie, tout ça je n'avais jamais voulu que ça arrive à moi. Bon d'accord, je voudrais que les circonstances soient différentes, mais je ne voudrais pas que les résultats changent. Pas un seul.
J'avais un groupe d'amis qui m'aimaient moi, et non mon argent. Ouais, ils aimaient le temps qu'ils passaient à ma maison grâce à la salle de « jeux » et le mini cinéma mais je ne pensais pas que c'était la raison la plus importante qui les motivait à venir à la maison. C'était moi, en tant que personne, qui les faisait venir. Et c'était quelque chose que je n'avais jamais vraiment pu expérimenter avant.
Dans le monde dans lequel je suis né et dans lequel j'ai grandis, personne ne se donnait vraiment la peine d'essayer de connaître les autres. Ils s'en fichaient de la véritable personne qui se cachait derrière. Tout ce qui leur importait chez vous, c'était la grosseur de votre compte en banque. C'était hypocrite, très peu profond et dégoûtant. Je sais que ce n'était pas le monde que mon père avait voulu pour ma mère et moi au départ. C'était juste le monde dans lequel nous avions atterrit du fait du succès de la société.
Ça apportait d'ailleurs son propre lot de problèmes.
À savoir, maintenir les apparences. Bon, dans les premiers jours c'était ça de toute façon.
Dans les premiers jours de la société, mon père devrait travailler dur pour trouver des actionnaires et des acheteurs prioritaires pour ses produits. Mais après plusieurs années de dur labeur, il avait récolté assez d'argent pour que nous puissions vivre confortablement. C'était tout ce qu'il voulait pour sa famille. Ça signifiait qu'il devait suivre des galas innombrables, des événements d'œuvre de bienfaisances, des fêtes et des réunions. Bien sûr il devait emmener ma mère avec lui et à mon tour je devais aussi y aller, pour "me mélanger" avec les enfants riches des autres invités. Bien que je ne pense pas que vous puissiez appeler ça « un mélange » quand vous avez cinq ans. Je ne sais pas.
Mais la meilleure chose qui me soit arrivé depuis que j'étais arrivé à Forks, c'était cette Bella Swan, qui était maintenant ma petite amie.
Ma petite amie.
Je ne pus m'empêcher de sourire quand je pensais à ça.
Je n'avais jamais rien ressentis d'aussi fort pour quelqu'un avant. Ouais, j'avais eu des petites amies auparavant. Mais je n'avais jamais vraiment ressentis quelque chose pour elle. J'avais pensé que peut-être si je leur donnais une chance, alors peut-être que quelque chose viendrait, mais ça ne s'était jamais produit et je finissais toujours par rompre avant que ça ne soit trop tard. Je n'aimais pas être tendre quand il n'y avait aucune raison de l'être et aucun sentiment derrière. Mais bon, elles, n'étaient pas trop contentes de mon état d'esprit. J'étais sorti avec quatre filles pour être exact, mais ça n'était jamais vraiment allé loin. Bon, nous nous sommes embrassés, mais rien d'autre. Trois d'entre elles ont compris pourquoi je rompais et bien qu'elles aient bien évidemment été vexées, elles avaient été très adultes.
Une fille néanmoins, était rentrée dans une colère noire quand j'avais cassé avec elle. Elle ne voulait pas me laisser partir. Je sais que ça ne devrait pas l'être, mais en réalité, c'était tordant. Elle était debout en face de moi, agissant comme une gamine de cinq ans à qui l'on venait de retirer son cadeau de noël. Elle m'a dit que je ne trouverais jamais plus personne comme elle. Et que grâce à cela, elle me récupérerait. Je lui avais dit que ça n'allait sûrement pas arriver, mais elle n'avait pas semblé prendre ça pour une réponse valable.
Quand tout ce big bang avec l'harceleur avait commencé, j'avais dit à mon père ce qui s'était passé avec elle et ce qu'elle avait dit et il l'avait fait suivre. Cette piste s'était avérée ne menant nulle part, et son père avait du l'envoyer à l'autre bout du pays pour finir son année scolaire, à cause de tout le bordel qu'elle avait causé. Et les photos avaient été prises récemment, donc nous savions que ce n'était pas les vieilles photos de moi qu'elle aurait trouvé. Comment avait-elle pu prendre une photo de moi endormi c'était un autre mystère. Mais, je n'aimais pas cette pensée qu'un maboule était en train de me surveiller nuit et jour.
Cette pensée ne me menait que dans une impasse.
Mais avec Bella c'était différent.
Je ressentais quelque chose pour elle. Je l'avais déjà ressentit la première fois qu'elle m'avait regardé. Ça avait été comme si tout mon corps s'était raidit et que mon cerveau avait refusé de fonctionner normalement. Je n'avais pas eu cette expérience avec quelqu'un avant. Jamais. C'était tout nouveau pour moi et j'avais peur, mais d'une bonne peur. Si c'était possible. Même quand nous avons commencé à être amis, c'était comme si je me sentais en sécurité avec Bella. Comme si le reste du monde pouvait s'écrouler et brûler autour de nous et que cela importerait peu. Le reste du monde se dissipait et il n'existait plus qu'elle. Plus que Bella.
Et maintenant elle était ma petite amie.
Et je tiendrais la promesse que j'avais faite à Jasper et Emmett. Je ne la blesserais pas. Jamais.
Maintenant que je m'étais lancé il y a de cela deux semaines environ, je n'allais pas hésiter maintenant. Et je me comporterais avec elle de manière aussi libre que la situation me le permettait. Bien sûr je pensais toujours dans la même façon. Toutes les années "de soins" que Carlisle m'avait fait endurer, pour qu'un jour je puisse reprendre son entreprise, étaient toujours enraciné dans ma tête, mais je ne sais pas pourquoi, cela n'était que du positif. Il y avait des leçons qu'il m'avait apprises et que je ne voulais jamais oublier. Et d'autres choses que je ne pouvais pas oublier.
