(Disclaimer: Les personnages appartiennent tous à Square Enix, mais Telian, Gillian, Yakino, Frongeon, Senki, Amine, Morah, Élion, Soluènn, Nosféa, Tabun et les professeurs et élèves de l'école sont mes créations)

Chapitre 15 :

Toutes sortes de pièges

Rien ne troublait le silence de la pièce. C'était un endroit étouffant, empli de silence, dans une obscurité si profonde qu'elle semblait presque matérielle. Mais Nosféa aimait cette ambiance.

Il était un Tabhaisaver de l'ombre, il tirait son pouvoir des forces obscures. C'est pour cela que la magie démoniaque, les sortilèges d'Apocalypse et de cécité, toutes ces choses obscures et maléfiques n'avaient aucun secret pour lui !

Son physique et même sa tenue même reflétaient ses sombres pouvoirs: une tunique bleu nuit, un long manteau noir et une capuche sombre, cachant des cheveux d'un noir épais. Ses yeux étaient bleu sombre, comme la nuit sans étoile.

Et pourtant, Nosféa n'était pas quelqu'un de méchant, loin de là. C'était parce qu'il était doux et compréhensif qu'il ne craignait pas les choses obscures. Ce qui pouvait paraître dangereux et inaccessible pour d'autres lui semblait magnifique et digne d'intérêt. Nosféa était quelqu'un de sage et compréhensif. Réservé, aussi. Il émettait rarement un jugement.

De toute façon, malgré sa grande maîtrise de la magie noire, il était un être de constitution faible. C'était pour cela qu'il n'avait pu s'opposer à Élion, quand celui-ci lui avait ordonné rejoindre son groupe. Ses pouvoirs maléfiques lui seraient d'un si grand secours!

Élion était devenu son chef, ou plutôt son maître et tyran, car il le traitait comme un esclave: il le gardait emprisonné dans un labyrinthe de grottes sombres, emplies de monstres et de chauve-souris cannibales. Mais Nosféa s'en moquait. Cet endroit sombre, cette ambiance nocturne et mystérieuse, il aimait tout cela. Bien sûr, il était un terrien de nature, il supportait la lumière du soleil comme tout le monde. Mais il préférait l'obscurité, sa nature de Tabhaisaver l'avait façonné ainsi.

Depuis plusieurs jours, Nosféa demeurait au cœur du labyrinthe des grottes, dans la pièce principale, face à un puits. L'eau qui trônait dans le bassin central lui révélait souvent des images, des visions du passé ou du futur.

En cet instant, Nosféa fixait un instant présent: Telian, qui s'entraînait à manipuler le Manith de l'air dans la serre de combat.

« As-tu encore une vision, mon cher Nosféa ? »

Le jeune homme reconnut la voix doucereuse d'Élion. Il ne dit rien, et ne fit qu'un geste de la main vers le bassin.

« Ah… Telian s'entraîne à nouveau avec le Manith de l'air ! »

Nosféa comprit qu'Élion venait tout juste d'arriver : il n'avait pas assisté à l'utilisation de la matéria blanche ni la discussion avec Zack et Aéris. Le sombre Tabhaisaver préféra ne rien dire. De toute façon, Élion ne lui avait rien demandé ! Ne rien dire ne signifiait pas mentir.

« Je vais l'envoyer rendre visite à Rufus, il est irritable depuis son échec contre Kadaj. Un peu de compagnie le calmera », dit Élion.

Nosféa réprima une grimace. Oser se servir de ses pouvoirs pour livrer une toute jeune fille aux fauves de la Shinra… C'était si méprisable, surtout de la part d'un terrien envers une autre terrienne !

Mais il ne pouvait rien faire, il devait garder la tête basse et attendre, agir dans l'ombre, saisir le moindre indice, donner de minuscules petits coups de pouce à l'ennemi, pour que le bien triomphe le moment venu. Nosféa agissait toujours dans l'ombre. Et en cet instant, tandis qu'Élion tendait une main nimbée de lumière verte en direction de l'image du bassin, Nosféa pria pour que Telian survive à cette épreuve qui l'attendait.

Petite-fille de Roxane, je t'en prie, crois en ta force ! Et retrouve vite ta liberté, pria mentalement Nosféa.

