(Disclaimer : Les personnages de Final Fantasy 7 appartiennent à Square Enix, mais Telian, Gillian, Yakino, Frongeon, Senki, Amine, Morah et les professeurs et élèves de l'école sont mes créations)

Chapitre 3 :

Un destin déjà scellé

Telian courut à la salle de cours de magie. Elle était vide, le cours était fini. Mais Yakino était assise à son bureau, occupée à corriger des copies.

« Yakino ? Je ne te dérange pas ? »

La jeune femme leva les yeux et sourit à son amie.

« Pas du tout, Telly ! Mais… ? »

Elle s'aperçut que son amie était couverte de terre et de feuilles, suite à l'arbre que Morah avait renversé sur elle.

« Qu'est-ce qui t'est arrivé ? Tu reviens de la serre de combat ? »

Telian lui raconta son récit. La jeune femme l'écouta et fronça des sourcils lorsqu'elle aborda la discussion avec les deux sœurs.

« Telly, je comprends, dit-elle à la fin du récit. Mais apaiser les âmes est le devoir d'un Cetra, pas d'un Tabhaisaver. Toi et moi n'avons que le pouvoir de protéger, celui de parler au cœur même des âmes ne nous appartient pas. Tu peux voir les morts et les entendre, mais tu n'as aucune influence sur eux, puisque tu n'as aucun lien avec la Rivière de la Vie ! »

Telian serra les poings.

« Mais Yakino… ces filles vont essayer de tuer Kadaj et ses frères ! Je ne peux pas laisser faire ça, j'ai promis à Gillian de les aider ! »

La jeune femme baissa tristement les yeux.

« Je vois… t'ont-elles dit au moins pourquoi elles en voulaient à leurs frères ? Comment sont-elles mortes, exactement ? »

Telian reconnut qu'elle l'ignorait.

« Tant pis, merci ! » dit-elle en sortant de la salle.

Yakino la regarda sortir et eut un pincement au cœur. Elle n'aimait pas laisser son amie se débrouiller seule, mais… la jeune femme regarda une photo posée près d'elle sur son bureau. On pouvait la voir dans les bras d'un beau jeune homme blond. Sam. Affaibli par la Rivière de la Vie et mort il y avait des années. Depuis, Yakino avait perdu la volonté d'agir. Telian lui évoquait tant sa jeunesse, lorsqu'elle était arrivée sur cette planète et faisait tout son possible pour braver les lois de ce monde, afin de sauver autant de vies que possible.

Pourtant… Telian aussi avait perdu un être cher à cause de la Rivière de la Vie. Et elle continuait de se battre, malgré tout. Elle refusait de baisser les bras.

Sam… que ferais-tu ? pensa Yakino.

XxXxXxXxXxX

Telian courut à la bibliothèque. Mais elle était fermée à cette heure. Elle se dirigea vers la serre de combat. Quelle chance, ils en sortaient, tous les trois !

« Kadaj ! Yazoo ! Loz ! »

Les trois hommes se retournèrent et s'approchèrent d'elle, se demandant ce qu'elle avait. La jeune fille paraissait essoufflée.

« Eh bien ! Qu'est-ce qui t'arrive ? » dit Kadaj.

« Ex… cusez-moi… Je voudrais… que vous me parliez… de Morah et Amine ! »

En entendant ces noms, les trois frères parurent choqués.

« Tu… comment tu les connais ? » dit Kadaj.

« Tu les as vus au labo, il y a deux ans, après avoir soigné Kadaj ? » dit Yazoo.

Telian serra les dents.

« Je… je les ai vues plusieurs fois, aujourd'hui. Leurs fantômes… Elles disent qu'elles vous en veulent, que vous les avez laissées mourir. »

Loz ferma les yeux, Yazoo baissa la tête. Kadaj émit un soupir.

« Ce n'est pas vraiment faux… » dit le jeune homme.

(Il y a deux ans, dans un laboratoire de la Shinra…)

Kadaj, Yazoo, Loz, Morah et Amine étaient installés ensemble dans une chambre. Ils étaient les clones finaux de Sephiroth, Hojo avait achevé tous les tests. Sur plus de cinquante spécimens, ils étaient les cinq survivants, les plus forts. Le scientifique avait quitté le laboratoire une fois de plus, pour aller à Midgar.