Quand j'étais à l'école, je devais tout le temps jouer la comédie. Il y avait plus d'un risque d'être découvert à l'école. Car mes amis essayaient de découvrir quel était mon secret, bien que je les aie suppliés de laisser tomber. M'avaient-ils écouté ? Bien sûr que non. Si quelque chose leur mettait la puce à l'oreille, ça ne les stimulait qu'encore plus à découvrir ma part de mystère. C'est pour cette raison que je devais être plus prudent à l'école était parce qu'il y avait plus de personnes qui pourraient me reconnaître là-bas. Si je faisais une simple erreur, même la plus minime, à l'école, il y avait un risque que cela s'ébruite et parvienne aux oreilles de mes amis. Au moins, s'ils étaient supposés le rester après l'avoir découvert. Si ça sortait de l'école, ça se saurait alors, partout. J'avais eu droit à quelques regards moqueurs, mais les autres avaient tendance à me laisser tranquille et faire ma petite vie.
Enfin, presque tout le monde.
Il y avait deux personnes en particulier qui refusaient de me laisser tranquille. Pas parce qu'ils ne savaient pas qui j'étais, mais pour d'autres raisons que je ne voulais même pas connaître. Même avant que je ne leur aie jamais parlé. Les menaces que j'avais reçues d'elles, s'en étaient assez pour toute ma vie.
Lauren Mallory ET Jessica Stanley.
Depuis que le premier jour où je les avais surprises en train de me regarder, elles m'avaient suivi comme mon ombre et je n'en étais pas très heureux. Cela m'énervait carrément, pour être honnête. J'avais réussi à les éviter le premier jour, avec l'aide de Jasper. Mon deuxième jour, cependant, je n'avais pas été si chanceux.
Flash back
Je venais d'arriver dans le lycée, j'avais dit bonjour aux autres mais j'avais besoin de m'arrêter à mon casier pour laisser quelques affaires. J'avais un livre dans mon sac qui pesait une tonne. Je n'en aurais pas besoin jusqu'à ma troisième heure de cours, donc je supposais que je pouvais le laisser dans mon casier et le prendre en cours de route avant d'aller à ma troisième heure de classe, car je devais passer mon casier pour y arriver de toute façon.
Je laissais tomber le livre et refermais la porte de mon casier quand je remarquais qu'il y avait quelqu'un debout, à côté de moi.
L'apparition soudaine de cette personne me foutu les jetons, c'est le moins que l'on puisse dire. Ce n'était pas quelque chose dont j'avais besoin, étant donné la raison pour laquelle j'étais venu dans ce lycée dans un premier temps.
« Salut » Me dit la personne de droite. Sa voix était sucrée, bien trop mielleuse. C'était aigue et doucereux. Une voix qui pourrait et qui deviendrait, très ennuyeuse et cela très rapidement. « Je suis Lauren » Dit-elle. Je la regardais alors que je refermais mon casier.
Elle était grande. Légèrement plus grand que Bella, mais pas beaucoup. Elle n'était pas non plus de la taille de Rosalie, mais bien sur, très peu de filles de cet endroit l'étaient. Elle était aussi blonde et bronzée, qui, étant donné le temps dans cette petite ville morne, était un bronzage complètement artificiel. Elle aurait pu être jolie si elle n'avait pas étalé son pot de peinture sur son visage. En somme elle était beaucoup trop comme les filles que je voyais dans la jet-set tous les jours. Toutes ces filles-là, je les détestais.
« Salut » Dis-je simplement. Je ne voulais pas vraiment entamer une conversation avec cette fille. Pour être honnête, elle ne semblait pas être capable de tenir une conversation. En dehors du sujet de la mode et du maquillage, bien sûr.
« Salut » Dit l'autre personne, à gauche de moi, comme si elle avait été mise à l'écart d'une sorte de conversation profonde et mystique. « Je suis Jessica » Je pris une seconde pour regarder cette fille aussi.
Elle était petite. Plus petite que Lauren. Je dirais d'environ 20 centimètres. Elle était plus grande qu'Alice, mais pas de beaucoup. Mais bien sûr, Alice l'emportait haut la main. Cette fille ne se tenait pas de la même façon. Alice était gracieuse et pouvait utiliser sa taille à son avantage. Je ne savais pas comment décrire cette fille. Elle avait les cheveux châtains qui pouvait être apparenté à une serpillère – et oui, moi, Edward A. Cullen, utiliser ce mot – et qui avoisinait le crépus. Elle avait aussi des teintes brunes et rousses, qui de nouveau, devaient être fausse. Elle avait, elle aussi, bien trop de maquillage et ça me rappelait toutes les filles que je connaissais et donc j'étais heureux d'être très loin.
« Alors… » Commença la fille blonde, Lauren, lentement, dans ce qui semblait être un ton séduisant. « Nous t'avons vu avec ces perdants hier. Pourquoi tu ne viendrais pas déjeuner avec nous ce midi ? Je suis sûre que tu passeras un bien meilleur déjeuner » Elle battit des cils, quelque chose qui me rappelait Victoria. Ça m'envoya des frissons de dégouts dans tout le corps.
« Ouais, nous sommes, quand même, tellement plus intéressantes qu'eux » Ajouta Jessica, glissant ses doigts sur mon biceps gauche. Je supposais que ces filles essayaient de flirter avec moi. D'autres filles pourraient être traitées de salopes pour ça. Mais dans des petites villes comme ça, ça ne l'était pas. C'était courant de voir ce genre de filles utiliser ce comportement et pour être honnête, je trouvais ça fort dommage et fort ennuyeux.
« J'en doute » Répondis-je, réprobateur.
