(Disclaimer : Les personnages de Final Fantasy 7 appartiennent à Square Enix, mais Telian, Gillian, Yakino, Frongeon, Senki, Amine, Morah et les professeurs et élèves de l'école sont mes créations)

Chapitre 7 :

Lorsqu'on affronte le passé…

Telian s'appuya contre la pierre dressée, et regarda vers le bas. Le soleil était en train de se coucher, le ciel avait une belle teinte rouge. Les nuages prenaient une couleur violet sombre.

De là où elle était, la jeune fille pouvait voir une grande source d'eau jaillir de la roche sous ses pieds, et s'enfoncer dans un lac qui formait une rivière parcourant toute l'île avant de plonger dans la mer.

« La source est là », cria-t-elle.

Puis elle s'adossa à la colonne polie par le vent pour attendre. La pierre blanche était glaciale, plus que l'air ambiant. La jeune fille frissonna, et se détacha de la pierre pour regarder autour d'elle.

Les pierres dressées formaient un cercle au sommet de la falaise ouest de l'Île des Tabhaisavers. L'école se trouvait au sud-est. La jeune fille avait décidé d'escalader cette colline avec ses amis.

Souples et légers Kadaj, Loz et Yazoo la rejoignirent sans difficulté vers le bord de la colline. Senki suivait avec un peu plus de prudence, s'avançant avec précaution à travers les ronces et une végétation qui lui arrivait à la taille. Frongeon sautilla de rocher en rocher jusqu'à se retrouver sur l'épaule de Telian.

Les six compagnons regardèrent un moment la source, puis ils suivirent la rivière des yeux et leur regard se perdit dans l'océan.

Telian se souvint que lorsqu'elle était enfant, sa grand-mère lui avait expliqué que la mer était la mère des montagnes, et que toute terre était née de la mer et y retournerait un jour.

D'autres sur Gaïa disaient que la mer était la mère des monstres et du Léviathan, le dieu serpent des mers. Les sombres profondeurs grouillaient d'êtres étranges, Telian le savait. Mais pour elle, l'océan était une chose merveilleuse, source de mystères et de merveilles, présente sur Gaïa comme sur Terre.

Réalisant soudain qu'ils étaient là depuis un moment, Telian interrogea les autres du regard. Devaient-ils continuer leur escalade ou rebrousser chemin ? Elle se pencha vers le chemin sur sa gauche, fit quelques pas et sentit les petits cailloux sous ses pieds la faire glisser. Elle se raccrocha de justesse à un rocher. Il était instable, il bougeait à la moindre pression sous ses mains.

Soudain, elle sentit deux mains puissantes se glisser sous ses bras et la soulever pour la reposer à l'endroit précédent. Loz venait de la ramener, avec l'air légèrement inquiet.

« Évite ça, dit Kadaj. Même nous, on trouve cette partie de la falaise dangereuse à escalader. »

Telian acquiesça. Ils choisirent de s'assoire pour regarder le soleil couchant, avant de rentrer à l'école pour le dîner.

XxXxXxXxX

Seul debout devant la cascade sur l'une des falaises de Healen, Tseng réfléchissait en regardant le soleil couchant. Ses poings étaient crispés. Il avait appris la nouvelle d'Avalanche : le gang de Kadaj avait survécu.

Incroyable ! La pluie d'Aéris n'avait donc pas suffi pour les tuer. Ils étaient toujours vivants. Rien qu'à y penser, le chef des Turks sentait une sourde rage brûler en lui. Ces maudits démons !

Et ils avaient une complice, à présent : la Tabhaisaver Telian Riddle. Lorsqu'il avait entendu ce nom, Tseng avait reçu l'équivalent d'un coup de poing au ventre. Telian, Gillian… Tant de souvenirs avaient remonté à la surface, d'un seul coup !

Il y avait deux ans, il avait trouvé une adolescente de quinze ans dans le cimetière des trains. Il l'avait soignée, elle était sur le point de mourir à cause d'un empoisonnement. Elle avait été agressée, mais il l'avait sauvée de justesse.

