(Disclaimer : Les personnages de Final Fantasy 7 appartiennent à Square Enix, mais Telian, Gillian, Yakino, Frongeon, Senki, Amine, Morah, Élion, Soluènn et les professeurs et élèves de l'école sont mes créations)

Chapitre 12 :

Les reliques des Cetras

Yakino réfléchit. Combattre Soluènn était un jeu d'enfant, elle connaissait bien cette fille puisqu'elle l'avait elle-même formée autrefois. Mais… Élion, c'était une toute autre paire de manche.

« Tu analyses la situation, à présent ? Hum, je te connais si bien, Sato », dit l'homme.

La jeune femme serra les poings.

Kadaj, je t'en prie, montre-toi à la hauteur, tu me l'as promis !

(Flash-back)

« Tu es le même type qui affirmait être un pantin, comme Cloud ! C'est bien la seule chose qui ait changé chez toi, on dirait », dit Yakino.

« Rien n'a changé, dit Kadaj. Je ne crois pas être vraiment libre, j'ai encore trop de péchés qui pèsent sur ma conscience. Mais… Telian m'a fait comprendre que l'on peut les réparer, ou essayer au moins. C'est tout ce qui a changé, Yakino. »

La jeune femme soupira.

« Bien. Si tu vois les choses ainsi… Fais comme tu veux. »

« Parfait ! Allons-y ! » dit Kadaj.

« Ouais ! Cauchemar-junior ! » dit Senki.

Un hurlement retentit à travers toutes les rues de la ville. Si les habitants d'Edge avaient pris la peine de regarder à leur fenêtre à ce moment-là, ils auraient vu un rouquin qui faisait un vol plané dans les airs, après avoir reçu un violent coup de poing de Kadaj en pleine figure.

« Il aurait mieux fait de la fermer », soupira Yazoo.

Yakino allait confirmer son idée, quand elle se figea. Elle sentit une présence mauvaise. Rapide, silencieuse comme une ombre… Quelqu'un venait d'entrer dans le bar, et montait dans la chambre où dormait Telian !

La jeune femme devança le groupe.

« Yakino ? Que faites-vous ? » dit Kadaj.

« Je dois aller de l'avant. Je dois… vous laisser, quelque chose d'imprévu vient de se produire. Kadaj… Je compte sur toi pour veiller sur Telian en mon absence. »

Le jeune homme fut frappé par le regard qu'elle lui lança. Elle le regardait avec un sérieux et une attention… Puis, elle mit un masque noir sur son visage et, se faisant transparente, elle fonça à l'intérieur de la maison, pour aller attraper Soluènn et l'attirer hors de la ville.

(fin du flash-back)

Au même moment, sur la place d'Edge, Kadaj se souvenait lui aussi de cet évènement. Mais en cet instant, il doutait. Face à tous ces ennemis, il n'était pas sûr de pouvoir protéger qui que ce soit. Le mieux était d'essayer d'engager la conversation, le temps de trouver une échappatoire.

« Pourquoi vous voulez Telian, président ? »

« Tu l'ignores donc toi-même ? Apparemment, Cloud avait dit vrai : les incarnés ne savent rien. »

Kadaj tiqua sur ces mots. Tout cela lui rappelait de mauvais souvenirs, un peu avant qu'il combatte Cloud et fasse la Réunion.

« Je suis peut-être un pantin, mais au moins, maintenant… je l'assume, contrairement à d'autres ! » dit-il en tendant brusquement la main.

Un rayon de foudre jaillit de la paume de sa main. Rude le para d'un coup de sa matéria bouclier.

Chacun sortit ses armes et tous se mirent à combattre.

« Telian, reste en arrière ! » dit Kadaj.

« Quoi ! » dit la jeune fille, coupée dans son élan.

« Loz, Frongeon, protégez-la ! Les autres, avec moi ! »

La manœuvre s'exécuta, malgré la surprise de tous. Telian regarda le jeune homme, qui engageait le combat contre Cloud et Cid.