« Pourquoi tu ne viendrais pas manger avec nous ce midi pour que nous te prouvions que tu as tord » Dit Jessica, faisant toujours glisser ses doigts en haut et en bas de mon biceps, me faisant me sentir encore plus mal à l'aise.
« Pas la moindre chance » Je me frayai un chemin et partit vers ma salle de cours. Je les entendis glousser et jacasser alors que je marchais.
« Oh, mon Dieu. Il te veut alors ! » J'entendis dire l'une alors que l'autre riait sottement.
« Je sais bien » Dit l'autre avec assurance et je fus presque tenté de revenir de mettre les points sur les I avec ses deux pimbêches. Victoria bis, le retour. La relève est assurée ! Pas bon. Pas bon du tout.
Je m'éloignais juste d'elles, regardant une dernière fois en arrière alors que je tournais à l'angle d'un couloir, allant devant ma salle.
Fin du flash back
Inutile de dire que je n'allais pas aller m'asseoir avec eux pour déjeuner. Cela ne semblait pas les dissuader du tout. C'est quelque chose qui m'agaçait.
J'avais juste espéré qu'ils allaient me laisser tranquille maintenant que j'avais Bella comme petite amie, mais une autre partie de mon cerveau, la partie pessimiste ne le pensait pas. Non, cela n'allait pas. La partie pessimiste de mon cerveau savait que cela n'arriverait pas.
J'étais en train de marcher de ma troisième classe sur le chemin menant à la cafétéria.
« Yo, Edward. » Quelqu'un m'appela et je me suis retourné.
C'était Mike Newton.
Il était un gars bien, à certains égards. Il pensait qu'il était MR populaire, mais ce genre de chose ne me dérangeait pas. Je suppose que les filles devaient penser qu'il était mignon. J'avais entendu certaines d'entre elles dire qu'il avait tout du look du garçon de plage Californien. Je suppose que cela était du au fait qu'il avait les cheveux blonds et les yeux bleus. Je n'avais pas vraiment prêté attention quand les filles parlaient d'autres gars. J'avais seulement écouté quand elles parlaient de moi, afin que je puisse juger si oui ou non elles étaient proches de la vérité.
Aucunes d'elles ne savaient, mais c'était encore une bonne idée de garder les oreilles dehors. La plupart des conversations que les filles faisaient sur moi me faisaient me sentir très mal en fait. Combien j'avais été heureux de savoir que je ne pouvais pas entrer dans la tête de ces filles. Je crois que j'aurais eu besoin d'une thérapie par la suite.
« Qu'est-ce qu'il t'amène, Mike ? » Demandais-je en marquant un arrêt, évitant quelques jeunes qui marchaient derrière moi. Il est venu vers moi, secouant légèrement un ballon de basket de haut en bas dans ses mains.
« Nous nous demandions si tu y avais repensé ? » En indiquant le ballon de basket.
Il avait vu que je pouvais jouer quand Emmett m'avait mis au défi de un sur un, que j'avais remporté de justesse, et il ne cessait de me demander de me joindre à l'équipe de l'école depuis. Je ne voulais pas attirer l'attention sur moi-même. C'était mieux ainsi.
« A propos de me joindre à l'équipe ? » Il a acquiescé. « Désolé Mike, mais la réponse est toujours non. »
« Allez mec. » C'était la façon qu'il utilisait à chaque fois. « Tu es le meilleur joueur que nous avons vu depuis des siècles. Sais-tu combien tu pourrais aider l'équipe ? » Oui je savais. L'équipe agonisait. Ne soufflant pas sur ma propre gloire, mais je savais que je pourrais certainement faire sortir Forks de l'ornière dans lequel elle était.
J'ai secoué ma tête. « Désolé, Mike. J'ai d'autres priorités." Que tu ne pourrais pas croire, je pensais à moi-même. Je me suis retourné pour marcher loin de lui avant qu'il ait pu commencer sa prochaine ligne de « C'est à propos des filles ? » merde. Pas comme si j'avais été gêné par cela de toute façon. Je ne voulais pas d'elles. J'avais Bella maintenant.
Avant que je ne puisse faire deux pas, je fus arrêté. Jessica et Lauren se tenaient en face de moi.
« Eh bien, bien, bien, Eddie. » A dit Lauren d'un ton réprobateur. « Nous attendons toujours que tu lâches cette équipe de perdants et que tu viennes t'asseoir avec le reste d'entre nous. Tu sais, les intéressants. »
« Premièrement, ne m'appelle pas Eddie. C'est Edward. Rien d'autre. » Lui dis-je d'un ton froid. « Et quiconque aura ce message, je ne veux pas m'asseoir avec vous. Et que « l'équipe de perdants » comme vous les appelez, sont mes amis et ma petite amie. Donc si vous pouvez vous abstenir de mes appeler comme cela, ce serait vraiment apprécié. »
« Attends, attends. Je pense que je t'ai mal entendu. Rigola Jessica. « J'aurais juré que tu viens de dire ta « petite amie ». » Elle rigolait d'un rire agaçant encore et cette fois Lauren s'est joint à elle comme si c'était une sorte de blague.
J'ai fait semblant de penser un instant. « Non, tu as bien entendu. » Ai-je dit et leurs rires se sont tu immédiatement.
« Quoi ? » Lança Lauren furieuse pour quelque raison. Oh oui, elle pensait que je l'aimais bien. « Tu veux dire que Swan est ta petite amie ? » Elle se moquait de son nom et cela m'a mis vraiment en colère.
« D'abord, son prénom est Bella. Non Swan. » Lui dis-je en essayant de garder une voix douce. « Et en second lieu, oui, elle est ma petite amie. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser. » Je les ai poussées, mais Lauren a saisi mon bras.