XxXxXxXxX

Telian n'y comprit rien. L'oiseau bleu prit de nouveau vie et l'emporta loin d'ici. Et cette fois, il l'amena dans un endroit pire que les autres. Elle vit, avec horreur, le building Shinra d'Edge se dessiner sous elle, elle qui tombait dans le vide!

Elle allait heurter le toit! Mais son corps se fit transparent. Elle atterrit sur quelqu'un dans la cafétéria. Elle vit trois des Turks bondir en arrière, stupéfaits. Ils étaient en train de boire un café (Elena) ou une bière (Reno et Rude). La personne qui avait amorti sa chute était Tseng !

Telian ne réagit pas, complètement sous le choc. Mais enfin, Yakino avait dit que le Manith était désensorcelé! Alors pourquoi?

Reprenant vite leur lucidité, Reno et Rude attrapèrent chacun Telian par le bras et l'entraînèrent vers les sous-sols. La jeune fille fut lâchée dans une cellule de prison.

« Reste là et tiens-toi tranquille, le temps qu'on aille prévenir le boss ! » dit Reno.

Furieuse, Telian se redressa et cria à travers les barreaux : « Vous pouvez toujours courir ! Laissez-moi partir ! LAISSEZ-MOI PARTIR ! LAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIISSEZ-MOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII PARTIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIR ! »

« FERME-LA ! » hurla un garde.

Résignée, Telian se blottit dans un coin de la cellule. Encore une fois, ce maudit oiseau lui avait joué un sale tour. Elle regrettait de ne pas être retombée sur Cloud, à nouveau. Les membres d'Avalanche l'avaient traitée humainement, eux, au moins ! Elle avait eu droit à une chambre, un lit, un verre de lait et des biscuits.

Mais à quoi pouvait-elle s'attendre de la part de la Shinra ? Et le président ? Elle ne le connaissait que de réputation. On disait qu'il n'avait jamais saigné ni pleuré de toute sa vie, qu'il avait haï son père jusqu'à sa mort et accédé au titre de président avec joie. Et il avait deux Maniths : l'épée de feu et la baguette de glace. Avec ça, il pourrait blesser Telian. Elle n'avait aucune arme sinon sa matéria blanche, à son bracelet. Mais cela suffirait-il pour s'enfuir d'ici ? Et comment retourner à l'école sans l'oiseau bleu ? Encore une fois, il avait disparu. Il l'avait télétransportée, mais était resté dans l'arène de la serre de combat. Que faire ?

Soudain, elle sentit quelque chose appuyer plusieurs fois dans son dos.

« Quoi encore ? Ne me pousse pas comme ça ! » dit la jeune fille en se retournant.

« Coucou, c'est moi ! » dit une petite voix flûtée.

Telian émit un cri de surprise et de joie lorsqu'elle reconnut l'auteur de ces mots: Cait Sith ! Il était là, dans la cellule, avec elle! Mais la jeune fille baissa la tête, déçue. Il ne lui servirait à rien pour s'enfuir. Mais soudain, Telian eut un déclic. Si ! Il allait l'aider.

« Cait Sith, écoute… »

La jeune fille se pencha et commença à murmurer dans son oreille. D'abord méfiant, le robot-chat parut ensuite fort intéressé, puis amusé. Il fit « oui » de la tête et courut se cacher dans l'ombre de la pièce.

« Eh ! Monsieur ! Monsieur, vous m'entendez ? » cria Telian.

Le garde quitta la pièce annexe où il lisait un journal en fumant. Il s'approcha de la porte.

« Que veux-tu, encore ? Oh ! »

Il retint un cri de stupeur et rougit. Telian avait ouvert les premiers boutons de sa chemise et laissait voir le début de sa poitrine, ainsi que ses épaules dénudées. La jeune fille avait même dénoué sa queue de cheval, laissant flotter ses longs cheveux bruns dans son dos.

« Eh, toi, le beau gosse… mes épaules sont toutes endolories après ce que m'on fait les Turks. Tu veux bien me masser ? » dit la jeune fille sur un ton plaintif.

« Qu… quoi ? Qui… qui ça ? M… moi ? » dit le garde, rouge comme une tomate, en jetant des regards alentour.

« Je t'en prie ! J'ai tellement mal ! » gémit Telian.

« OUI-OUI ! TOUT DE SUITE ! » dit le garde, surexcité.

Il se mit à se bagarrer avec le verrou de la porte. Telian referma sa chemise avec un regard menaçant.