Elle s'était vite remise, mais elle avait essayé de se suicider. Il ne lui avait jamais demandé ce qui lui était arrivé, il avait préféré ne pas remuer le couteau dans la plaie. Il lui avait proposé de devenir une Turk. Et il avait bien vite compris qu'elle était différente de tous ses anciens élèves.

En seulement quatre jours, elle avait réussi tous les exercices, les tests et l'examen d'entrée avec les notes maximales ! Elle semblait détenir un potentiel hors du commun. Chose étrange, il lui était arrivé de poser des questions sur des choses qui l'entouraient, comme les matérias ou la Rivière de la Vie. Comme si elle ne connaissait rien de cette planète, comme si elle n'avait jamais vécu dans ce monde ni cru à l'existence des monstres et la magie.

Mais quand Hojo avait commencé à lui injecter de la Mako, Tseng avait tout de suite noté un affaiblissement chez la jeune fille. La trahison de sa meilleure amie Telian n'avait pas arrangé les choses. Tseng l'avait surprise de nombreuses fois toute seule dans sa chambre ou ailleurs, à pleurer en regardant une photo d'elle à une fête d'anniversaire avec son amie Telian.

Parfois, l'adolescente lui avait avoué quelques pans de son existence, surtout des moments agréables passés avec Telian lorsqu'elles étaient encore amies, au collège. À croire que sa meilleure amie constituait sa seule existence.

Et finalement, quelques semaines plus tard, après avoir reçu un coup de Masamune au ventre au Temple des Anciens, Rude était venu annoncer à l'hôpital que Gillian était partie, qu'elle avait quitté le service des Turks.

Depuis, Tseng n'avait plus jamais entendu parler d'elle. Il en avait déduit qu'elle était morte.

Apparemment, le passé n'avait pas fini de le hanter, pas plus que les autres.

XxXxXxXxX

Rude tomba sur le sol, près de son ami Reno. Il ne pouvait plus bouger, toute son énergie avait quitté son corps.

Kadaj marcha tranquillement vers le fond de la pièce. Près de la fenêtre se trouvait le président Shinra, enveloppé dans sa cape blanche, assis dans son fauteuil roulant.

« J'ai horreur des menteurs ! » dit Kadaj.

« Toutes mes excuses. Cette fois-ci, je dirai la vérité. L'objet que vous recherchez est tombé de l'hélicoptère quand vous nous avez attaqués. Je déplore notre maladresse. »

Kadaj cessa de marcher.

« Est-ce la vérité ? »

« Je le jure », dit le président.

« Dans ce cas, jurez-le sur leurs têtes. »

Il lança deux cartes au sol. C'était des cartes d'identité de Turks. Celles de Tseng et Elena. Il y avait des taches de sang dessus.

« Pourquoi avez-vous fait ça ? » dit le président sur un ton menaçant.

« Nous avons besoin du pouvoir de Mère. Le temps de la Réunion est proche. Nous avons besoin d'elle ! »

« La Réunion ? »

« Nous allons nous réunir entre frères et sœurs détenteurs des cellules de Mère, et nous allons prendre notre revanche sur cette planète ! Nous avons déjà envoyé les invitations. Tout se passe bien. Sauf qu'apparemment, quelqu'un a caché notre invité d'honneur. »

« Des invitations ? »

« Les géostigmates. Mais je ne vous apprends rien, n'est-ce pas ? Ils sont la preuve que l'esprit de Mère se bat au cœur de la Rivière de la Vie. Elle fait tant… pour nous tous ! Et nous, on ne sait même pas où elle est ! » dit Kadaj en faisant les cent pas.

L'espère d'un instant, la main droite de Rufus se crispa très légèrement.

« Nous n'y pouvons rien. Nous ne sommes que des Incarnés, les misérables restes de l'héritage de Mère. Et tant qu'on ne l'aura pas retrouvée pour recevoir ses cellules, on ne sera pas entier ! Les géostigmates et l'héritage, ce n'est pas assez pour réussir… une Réunion, une vraie ! »

« Je n'ai pas tout saisi », dit Rufus.

Kadaj eut un sourire méchant.

« Ah, vraiment ? C'est clair, pourtant ! »

Il marcha face à Rufus. Une fois devant lui, il se mit à genoux. La pièce devint plus sombre. Rufus sentit une terrible douleur à sa main malade, une douleur qui se répandit dans tout son corps. Les géostigmates le brûlaient, il avait l'impression de sentir une pulsation en elles, comme un être vivant, un parasite puissant.