« Maintenant, Eddie. » Dit-elle, sa voix avait un ton inhabituelle pour elle. « Je sais que tu dis juste cela pour me faire enrager, mais je connais les astuces, bad boy. A présent je te pardonne pour m'avoir menti et je te veux toujours, alors pourquoi ne pas nous voir après l'école ? »
J'ai fermé mes yeux et secoué la tête. « Quoi ? » Avais-je vraiment entendu ce que je pense que c'était ? « Qu'est-ce que tu racontes ? Je ne veux pas de toi Lauren. Un point s'est tout. Mais ce que je veux, c'est que vous me laissiez tranquille, d'accord ? » Je lui ai pris la main qui était sur mon bras. « Pensez-vous pouvoir gérer cela ? »
« D'accord, je vais me montrer conciliante envers toi à présent, Eddie. » Elle m'a dit en rigolant. « Jusqu'à ce que tu reviennes. »
J'ai fermé les yeux et secoué ma tête d'exaspération. « Laisses-moi Lauren. » Je me suis retourné, en marchant vers la cafétéria.
« Et c'est Edward ! » Leurs rappelais-je. Non pas qu'elles me prêteraient attention en premier lieu.
Je suis entré dans la cafétéria et me suis mis dans la file pour obtenir de la nourriture. J'ai pris une chose qui ressemblait à une salade de pâtes, une pomme et une canette de coca. J'étais en bonne santé, la plupart du temps de toute façon. Après avoir payé pour mon repas, je me suis dirigé vers la table où j'avais l'habitude de m'asseoir avec mes amis. Bella était déjà là, ce qui m'a fait sourire. Mais ensuite j'ai vu Jessica et Lauren me souriant et cela m'a foutu la chair de poule. Elles étaient tout ce que je détestais chez une fille. Elles étaient fausses, hypocrites, égocentriques et superficielles. Juste comme presque toutes les filles que j'avais rencontrées, moins les trois plus gentils avec qui je traînais Rosalie, Alice et Bella. Bien sûr, Bella était le contraire de c'est deux là. Elle était parfaite.
Même si elle ne le voyait pas, pour moi elle l'était.
Je n'aimais pas que les gens disent que nul n'est parfait. C'est que ces derniers n'avaient évidemment pas rencontré Bella.
Moi, je l'avais mauvaise.
Mais vous savez quoi ? Je ne m'en souciais vraiment pas. J'étais amoureux de Bella et je n'avais aucun problème avec cela. Ma seule inquiétude était que je devrais la quitter quand je devrais retourner à Chicago. Ne pardonnerait-elle jamais ? J'avais raconté à Jasper et Emmett moi-même que je ne voulais pas, que je ne pouvais pas la blesser, mais en fin de compte être avec elle, allait lui faire du mal. J'étais triste de penser au jour où je devrais partir.
Rosalie et Emmett étaient assis, mais ils étaient trop absorbés par eux pour s'apercevoir de mon approche. J'étais habitué à cela. Au début, je croyais que c'était un peu de l'auto absorbation, mais au fil des semaines, je me suis rendu compte qu'ils s'aimaient vraiment et qu'ils voulaient juste passer le maximum de temps l'un avec l'autre.
Bella a levé les yeux vers moi, et m'a lancé un sourire quand je me suis assis et je n'ai pas pu m'empêcher de souder et d'appuyer mes lèvres sur les siennes. Elle s'est détendue dans le baiser presque instantanément et je sentais un sourire se former sur mes lèvres quand je me suis reculé d'elle.
« Salut à toi aussi. » Elle a dit an souriant timidement.
« Désolé, je n'ai pas pu m'en empêcher. » J'ai haussé les épaules et j'ai ouvert ma salade de pâtes.
« Ne t'excuses pas. J'ai aimé. » Son sourire s'est agrandi, à présent. «En fait, je voudrais insister pour que tu me salues de cette manière à chaque fois que tu me vois. » Après que les mots soient sortis de sa bouche, elle a rougi d'un rouge profond qui m'a fait rire.
J'ai placé un doigt sous son menton et je lui ai relevé la tête de façon à ce qu'elle me regarde. « Est-ce une requête? » Demandais-je, l'éblouissant d'un sourire que je savais qu'elle aimait.
« Non. » Dit-elle indigné, se penchant en avant et appuyant ses lèvres sur les miennes à nouveau, dans un baiser plus profond que celui que je lui avais donné. « C'est une exigence. » Murmura-t-elle contre mes lèvres et je pouvais sentir mes lèvres se tourner en un sourire.
« Eh bien. » Marmonnais-je sans rompre le baiser. « Je pense que c'est une exigence que je peux accorder. »
J'ai rompu le baiser et lui ai souri en lui prenant la main dans la mienne, faisant courir mon pouce sur le dos de sa main.
« Oh merde. » A-t-elle chuchoté, l'air penaud.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » Lui ai-je demandé confus.
« Rien. » Elle a dit trop vite en regardant sa nourriture.
J'ai regardé l'endroit où elle avait regardé et j'ai vu Jessica et Lauren la regarder avec un air de mépris. C'était ça. J'ai enroulé mes bras autour de sa taille et je l'ai tiré sur mes genoux. Elle a haleté, un peu à mon action, mais rapidement elle m'a souri, appuyant sa tête sur mon épaule, en soupirant heureuse.
« Mieux ? » Lui demandais-je et elle a hoché la tête.
« Beaucoup. »
« Bien. » J'ai embrassé le sommet de sa tête. « Je ne veux pas que tu sois triste à présent, d'accord ? » Lui ai-je demandé rhétoriquement. Elle soupira contre ma poitrine et nous nous sommes assis là pendant quelques minutes, notre nourriture complètement oubliée.
« Aww, vous êtes trop mignons. » Ai-je entendu Alice dire avant que je ne la vois. J'ai levé les yeux au moment même où Bella l'a fait et elle a sauté vers nous, un grand sourire sur son visage.