Opération séduction réussie !

« Allez, vas-y, mon chat ! » dit-elle en se tournant vers Cait Sith. Elle faillit s'étrangler de rage en voyant que ce dernier la regardait avec l'air… hilare ?

« Mais qu'est-ce qui t'excite comme ça ? ALLEZ HOP ! » dit la jeune fille.

Le garde entra. Il n'eut pas fait deux pas que Cait Sith lui sauta dessus et l'assomma violemment. Telian courut dehors, à la suite du chat. Une fois la porte fermée, la jeune fille se tourna vers le jouet, le souleva et… l'embrassa sur la joue.

« Merci, Cait Sith ! Tu es mon chat préféré, je t'adore ! » dit-elle en le serrant dans ses bras.

« Ah… c'était rien », dit Cait Sith, l'air embarrassé. Puis, reprenant son sérieux, il dit : « Je venais fureter à la Shinra pour Cloud, on est très curieux sur les armes qu'a utilisées Rufus. Tu peux me dire quelque chose là-dessus ? »

Telian allait répondre, quand un bruit de pas l'obligea à se cacher avec le chat. Deux personnes, apparemment responsables des corvées de ménage, passèrent dans le couloir avec seaux et balais.

« Je te raconterai tout une fois qu'on sera libre », murmura Telian.

Le chat dans ses bras, elle sortit de la salle de prison et marcha jusqu'à l'ascenseur. Une chance: lorsqu'elle l'appela, il était vide. La jeune fille monta dedans et regarda le cadran de boutons.

« Prends le 2e sous-sol, tu accèderas au parking, il y a une porte spéciale pour la sortie du personnel de ménage », dit Cait Sith.

Telian obéit et appuya sur le bouton. Elle regarda l'écran. Le chiffre –4 apparut, puis –3 et enfin –2, mais l'ascenseur ne s'arrêta pas là, il continua sa montée de plus belle.

L'adolescente prit panique. Il continuait de monter, ce qui signifiait que quelqu'un d'autre venait de l'appeler! Telian regarda les chiffres défiler. À sa grande surprise, il s'arrêta au sommet: le 13e étage. Le bureau du président.

La porte s'ouvrit. Telian sortit et regarda autour d'elle. Personne. Le couloir était vide. Toutes les portes étaient fermées, elle n'entendait aucun bruit de discussion ni de pas. Mais alors, qui avait appelé l'ascenseur?

« Ça sent le piège », murmura Telian.

Cait Sith acquiesça.

« On ferait mieux de redescendre ! C'est déjà une chance qu'il n'y ait personne. »

« Non, dit Telian. Il faut… il faut que je récupère les autres Maniths. »

« Les Maniths ? Qu'est-ce que c'est ? Mais… »

Telian s'avança vers la porte du bureau du président.

« N'y va pas ! Tu réalises que tu n'as pas d'armes ? » dit le chat.

Telian soupira. Oui, elle savait, mais… il le fallait, pourtant !

Je suis folle, pensa la jeune fille. Mais je dois le faire. Si je veux revenir sur Terre… si je veux sauver les autres Tabhaisavers et cette planète… alors je dois le faire !

Elle posa Cait Sith sur le sol.

« Si tu as peur, file. Merci de ton aide », dit la jeune fille.

Déconcerté, le chat la regarda se diriger vers la porte du bureau du président. Le cœur battant la chamade, la jeune fille actionna la poignée. La porte s'ouvrit dans un sinistre grincement.

XxXxXxXxX

Kadaj sortit avec soulagement de la salle d'histoire. Il avait eu cours avec un groupe d'élèves composé pour la majorité de filles qui lui lançaient des regards… louches.

Il courut vers la serre de combat, impatient de parler à Telian et de la voir utiliser les deux Maniths récupérés. Mais quand il arriva dans l'arène, il ne vit que l'oiseau bleu.

Il le ramassa. L'objet brillait encore, il venait d'être utilisé.

Oh non ! Elle est encore partie ! Telian… pourquoi fais-tu toujours ça ? C'est comme si on jouait tout le temps à cache-cache…

Perdu dans ses pensées, il ne vit pas le lierre près de la cascade, dont les feuilles se transformèrent en têtes de serpent. La plante se dressa dans le dos du jeune homme. Les petits monstres allaient mordre, quand la voix de Senki retentit : « FEU 3 ! »

Kadaj voulut esquiver la vague de feu, mais il fut pris dans la fournaise. Lorsque la fumée se dissipa, il vit Senki, une matéria de feu brillant dans ses mains.

