Hallo Leute! Ici GLR!
Voilà mon centime à moi... (J'ai enfin pu lire celui de ma deuxième Rote, qui comme je l'avais prédit, est sensationnel!!) Mais ils n'ont carrément rien à voir.
Les focalisations sont différentes, et les tons égalements...Mais je vous laisse découvrir tout ca par vous-même!!
Un tout petit centime
J'ai toujours été fasciné par le mouvement d'une pièce que l'on fait tourner sur elle-même.
Il suffit de lui imprimer un tout petit mouvement pour qu'elle tourne pendant de longues, longues, longues minutes. Alors on suit des yeux sa lente descente et finalement son arrêt. Son arrêt est le plus fascinant, je trouve. Cent fois, on pense qu'elle va s'arrêter, mais pourtant, elle continue, elle tourne, elle tourne, elle tourne, comme si elle pensait pouvoir continuer de tourner des heures durant, et qu'elle menait une sorte de combat acharné contre l'attraction terrestre et les frottements de l'air.
Comme si un ridicule petit centime pouvait se battre contre les lois universelles de l'univers…N'a-t-on jamais appris aux centimes qu'il était ridicule et dérisoire d'espérer chaque fois, que de toute façon, il finit toujours par s'arrêter et que la gravitation est toujours plus puissante…Pourquoi est ce que tous les centimes continuent ils éternellement à se battre? Pourquoi est ce qu'aucun ne s'est jamais résigné ? Pourquoi ? Pourquoi ?
Aujourd'hui, ce n'est ni un Gallion, ni une pièce sorcière, ni une pièce moldue qui tourne en une danse infernale. Danse infernale qui, vu comme elle a commencée, est bien partie pour ne pas s'arrêter de sitôt. Ma pièce, aujourd'hui, c'est Potter.
Potter, qui vient de se faire tuer. Qui vient de se faire lamentablement massacrer par le seigneur noir.
C'en était risible de ridicule…Potter était le centime, Voldemort la gravitation. Il a certes essayé de combattre, mais sa survie n'était due qu'au bon vouloir de celui que l'on peut à présent appeler le Maître du monde…Un simple Avada Kevadra, et pfiou…Plus de Potter…
Et tout ça, grâce à moi, Drago Malefoy, qui ai aujourd'hui l'honneur de pouvoir le faire tourner comme une toupie afin que le cercle des Mangemorts, qui s'est relativement développé depuis que j'y suis moi-même entré, puisse dans sa totalité admirer la victoire écrasante de Voldemort.
Et Potter tourne, il tourne, sans s'arrêter. Son corps désarticulé ressemble à une marionnette macabre au bout de ma baguette…Ses lunettes sont tombées au sol, ses yeux trop verts ont perdu leur éclat et sont devenus vitreux. Sa robe de sorcier dévoile son corps au fur et à mesure qu'il tourne. Ses vêtements avaient été déchirés et ses robes dévoilent certains endroits indécents, qui provoquent la joie de tous ces porcs de Mangemorts. Ce corps, que je connais si bien, oh Harry, comment ai-je pu te faire une chose pareille ?
[Flash-back
Juillet
Aujourd'hui, j'ai reçu la marque. Aujourd'hui, je suis un homme. Un Mangemort.
Etrangement, même si j'attends ce jour depuis…depuis ma naissance, depuis toujours en fait, je n'arrive pas à être aussi heureux que je devrais l'être, aussi heureux que tous autour de moi le sont, même si personne ne le montre. Nous sommes des Malefoy, et des Black.
Après la cérémonie officielle, qui nous fut commune, à moi et à Pansy, le Seigneur Noir m'a fait la distinction particulière de m'accorder un entretien privé – privilège habituellement réservé à ses plus proches intimes – afin de me confier ma première mission, qui doit à tout prix rester top secrète, comme tout ce que vous dit le Lord Noir, mais ceci tout particulièrement.