Elle s'est assise à côté de Rosalie et Jasper s'est assis à côté d'elle.
Emmett a détourné les yeux de Rosalie et nous a souri à moi et Bella. Il faisait la navette entre nous et nos aliments. « Tu vas manger, cela ? » demanda-t-il à Bella et son estomac a grondé fort en réponse. J'ai ri et elle a rougi. « Je pense que oui. » Ai-je dit à Emmett et il a fait la grimace comme un enfant. Je ne pouvais pas m'empêcher de rire.
Bella essaya de descendre de sur mes genoux, mais je la tenais et lui ai fait la moue. « Où vas-tu ? » Lui ai-je demandé et elle m'a regardé comme si j'étais un imbécile.
« Descendre de tes genoux. » Dit-elle, comme si c'était la chose la plus évidente au monde.
« Pourquoi ? »
« Parce que tu ne peux pas manger avec moi sur tes genoux ? » ME dit-elle, sans essayer de se déplacer à nouveau.
« Bien sûr que je peux. » Je lui ai souri et elle a roulé des yeux vers moi. « Veux-tu descendre de sur mes genoux ? »
« Non. » Dit-elle doucement et je lui ai souri, embrassant son cou doucement.
« Tu vois pourquoi j'aurais envie que tu bouge? » Lui ai-je demandé. « J'aime vraiment t'avoir exactement là où tu es. » Je lui ai dit et elle a sourit.
« Vraiment? » Ça sonnait comme si elle ne me croyait pas réellement.
« Vraiment vraiment. » Je lui ai sourit et elle s'est baissé et déposé un chaste baisé sur mes lèvres.
Nous avons regardé les autres pour trouver Alice et Rosalie nous regardant comme si elles étaient sur le point de sauter sur place en poussant un cri aigu ou du moins de libérer le plus grand "aww" le monde ait jamais entendu, ce qui connaissant que ces deux là ne m'aurait pas étonné. Emmet avait décidé d'attaquer la pizza qu'il avait prise et Jasper mâchait quelques chips, semblant perdu dans son propre petit monde.
Bella a saisi son sandwich et pris une grande bouchée, me faisant sourire. J'ai pris ma fourchette et fouillé dans mes pâtes. Elles n'étaient pas si mauvaises en réalité. Mais encore une fois j'en suis arrivé à la conclusion que la cafétéria ne les avait pas préparées eux-mêmes. C'était probablement pour ça. Il faudrait que je me souvienne de demander à Mary de me faire mon déjeuner. Sa cuisine était vraiment une tuerie. Les autres étaient d'accord. Je renoncerais à elle pour rien au monde.
« Hé, Eddie. » Maintenant il y avait une voix qui faillit me faire vomir tout ce que je venais juste d'avaler. Ces filles ne comprendraient-elles donc jamais? Évidemment non.
« Les filles. » Ai-je dit, sans les regarder, la voix dépourvu d'émotion. Je savais que Jessica serait là avec Lauren, donc j'ai décidé de les saluer en tant que collectif.
J'ai entendu la chaise à côté de moi bouger et j'ai su que l'une d'entre elles, Lauren très probablement, s'était assise. J'ai senti une main sur mon biceps et je savais que ce n'était pas Bella parce qu'elle avait une de ses mains dans la mienne, nos doigts entrelacés, et l'autre était sur mon genou.
« Qu'est-ce que tu veux? » Je lui ai demandé froidement, la regardant fixement.
« Tu n'as pas besoin d'être comme ça Eddie. » A-t-elle dit, battant des cils, comme si c'était mignon. « Je voulais juste te dire que j'organisais une fête samedi soir, et je veux que tu viennes. » Elle l'avait dit de façon à être sûre que les autres sachent qu'ils n'étaient pas les bienvenus.
« Désolé, occupé. » Lui dis-je sans détour.
« Vraiment? » Demanda-t-elle n'y croyant pas. « Qu'avais tu de prévu? »
« Nous allons à triple rendez-vous, n'est-ce pas les gars? » Renchérit Bella, regardant les autres qui ont hoché de la tête et marmonné leur accord. J'ai remarqué qu'ils étaient tous très intéressés par ce qui se passait.
« Ouaip. » J'ai confirmé et Lauren semblait ….. et bien elle semblait furieuse c'est le moins qu'on puisse dire.
« Bien, peut-être la prochaine. » A-t-elle dit, ce sourire énervant accroché au visage.
« Lauren! » Dit Rosalie cassante. Je n'attendais que ça. Rosalie détestait Lauren et Jessica. Pour une raison que j'ignorais, mais je savais que c'était une bonne raison. Et quand Rosalie était énervée mieux valait ne pas poser de questions. « Quand allez-vous faire entrer ça dans vos têtes? Il est avec Bella maintenant! Il n'est pas intéressé. Maintenant allez-vous faire voir. »
Lauren n'a rien dit à Rosalie. Elle savait qu'il ne valait mieux pas. Elle est juste resté assise à la fixer d'un regard noir. Regard que Rosalie lui rendait froidement. Son regard m'avait déconcerté, et j'étais ami avec Rosalie, alors imaginez ce que ça faisait face à quelqu'un qu'elle n'aimait pas. Après un moment, Lauren a juste soufflé d'exaspération et est partie.
« Merci. »Ai-je dit à Rosalie et elle m'a lancé un sourire.
« Aucun problème. » Répondit-elle, prenant sa pomme et la croquant. « Je cherchais une raison de rembarrer cette salope depuis longtemps, donc, hé, c'était le meilleur moment. » Elle s'est assise et a réfléchi une minute, mâchant sa pomme. « Peut-être que je devrais 'accidentellement' lui rentrer dedans dans les toilettes et la 'persuader' de vous laisser tranquille. Ça aiderait? »
« Euh, non. » J'ai ri. « Sans vouloir t'offenser Rose, te connaissant, tu ne la laisserais pas s'en sortir vivante. » J'ai ri sous cape et elle a haussé les épaules nonchalamment.