La nouvelle atteignit le laboratoire deux jours plus tard : Hojo était mort, tué par Avalanche au sommet du Canon Mako de Midgar. Et quelques jours après, ce fut le tour de Sephiroth.

Des mesures de sécurité furent prises : on ferma toutes les issues du labo, on tua tous les monstres qui subissaient des expériences et on remit les spécimens humanoïdes dans des tubes de Mako.

Mais Hojo seul connaissait les mesures de sécurité à prendre pour chacun d'entre eux. Aussi, Kadaj sourit lorsqu'il vit que le tube où on l'enfermait était fait dans du verre ordinaire.

Quelques heures après, lorsque les assistants quittèrent la pièce, il n'eut aucun mal à briser son tube et il ouvrit les quatre autres.

Les cinq jeunes gens étaient un peu sonnés. Ils avaient l'habitude d'être irradiés à la Mako, mais c'était toujours désagréable.

Ensemble, ils prirent le chemin de la sortie. Loz et Morah étaient en tête, ils étaient les plus costauds. Kadaj et Amine, les plus jeunes, marchaient au centre. Yazoo fermait le peloton. Ils n'avaient pas d'armes, juste leurs chemises d'hôpital, mais leurs capacités exceptionnelles leur suffisaient pour se défendre. Ils n'avaient qu'un seul but : sortir d'ici.

Mais le laboratoire était un vrai labyrinthe ! Et il fallait prendre un ascenseur pour monter, le laboratoire se trouvant sous terre. Or, un ascenseur ne fonctionnait qu'avec une carte d'accès.

Soudain, deux gardes apparurent et se mirent à leur tirer dessus. Morah reçut une balle au bras, mais Loz, plus rapide, esquiva les coups de feu et fonça sur les deux hommes. En deux coups de poing, il les assomma. Les deux gardes tombèrent lourdement au sol et perdirent connaissance.

Coup de chance, les gardes avaient une gunblade chacun. Loz en prit une, Yazoo l'autre. Kadaj et Amine s'occupaient de Morah.

« M… Mère ? Mère… pourquoi ? » dit-elle en pleurant.

Morah leva la tête vers Amine, qui ne comprenait rien. Pourquoi sa grande-sœur parlait-elle toute seule ?

« Amine… »

Mais Kadaj plaqua une main sur sa bouche. Il avait l'air étrange.

« Petit-frère ? » dit Morah d'une voix étouffée.

« Kadaj, qu'est-ce que tu fais ? Il faut l'aider ! » dit Yazoo.

« Laisse-moi la porter, on trouvera de quoi la soigner en haut ! » dit Loz, s'approchant.

Mais Kadaj n'entendait rien, sinon la voix de Jenova.

C'est une traîtresse, fils ! Elle refuse d'obéir à mes ordres, je lui ai dit de se retirer, je n'ai pas besoin d'elle !

Alors… Que dois-je faire, Mère ? pensa le jeune homme.

Laisse-la !

Kadaj lâcha la jeune fille et recula.

« On doit y aller », dit-il.

Loz s'approcha et posa les mains sur les épaules de Morah pour la soulever, mais Kadaj l'arrêta.

« Laisse-la, elle doit se débrouiller seule. On doit continuer, il faut préparer le terrain pour sortir. »

Le tout jeune homme frémit. Mentir… Jenova lui ordonnait de mentir à ses propres frères ! Mais elle pouvait décider de leur vie et leur mort, comme elle venait de décider pour Morah.

La malheureuse tomba au sol. Son visage était pâle, elle avait perdu presque tout son sang.

« Kadaj, Morah est en train de… » dit Amine, paniquée.

Soudain, une alarme retentit. Des lanternes rouges s'activèrent dans tous les couloirs du labo.

« ALERTE ! Évasion de spécimens au niveau –1 ! »

« ON FONCE, ALLEZ ! » cria Kadaj.

Il entraîna sa sœur et ses frères à sa suite, laissant la pauvre Morah en plan. Elle les regarda partir d'un air implorant. Loz fit mine de s'arrêter, il ne pouvait pas laisser sa sœur préférée ! Mais Kadaj le tira violemment au bras, lui ordonnant d'avancer, ou sinon, il mourrait comme elle !