Etant le plus « sûr » de tous ses agents à Poudlard, il m'a confié une mission bien spécifique. Il connaît bien sûr la nature de mes relations à celui qu'il nomme « la moisissure qui infecte ce monde » ou « le microbe », il sait que si lui et moi, nous restons plus de trois minutes à proximité, ça provoque immanquablement des étincelles, et que ce n'est pas dû à l'affection que l'on se porte mutuellement, mais plutôt au fait que l'on nourrisse une antipathie des plus virulentes de l'école.
Le maître est l'un des sorciers les plus brillants, les plus puissants, mais surtout des plus intelligents et imaginatifs que je connaisse. Il est même le plus extraordinaire de tous les sorciers de l'Histoire. Il est très instruit, et dans sa jeunesse, lorsqu'il avait encore le temps, il a beaucoup lu. Même s'il trouvait ce genre de lecture mièvres au plus haut point, comme il me l'a avoué, il se souvient que des pires haines ressortent les amours les plus belles et les plus passionnées.
Il a donc pris une décision pour moi. Je devrai séduire Potter. Pas forcément l'amener à m'aimer dans le sens gryffondorien du terme, mais simplement réussir à acquérir sa confiance et son amitié seraient déjà un pas gigantesque pour le Maître. Si je réussissais à recueillir ses confidences, cela signifierait pour moi une avancée rapide et sure au sein de la hiérarchie des Mangemorts, le Maître me l'a bien fait comprendre.
Bon. Je dois devenir l'ami de Potter. Berk. Ca me colle une de ses envies de vomir…
Potter et moi ? Amis ? C'est tout simplement antinomique.
D'abord parce qu'un Malefoy n'a pas d'amis, seulement des relations, qu'il utilise sans vergogne pour ses propres intérêts et sa propre réussite.
Ensuite parce que Potter, cet espèce de sale petit balafré, a refusé mon amitié, que je lui ai offert il y a six ans, et maintenant je vais devoir me rouler à ses pieds pour qu'il m'accepte parmi les siens…
Et enfin parce que je n'ai absolument aucune envie de me retrouver le héros d'une de ces stupides histoires fades, plates, toutes aussi romantiques et idéalistes que Potter, qui croit encore au Père Noël, et qui imagine que l'humanité est encore digne d'être sauvée…
Mais le Prince des Ténèbres n'a pas semblé très convaincu par mes arguments…Et il m'a également fait comprendre que chez les Mangemorts, qui n'a pas le sens du sacrifice, de la soumission et de l'obéissance aveugles n'a pas sa place.
Ok. Je n'ai absolument pas le choix.
Une grande fête a été organisée au manoir, tous ont été invités, même la famille de Pansy au grand complet… Je vois nos pères respectifs s'entretenir…Au sujet de notre prochain mariage, dans un an peut-être, ou plus, quand j'aurais fait mes preuves en tant que Mangemort, et qu'elle aura obtenu tous ses ASPICS.
Etrangement, la connaissance de cette nouvelle n'éveille rien en moi. Ni répugnance, ni liesse incommensurable.
Sans le vouloir, inconsciemment, tout un tas de plans tout aussi farfelus les uns que les autres apparaissent dans mon esprit…Je sens que je vais passer un été mouvementé…
Novembre
En y réfléchissant, je me dis que c'était vraiment facile…
A la rentrée, j'ai quand même du me retenir (et Merlin sait que ça a été difficile) d'insulter ses inséparables amis…J'ai nommé la belette et la Sang de bourbe, bien sûr…Je ne me suis même pas battu avec aucun de ces sous crétins arriérés qui infestent mon environnement dans le train.
J'ai simplement dit : « Bonjour Potter ».