Tout content, le rouquin brandit la sphère dans les airs et hurla : « YIHAAAAAAAAAAH ! C'était vraiment juste ! Une seconde de plus, et tu étais dévoré, Kadaj ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! »

« Ha ! Ha ! Ha ! Senki, mon vieux pote… » dit Kadaj, couvert de suie, en l'attrapant par le col.

Le sourire de Senki disparut. Il prit un air déçu.

« Est-ce une façon de traiter le type qui t'a sauvé la vie, m'attraper la chemise et tout et tout ? » dit le rouquin.

Kadaj fulminait. Loz, Yazoo, Yakino et Frongeon accoururent.

« Heu, Kadaj… où est Telian ? » dit Yakino, gênée de voir qu'ils étaient sur le point de se disputer à nouveau.

« Quand je suis arrivée, elle n'était plus là. »

« Mais alors, elle aurait été dévorée par ce monstre ? » dit Frongeon.

Senki se mit en position de prière devant la cascade, les larmes perlant au coin des yeux.

« Telian… repose en paix… »

« SENKI ! Espèce de… ! » dit Kadaj en lui sautant dessus, provoquant une bagarre.

« MAIS QU'EST-CE QUE T'AS ? » hurla Senki en lui rendant les coups.

« Senki, arrête, Kadaj aussi, ça suffit ! » cria Yakino.

Les deux garçons se séparèrent, en se lançant des regards rageurs et en mimant des gestes agressifs.

« Et toi, Frongeon, ne dis rien qui pourrait nous porter la poisse ! » poursuivit la jeune femme.

Elle prit l'oiseau et étouffa un cri d'horreur. Mon dieu! Élion avait encore frappé, Telian était partie chez les Shinra !

XxXxXxXxX

Telian entra dans la pièce. Elle dut reconnaître que le bureau du président était propre et ordonné.

C'est mieux rangé que ma chambre, pensa la jeune fille, essayant de se rassurer elle-même.

Elle s'approcha du bureau, quand le grand fauteuil placé derrière le meuble se retourna. Le président y était assis.

« Bienvenue, Tabhaisaver. »

Telian n'aurait pas été surprise de voir une petite queue de sourire dépasser des dents que le sourire du président révélait. Il avait un sourire de fauve.

« Oh, mais j'oublie mes manières. Veux-tu boire quelque chose ? » dit-il en désignant deux verres et une bouteille posées sur une table à côté du bureau.

« Très drôle, siffla Telian. Ne faites pas le malin avec moi. D'abord, rendez-moi les Maniths ! »

Le président émit un petit rire méprisant.

« Élion m'avait prévenu que tu étais une forte tête. »

Telian serra les poings.

« Alors c'est vrai ? Vous êtes avec Élion ? Oh, mais je suis bête, je corrige : vous êtes manipulé, encore une fois ! »

Le sourire du président disparut.

« Je n'ai jamais été manipulé », dit-il sur un ton glacial.

« Ah bon ? C'est pas ce qu'on m'a dit, il y a deux ans ! Quand vous étiez en Terre Promise, Hojo vous avait caché l'existence des Armes dans les rapports du professeur Gast, non ? Et aujourd'hui, vous utilisez d'autres armes que vous ne connaissez même pas d'un type que vous connaissez encore moins qu'Hojo, et qui est aussi fou que lui ! »

« Parce que tu te juges meilleure que lui ? »

Telian haussa un sourcil. Que voulait-il dire ? Le président se leva.

« Élion m'a parlé de toi et des gens de votre espèce. Les terriens… vous venez d'une autre planète qui n'a pas de Rivière de la Vie. Si vous utilisez des matérias ou subissez des injections Mako, vous pouvez en mourir. »

Il savait tout ça ! Telian sentit la nausée s'emparer d'elle. Kadaj avait raison, ce type dégageait quelque chose d'oppressant et malsain.