Tout en continuant de courir, les deux frères et la dernière sœur regardèrent Kadaj avec incompréhension. Que lui arrivait-il ? Pourquoi faisait-il ça ?

Une fois dans l'ascenseur, Kadaj enclencha la carte d'accès. L'appareil monta jusqu'au rez-de-chaussée. Une scientifique se trouvait là, occupée à lire un dossier. Elle leva les yeux vers eux, prit peur et s'enfuit.

Frères et sœurs ne purent la poursuivre, ils n'avaient pas encore assez d'énergie. En fait, seul Kadaj semblait tenir le coup. Il sentait la présence de Jenova s'intensifier en lui, elle le fortifiait !

Je suis là, mon fils, ne t'inquiète pas.

Mère… je ne m'inquiète pas pour moi mais pour Morah !

Oublie-la ! Suis-je moins importante qu'elle ?

Mais enfin, nous avons toujours tous été ensemble, et je…

Kadaj sentit un étau d'acier lui broyer la tête.

Mère, arrête, je t'obéis ! Que fait-on, maintenant ?

Elle lui donna des instructions. Kadaj conduisit ses frères vers une salle, puis indiqua une autre à Amine. Celle où lui et ses frères entraient était pour eux, ils y trouveraient des armes et des vêtements pour garçon, Amine trouverait ce qu'il lui faut dans l'autre.

Un peu méfiante, la jeune fille le regarda entrer avec ses frères dans leur pièce, puis se dirigea vers la porte indiquée. Une fois entrée, elle vit qu'il n'y avait rien.

Mais dès que la porte se referma, des trous dans les murs se mirent à siffler. Un gaz en jaillit, envahissant l'espace. Amine mit les mains sur son nez. Quelle horreur ! Ce gaz sentait mauvais et lui brûlait les poumons !

Elle se tourna vers la porte et tira sur la poignée. La porte était fermée ! Elle ne s'ouvrait que de l'extérieur. Kadaj lui avait menti, il lui avait tendu piège !

Dans l'autre pièce, Kadaj et ses frères découvrirent avec émerveillement des ensembles de combat en cuir noir et un lot d'armes diverses accrochées au mur. Loz prit une arme qui l'intriguait : une espèce de machin rectangulaire en métal, avec deux pics au bout, et des sangles pour se l'attacher au bras.

« Dual Hound », lut-il sur le dos de la machine.

Sitôt le mot prononcé, l'arme s'attacha à son bras gauche. Kadaj regarda les sabres, et s'en choisit un assez long, avec double lame. Yazoo prit la plus grande des deux gunblades et laissa l'autre à Loz.

Une fois bien équipés, les trois frères sortirent et cherchèrent Amine des yeux. Kadaj s'approcha de la porte que Jenova lui avait indiquée pour elle. Il lui avait dit qu'elle y trouverait ce qu'il lui faudrait puisqu'elle était une fille, Kadaj avait fidèlement retransmis son message, malgré le doute que cela cachait quelque chose.

Il frappa, mais pas de réponse. Il essaya d'ouvrir, la porte était fermée ! Loz essaya son arme pour la première fois et défonça la porte d'un seul coup de poing. Les trois frères reçurent alors une bouffée de gaz.

Ils virent, à travers la brume, le corps inerte de leur jeune sœur.

« Amine ! » dit Kadaj, horrifié.

Loz courut près d'elle et la souleva sur son dos. Ils sortirent tous ensemble dans le hall et se ruèrent dehors, à l'air libre. Loz posa doucement sa sœur au sol. Il prit son pouls. Elle était morte.

Kadaj la regarda avec horreur. Elle était morte, il l'avait entraînée dans un piège !

« Pourquoi, Mère ? Pourquoi ? » hurla-t-il vers le ciel.

Parce qu'elle n'aurait pas tenu le coup. Mieux vaut qu'elle meure ici, plutôt que tuée par un misérable humain. Sa mort a été douce, mon fils, ne t'en fais pas. Comme pour ton autre sœur.