Cet air sérieux et déterminé… il a l'air si responsable, je n'y crois pas ! Autrefois, il restait en retrait et ses frères se battaient pour lui, comme dans la Forêt Endormie, lors de notre combat…

Telian ne put s'empêcher de ressentir du soulagement.

Même toi, tu as changé… grand-frère !

Cloud, Cid, Vincent, Barret et les Turks combattaient Kadaj, Yazoo et Senki. Les trois garçons alliaient arts martiaux et armes dans la bataille. Tous trois étant spéciaux et bien entraînés, ils arrivaient plutôt facilement à tenir la distance, malgré le nombre supérieur.

Pourtant, Telian ne put s'empêcher de penser que les choses auraient été plus faciles avec l'aide de Yakino !

Nanaki fonça sur Loz. L'homme le repoussa d'un coup de poing et enclencha son Dual Hound. Frongeon bondit sur le dos du fauve et se mit à se battre contre Cait Sith.

Telian se retourna, et vit avec horreur que Youfie et Tifa lui faisaient face.

« Trop facile, tu n'as même pas de matéria ! » dit la ninja.

Telian eut un petit sourire sarcastique.

« Et toi, tu en as peut-être, voleuse ? » dit la jeune fille.

Cette provocation fit s'énerver Youfie.

« Ouais, prends ça ! Bio 3 ! »

Telian vit une mare de poison verdâtre se former sous ses pieds, puis une épaisse colonne de fumée l'enveloppa. La ninja ricana.

« Petite-sœur ! » dit Loz, qui avait un poing coincé dans la gueule de Nanaki.

« Comment c'était ? » ricana Youfie.

Soudain, la colonne de poison se fissura, révélant des rais de lumière rouge. Soudain, le sortilège disparut. Telian réapparut, l'air indifférente. La ninja ouvrit la bouche, ahurie. Non, impossible ! Elle, la plus grande chasseuse de matérias de Wutaï, une vulgaire gamine venait de parer un de ses sorts les plus puissants !

Telian fondit sur elle et l'attaqua de son arc, comme un bâton. Tifa se posta devant son amie ninja et envoya un formidable coup de poing à l'adolescente. Celle-ci tomba à la renverse. Fâchée, Telian saisit une flèche et tira sur elle.

La jeune femme reçut le coup au bras et bondit en arrière. Son épaule était gravement blessée. Telian avait visé exprès pour lui donner un handicap l'obligeant à cesser de combattre.

Mais Youfie lui jeta un sort avec une matéria de soin. Telian réfléchit. Elle allait devoir utiliser une de ses limites. Elle n'en possédait que deux, elle les avait longtemps travaillées en privé dans la serre de combat, sous la supervision de Yakino. La seconde n'était pas tout à fait au point, elle était encore trop puissante et demandait un certain contrôle, mais la première allait faire ses preuves maintenant !

Se redressant, la jeune fille tendit les bras vers le ciel et dressa son arc dans les airs. Certaines étoiles parurent briller plus fort dans le ciel, des étoiles que personne sur Gaïa n'avait jamais vues, même Nanaki, qui regardait comme les autres, ne les connaissait pas, lui qui tirait son pouvoir et ses limites des astres de la planète ! Il s'agissait de constellations que seuls les gens de la Terre connaissaient : la Grande Ourse, la Petite Ourse, la constellation du Lion… Puis ensuite, toutes les constellations du zodiaque terrien projetèrent un rayon à travers le ciel et vinrent envelopper l'arc de Telian. Une colonne de lumière bleue se forma autour de la jeune fille. Toute la lumière se concentra dans ses mains. Elle banda son arc, un arc où toute la lumière se concentra pour former une immense flèche.

« Encaissez ça ! » cria Telian.

Elle lâcha la flèche. Dès que la corde se détendit, l'immense flèche se divisa en plusieurs petites qui partirent dans toutes les directions et vinrent toucher chaque adversaire, les Turks comme les membres d'Avalanche. Chaque flèche enveloppa le corps de sa cible avec une gerbe de lumière. Tous s'arrêtèrent, réalisant soudain qu'ils ne pouvaient plus avancer. Ils étaient tous prisonniers dans des colonnes de lumière. Tous essayèrent de frapper pour briser le mur, mais à chaque fois, un symbole du zodiaque qui correspondait à leur date de naissance apparaissait, et ils sentaient leurs forces décroître, comme absorbé par le signe !