« Ptet ben qu'oui, ptet ben qu'non. » Elle a pris un autre morceau de pomme. « oh, ça ne m'offense pas. C'est probablement vrai. » Elle a ri et je ne pouvais pas m'empêcher de sourire.
« C'était quoi tout ça au fait? » Me demanda Alice, me regardant d'un air narquois.
« Pour une raison que j'ignore, elle et Jessica sont persuadées que j'aime Lauren. » J'ai frissonné à cette pensée. « Probablement parce que je ne suis pas parti en courant et en hurlant quand elle mon coincé lors de mon deuxième jour. »
« Ça aurait été la meilleure chose à faire. » Bella a ri.
« Bien sur tu me le dit maintenant. » J'ai marmonné et elle m'a sourit. « Je les ai seulement évité lors de mon premier jour grâce à Jazz. Merci pour ça mec. »
« Mais de rien. » Il a répondu, me souriant.
« J'ai déjà eu à faire à des filles comme elles avant, je ne peux pas les supporter. » Je leur ai dit, croquant dans ma propre pomme.
« Ooh, » Alice a dit, souriant d'un air satisfait. « Pourrions nous entendre une autre petite friandise du passé d'Edward Masen. Il a rencontré des filles comme elles auparavant. C'est bon. Tu nous donnes des détails? »
« Sur quoi? » J'ai demandé embarrassé.
« Tu sais ancienne petites amies. » M'a encouragé Emmet.
« Je ne vous connais pas les gars. » Honnêtement il n'y avait rien d'incriminant dans cette partie de ma vie, mais je ne me sentais pas à l'aise propos d'ex-copines quand ma petite amie actuelle était assise sur mes genoux. « Pas maintenant. »
« Oh allez. » Emmet a geint. « Ça sera amusant. »
« Oh, comment ça? » Je l'ai contré et il est juste resté assis là à me fixer. « Uh-huh, et c'est reparti. » J'ai pris une autre bouchée de ma pomme et souri d'un air satisfait.
« Bien, ça suffit. » A dit Bella, devenant le médiateur de la conversation. Ce qui était probablement une bonne chose, parce que de ce que j'avais appris sur Emmet au cours des deux dernières semaines, il pouvait rendre cette situation vraiment embarrassante pour Bella et moi.
« Ça va bientôt sonner de toute façon. » Elle s'est levée et la cloche nous avertissant de la fin du déjeuner a sonné. La proximité que nous avions partagée depuis qu'elle s'était assise sur mes genoux m'a immédiatement manquée.
Nous sommes ensemble depuis un jour seulement, et je ressentais ça. Ouais, je suis mal.
Je me suis levé, pris la main de Bella et dis au revoir aux autres, nous sommes allé en Biologie.
En nous asseyant à notre table habituelle, j'ai remarqué Jessica qui entrait, regardant froidement Bella et battre des cils vers moi. Mon dieu, elle renoncera jamais! J'ai pensé frustré. Aucune d'elles ne le ferra! Je me suis penché et j'ai déposé un léger baisé sur la mâchoire de Bella, lui faisant fermer les yeux et se pencher vers moi. Elle m'a souri je me suis reculé pour lui sourire à mon tour. Elle a embrassé ma joue au moment ou M. Banner a commencé son cours.
Je n'ai pas fait attention à ce qu'il disait. Tout ce que je savais, c'est que j'avais déjà étudié ce sujet. L'année dernière, si je me souvenais correctement. Ce cours datait d'il y a tellement longtemps que s'en n'était même pas drôle.
J'ai regardé à Bella et elle était en train de griffonner sur son bloc. J'ai bougé dans mon siège et j'ai vu qu'elle dessinait des fleurs très complexes. C'était beau. Je n'avais pas imaginé une minute qu'elle serait intéressée par cette classe. Elle était trop intelligente pour son bien.
C'était une des choses qui la rendait incroyable et pourtant dangereuse à côtoyer. C'était incroyable d'être avec elle parce que je savais que la conversation serait plus que de simples banalités. En réalité elle réfléchit à ce qu'elle va dire, et elle se soucie de ce dont elle parlait. Il était étonnant de trouver quelqu'un comme ça, il existe que très peu de filles comme ça en réalité. Ou du moins, que j'ai trouvé.
C'était dangereux parce que son intelligence lui faisait trop réfléchir aux choses. J'étais intelligent, je le savais. Ma moyenne le montrait bien, mais j'ai eu tendance à trop réfléchir et mes années de 'préparation' mon fait développer un esprit de chef d'entreprise. J'évaluais toujours des choses. Même quand je ne devrais pas. C'était devenu une seconde nature maintenant. Ça avait ces avantages .... Parfois. Bella quand à elle, pensait aux choses mais d'une autre manière. Elle fouillait profondément dans les choses. Si elle voulait découvrir des réponses elle y arriverait peut importe ce qu'elle aurait à faire pour cela. C'était la chose la plus inquiétante à son sujet. Je savais qu'elle avait promis de ne pas me pousser sur ce que je lui cachais, mais j'avais le sentiment qu'elle essayait toujours de trouver.
Que va-t-elle faire si elle le découvre? Pensais-je, soudain inquiet.
Un million de scénarios différents m'ont traversé l'esprit. Tous autant possibles les uns que les autres. Je ne voulais pas penser à ce qui se passerait si et quand Bella trouvera, mais j'ai eu le sentiment que j'allais la perdre.
D'une certaine façon je savais que c'était inévitable.
La cloche a sonné, rompant le fil de mes pensées. Ai-je vraiment était dans mes pensées si longtemps? De toute évidence oui.