Assommé par le chagrin et l'horreur, Kadaj ne put rien dire ni faire, à part pleurer sur le corps de sa sœur. D'abord Morah, puis Amine…

Ils n'avaient été que trois sur cinq à réussir leur évasion.

(fin du souvenir)

Telian écouta le récit avec une horreur croissante. C'était donc ça… Jenova avait éliminé les deux sœurs, par pur esprit de sélection et de cruauté.

« Si j'avais su… je n'aurais jamais envoyé Amine dans cette pièce ! Et j'aurais sauvé Morah, je… je… je… Je le jure sur la Rivière de la Vie ! » dit Kadaj, secoué de sanglots.

Telian regarda les trois frères. Ainsi, c'était cela… En un sens, ils étaient coupables, une fois de plus, Kadaj surtout, mais… la jeune fille secoua la tête. Seigneur, que faire ?

Soudain, le vent se mit à souffler. Le ciel se couvrit de nuages. Telian sentit deux présences approcher. Elle tourna la tête et vit Amine et Morah. Leurs yeux étincelaient, rouges comme des braises. Telian eut un frisson. Il ne leur manquait que la peau bleue pour ressembler à la perfection à Jenova !

De la fumée noire jaillit du corps des deux sœurs et envahit l'espace. En réflexe, Telian plaqua les mains sur son visage. Elle sentit sa peau brûler. Lorsque enfin, la douleur cessa, elle risqua un coup d'œil.

Kadaj et ses frères gisaient au sol, toussant, crachant du sang.

« Nous t'avions dit de rester en dehors de ça », dit Morah.

« Tu n'as pas écouté », dit Amine.

Les deux sœurs firent apparaître des boules de feu dans leurs mains et s'approchèrent de leurs frères, qui se redressaient avec peine. Telian se planta devant eux.

« Amine, Morah, attendez, je vous en supplie, écoutez ! Rappelez-vous, ce jour-là ! Vous croyez vraiment que vos frères ont tout fait pour vous tuer, sans même hésiter ? »

Les deux sœurs se figèrent. Elles avaient toujours l'air méfiantes.

« Jenova a menti à votre plus jeune frère, parce qu'il était le plus influençable ! Elle les a empêchés de te soigner, Morah ! Et elle a fait croire à Kadaj que tu trouveras ton équipement dans l'autre pièce, Amine ! Kadaj ne savait absolument pas ce qu'il y avait derrière l'autre porte ! S'il avait su, il ne t'aurait jamais envoyée là-dedans ! Il voulait sortir du labo avec vous… quand vous êtes mortes, il a pleuré, comme vos autres frères ! »

Morah fronça des sourcils. Elle se souvenait, au moment où elle avait été blessée, elle avait entendu la voix de Jenova dans sa tête.

(retour au souvenir dans le couloir du labo, après l'attaque des deux gardes)

« Mon bras… » gémit la jeune femme. Elle pressa dessus avec ses doigts, espérant stopper l'hémorragie.

« Ça va guérir, ne t'en fais pas », la rassura Kadaj. Il avait pourtant peur, c'était la première fois de sa vie qu'il voyait un être cher à son cœur souffrir.

Tous avaient des cellules de Jenova en eux, elles leur permettaient de vite se régénérer. Mais… fait étrange, il ne se passait rien. D'habitude, le processus s'enclenchait une minute après la blessure. Or, Morah le sentait, les fonctions de ses cellules de Jenova ne répondaient pas. Pourquoi ?

Je n'ai pas besoin de toi, dit une voix glaciale.

Morah se figea. Jenova…

« M… Mère ? » dit-elle.

Toi et ta sœur ne m'êtes d'aucune utilisé. Je préfère mes fils, ils sont plus résistants, ils me semblent plus forts. Meurs !

Jenova stoppait les fonctions de ses cellules ! Morah était pratiquement réduite à l'état d'un être humain ! Et le sang coulait abondamment de son épaule.

« Mère… pourquoi ? » dit-elle en pleurant.

Si tu avais été un garçon, j'aurais fermé les yeux, dit Jenova. Mais je tiens à être la seule. Je ne veux pas que tes frères vous préfèrent, toi et ta sœur, à moi.