Kadaj se redressa. Son corps changeait progressivement de forme, ses cheveux s'allongeaient, son visage vieillissait. Il se transformait en Sephiroth…

Enfin, cela finit par s'arrêter. Rufus ne dit rien, il était impossible de lire son expression à cause de sa cape. Ses lèvres, seul élément visible, ne semblaient pas crispées par la douleur.

Mais Kadaj pouvait sentir sa douleur intérieure. Il était affaibli.

Kadaj se réveilla en sueur, terrifié, faible. Encore un cauchemar, en pleine nuit dans sa chambre… Il se rappelait très bien de tous ces détails. Il avait été très fier de blesser ainsi son ennemi. Mais il ressentait à présent un curieux malaise. Pourquoi se sentait-il aussi coupable ? Cet imbécile de président avait bien mérité son sort, il le haïssait !

Mais Kadaj se rappelait avoir ressenti une impression bizarre, ce jour-là. Malgré tout, ce qu'il avait fait l'avait… effrayé. Pendant quelques instants, il avait cédé sa place à un autre. Cette sensation n'avait duré que quelques secondes, et ce n'était rien comparé à ce qu'il avait ressenti, quelques jours après, lorsqu'il avait enfin accompli la Réunion. Sephiroth lui avait volé son corps, sa vie, son âme ! Que s'était-il passé lorsqu'il avait cédé sa place ? Il ne s'en souvenait plus, et il ne tenait pas à s'en rappeler.

Repenser à tout ça l'écœurait. Il jeta un coup d'œil à ses frères, qui dormaient dans leurs lits à côté du sien. Il n'avait pas envie de les réveiller.

Kadaj enfila sa tenue de combat en cuir noir, prit son Souba et sortit discrètement du dortoir.

Toutes les salles de l'école étaient fermées après le couvre-feu, mais pas la serre de combat. Il décida d'y aller pour tuer quelques monstres, il avait besoin de se concentrer sur quelque chose d'extérieur.

La serre était vraiment étrange. Malgré la beauté de la nature luxuriante, la sensation de danger y était omniprésente.

Kadaj rencontra d'abord un Tonadu. C'était un monstre ressemblant à un oiseau, avec un bec puissant et des griffes mortelles. Ce genre de créature se rencontrait souvent dans le désert, près du village de Corel Nord.

Une fois le monstre tué, le jeune homme se sentit légèrement mieux. Au fond, il n'avait pas vraiment besoin d'aller plus avant. Il allait faire demi-tour, il retraverserait les couloirs et retournerait dormir. D'autant qu'il ferait bientôt jour, et…

« À L'AIDE ! »

Kadaj sursauta. Quelqu'un avait crié ! Une voix de femme. Le jeune homme courut vers la sortie. C'était là qu'avait retenti le cri.

Il s'arrêta en voyant la scène. Un monstre avait acculé un humain contre le mur, et lui barrait la seule sortie possible. Cette personne, c'était Lucrécia !

La malheureuse n'avait aucune arme et se tenait à genoux au sol, l'air effrayé. Kadaj secoua la tête. Mais que faisait-il là, à regarder la scène sans réagir ?

Il envoya un rayon de sa matéria foudre. La créature se tourna vers lui. Lorsqu'il la vit enfin de face, le jeune homme n'y comprit rien. Qu'est-ce que c'était que cette chose ? On aurait dit une gigantesque courgette montée sur patte, avec trois têtes de plantes carnivores au sommet. Il n'avait encore jamais vu ce genre de monstre, auparavant. C'était à la limite du ridicule !

Kadaj regarda Lucrécia. Elle n'avait pas réagi, elle gardait la tête baissée. Inquiet, il se pencha légèrement. Elle avait les yeux fermés… elle dormait ! Il se tourna vers le monstre. La créature ouvrit une bouche au niveau de son ventre et laissa un gaz blanc s'en échapper. Une odeur âcre et sucrée envahit l'air. Kadaj sentit son corps se ramollir malgré lui. Du gaz soporifique ! Il comprenait mieux l'état de Lucrécia.

