Chapitre 11 : Aout, Septembre, Octobre
Je monta alors dans l'avion où je m'installa pour 6 heures de vol. Tout le trajet de Boston à Madrid, je resta assise à fixer la hublot et à écouter de la musique. Je ne pouvais arrêter de faire défiler les photos de mon séjour avec lui, celles où j'étais avec lui, celles où il m'embrassait... Comment aurais-je pu imaginer que je le rencontrerai à Boston dans un parc. Cela faisait déjà plus de trois semaines que nous nous étions bousculé. Je ne pourrais jamais oublier la tête qu'il faisait lorsqu'on s'est percuté. Il avait l'ai à la fois bouleversé de m'avoir fait tombé, mais apeuré et inquiet par la réaction que j'allais avoir. En revoyant cette scène dans ma tête, je ne pus empêcher un petit sourire s'esquisser sur mon visage alors qu'une larme coulait d'un de mes yeux. Je regarda mon bracelet et repensa ensuite à cette soirée à New York, qui vit été magnifique. Je ne vis pas le temps passer et j'arrivai à Madrid. Je devais attendre encore quelques heures avant d'embarquer dans mon prochain avion pour Nantes et devant ma porte d'embarquement je ne savais pas quoi faire. Je pris alors mon téléphone et chercha le numéro de Rob. Mais avec le décalage, il devait dormir.. Je ne pus résister, je voulais entendre sa voix. J'appuyai alors sur "appeler".
-Allo, fit une voix à peine réveillée.
-Rob?
-Caroline! Mon amour c'est toi?
-Oui! Désolée de te réveiller, je ne peux pas rester très longtemps au téléphone, je suis à Madrid. Je voulais entendre ta voix.
-Tu ne me déranges jamais. Ça me fait aussi du bien de t'entendre. Je suis à Vancouver.
Notre conversation ne dura pas longtemps, car mon téléphone n'avait presque plus de forfait. Je lui donna mon numéro de téléphone fixe pour qu'il puisse m'appeler le soir même. a présent que je monta confiante dans mon second avion. Un peu plus d'une heure après, je distingua Nantes par le hublot. Cela faisait un mois que j'étais partie, et me revoilà de nouveau en France. Après l'atterrissage, je sortis de l'avion et observa le ciel. Il faisait beau, malgré le vent qui faisait voler mes cheveux et me faisait frissonner. J'aurai tellement voulu que Rob soit à mes côtés, à me tenir la main. J'aperçus ma famille une fois dans l'aéroport. Je leur souris et me rapprocha d'eux. Ils me prirent dans leur bras et m'embrassèrent. On récupéra mes bagages et une fois dans la voiture, ils me posèrent pleins de questions.
-alors comment c'était? Tu as progressé? Tu t'es bien entendu avec eux?
-Euh, oui, c'était super, j'ai bien progressé et ils étaient très sympa!
Cependant mes parents s'attardèrent sur Robert, les films qu'il avait fait, ses projets, ce que l'on avait fait,...
Un vrai interrogatoire! Mais penser à lui m'attristais, il me manquais déjà beaucoup.
Maintenant commençai la fin des vacances et le début de la rentrée s'annonçait dure.
Il me restait une semaine de préparation avant mon entrée en terminale. Dès le lendemain, je commença à travailler, plus que je ne le pensais. Les jours passèrent à une vitesse indéfinissable. Rob m'appelait tous les soirs sans exception et on se racontait notre journée.
La rentrée arriva, puis la fin du mois de septembre aussi. Je travaillais tellement que mes résultats scolaires devenaient impressionnant en comparaison à ceux de l'année précédente. Mes parents m'avaient prédits mon échec, au moment où j'avais forcé mon passage en terminale, n'en revenaient pas. Travailler me permettais de penser à autre chose qu'à Rob, qui était loin de moi et donc de ne pas être triste. Des fois, en regardant mon bracelet j'avais le moral à zéro. Heureusement mes amis étaient là, de temps en temps, nous sortions ce qui me changeais les idées. Ils voulaient à tout prix rencontrer Rob. Celui-ci m'appelait toujours et me racontait sa journée de tournage, après avoir écouté mes cours, mes notes.
-Je suis tellement fier de toi ma chérie! J'aurai tant voulu être là pour voir la tête de tes parents lorsque tu leur ramène des bonnes notes.
Il marqua une pause et repris.
-Tu me manques énormément, je pourrais faire n'importe quoi pour être avec toi.
-Toi aussi, tu me manques,... Je t'aime.
-Moi aussi je t'aime tellement Caroline. Bon on m'appelle. Bonne nuit mon amour, Bisous.
-Bonne après midi, Bisous!
Je raccrocha et descendis de mon lit qui est superposé. J'entendis mon mère me parler.
-Tu as finis avec le téléphone??
-Oui! Tu peux l'utiliser si tu veux, je vais me coucher. Bonne nuit.
-A demain.
Le mois d'octobre commençai à peine et le temps devenait de plus en plus frais. Je ne voyais plus le temps passer, ce qui me faisait plaisir. On se rapprochait des vacances de la Toussaint et j'allai bientôt revoir Rob. Il ne m'avait pas encore dit quand il allait finir le tournage et quand est-ce qu'il arriverait. Il m'avait promis d'être là et je le croyais.
Le mercredi midi avant les vacances de la Toussaint, je sortais de cours et je remontais vers la sortie de mon lycée. A la sortie, je regarda la rue et vérifia que ma mère n'était pas là. Des fois, elle venait me chercher à la sortie avec mon frère. Vu qu'elle n'était pas là, je devais rentrer en bus. Je commença alors à remonter la rue doucement vers mon arrêt de bus. Tout en marchant, à mon habitude, j'allumais mon portable, puis sortis mon ipod que j'allais écouter. Au moment où je mis mes écouteurs dans mes oreilles, j'entendis soudainement une voix familière. C'est alors que je m'arrêta net. Cette voix ne venait pas de mes écouteurs car je n'avais pas allumer mon lecteur mp3. Cette voix magnifique ne s'était pas arrêtée, elle s'amplifiait, mais elle ne chantait pas n'importe quelle chanson, ma chanson, celle que Rob m'avait écrit. Toujours pétrifiée, je commença à me tourner vers la droite de là où venait la voix sublime. C'est alors que je le vis, Rob, il était là. Il se leva des marches de l'immeuble sur lesquelles il était assis. Je ne pouvais pas le croire, étais-je en train de rêver ou d'avoir une hallucination...? Devenais-je folle? Il descendit alors les quelques marches avec un immense sourire et se rapprocha de moi. Il était tellement proche de moi. C'est alors que je tomba dans ses bras. Il me serra fort contre lui. J'essayai alors d'articuler des mots.
-C'est...c'est..c'est vraiment toi Rob? Dis moi que je ne rêve pas?
-Oui, c'est moi mon amour, tu m'a tellement manqué, me répondit-il en prenant mon visage entre ses mains Et non, tu ne rêves pas, je vais te le prouver.
Il s'approcha alors doucement ses lèvres des miennes, puis m'embrassa. Ces baisers m'avaient tellement manqué.
-Tu ne peux pas imaginer comme je suis heureux d'être là, avec toi, me dit-il ensuite.
-Moi aussi, je suis tellement heureuse. Mais comment es-tu arrivé jusque là?
-C'est une longue histoire, je te la raconterais sur le chemin du retour, allons-y tout le monde nous regarde. Et puis je n'ai pas envie de me faire trop remarquer.
