(Disclaimer : Les personnages de Final Fantasy 7 appartiennent à Square Enix, mais Telian, Gillian, Yakino, Frongeon, Senki, Amine, Morah et les professeurs et élèves de l'école sont mes créations)
Chapitre 8 :
Ton vœu s'est réalisé
« Arrête de tourner comme ça, tu me donnes le vertige ! » dit Youfie.
Cloud faisait les cent pas au milieu de la salle de pilotage du vaisseau.
« Désolé pour ta pauvre petite tête ! Je cherche la raison… »
« Petite tête ? Non mais, tu t'es regardé, espèce d'hérisson blond ? » dit Youfie, vexée.
« Je cherche la raison pour laquelle le gang de Kadaj est encore en vie, trancha froidement Cloud. Et qu'est-ce qu'ils peuvent bien manigancer ? »
« Ils cherchent peut-être d'autres cellules de Jenova pour créer Sephiroth, encore une fois », suggéra Barret.
« Impossible ! Tout ce qu'il en restait a été récupéré par les Turks puis utilisé par Kadaj, nous l'avons tous vu », dit Vincent.
« Peut-être que leur copine y est pour quelque chose », dit Youfie.
Tous les regards se braquèrent sur la ninja.
« Ouais, après tout, vous vous souvenez, Nanaki a dit que cette fille n'était pas humaine ! Je me souviens, quand je l'ai rencontrée, elle traînait même avec un gobelin ! Elle s'entend bien avec les monstres, peut-être qu'elle a un pouvoir spécial qui les aide pour réussir toutes leurs sales combines. »
« Ça paraît logique, mais on ne sait toujours pas de quelle combine il s'agit », dit Cloud.
Le jeune homme tapa du poing contre la planisphère au centre de la salle de pilotage. Il enrageait. Depuis plusieurs jours, ils n'avaient plus eu de nouvelles de qui que ce soit : ni de la Shinra, ni de l'éleveur de Chocobos ni personne d'autre. À croire qu'ils pourchassaient des fantômes !
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Sur l'Île des Tabhaisavers, la vie suivait toujours son cours normal. En fait, les choses s'étaient améliorées. Depuis le sauvetage de Lucrécia dans la serre, tout allait mieux. Les cours de sciences étaient plus animés, la jeune femme semblait plus heureuse et plus vivante qu'autrefois.
Telian ne comprenait pas vraiment pourquoi : quand elle était arrivée dans la serre avec l'infirmière, elle avait trouvé la jeune femme et Kadaj discutant tranquillement. Ils paraissaient soulagés.
Depuis, tout allait pour le mieux. Mais Yakino était morte d'inquiétude. Le monstre dans la serre de combat avait été examiné : il n'appartenait à aucune catégorie de monstre connu. Et la jeune femme était terriblement inquiète. D'abord le Munuane dans la ferme de Chocobos, puis un autre monstre inconnu dans la serre… quelque chose se préparait, elle en était sûre ! Quelque chose de grave…
Les peurs de Yakino étaient bien fondées, quelque chose était sur le point de se produire.
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Aucun bruit ne régnait dans l'air, excepté celui des chutes d'eau sur les falaises de Healen. Au pied de l'une d'elle, sur une surface de terrain aménagée pour l'entraînement au combat, se tenait Rufus Shinra.
« J'attends, Reno », dit-il.
« Voilà, voilà ! »
Le rouquin sortit une matéria rouge d'une boîte et la tendit au président. Le jeune homme la prit et l'arma dans un trou spécial de son fusil.
Puis, Reno sortit son PHS et composa un numéro.
« Elena, lâche la bête ! » dit-il.
À quelques kilomètres de là, de l'autre côté des falaises de Healen, la jeune femme appuya sur un détonateur. Une explosion se produisit derrière l'une des cascades. Un dragon en jaillit. Il semblait mécontent d'avoir été tiré de sa cachette. Apercevant le président, il se dirigea vers lui.
Rufus tendit son bras vers la créature. Un rayon magique l'enveloppa, puis le dieu Ifrit apparut. Il déchaîna ses flammes sur le monstre, qui tomba au sol à quelques mètres du président. Celui-ci tira quelques balles et parvint à l'achever.
« Waouh ! Géant ! Vous êtes super balèze, boss ! » dit Reno.
Rufus ne parut pas satisfait du tout.
« Imbécile ! Tu veux mourir, toi aussi ? »
Il enleva la matéria et la jeta aux pieds de Reno.