(fin du souvenir)

C'est Mère qui a empêché mon corps de se guérir, pensa Morah. Kadaj et les autres n'y sont pour rien, mon destin était déjà scellé depuis longtemps, à cause de Jenova !

Telian s'approcha doucement des deux filles. Derrière elle, Kadaj et ses frères levèrent la tête. Ils clignèrent des yeux, ahuris. Est-ce que la fumée leur faisait voir des hallucinations ? Debout devant Telian, ces deux jeunes filles couvertes de sang, avec des robes d'hôpital bleues toutes déchirées…

« Grandes… sœurs ? » balbutia le jeune homme.

« Tout ça… tout ça… ON SAIT TOUT ÇA ! » hurlèrent les deux filles.

Leur rage créa une puissante bourrasque. Les arbres qui encadraient l'entrée de la serre de combat tombèrent droit vers eux.

Telian sentit une étreinte puissante autour de ses bras, puis ce fut le noir complet. Lorsque la jeune fille rouvrit les yeux, elle vit qu'elle se tenait dans les bras de quelqu'un.

« Yakino ! »

La jeune femme l'avait télétransportée loin de l'endroit où les arbres gisaient à présent, fracassés au sol.

Telian se tourna vers les arbres et mit les mains sur sa bouche, horrifiée.

« Ils ont été écrasés ! » gémit-elle.

Une voix lui coupa la parole.

« Tu les enterres un peu vite ! Tu vois des traces d'écrabouillement ? »

La jeune fille regarda sur sa gauche et vit Senki, au chevet de Kadaj. Loz et Yazoo se tenaient un peu en retrait, allongés eux aussi, avec Frongeon.

« Senki ! Tu… vous êtes tous venus ? » dit Telian.

Le rouquin haussa les sourcils.

« Je t'avais dit de ne pas t'en mêler ! »

Il se tourna vers les fantômes des deux sœurs. Elles flottaient au-dessus des arbres, le visage enfoui dans leurs mains.

« Ces filles sombrent dans le désespoir. Tu ne pourras rien en tirer de bon », dit le jeune homme.

Telian serra les dents. Elle commençait elle-même à douter. Soudain, le ciel s'éclaircit. Deux colonnes de lumière enveloppèrent chacune les filles. Telian plissa les yeux. Qu'est-ce qui se passait ?

« C'est trop tard, elles s'en vont », dit Yakino.

« Quoi ? Elles vont rejoindre la Rivière de la Vie ? » dit Frongeon.

« Avec toute la haine en elles ! Tu blagues ! » dit Senki.

« Mais alors… ? » dit Telian.

Les filles levèrent les yeux au ciel et parurent horrifiées. Deux grandes mains squelettiques en jaillirent et les attrapèrent.

« Hadès… » murmura Yakino.

Hadès ? Telian se souvint avoir lu dans un livre de magie qu'il existait une matéria permettant d'invoquer ce dieu. Hadès… le dieu des morts ! Il s'occupait des âmes qui ne pouvaient rejoindre la Rivière de la Vie.

Lorsqu'elles furent saisies, Amine et Morah se mirent à crier de peur. Elles disparurent dans un éclair.

« Trop tard, il va les conduire en enfer ! » dit Yakino.

Telian se prit la tête dans les mains. Encore une fois, elle avait échoué à sauver des êtres !

« Telly… Il y a encore un espoir », dit Yakino. « Quand Sam est mort, comme il ne pouvait pas rejoindre la Rivière de la Vie, il a été emmené par Hadès, et avant d'aller en enfer, il y a certaines choses à faire ! »

Telian releva la tête, pleine d'espoir.

« Quoi ? Qu'est-ce qui va se passer ? Elles peuvent être sauvées ? »

Yakino fit la moue.

« Je te préviens… Si tu y vas, cette fois, tu ne t'en tireras pas facilement, tu risques même de ne pas revenir ! Te sens-tu prête, Tabhaisaver ? »

« Je n'ai pas peur, Yakino ! Dis-moi quoi faire… »

Yakino hocha la tête.

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Aaaaaah ! Je sais, je suis sadique ! Mais je m'arrête, je dois encore peaufiner la suite, elle n'est pas finie du tout !

Courage, ça arrive bientôt ! Ça va, jusque-là, au moins ?