Je suis contente, beaucoup m'ont mise en alerte, mais je le serai encore plus, si ceux-là (et les autres aussi d'ailleurs) pouvaient me dire ce qu'ils pensent de la fic'... Je réponds à toutes les reviews, sauf les anonymes, étant donné qu'il n'y a pas d'adresse pour répondre ' Merci quand même à newness et à NiniWeasley ! Ca me fait plaisir de voir que certains apprécient cette fic' ! Je vous gâte en plus avec ce chapitre de plus de 2500 mots !

Bonne lecture !


Chapitre 11 : Rouge pivoine et vert émeraude

Hermione et Harry avaient immédiatement ordonné le transfert de Drago. Ils étaient à présent tous trois au ministère. Lucius et Narcissa Malefoy devaient arriver très peu de temps plus tard.

- Hermione, j'ai trouvé un endroit où loger les Malefoy.

- Où ça ? Intervint Drago.

- Je suis le Gardien du Secret, donc je ne peux rien dire, désolé.

- Mais ce sont mes parents !

- Nous le savons bien Drago, tempéra la jeune femme.

- C'est pour limiter les risques, continua Harry.

Sans laisser le temps à Drago de protester, il poursuivit :

- En ce qui concerne Malefoy…

- Il est hors de question que je me cache !

- Laisse-moi finir. Le plus sage est que tu l'héberges Hermione.

- Quoi ? Mais il n'y a pas de place chez moi !

- Eh bien vous irez chez Malefoy. Comme Harkiss vous en veut à tous les deux, il serait plus prudent de vous avoir tous les deux à l'œil. Bien entendu, des Aurors vous surveillerons.

- Mais, Harry…

- Il n'y a pas de mais. Pas d'autres objections ?

Drago resta silencieux. Lâche, pensa Hermione. Elle regretta d'avoir pensé ainsi. Après tout, il l'avait sauvée… Mais elle serait obligée de vivre chez lui ! Cela ne durerait certainement pas longtemps mais bon, ce n'était pas réjouissant non plus…

- Une dernière précision, reprit Harry comme si chaque mot lui écorchait la bouche, il faudrait que vous fassiez croire que vous habitez ensemble par… par amour, acheva-t-il, dégoûté.

Les deux concernés ouvrirent la bouche, muets de stupeur. Drago fut le premier à se reprendre.

- Bien chérie, on va chercher tes affaires ?

- Ne m'appelle pas chérie ! siffla la jeune femme.

Comment osait-il ? Hermione soupira et sortit en même temps que lui. Les parents de Drago entrèrent à leur tour, l'air hautain. Là, on pouvait dire qu'elle était tranquille pour un moment ! Plus personne n'oserait lui tourner autour…

Alors qu'ils avaient atteint l'atrium, elle vit Mr Laudator qui lui jetait un regard furieux. A coup sûr, il était au courant de l'animosité entre Harry et Drago et avait voulu semer la zizanie, en l'appelant fiancé devant Harry. Hermione lui lança un regard assassin à son tour, ce qui n'échappa au blond qui afficha un sourire narquois et lui prit la main. Elle rougit d'abord, mais ne se dégagea pas. Elle regarda dédaigneusement l'homme qui fulminait de rage à la vue de ce geste et le « couple » transplana la tête haute.

Hermione lâcha la main de Drago. Elle était si chaude… Gênée, elle observa la réaction du jeune homme quant à son intérieur.

- Eh bien… c'est petit.

- Je sais, c'est fait exprès. Installe toi sur le canapé, je vais chercher mes affaires.

Elle se dirigea directement vers sa propre chambre. Soudain, elle s'écroula, saisie de sanglots incontrôlables à la vue de ce qui se trouvait dans la pièce…


Drago détailla le salon, songeur. Il comprenait à présent pourquoi Hermione avait déclaré ne pas avoir de place. Il avait cru que c'était simplement de la mauvaise foi, mais elle n'avait pas menti. Et maintenant, c'est elle qui allait emménager chez lui… Il esquissa un sourire. Qu'allaient penser ses parents ? Eux aussi allaient devoir avaler le « par amour » et… Minute. Ils allaient donc croire que c'était elle la femme de sa vie ? De toute façon, ils ne l'accepteraient jamais ! Alors, pourquoi ne pas leur faire peur ? Et peut-être… qu'ils allaient accepter de repousser la date butoir du mariage ?