« Celle-là non plus n'est pas assez forte ! Il me faut quelque chose de plus puissant pour tuer Kadaj et ses frères ! »
Incapable de répondre quoi que ce soit, le Turk se gratta la tête. Depuis qu'ils avaient appris la nouvelle comme quoi les trois argentés étaient encore en vie, ils cherchaient un moyen de devenir suffisamment forts pour les éliminer. Rufus tenait à se venger personnellement de Kadaj. Il en aurait l'occasion puisqu'il était guéri des géostigmates, mais il lui manquait une arme suffisamment puissante pour cela. Il avait pensé demander à Cloud de lui prêter les méga-matérias, mais ce dernier lui avait dit qu'il ne l'aiderait pas du tout, il se battrait de son côté, avec ses amis d'Avalanche.
Rufus et ses Turks ne pouvaient donc compter que sur eux-même.
« Au fond, je crois qu'aucune matéria ne peut venir à bout de ces types », dit Tseng.
Reno et Rufus se tournèrent vers lui. Le Turk était arrivé sans bruit près d'eux. Ils étaient surpris de le voir se manifester, lui qui s'était pratiquement effacé depuis son retour de la Cité Perdue avec Elena !
« Seule Aéris aurait pu les vaincre, elle était une Cetra », poursuivit le jeune homme.
« Mais elle n'est plus là, et ces types ont le soutien d'une Tabhaisaver », dit Reno.
Une autre voix, inconnue jusque-là, s'éleva dans l'air.
« On dirait que vous avez un problème. »
Les trois hommes se tournèrent vers celui qui avait parlé. Il portait une grande cape noire qui masquait son visage, mais de longues mèches de cheveux roux dépassaient de sa capuche. Les Turks mirent en réflexe la main sur leurs armes.
« Vous êtes bien Rufus Shinra, le dernier président de la puissante compagnie Shinra ? » dit l'homme d'une voix douce et aimable.
« Et toi, qui es-tu ? » dit Rufus.
« Je suis comme vous, je hais Kadaj. Si vous voulez vous débarrasser de lui et retrouver le pouvoir que vous avez perdu, utilisez ceci. »
Il lui tendit un objet. D'abord, chacun crut qu'il s'agissait d'une épée, car c'était doté d'un manche et c'était long et fin, avec une extrémité pointue. Mais l'objet ressemblait à une longue corne d'or effilée, enrobée de flammes.
« C'est quoi comme arme, ça ? » dit Reno.
« Ce n'en est pas tout à fait une. Vous savez que Kadaj et ses frères sont sous la protection d'une Tabhaisaver. Or, les êtres de cette espèce ne sont pas liées à la Rivière de la Vie. Vous pourriez utiliser n'importe quelle matéria, cette jeune fille n'en souffrirait jamais. Par contre, vous pourrez vaincre tout le monde avec ceci. Il s'agit d'une baguette de feu. Cet objet contient un pouvoir supérieur à celui des Cetras. Il contrôle et génère le feu, son pouvoir est infini ! Il permet de faire bien plus de choses qu'une vulgaire matéria élémentaire. Il contrôle l'élément feu lui-même, dans son état le plus pur ! Avec ça, vous pouvez être sûr de vaincre la Tabhaisaver, le gang de Kadaj, et même Avalanche. Personne ne vous résistera ! »
Les sourcils froncés, Rufus fit silence un instant.
« Tu comptes te servir de moi et de mes hommes pour tuer Kadaj et sa bande ? »
« Comme vous voulez », dit l'étranger avec un haussement d'épaules.
Indigné, Reno s'approcha.
« Dis donc, toi, comment oses-tu faire ça à notre patron ? On n'est pas à vendre ! » dit-il.
« Ça m'intéresse, coupa Rufus. J'accepte. »
Les Turks le regardèrent avec stupeur.
« Mais… monsieur… » dit Tseng.
Rufus tendit la main et prit l'objet.
« Bien. Bonne chance », dit l'inconnu en faisant volte-face, prêt à s'en aller.
« Eh ! Tu ne m'as pas dit ton nom », dit Rufus.
« Élion… C'est mon nom. »
« Élion, hein ? Je ne l'oublierai pas. » dit Rufus, dont les yeux luisaient à la lueur du feu de l'arme.
XxXxXxXxXxX
Pour Frongeon, la vie était on ne peut plus normale. Il pouvait de nouveau vaguer à son occupation quotidienne sur son île : la chasse aux noix.
Justement, ce matin, dans la forêt des gobelins, il se leva de très bonne humeur et prit le chemin de la plage. C'était là qu'il avait rencontré Telian pour la première fois. Et c'était toujours là aussi que les buissons regorgeaient de noix particulièrement fraîches et croquantes.
Arrivé au bord de la plage, le gobelin sentit quelque chose de dur sous son pied. Un rocher ? Il baissa les yeux et poussa un cri de surprise.
« Waouh ! Mince, j'ai trouvé quelque chose ! » s'écria-t-il, tout content.