« Et pourtant, vous pouvez utiliser les Maniths, les reliques des Cetras que vous aviez le devoir de protéger. Je trouve que tu es semblable à Élion en tous points. »

« C'est faux ! Moi, je ne veux pas détruire la planète ni tuer qui que ce soit ! »

« Oh ? Mais pourtant, tu manipules des gens, toi aussi ! »

« Quoi ? »

« As-tu révélé à tes amis que tu n'étais pas d'ici ? »

Telian sentit ses mains devenir moites. Elle n'avait jamais dit à Senki ni aux autres d'où elle venait, seule Yakino le savait, ainsi que Lucrécia qui lisait dans ses pensées, mais…

« Ce silence est des plus éloquents », dit le président avec une note de triomphe dans la voix. « Tu es comme moi et Élion, tu caches des choses aux gens, tu te fais passer pour une amie fiable et ils se battent pour toi sans poser de questions ! »

Il tendit la main vers Telian. La jeune fille le repoussa et recula d'un pas.

« Vous faites quoi, là ? »

« Moi ? Rien. C'est toi qui as peur. »

C'en était trop. Telian recula jusqu'à la porte et voulut l'ouvrir, mais elle était fermée ! Comment avait-il fait ? Elle était piégée !

Elle se retourna et cessa de bouger. Rufus lui faisait face, il n'était qu'à quelques centimètres d'elle.

« Si tu veux éviter que je raconte tout à tes amis, tu n'as qu'à faire ce que je te dis. Pour commencer, donne-moi le Manith de l'air. Tu t'en es servi pour arriver ici, n'est-ce pas ? »

« Ah… celui-là, je l'ai perdu ! » Et c'était la pure vérité.

L'air las, le président ferma les yeux.

« Que dois-je faire pour gagner ta confiance ? »

Telian allait répliquer une phrase cinglante quand soudain, les mains de Rufus emprisonnèrent ses bras. Il serra si fort que la jeune fille baissa la tête en gémissant.

« Je n'ai pas l'habitude qu'on me résiste. Ton petit imbécile de Kadaj a marché dans mon plan du début jusqu'à la fin, et toi aussi, indirectement. Crois-moi, rien n'a changé ! Ni toi ni Élion ne me devancerez, je ne laisserai personne me manipuler ! »

Une de ses mains se détacha. Telian en ressentit du soulagement, jusqu'à ce qu'elle sente la même main lui saisir le menton. Elle n'eut pas le temps de réagir, Rufus l'embrassa. Telian se débattit, essayant de se détacher de son emprise, ne supportant pas ce baiser infâme. Mais elle était coincée, bloquée entre la porte et le corps de Rufus. Puis le président s'écarta, avec un gémissement de douleur. Il porta ses doigts à ses lèvres. Elles étaient en sang, Telian l'avait mordu afin de le repousser.

Soudain, un bruit de fracas retentit. Telian et Rufus tournèrent la tête et virent le mur exploser en miettes. Loz apparut derrière, le poing gauche levé dans l'air, son Dual Hound rayonnant d'éclairs.

« Loz ! » cria Telian, toute contente.

Kadaj jaillit de la fumée.

« Lâche-la ! » dit le jeune homme.

Le président eut un sourire moqueur.

« Très bien. »

Il la poussa en avant. Telian tomba sur le sol. Rufus s'enfuit et courut vers l'ascenseur. Loz et Yazoo le poursuivirent. Kadaj allait les suivre, mais la vue de Telian tombée au sol l'arrêta.

« Ça va ? »

La jeune fille se leva et courut se blottir contre lui. Stupéfait, Kadaj ouvrit de grands yeux.

« Je… J'ai eu peur… J'ai eu si peur ! » gémit Telian.

Kadaj soupira, puis il la serra dans ses bras.

« Ça va aller, je suis là. On est tous venus te chercher », dit-il en la serrant plus fort.

« Je… c'est pas moi qui ai voulu partir, je… l'oiseau bleu m'a… »

« Je sais. »

Il prit doucement le visage de Telian dans ses mains et l'obligea à lever la tête vers lui.

« Écoute, désormais, tu ne feras plus rien sans moi et mes frère, d'accord ? C'est promis, on te protègera ! Je te dois la vie, tu n'as pas oublié, petite-sœur ? »

« Ou… oui. »

Kadaj passa les doigts sur les joues de la jeune fille pour sécher ses larmes, puis il lui prit la main et se dirigea vers l'ascenseur.

------------------------

J'espère que les fans de Rufus ne vont pas m'assassiner.

Laissez-moi des reviews si possible, ça fait toujours plaisir !