Il allait faire part de cette suggestion à la jeune femme, pour qu'elle comprenne bien le pétrin dans lequel il était, quand il entendit des pleurs. Il traversa l'appartement, inquiet, et vit Hermione à terre, secouée de sanglots. Il se demandait pourquoi elle était dans cet état, mais il eut la réponse en relevant la tête.

Au dessus du lit de la lionne se trouvait une immense image qui couvrait tout le mur. Elle représentait une scène qu'il avait déjà vue, celle où Weasley était mort. Il jeta immédiatement un sort qui fit disparaître la photo et s'accroupit auprès de la jeune juge. Il la prit dans ses bras et la porta sur le lit. Mais quand il voulut la déposer, elle s'aggripa encore plus fort à sa cape. Il n'eut d'autre choix que de s'asseoir, Hermione blottie contre son torse, toujours tremblante. Machinalement, sans se rendre compte de ce qu'il faisait, il lui caressa les cheveux comme pour la réconforter.

Qui avait bien pu faire ça ? Il pensa à Harkiss. Impossible, il n'aurait pas eu le temps, Potter avait fait surveiller l'appartement dés que son amie avait déclenché l'alerte. Peut-être l'auteur des deux morceaux de parchemins ? A y réfléchir, sûrement. Qui d'autre après tout ? Les convulsions sur ses genoux s'atténuaient.

- Ca va mieux ?

Hermione se releva, honteuse de s'être retrouvée dans cette position. Il sourit, amusé de cette réaction.

- Je… Je crois… Je suis désolée…

- Ne t'inquiète pas, je comprend. N'importe qui aurait été bouleversé.

Elle lui adressa un sourire reconnaissant qui le déstabilisa.

- Tu sais, c'est à cause de Ron que j'habite dans un appartement aussi petit…

- Quoi ? Il t'a légué ses dettes en plus ?

Pour la première fois depuis longtemps, elle éclata de rire. Avant elle ne faisait qu'esquisser des rares sourires. Drago sentit son estomac faire des cabrioles.

- Ce que tu peux être idiot… C'est juste que… qu'il aurait dû vivre ici avec moi… alors je ne veux pas sentir cette absence…

Il acquiesça sans répondre. Ils s'observèrent pendant une minute quand la jeune femme intervint d'un ton coupable :

- J'étais venue faire m avalise au départ…

- Oh, vas-y, je t'attend.

Il se leva et se posta contre l'embrasure de la porte, les bras croisés. Il la regardait faire. Il l'avait fait rire, lui Drago Malefoy, qui ne faisait que de la faire pleurer à Poudlard… Elle avait vraiment un joli rire, pour quelqu'un qui n'en avait pas souvent l'occasion. Voyant où ses pensées le menaient, il les chassa honteux.

- Prête.

- Accroche-toi, on y va.


Hermione attrapa le bras de Drago plus fort que nécessaire. Elle ne savait pas ce qui lui arrivait aujourd'hui. Et Drago… Elle avait presque honte de se l'avouer mais il sentait si bon… Quand il l'avait prise dans ses bras, une sensation de bien-être comme elle n'en avait pas ressenti depuis longtemps s'était répandue dans son corps. Elle était effrayée : ce n'était vraiment pas normal ! C'était Malefoy ! Mais le salon dans lequel elle avait atterri l'arracha à ses réflexion pour le moins gênantes.

- C'est… c'est vert ici...

- C'est le but ma chère, fit-il ironique.

Elle ne releva pas et examina la pièce.

- Serpentard, bien sûr…

Elle se tourna vers lui.

- Mais si on aime ces couleurs, ça ne manque pas de gout !

Après tout, il fallait bien se montrer aimable, n'est-ce pas ?

- Merci, répondit-il avec un sourire sincère.

- C'est ta femme qui a fait ça ?

- Je… Je ne suis pas marié. C'est moi qui ai meublé ici.

- Waouh ! Pas mal pour un homme !

Elle se sentait furieuse contre elle-même d'avoir été si heureuse lorsqu'il lui avoué être célibataire. Minute. Pas marié ne signifie pas forcément célibataire ! Et alors ? Qu'est-ce que cela pouvait bien lui faire ?

- Euh… Justement, j'ai quelque chose à te demander, si tu veux bien t'asseoir.

Soupçonneuse, Hermione s'exécuta. Il fit de même.

- Eh bien… voilà…

Il lui raconta le mariage avant son anniversaire imposé par ses parents, et le fait qu'elle pourrait lui obtenir un sursis.