C'était un objet bizarre. On aurait dit une statue d'oiseau en cristal bleu. C'était une matière légère, lisse et polie. Tout content, le gobelin prit la statuette et la brandit en l'air en criant : « C'est à moi ! C'est à moi ! C'est à moi ! »
Il mit la tête de l'oiseau à sa bouche et essaya de le croquer, mais c'était dur comme le roc.
« Beurk ! F'est pas très bon, fa ! »
Il la lança dans son dos et commença à lécher ses dents, quand il ressentit une violente douleur à la tête. Furieux, il se retourna, et vit que c'était l'oiseau ! L'objet était revenu jusqu'à lui, comme un boomerang !
Frongeon regarda autour de lui. Qui avait pu le renvoyer ? Il le prit, et le relança. Il le reçut à nouveau sur la tête.
« Mais arrête, toi ! » gémit le gobelin.
Il prit un bon élan, puis le lança. Vite, il se plaqua au sol. L'objet revint et passa au-dessus de lui. Tout content, Frongeon se leva et le montra du doigt en ricanant.
« Tu m'as pas eu ! »
Mais l'objet fit un nouveau tour sur lui-même et revint heurter sa tête. Cette fois, le pauvre gobelin prit peur. Il courut se jucher en haut d'un arbre et regarda autour de lui.
La statue d'oiseau apparut dans son dos.
« Va t'en ! Je peux pas te faire confiance ! » gémit le gobelin.
La statue paraissait vivante, car elle se mit à voleter dans tous les sens autour de lui, comme pour essayer de le séduire.
« Non ! D'accord, d'accord, d'accord ! Je te fais confiance ! AAAAAAAAAH ! MAIS ÇA ME REND FOU ! »
Frongeon l'attrapa et courut au sol. Il creusa un trou dans le sol et y plongea l'objet, puis il referma le tout. Mais le boomerang n'était pas prêt de le lâcher. Il ressortit du sol et heurta sa tête une nouvelle fois.
Cette fois, le gobelin en avait assez. Il saisit le boomerang et se mit à cogner le sol avec, jusqu'à le réduire en miettes. Puis il prit les morceaux et courut dans son arbre. Là, au sommet, il ouvrit un petit coffre et y met les morceaux. Puis il sortit une matéria feu de sa poche et mit le feu au coffret. La petite malle disparut en cendres… mais pas la statue.
Là, c'en était trop. Frongeon s'enfuit par le tunnel sous-marin, et courut vers l'école. Il aperçut Telian, assise sur les marches du perron d'entrée et lisant un livre.
« TELLYYYYYYYYY ! AU SECOUUUUUUURS ! »
La jeune fille leva les yeux et eut juste le temps d'ouvrir les bras pour y recevoir le pauvre Frongeon qui tremblait comme une feuille.
« Il me poursuit ! Il est derrière moi ! » dit le petit homme.
« Qui ? Qui est derrière toi ? »
La chose en question arriva juste ce moment-là. Telian l'attrapa au vol et ouvrit de grands yeux de surprise.
« C'est magnifique ! Où l'as-tu trouvé ? » dit-elle en passant les mains sur les ailes effilées de l'oiseau.
« Je sais pas ! Ce truc me suit partout, comme un pot de colle ! »
Telian regarda l'oiseau de plus près. Il avait des yeux en saphir. Elle pouvait voir une lueur à l'intérieur, comme une petite tornade, ou un nuage, ou… quelque chose de léger, aérien. Cet objet renfermait un pouvoir lié à l'élément air.
Soudain, Telian se sentit… attrapée. Quelque chose avait attrapé son esprit. Elle n'arrivait plus à détacher ses yeux de l'objet. La puissance qu'il renfermait la saisit. Elle se sentit tomber dans le vide. Le sol, Frongeon, l'école, tout disparut. Seul restait l'oiseau qui grandissait devant elle, et prenait vie.
Il la fixa de ses yeux luisants, puis l'enveloppa dans ses ailes. La jeune fille eut l'impression d'être saisie par une tornade puis elle tomba dans le vide.
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Loin d'ici, près d'Edge, Cloud, Tifa et Barret descendirent du vaisseau et prirent le chemin du 7th Heaven. Chaque membre du groupe était rentré chez soi pour faire le point et se reposer.
Cloud était de mauvaise humeur, bien plus que Barret. Tifa, elle, ne disait rien.
« On n'a rien trouvé », dit Barret.
« Ouais », dit Cloud.
« Alors, on arrête ? On laisse tomber ? » suggéra Tifa.
« JAMAIS ! » dirent les deux hommes en chœur.
« Bon, bon, ça va, vous fâchez pas ! Je voulais juste… »
Tifa ne put jamais achever sa phrase car, tout d'un coup, une grande lumière bleue se forma au-dessus de la tête de Cloud, et quelque chose lui tomba dessus.