Je crois que Weasley a manqué de s'étouffer. Quant à Granger, elle a affiché un de ses sourires en coin du genre je-sais-très-bien-ce-qu'il-se-passe-dans-ton-esprit, alors qu'elle n'en a absolument aucune idée. Et Potter m'a regardé avec des yeux ronds comme des vifs d'or. De toute évidence, il attendait une raillerie de ma part, mais j'avais pris des résolutions, et je n'ai rien dit. Ils ont fini par partir.
Le lendemain je suis allé le voir pour lui parler en privé. La belette s'est énervé, comme d'habitude, il a minaudé « Harry, n'y vas pas, c'est sûrement un piège ! » On aurait dit une groupie…J'ai là aussi dû me retenir d'exprimer mon opinion, qui de toute évidence ne leur aurait pas plu.
Il a finalement accepté. J'ai inventé une fable stupide et dégoulinante qui me mettait bien sûr atrocement en valeur, dans le rôle de la victime, du pauvre Sang pur à qui l'on a imposé son destin, et qui a choisi de se rebeller pour sauver la veuve et l'orphelin contre le grand méchant Seigneur des Ténèbres. Je lui ai juré ma bonne foi et ma coopération sur tout un tas d'ancêtres qui n'existaient pas, et il n'a même pas pensé à me soumettre au Véritasérum, il a juste dit que je devrais faire mes preuves…Un jeu d'enfant !
Voilà donc deux mois que je lutte contre ma nature la plus profonde : je n'insulte plus les Sang de bourbe, ni les Weasley, je n'ai plus de bouc émissaire, je ne martyrise plus aucun élève, même dans la salle commune des Serpentards. Je traîne avec des Gryffondors. J'ai même appris à sculpter mon visage de telle sorte que les commissures de mes lèvres se relèvent. A chaque fois que je fais ça, Potter a l'air émerveillé : il pose sa main sur mon bras et dit en soupirant d'un air extasié : « Malefoy, ça te va tellement bien de sourire… Tellement mieux que ton rictus habituel… »
Décembre
Le jour de mon anniversaire.
Ca y est, ils m'appellent tous Drago depuis qu'Harry a scellé notre amitié en me prenant dans ses bras et en m'offrant un cadeau. Et maintenant je dois dire : « Neville, pourrais-tu me passer le sel, je te prie ? » au lieu de mon habituel « Accio salière ! Attention Londubat, tu pourrais être en contact avec de la magie, et je sais que ça te fait toujours un choc, les rares fois où ça t'arrive...».
C'est vraiment fatiguant de toujours devoir être GENTIL… Et c'est d'un ennui…
En plus, même si Potter a affirmé devant tous ses amis/fans qu'il m'accordait toute sa confiance, il n'arrête pas de me surveiller…Je le sens. Même en cours, je sens son regard toujours sur moi…Comme si je pouvais le trahir en cours de Métamorphose, ou en Potions…
Janvier
J'ai dû faire des cadeaux de Noël à tous mes nouveaux amis…Répugnant.
Mais grâce à mon éducation irréprochable et à mon goût exquis, tous mes présents ont fait mouche… Pas comme ceux que j'ai reçus…A part celui de Granger peut-être…Elle m'a offert un collier avec un pendentif de serpent…Dommage qu'elle soit une Sang de bourbe dans le mauvais camp, parce qu'elle et moi, nous nous ressemblons assez au fond…
Mais passons.
Aujourd'hui il s'est passé quelque chose de bien plus grave…
J'étais seul avec Potter, et j'étais sur les nerfs… Pendant toute la journée, il n'avait fait que m'observer ! Et quand je me retournais pour lui faire savoir que j'avais remarqué sa surveillance tout sauf discrète, il se contentait de me sourire…Non mais me sourire !! Pourquoi pas me faire un signe de la main tant qu'il y était ??