Telian n'arrivait pas à y croire. Mince, elle y était parvenue, enfin ! Jusqu'ici, elle avait essayé cette limite sur de petits monstres dans la serre de combat ! Mais là…

Bientôt, chaque membre d'Avalanche et chaque Turk tomba à genoux, vidé de toute son énergie. Ils étaient comme gelés par le froid, leurs corps semblaient recouverts d'une fine couche de neige qui les épuisait.

« Neige du Ciel, ma première limite », dit Telian.

« Mince, terrible comme limite ! » dit Frongeon, admiratif, regardant Cid qui gisait au sol, épuisé d'avoir frappé comme un fou dans sa colonne de lumière marquée par le signe du poisson.

« Étonnant, en effet ! » dit une voix.

Telian et ses compagnons se tournèrent vers celui qui avait parlé. Le seul qui n'ait pas participé au combat : Rufus Shinra.

« Je n'avais jamais vu une telle limite, auparavant. Élion avait raison, tu es différente de tous les autres, tu n'es ni une Ancienne ni une humaine », dit le président.

Il fit un pas vers elle, mais Kadaj se posta devant lui.

« Je vous l'ai déjà dit, vous ne la toucherez pas ! »

Rufus fit la moue, agacé. Il tendit la main jeta un sort de glace.

« Pousse-toi, je le prends ! » dit Telian.

Elle repoussa le jeune homme et encaissa le sort, qui disparut. Elle allait tenter une attaque, quand elle vit le président lever son étrange épée de feu vers elle. La jeune fille eut peur, sans comprendre pourquoi. Elle demeura immobile, regardant une boule de feu jaillir de la lame et fondre sur elle.

« Heu… Telly ? » dit Senki.

Kadaj eut un instant d'hésitation, puis il se précipita pour protéger la jeune fille avec sa matéria bouclier, mais ce fut trop tard.

Tous retinrent leur souffle, choqués, stupéfaits.

D'abord, Telian ne réagit pas. Puis… elle ouvrit la bouche et cracha du sang. Elle baissa les yeux vers son ventre. La boule de feu l'avait touchée, elle était blessée !

L'adolescente tomba au sol dans une mare de sang.

« TELIAN ! » hurlèrent tous ses compagnons en chœur.

Mais Telian n'entendait plus rien. Elle n'entendait pas l'écho de leurs pas tandis qu'ils courraient vers elle pour la secourir, elle ne voyait même pas le sang qui rougissait les dalles du sol. Elle pensait à ce qui venait de se passer.

Impossible ! Je n'ai jamais été touchée par un sort sur cette planète, jamais ! Comment… comment a-t-il pu… ? Quelle est cette chose qu'il utilise ? Si ce n'est pas une matéria de feu… alors qu'est-ce que c'est !

Loin d'ici, à la sortie d'Edge, Yakino le ressentit. Elle ressentit le pouvoir de l'épée de feu, puis elle perçut autre chose. Elle se tourna vers la direction de la place de la ville. Telian… Telian avait mal, la jeune femme le ressentait !

Élion eut un sourire méchant.

« Ça y est, ça commence ! » dit-il.

Furieuse, Yakino se tourna vers lui et se précipita pour l'attaquer, mais Soluènn lui barra la route et repoussa le sabre de la Japonaise avec son cimeterre.

« Nous y allons, maintenant, Soluènn. Notre plan est en marche, inutile de s'attarder », dit l'homme.

Il s'enroula dans sa propre cape et y disparut. Il ne restait qu le bout de tissu noir. Soluènn fit de même avec sa propre cape. Yakino enrageait. Ils connaissaient même la technique de télétransportation, celle qu'elle utilisait pour disparaître dans un chapeau !