Heureusement, il avait subi plusieurs expériences autrefois, dont des injections de venin et de poison de toutes sortes ! Il était immunisé contre ce genre de choses.

Serrant le manche de son sabre, il bondit vers le monstre et le trancha en deux. Mais les trois têtes carnivores se détachèrent et se plantèrent dans le sol. Deux mordirent le jeune homme aux bras, la troisième à la jambe droite. Kadaj les coupa, mais elles repoussèrent, avec trois têtes chacune, ce coup-là !

Soudain, un éclair bleu fendit l'air et coupa toutes les têtes. Les petites tiges des plantes disparurent en cendres. Kadaj vit l'éclair bleu se planter dans le mur et prendre la forme d'une flèche. Il tourna la tête vers la direction d'où il venait.

Telian était devant la sortie, en position de tir avec pour seul vêtement sa chemise de nuit. La corde de son arc vibrait encore.

La jeune fille courut près de Lucrécia. Kadaj s'approcha. Telian répondit à sa question muette :

« Je suis liée mentalement à elle, j'ai entendu son cri et je suis arrivée pour aider aussi vite que j'ai pu. »

Kadaj acquiesça et se pencha lui aussi vers Lucrécia. La jeune femme reprit péniblement conscience. En voyant Telian, elle sourit. Mais son soulagement disparut lorsqu'elle vit Kadaj.

« Je vais chercher l'infirmière, ne bougez pas de là, tous les deux », dit Telian.

Elle sortit de la serre. Une lueur de panique traversa le visage de Kadaj. Lucrécia leva les yeux pour regarder sa meilleure amie d'un air suppliant, mais elle ne s'en rendit pas compte ou n'y prêta pas attention.

« Je reviens », dit-elle en courant dehors.

Pendant une minute, Kadaj et Lucrécia fixèrent la sortie avec angoisse et incrédulité. Lucrécia se demanda comment Telian avait osé lui faire ça… Inspirant profondément, la jeune femme se décida à regarder Kadaj d'un air impressionné, le menton collé à ses genoux, comme si elle avait peur qu'il lui brise la nuque. Kadaj la regardait avec un mélange d'interrogation, de peur et d'étonnement. Alors c'était elle, la mère du Cauchemar…

Mais, ne put-il s'empêcher de penser, elle était aussi la preuve que Sephiroth avait été humain. Donc, lui aussi devait avoir une mère, une femme un peu comme Lucrécia, qui avait subi le même genre d'atrocités, d'expériences horribles avant de le mettre au monde.

Ce silence devenait insupportable ! Le jeune homme n'y tint plus :

« Ça… ça va ? » dit-il.

La jeune femme fronça des sourcils, comme si elle n'avait pas compris le moindre mot.

« … Oui », dit-elle.

« Ah… Bien. »

Il voulut faire un pas sur le côté, mais sa jambe blessée se mit à le lancer. Le visage crispé par la douleur, il s'agenouilla.

« Tu es blessé ? » dit Lucrécia.

« Ça… ça va aller ! »

La jeune femme fouilla dans les plis de sa longue jupe et trouva enfin une matéria de soin. Elle n'était pas très puissante, mais c'était mieux que rien.

La prenant d'une main, elle tendit l'autre vers le jeune homme et ferma les yeux pour mieux se concentrer. Une lueur verte se forma autour de Kadaj, qui sentit ses plaies se refermer.

Il rouvrit les yeux, soulagé. Ce fut au tour de Lucrécia de paraître fatiguée. Elle passa la main sur son front. Le jeune homme tendit le bras sans réfléchir pour lui prendre l'épaule.

Elle leva les yeux, stupéfaite. Puis elle eut un geste de recul et détourna le regard.

« Tu sembles inquiet pour moi », dit-elle.

« Et alors ? »

Elle le fixa. Kadaj eut un sursaut de peur. Il avait parfois eu quelques visions fugitives de Sephiroth en rêve, et quelque chose dans le visage de Lucrécia les lui rappelait.