« Drago, qu'est ce qui ne va pas ? Tu as l'air énervé depuis ce matin…Parle moi…»
« Te parler ? Et pourquoi MOI je devrais te parler, alors que toi, depuis cinq mois tu ne me fais toujours pas confiance, malgré ma transformation ! Pourquoi tu ne peux pas comprendre que j'ai CHANGE ?? »
« Mais Drago, je…je te fais confiance…J'ai même été le seul à te croire au début… Je sais que tu as dû traverser des épreuves difficiles, mais tu sais que tu peux me faire confiance… »
« Alors pourquoi tu passes tes journées à me surveiller ? Hein pourquoi ? »
« Pourquoi je…Ah, tu as remarqué.. ? Et bien… Drago… Tu sais, je n'ai vraiment plus aucun soupçon sur toi, je t'accorde vraiment toute ma confiance, autant qu'à Ron ou à Hermione… »
A ce moment, j'ai jugé relativement diplomatique et digne d'un ami de Potter d'esquisser cette grimace qui lui plaît tant, et qu'il appelle sourire…
« …peut-être même plus, et….Oh Drago… »
J'aurais peut-être dû me douter de quelque chose alors que sa voix s'enrouait en prononçant mon prénom…
« Ton sourire…je… »
Mais non, je ne me suis réveillé que lorsqu'il a commencé à poser ses mains sur mes épaules et pressé avec fougue ses lèvres contres les miennes…
« Non mais ça va pas la tête ?? Je peux savoir ce qu'il te prend Potter ? »
Je l'ai violemment repoussé en appuyant sur le nom de famille.
Et me voilà dans mon dortoir, à repasser cette scène dans ma tête, encore et encore...Que va dire mon Maître lorsqu'il apprendra que j'ai repoussé Potter ??
Je devais le séduire... Mais il n'a pas dit devenir son amant... Ce qui serait pourtant le degré le plus élevé du « sens du sacrifice », comme il l'appelle...
Février
Je suis resté une semaine en froid avec Potter, puis je suis allé le voir et je lui ai fait une déclaration dans les règles de l'art.
« Harry...Je voulais d'abord m'excuser pour ce qui s'est passé la dernière fois, je... »
« C'est bon, laisse tomber, j'ai compris Drago. C'est gentil à toi, mais ne te fatigue pas, je me suis fait une raison... »
« Non non, attends... C'est juste que... Enfin, comme tu as sans doute pu le constater, je ne suis pas un spécialiste dans...disons dans tout ce qui touche de près ou de loin aux sentiments... Je suis même assez nul... Mes relations se sont jusqu'ici limitées à des suites de one night stand où la fille ne représentait pas ce que tu peux définir comme le grand amour... Et tout ça me convenait très bien : pas de sentiments, pas de dépendance, juste du sexe, du plaisir : maîtrise absolue, aucun laisser-aller. Mais il y a quelques jours, quand tu m'as embrassé, c'était tellement...tellement différent que j'ai vraiment pris peur... Pourquoi ça faisait ce genre de sensations dans mon ventre... ? Et pourquoi ma tête me hurlait que cet instant était le plus parfait de toute ma vie, alors que j'étais en train d'embrasser un garçon, et de surcroît celui que je considère comme mon meilleur ami... Que je considérais comme mon meilleur ami... Parce que...Harry...je crois qu'entre nous deux, il y a vraiment beaucoup plus que de l'amitié... »
Quand j'ai relevé la tête pour voir sa réaction, il pleurait. Oui, Harry Potter pleurait après que Drago Malefoy lui ait fait une des déclarations les plus plates et les plus baratineuses de toute l'histoire du romantisme amoureux...
« Oh... Drago...jamais j'aurais pu imaginer une chose pareille...je...moi aussi je t'aime... »
J'ai alors essuyé ses larmes comme si cela représentait le chose la plus merveilleuse qu'il m'ait jamais été donnée de faire...
Puis nous avons passé des heures entières à nous embrasser pour étrenner notre amour tout neuf... Il m'a avoué qu'il avait commencé à rêver de moi de manière pas très catholique (je ne sais pas ce que ce mot moldu signifie, mais j'ai bien saisi le sens général...) il y a deux ans déjà, mais qu'il avait commencé à m'aimer au début de cette année, alors qu'il apprenait à me connaître.