La jeune femme se ressaisit et entra dans son couvre-chef. Elle réapparut sur la place d'Edge et courut près de Telian. La malheureuse perdait tout son sang ! Yakino la prit doucement dans ses bras. Tout de suite, les corps des deux filles se recouvrirent de lumière. La blessure de Telian se referma.

« Petite-sœur ! » dit Kadaj.

Il courut près d'elle, suivi par les autres. Yakino le laissa la prendre dans ses bras.

« Elle est guérie, ne vous en faites pas », dit-elle.

Senki tendit la main et toucha la joue de la jeune fille. Elle était si froide ! Furieux, il se redressa et regarda le président.

« Toi… espèce de salaud ! T'attaquer à une fille innocente… »

« Senki, attends, maîtrise-toi ! » dit Kadaj. Le jeune homme avait lui-même souffert de sa rage face aux actes du président.

Loin de se calmer, Senki s'avança vers le président.

« Si ce n'était que cette blessure… mais ta société a gâché la vie de tous les élèves de l'école, tu as même stocké les cellules de Jenova pour tes sales magouilles, au lieu de penser au bien de la planète et les détruire ! Au fond, tu es comme tous les autres Shinra… Tu mérites l'enfer ! » dit-il en se mettant en position de combat.

« Et comment comptes-tu m'y envoyer ? » dit Rufus.

« Je vais te pulvériser ! »

« Arrête, on peut rien faire avec cette drôle d'arme qu'il utilise ! » dit Loz.

« C'est vrai, maîtrise-toi ! » dit Yazoo.

« Allez, du calme ! » appuya Frongeon.

« BOUCLEZ-LA TOUS ! Si vous avez peur, restez en arrière ! Moi, je ne crains pas le feu », dit Senki.

Rufus se souvint de ce qu'Élion lui avait dit, avant de partir : « Un rouquin accompagne la bande de Kadaj. Il est insensible au feu, utilisez cette autre arme pour le vaincre. »

Rufus sourit. Décidément, Élion avait pensé à tout ! Il sortit une petite baguette de glace de sa poche. En voyant l'objet, Yakino comprit avec horreur ce qui allait se passer.

« Senki, arrête ! Il a un autre Manith, ne le frappe pas ! »

« Un autre quoi ? » dit Frongeon.

Sans prêter attention à leurs paroles, Senki se rua sur le président. Rufus tendit la baguette devant lui. Un rayon bleu chargé d'étincelles blanches se forma, qui transperça la poitrine de Senki. Le jeune homme tomba à genoux. C'était comme s'il avait reçu une balle de fusil, faite dans de la glace !

« Oh, tu veux jouer au sorcier ? Très bien ! »

Le jeune homme se métamorphosa en lion. Il se mit à courir vers Rufus. Le président décrivit une courbe avec la baguette. Plusieurs flèches de glace se formèrent dans l'air et se dirigèrent vers lui. Le jeune lion les esquiva toutes avec agilité. Il atterrit sur le président et le fit tomber à la renverse. Il ouvrit la gueule pour le mordre, quand il redressa la tête en hurlant.

L'hélicoptère se trouvait juste au-dessus de lui. Elena était penchée à la fenêtre et tirait des balles de son revolver sur lui, pour protéger Rufus !

Le lion bondit en arrière. Rufus se redressa et tendit la main. Il agrippa l'un des pieds de l'appareil tandis qu'il s'élevait dans les airs. Il fit un salut ironique de la baguette de glace. Le lion répondit par un rugissement furieux.

Les colonnes de lumière formées par Telian commencèrent à se dissiper.

« Maintenant, vite ! » dit Yakino.

Elle sortit son chapeau. Kadaj passa le premier avec Telian dans ses bras, suivi par ses frères, Frongeon, le lion Senki, et enfin Yakino elle-même.

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Sur le sommet d'un des buildings, Élion et Soluènn regardèrent les membres d'Avalanche et les Turks se redresser, l'air endolori.

« Ils ont réussi à s'enfuir, seigneur. »

« Qu'importe, Soluènn. Désormais, ils ont peur. C'est tout ce qui compte. Nous les tenons ! » dit le jeune homme, un éternel sourire carnassier aux lèvres.