J'ai entendu gémir Bella et marmonner quelque chose sur sa haine contre le sport. J'ai eu une pensée rapide. J'ai attrapé sa main et l'ai amenée à s'asseoir en face du bureau de l'infirmière.
«Que c'est que tu- » Elle a commencé mais je l'ai coupé.
« Assieds toi ici et ai l'air malade. » Je lui ai dit et elle m'a lancé un regard interrogatif et accusateur avant de s'asseoir et de mettre sa tête dans ses mains. Elle a commencé à respirer difficilement, donnant l'impression qu'elle était sur point de vomir. Je devais lui reconnaître ça, elle pourrait être une mauvaise menteuse, mais elle savait comment agir. Je savais que son visage était probablement rouge vif en ce moment, c'était donc une bonne chose que ses cheveux le cache à la vue. Ça nous aurait trahi tout de suite.
«Puis-je vous aider?" L'infirmière nous a demandé.
«Oui, Bella ne se sent pas vraiment bien." Je lui ai dit, en mettant autant d'inquiétude que possible dans ma voix. « Je pensais que je devrais la ramener chez elle. »
Elle regarda à Bella qui avait encore la tête entre ses mains et respirait encore de façon lourde et irrégulière. Si cette idée n'était pas venue de moi, j'aurais pensé qu'elle était vraiment malade. Elle m'a regardé et a acquiescé. "Ok alors. Avez-vous besoin que je vous donne un mot d'excuse M. Masen? "Elle m'a demandé.
J'ai secoué ma tête. « Non, j'ai une heure de libre. C'est pour ça que j'étais capable de l'amener ici. » L'infirmière m'a fait un signe de la tête de nouveau, en indiquant que je pouvais prendre Bella maintenant.
J'ai marché vers Bella et je l'ai 'aidée' à se lever, prenant son sac pour elle. J'ai mis mon bras autour de sa taille et nous sommes sortis de l'infirmerie. Nous avons dû continuer à marcher ainsi puisque le parking était visible de l'infirmerie.
Dès que nous sommes entrés dans ma Volvo, les questions ont commencé.
« Qu'est ce que c'était ? » me demanda t elle de façon accusatrice, les signes d'un rire dans sa voix.
« Quoi ? » J'ai démarré la voiture. « Tu semblais ne pas vouloir aller à la gym, donc je t'ai sauvée. » Je lui ai souri en grimaçant et elle a ri sottement.
« Quoi, tu vas faire ça pour moi à chaque fois que j'ai la gym ? » me demanda t elle en levant un sourcil.
« Crois moi, si je le pouvais, je le ferais. » J'ai pris sa main et j'ai embrassés ses articulations doucement. « Je sais combien tu détestes la gym, et j'ai pensé que je te volerai aujourd'hui »
« Alors, où allons nous ? » me demanda t elle, en regardant à l'extérieur de la vitre, mais sans lâcher ma main.
« Um, chez moi ? » lui ai-je demandé, l'examinant pour voir son sourire. Elle n'était jamais venue chez moi toute seule. C'était toujours avec le groupe et je pense qu'elle était impatiente d'être capable de voir plus que le séjour. « Ca te convient ? » ai-je demandé et elle a incliné la tête. « Bien, c'est bon alors. »
Le trajet en voiture s'est passé dans un silence confortable. Une autre chose que j'aimais chez Bella était qu'elle, comme moi, ne sentait pas le besoin de remplir l'air d'un bavardage inutile, quand être assis dans le silence était aussi une bonne option. Il y a plusieurs choses qui n'ont pas besoin d'être dites à voix haute. Elles pouvaient être dites avec des regards et des contacts, comme se tenir les mains. Nous nous sommes arrêtés devant chez moi et j'ai vu que les yeux de Bella étaient devenus légèrement plus larges. J'ai gloussé. Je savais que n'importe combien de fois elle viendrait, elle aurait la même réaction. J'aimais ça. C'était si mignon. Vous auriez pensé qu'on venait de lui dire que c'était la sienne.
Je suis sorti de la voiture et j'ai marché autour pour ouvrir sa portière, quelque chose que j'ai insisté à faire. Je peux être un gosse de riche, mais ma mère m'a élevé pour être un gentleman. Quelque chose que je n'allais pas oublier maintenant.
Je me suis approché de la porte et je nous ai fait entrer, prenant la veste de Bella. Elle s'est dirigée vers la cuisine et s'est assise elle même sur une des chaises. Je l'ai suivie après avoir accroché ma propre veste et je l'ai vue regarder alentours. Je me suis rappelé qu'elle n'avait pas vraiment vu la maison.
« Tu veux visiter ? » lui ai-je demandé et elle a incliné la tête. Je lui ai offert ma main pour qu'elle la prenne et elle s'est levée, sa main saisissant la mienne. J'ai été stupéfié de combien ma main s'accordait bien à la sienne. Comme si elle était faite pour elle et seulement elle. Je l'ai prise pour la visite de la maison, sans passer par le séjour, parce qu'elle le connaissait déjà très bien.
Le principal de la maison a été visité en environ une demie heure, étant donné qu'il y avait quelques portes et pièces qu'elle a voulu voir.
Je l'ai emmenée au dernier étage où il y avait une dernière pièce et j'ai ouvert la porte. Elle est entrée devant moi. « Ouais, um, c'est ma chambre »
J'ai vu ses yeux s'agrandir face à la taille de mon lit. Il était grand, je l'admets, mais je n'ai pas pensé qu'il justifiait cette réaction. A moins qu'elle n'imagine ce que nous pourrions faire dans ce lit. Cela m'a fait sourire.
Elle a tourné autour et a examiné la chambre, englobant la bibliothèque presque remplie de journaux que j'avais amassés au cours des années. Je n'ai pas honte de dire que j'ai écris dans un journal. La plupart du temps je n'ai pas eu d'autre façon de faire sortir mes sentiments, le fait de les avoir mis par écrit a été une bonne chose pour moi. Il y avait beaucoup d'entre eux. Disons juste que j'ai eu beaucoup de sentiments et beaucoup de temps pour les décharger.