Il m'a ensuite demandé de ne pas ébruiter notre relation... Voldemort (comment ose-t-il prononcer son nom ?) devait déjà m'en vouloir suffisamment pour ne pas avoir à en rajouter sur la liste des griefs qu'ils devait avoir contre ma charmante petite personne... Ai-je déjà dit que je DETESTAIS la gentillesse gryffondorienne ?
Mais Potter a ensuite eu l'idée la plus fantastique de toute sa ridicule petite vie. Il m'a proposé de faire « comme avant »... Je devais retourner avec mes amis Serpentards, faire semblant de redevenir comme j'étais avant ma transformation, pour livrer des informations à l'Ordre et comme ça, personne ne pourra avoir aucun soupçon au sujet de nous deux...
Potter, je t'aime !!
(Enfin, façon de parler, n'allez pas vous imaginer des choses non plus...)
Avril
Voila deux mois que je couche avec Potter...
Au début je ne supportais pas ça, je passais des heures dans la salle de bains après ce que j'appelais « l'acte » pour me laver les dents et mon corps entier, et pour me faire des lavements lorsqu'il avait été au-dessus...
Maintenant, je m'y suis fait. Je n'ai plus mal, il faut croire que je suis extensible...
J'avoue que ces rendez-vous hebdomadaires m'amusent... D'abord parce que je dois lui livrer tout un tas d'informations faussées que d'autres Mangemorts m'ont transmises et qu'il note toujours assidûment. Puis il faut avouer qu'il ne se débrouille pas si mal le petit Potter... Qui refuserait de prendre son pied en se faisant sucer par un homme viril, excitant et soumis à vos moindres désirs ? Pas moi en tout cas...
J'aime aussi quand il me prend par surprise (dans les deux sens du terme... Que je suis drôle...). Plus sérieusement, c'est quand je me promène seul dans les couloirs, ou que je fais ma ronde, il se cache dans un recoin, m'attrape alors que je passe à son niveau, me déshabille plus ou moins partiellement, et me murmure avec son air de drogué en manque :
« Drago...Oh...J'ai trop envie de toi... »
Mais ce cher Potty n'est pas uniquement porté sur la chose... Il est également féru de dîners aux chandelles et de déclarations passionnées... Et ce qu'il aime par-dessus tout, c'est me surprendre... Tous les lundis soirs, nous avons rendez-vous dans la salle sur demande où nous passons la nuit entière. Chaque fois, la décoration de la salle change, et je dois dire que Potter a vraiment une imagination époustouflante...
Je me souviens d'un soir où il a recréé ma chambre au manoir Malefoy, ou d'un autre où nous avons passé la soirée dans une clairière avec un lac... Si j'avais été romantique, j'aurais même pu dire que tout ça était féerique...
Mais étant moi, un Malefoy sans sentiments, et très intéressé par mon propre plaisir, je dirais juste que je n'avais jamais eu de sexe sous l'eau, et que c'est encore meilleur que dans tous les autres endroits que je n'ai jamais expérimentés... (Et Merlin sait qu'avec tous mes one night stand et avec l'imaginatif Potter, j'en ai connu des endroits insolites...).
Parfois, je me dis qu'une fois que le Seigneur Noir aura vaincu, je m'ennuierais sans Potter... Mais d'un autre côté, ma scolarité à Poudlard sera finie, et je serais enfin libre d'être un des Mangemorts les plus influents, et ce à plein temps...