« Tu ne sais donc pas qui je suis ? C'est vrai, je ne suis pas vraiment la mère de Sephiroth, mais… je l'ai tout de même mis au monde, et s'il t'a fait du mal, c'est en partie à cause de moi ! Tu crois que j'ignore tout ce que tu as subi ? J'y suis pour quelque chose, j'ai un lien avec tout ça ! Alors pourquoi tu n'en profites pas pour te venger ? Tu peux dire Tu es une sale humaine stupide et naïve, car c'est le cas. Peuh ! C'est risible… »

Elle fut secouée par un rire triste, presque malsain. Kadaj n'y tint plus.

« Arrêtez ça ! »

Lucrécia sursauta. Ça y est, il semblait en colère.

« Vous n'avez rien fait de mal, enfin ! Tout est de la faute de Hojo, non ? S'il ne vous avait pas enlevé votre fils, vous auriez pu l'élever comme n'importe quel humain, et… »

« J'ai donné mon accord, j'étais volontaire ! » répliqua Lucrécia.

Ce fut au tour de Kadaj de paraître choqué.

« J'avais peur, Hojo me terrifiait, et Vincent aussi, je me sentais coupable envers lui, je l'avais repoussé, j'ai… j'ai même été la compagne de Hojo, pendant un temps ! Mais je ne voulais pas que d'autres souffrent, je pensais me punir et mériter la douleur, moi et moi seule. Si j'avais su, je n'aurais pas fait ça ! »

Au fur et à mesure qu'elle parlait, son corps se mit à trembler. Sa voix s'emplit de sanglots. Malgré les longues mèches brunes qui couvraient son visage, Kadaj pouvait voir des larmes couler le long de ses joues. Il comprit que cette femme était comme lui : elle se sentait sale et coupable de nombreux crimes liés au passé.

Le jeune homme hésita, puis tendit la main et lui prit le menton, l'obligeant à lever les yeux vers lui.

« Si vous n'aviez pas été là, ils auraient utilisé quelqu'un d'autre. Après tout, je suis humain moi aussi, à la base, enfin… si j'en crois ce qu'on m'a dit. Je ne sais pas moi-même si ma vraie mère a été volontaire pour me donner à Hojo, ou si on m'a arraché à elle… ou si je suis un simple clone, un vulgaire produit de laboratoire ! Mais… une chose est sûre, je suis jaloux. »

« Jaloux ? »

« Jaloux de Sephiroth. Jaloux du fait qu'il ait une vraie mère qui soit encore en vie. Sans Jenova, je comprends la chance que représente le fait d'avoir de vrais parents. »

Ce fut au tour de Lucrécia de le regarder. Elle comprenait ce qu'il voulait dire. Mais que dire, face à cela ? Elle n'était pas sa mère, et elle n'avait pas du tout l'intention de jouer ce rôle. Comment pourrait-elle oser prétendre à un tel titre, alors qu'elle n'avait pas pu veiller sur son propre enfant ? Pourtant…

« Merci », dit-elle doucement.

Kadaj releva la tête, surpris par la gentillesse soudaine dans la voix de la jeune femme.

« Merci de m'avoir sauvée de ce monstre. »

« Oh, ça… de rien ! » dit-il, un peu gêné.

« Non, merci, vraiment… Ah, tiens, j'ai une idée ! Si j'augmentais ta moyenne en sciences pour ce trimestre ? Je suis ton professeur, après tout ! » dit-elle avec un sourire malicieux.

« Tiens, oui, bonne idée ! Oh ! Vous pouvez me donner la note maximale ? Et à mes frères aussi, ce serait sympa ! »

« Eh ! Tu en profites, là ! » dit Lucrécia, avec un air faussement sévère.

Ils éclatèrent de rire tous les deux, sans trop savoir pourquoi.

--------------------------------------

Et voilà ! Je me suis un peu cassé la tête pour la discussion de Kadaj et Lucrécia. Je me demandais vraiment ce qu'ils feraient dans un cas pareil. Je ne voulais pas faire un truc violent, mais je ne voyais pas Kadaj se montrer extrêmement gentil avec elle non plus.

Ça tient la route, j'espère ?

Attendez quelques jours pour les prochains chapitres, s'il vous plaît, ne me traitez pas de sadique… Avec l'espoir de nouvelles reviews, à bientôt !