« Des journaux ? » m'a t elle demandé, les montrant sur les nombreuses étagères.
« Ouais » Je lui ai souris timidement et elle les a comptés. Elle n'a pas voulu les lire, n'est ce pas ? Elle ne peut pas. Cela me vendrait immédiatement. Comment faire pour ne pas qu'elle veuille les lire ? « Je ne lirai pas ceux-là » lui ai-je dis lentement. « A moins que tu aies des difficultés à dormir ». Elle s'est tournée et a ri de mes paroles. « Quoi ? »
« Tu es mignon » Elle m'a rougi, se détournant des journaux. La crise a été évitée, ai-je pensé triomphalement, essayant de ne pas le démontrer sur mon visage.
Elle s'est déplacée dans ma chambre pendant que j'allais m'asseoir sur le canapé pour l'observer. Elle a été fascinée par tout dans la chambre. Il n'a pas échappé à mon attention que son regard s'est fixé sur les journaux à de nombreuses reprises. Je pouvais dire que ça la démangeait de les lire. Je ne pouvais pas laisser cela arriver. Pas avant d'être prêt pour qu'elle sache, ou jusqu'à l'effacement de la menace. Je devais la garder loin des journaux à tout prix.
Ainsi, sur cette pensée, son estomac a grondé de nouveau et j'ai du rire comme elle a rougi.
« Aurions nous faim ? » lui ai-je demandé en levant un sourcil et elle a incliné la tête lentement. Je me suis levé du canapé et j'ai pris sa main. Je l'ai menée en bas, marchant lentement devant pour ne pas qu'elle trébuche. « Que veux tu ? »
« Ce que tu as » Dit elle calment, en prenant toujours ses aises. D'une façon ou d'une autre, je savais qu'elle pensait aux journaux dans ma chambre. Dans ces pages étaient les secrets qu'elle était si désespérée de connaître. Des choses qu'elle ne devait pas savoir.
Pas encore en tout cas.
Nous sommes allés à la cuisine et elle s'est dirigée vers le réfrigérateur, cherchant quelque chose à manger. J'avais appris par Emmett et les autres, surtout par Emmett, qu'elle était une cuisinière étonnante. Je devrais la convaincre de me faire quelque chose à un certain point.
« Tu veux quelque chose ? » demanda t elle, me jetant un coup d'œil avant de retourner examiner le réfrigérateur.
« Ce que tu veux, sera bien » lui ai-je répondu et elle m'a regardé en rougissant encore. J'ai souri en pensant que c'était moi qui lui apportais cette rougeur à ses joues. J'aimais ça.
Je suis allé à la table et il y avait un paquet. C'était un paquet de lettres que mon père m'envoyait chaque semaine sous mon faux nom bien sûr pour que personne ne soupçonne que ce n'était pas mon nom réel.
Je l'ai pris et je l'ai ouvert dès que Bella a commencé à s'occuper dans la cuisine. Je me suis brièvement demandé ce que Marie dirait de savoir que quelqu'un d'autre avait cuisiné dans la cuisine. Même si nous faisions tout pour la rendre immaculée, elle saurait que quelqu'un avait cuisiné ici, même avant qu'elle n'ait regardé dans le réfrigérateur. Elle avait une sorte de sixième sens.
A l'ouverture, j'ai vu que les lettres normales étaient bien là. Des lettres tant de ma mère que de mon père, que « d'amis » que j'avais quitté dernièrement. Je ne me suis jamais donné la peine de les lire. Elles seraient seulement vaniteuses et hors sujet. J'ai laissé les lettres de mes parents pour quand je serais seul. Elles me rendaient toujours émotionnel. Je suppose que ne pas être avec eux, me faisait faire un bilan sur moi. Leurs lettres étaient toujours remplies d'émotions, particulièrement celles de ma mère. Elles étaient dures à lire et d'y répondre. Mais je le faisais. J'avais à le faire. Je devais être fort pour eux deux. Je les verrai à nouveau. Je me le suis promis.
Sur la dernière lettre du paquet, il y avait une sorte d'adresse écrite. Je l'ai enlevée m'assurant que Bella ne serait pas capable de voir qu'elle était adressée à Edward A. Cullen au lieu de Edward A. Masen. J'ai déchiré l'enveloppe en l'ouvrant et l'ai fourrée au fond du paquet avant de prendre la lettre, assez rapidement pour qu'elle ne le remarque pas. Elle savait que j'avais des paquets de lettres de ma mère et mon père chaque semaine donc la présence du paquet de lettres n'était pas une grande affaire. Ce n'était pas une grande affaire pour eux tous, vraiment. Plus maintenant.
J'ai déplié la lettre pour voir quelque chose qui me glaça le sang. J'ai physiquement senti tout mon sang évacuer mon visage.
J'ai mis mes mains sur la table dès que ma vision a commencé à se troubler. Cela ne pouvait pas arriver. Cela n'arriverait pas.
« Edward ? » Bella semblait alarmée. « Edward ? Tu vas bien ? Qu'est ce qui ne va pas ? » Elle s'est rapprochée et a essayé de me prendre la lettre, sachant que c'était la source de mon malaise. Je l'ai gardée hors de sa portée et elle m'a guidé pour m'asseoir sur une chaise.
Je me suis assis quelques minutes, essayant d'éclaircir ma tête, récupérer ma respiration normale et essayer de comprendre et en même temps essayer d'oublier ce qu'il y avait d'écrit sur ce bout de papier dans ma main.
Edward,
Ne t'inquiète pas. Je te retrouverai.
A bientôt.
Qu'est ce que j'allais faire ?
Voilà j'espère que ce chapitre vous a plu !!! :D