Mai
Je commence à faire des choses surprenantes... Aujourd'hui, j'ai observé des couples, dans la Grande Salle, dans les couloirs, dans le parc et je me suis mis à comparer leur relation avec celle que Potter et moi avons établie. C'est étrange, tous les couples passent par une sorte de phase où ils n'arrêtent pas de se disputer, alors que nous, nous avons tout un tas de discussions extrêmement civilisées, et je crois qu'il ne nous viendrait jamais à l'esprit de nous engager sur une pente glissante, de mener la conversation vers un sujet qui pourrait conduire à un crêpage de chignon au masculin... Peut-être que nos six premières années à Poudlard nous ont servi de leçon, ou bien peut-être avons-nous utilisé tout notre quota « engueulades conjugales ». En tout cas, je ne m'en plains pas.
Il y a quelques jours, il m'a raconté son enfance dans sa famille moldue... J'étais sincèrement scandalisé... Comment des hommes de catégorie inférieure osent ils traiter un Potter de cette façon ?? Cette famille est quand même issue d'une lignée prestigieuse, et même si Harry est un Sang mêlé, ils n'avaient aucun droit de le traiter de la sorte ! Alors que son idiot de cousin recevait une quarantaine de cadeaux, cette famille qui méprisait la sorcellerie ne célébrait même pas l'anniversaire d'Harry !
Comment peut on en arriver à une telle situation ? C'est terrible. Je dirais que ça me serre presque le cœur (mais n'exagérons pas, je reste envers et contre tout un Malefoy).
Aujourd'hui, nous avons eu une discussion que je n'aurais jamais imaginé tenir avec le Survivant. Nous avons parlé de son combat futur contre Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, et j'ai essayé de lui ouvrir les yeux sur sa faiblesse et sa médiocrité par rapport à mon maître (tout en simulant une inquiétude profonde, en bon amoureux tout transi que j'étais).
Je lui ai exposé ma théorie, et c'est à ce moment, je crois, que la métaphore du centime m'est venue. Il a souri, a di que parfois, les centimes restaient sur la tranche, que tout dépendait de la manière dont il était lancé...
Mais même s'il entend mes arguments, s'il les comprend et qu'il sait qu'il n'a aucune chance, il est serein et il veut quand même se battre. Il est complètement inconscient, comme anesthésié, et il m'en remercie, parce qu'il dit que c'est mon amour qui lui donne cette force... Il dit que je suis sa pichenette, l'impulsion qui lance la pièce...
J'ai tenté de le secouer, mais en vain... On dirait qu'il pense que c'est inscrit dans ses gènes, ou quelque chose dans ce genre. Il n'arrive pas se représenter qu'il puisse avoir le choix.
Juin
J'avais reçu tous les ordres. Le plan était parfait. Il avait été soigneusement préparé et étudié pendant des mois. Rien n'avait été laissé au hasard.
Je devais faire une surprise à Harry et l'emmener hors de Poudlard pour une ballade en amoureux, une petite virée secrète. Le lundi précédent, qui devait être notre dernier, je me suis accroché à lui comme si j'avais peur qu'il disparaisse subitement... Il ne comprenait pas, mais m'a rassuré avec sa douceur et sa gentillesse habituelles. Puis nous avons fait l'amour comme jamais auparavant, c'était...magique.
Le jeudi soir, jour fatidique, arriva. Harry était très impatient de voir la surprise que lui avait réservée...Il ne tenait pas en place, se retournait toutes les trente secondes pour me regarder...
Et il souriait... Il souriait tellement fort que j'avais envie de...oui, de tout arrêter... Mais la mission est la mission.
[Fin du Flash-back
Voilà mon histoire. Ou comment Drago Malefoy a trahi puis tué l'homme qu'il aimait. Oui, je l'aimais. Juste avant qu'il découvre mon ultime trahison, je lui ai dit. Pour la première fois, je lui ai dit ces trois mots. Ces trois mots qu'il attendait patiemment depuis cinq mois. Ces trois mots qui m'ont déchiré le cœur, qui me détruisent. Parce qu'il était trop tard. Parce que tout retour en arrière était impossible. Parce qu'à ce moment, je l'avais déjà tué. Parce que la pichenette, qui aurait pu laisser le centime sur la tranche, était déjà mal partie.