« CLOUD ! » crièrent Tifa et Barret.
Le grand homme brandit sa mitraillette sans réfléchir. Mais lorsqu'il vit ce qui était tombé sur Cloud, il se ressaisit.
« Ça alors ! Ben, on dirait que ton vœu a été exaucé en fin de compte, Cloud ! » dit-il, mi-surpris mi-amusé.
Le jeune homme repoussa la charge qui lui était tombée dessus et fut lui-même surpris. C'était Telian !
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La vieille femme de soixante-dix ans lisait tranquillement dans le salon, quand elle entendit des cris à l'étage. Elle monta à l'étage jusque devant la porte d'une chambre. Les pleurs venaient de là. Roxane entra, et comprit ce qui avait attiré son attention. Au fond de la chambre, près de la fenêtre, elle pouvait voir une petite-fille en pleurs.
« Telian ? »
L'enfant leva les yeux, des yeux noisette comme les siens.
« Grand-maman ? »
Roxane vint la prendre sur ses genoux et passa la main dans ses cheveux bouclés. Telian n'avait que trois ans, ses cheveux étaient courts mais déjà touffus et frisés. Elle aimait jouer avec ses boucles. La petite-fille, elle, admirait beaucoup la longue chevelure rousse de sa grand-mère, malgré les quelques mèches argentées qui commençaient à s'y manifester.
« Pourquoi tu pleures, ma chérie ? »
« Papa m'a grondée ! Je… j'ai fouillé son bureau, il était pas content ! Il… il m'a même frappée ! »
L'enfant enfouit sa tête dans le creux du cou de sa grand-mère et pleura de plus belle. Roxane serra les dents. Comment son fils, Alan Riddle, avait-il pu faire cela ? Frapper une enfant ! Roxane ne l'avait jamais frappé quand elle l'élevait, lui !
« Écoute, ma chérie, je vais te donner quelque chose qui va te protéger. Avec ça, plus personne ne pourra jamais te frapper. »
L'enfant releva la tête, mais elle pleurait toujours. Roxane passa les mains derrière son cou et en détacha un médaillon.
« Tiens. »
Admirative, Telian prit le bijou qu'elle lui tendait. C'était une perle de cristal encastrée dans la queue d'un petit dragon argenté.
« Ce médaillon te protégera et plus tard, il t'aidera à contrôler la force qui est en toi. »
« De la force ? Mais je n'ai pas de force, grand-mère ! »
« Si, tu en as. Mais elle est endormie pour le moment. Et un jour, elle sera si grande qu'elle essaiera de sortir. Et avec ce médaillon, tu pourras la contrôler. »
Telian fit tourner le cristal entre ses petits doigts. Il était doux et frais, son contact était agréable.
Roxane n'eut pas besoin de remerciements, le soulagement et l'émotion sur le visage de l'enfant lui suffirent largement.
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Telian ouvrit les yeux. Un rêve du passé… Elle n'aurait jamais cru qu'après deux ans passés sur Gaïa, elle reverrait un souvenir aussi net de son enfance sur Terre. La jeune fille mit du temps avant de réaliser qu'elle était en train de regarder le plafond d'une chambre.
Se redressant, elle regarda autour d'elle, et vit qu'on l'avait déposée sur un lit. On aurait dit une chambre d'enfants, il y avait deux petits lits et beaucoup de dessins très enfantins accrochés au mur. Il y avait aussi quelques cadres photos de paysage montagneux. Et des peluches déposées devant la fenêtre à droite.
La jeune fille se leva et alla regarder à la fenêtre. Elle reconnut les bâtiments d'Edge. Le soleil était bas, ce devait être la fin de l'après-midi.
Soudain, la porte s'ouvrit. Telian fut choquée lorsqu'elle vit la personne qui lui faisait face : Tifa Lockheart.
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Alors ? Coup de suspens, ça commence à chauffer, et on entre dans le vif du sujet !
J'espère que ça vous plaît toujours. Si possible, laissez-moi des reviews, ça me fait toujours chaud au cœur.
Et notes spéciales pour certains :
Naucicka : J'espère que tout se passe bien pour toi et que tu t'en sors avec ton TPE !
Yukira Shiroi : T'as trouvé la solution pour le problème des documents, tout va bien ? Je surveille toujours tes histoires de près !
Ravenhill : Tout va bien pour toi aussi ?
Citron-nelle : Pour toi aussi, ça roule ?
Nmfrter : J'espère vraiment que ça baigne et qu'un jour, il y aura une suite à "The Dream Continue".
Kalisca : Si jamais tu continues de lire mon histoire, j'espère que ça va pour toi aussi !
Bref, j'espère que tout baigne pour tout le monde, à bientôt !