Et il a vraiment eu l'air heureux, parce qu'il ignorait encore ce que j'étais devenu.
Puis il s'est rendu compte de mon ignominie. Et ses yeux verts sont devenus orage. Alors que durant toute cette année ses yeux ne m'ont jamais exprimé que de l'amour, ou du désir, ils exprimaient à présent l'incompréhension, puis une incommensurable déception, et enfin la haine...
Encore plus peut-être qu'envers mon Maître, qui n'était rien que son ennemi héréditaire, je représentais pour lui une sorte d'accumulation des pires défauts : lâcheté, tromperie et trahison. Et mon regard suppliant alors que je me rangeai parmi les partisans de Voldemort n'a fait qu'empirer les choses, je crois.
Et Potter tourne, tourne, tourne, comme cette pièce, ce centime, qui a espéré, qui s'est battu, qui a essayé de ne pas s'arrêter de tourner, mais qui, au final, est soumis comme toutes les choses aux lois universelles.
Son destin aurait-il été d'être un être insignifiant, méprisé, duquel on puisse librement disposer, comme ce fut le cas jusqu'à sa onzième année, et après sa mort ?
Car il ne fait aucun doute que son corps, ce corps que je connais si bien, que j'ai appris par cœur, que son corps sera exposé comme un trophée, torture quotidienne pour le Mangemort amoureux du Survivant que je suis, que j'étais, que...
J'ai mal...Merlin que j'ai mal... Harry, mon Harry...
Le Mangemort Malefoy Jr laissa tomber Potter sur le sol, à la grande surprise de tous.
Il se pencha sur le corps inerte de celui qu'on ne pouvait à présent plus appeler le Survivant et lui hurla : « Harry !! Tu n'avais pas le droit ! Pas le droit de m'ensorceler, pas le droit de ne pas comprendre ta faiblesse, pas le droit de ne pas comprendre que tu n'étais qu'un ridicule petit centime par rapport à toutes les lois de la gravitation, pas le droit de mourir sans moi, et de me laisser ici, seul !!! »
Puis il pointa sa baguette sur lui-même et se jeta un sort que nos spécialistes n'ont pas encore réussi à identifier, un sort de malédiction, avant de transplaner. Le jeune Malefoy est donc voué à une quête dont nous ignorons pour l'instant la nature, quête qui ne le laissera pas mourir jusqu'à ce qu'elle soit pleinement achevée. On ignore encore les motifs de son geste, mais se condamner à vivre des centaines, voire des milliers d'années seul, sans pouvoir mourir ni trouver la paix, est une destinée que personne ne souhaite, ni pour lui-même, ni pour les autres.
D'ailleurs, le Seigneur der Ténèbres, qui d'habitude punit la trahison de ses fidèles par la mort, n'a donné aucun ordre pour le pourchasser. Il aurait même ajouté :
« Je n'aurais pas fait mieux, Drago. »
Léah K., pour la Gazette du Sorcier
...Ici KLR (la non auteur de cette fic magnifique)...
Vous aussi les mots vous manquent ? Il y en a un qui me vient à l'esprit (Bouhou!), mais étant plus une onomatopé qu'autre chose, cela ne fait pas très littéraire...
J'ai personnellement adoré...Et après ma deuxième Rote dit que je fais des histoires tristes ! Si je commence à pleurer, vous êtes tous témoins, ça sera sa faute! (Qui a osé dire que j'adorais pleurer ?!)
[Ndla (GLR): oh! C'est moi qui vais pleurer...Ma deuxième Rote est siii adorable!! Je t'aime...
En tout cas, elle serait sûrement très heureuse que vous lui laissiez une petit review! Et moi aussi !"
"Es ist zum Wahnsinnigwerden. Offiziell sind wir es ja schon. "