- Ah donc, il faut que je dégoûte tes parents autant que je te dégoûte ? demanda-t-elle d'une voix glaciale.

- Non, non, ce n'est pas ça ! Tu ne me dégoûtes pas du tout !

- Je ne suis pas ta poupée attitrée, désolée !

Elle était profondément déçue et vexée. A sa grande surprise, cependant, il n'insista pas.

- Tu as raison… Je suis désolé. Euh… Je n'ai pas de chambre d'ami pour toi…

- Je dormirai dans le canapé, tant pis.

- Ne raconte pas de bêtises, il y a de la place dans ma chambre, je peux faire apparaître un lit.

- Dans ta chambre ?

- Oui, c'est la pièce la plus sûre de chez moi, la nuit. Viens, je vais te montrer où mettre ta valise.

Drago la conduisit dans une grande pièce spacieuse occupée uniquement par un grand lit au milieu et une penderie à droite du lit. A gauche, il fit apparaître un autre lit, identique au sien qui tint sans problème dans la chambre. Puis, il ouvrit sa garde-robe et lui montra une étagère vide.

- Voilà, tu peux mettre tes affaires ici. Je suis dans le salon en attendant.

- Très bien… merci.

Hermione n'en revenait pas tellement c'était luxueux. Elle défit son sac et rangea ses habits dans l'espace indiqué par le jeune homme. Après un coup d'œil vers la porte, elle en profita pour se changer. Sa robe lui tenait trop chaud et après qu'Harkiss ait mis ses sales pattes dessus… Elle opta pour une robe d'été verte émeraude qui lui tombait sur les genoux, cintrée à la taille et évasée aux jambes, retenue aux épaules par deux fines bretelles. Elle se souvenait du jour où elle l'avait acheté avec Ginny… Celle-ci avait pris la même en rouge flamboyant. Vert comme Serpentard et rouge comme Gryffondor s'étaient-elles amusées à répéter toute la journée. Perdue dans ses souvenirs, elle regagna le salon.

- Jolie robe.

- Hein ? Oh merci.

Il la regardait, légèrement goguenard.

- Quoi ? se défendit-elle.

- Pourquoi tu t'es changée ?

- L'autre ne m'apportait que la poisse.

Il inclina la tête et se rapprocha, les yeux flamboyants.

- Mademoiselle ne chercherait-elle pas à me séduire ?

- Co… Comment ? Bien sûr que non ! bafouilla la jeune femme devenue rouge pivoine.

Elle avait pensé juste que le vert était la couleur de Serpentard, couleur préférée de Drago, mais c'était un constat après coup !

- Tu disais quoi à propos de la couleur de mon salon ? lui rappela-t-il ironique.


Drago regarda Hermione. Cette robe lui allait vraiment bien. Et le vert… Il y en avait partout ici, elle devait l'avoir choisie exprès ! Il se rapprocha d'elle et remarqua avec satisfaction qu'elle avait rougi, mais ne reculait pas. Un autre pas en avant… Aucun mouvement de sa part. Il ne put résister et la prit par les hanches. Il se sentit rougir également et son cœur battait la chamade. Elle était là, si près, semblant l'encourager.

Dépassé par ses envies, il rapprocha son visage et cueillit ses lèvres en un baiser tendre, presque chaste. Il s'aperçut avec bonheur qu'elle y répondait et approfondit l'échange. Ils étaient tous les deux si pris, dans les bras l'un de l'autre, qu'ils n'entendirent pas la porte s'ouvrir.

- Hum hum… Je ne vous dérange pas ?

Horrifiés, ils se détachèrent d'un bond, laissant un espace d'un mètre entre eux. Potter les regardait furieux.

- Hermione… Tu m'avais dit…

- C'est bon Potter, elle n'a pas de compte à te rendre ! Elle est assez grande, non ?

Le balafré parut déstabilisé. Drago ne lui laissa pas le temps de répliquer.

- D'ailleurs, il y a du nouveau…

Il lança un regard inquiet à la jeune femme.

- Hermione, tu nous prépares du café ?

Celle-ci ne se fit pas prier et disparut dans la cuisine.

- Ecoute Potter… Il y avait la photo du meurtre de Weasley dans l'appartement d'Hermione, au dessus de son lit.

- Quoi ?!

- Oui, nous pensons que c'est le complice d'Harkiss, son commanditaire pour être plus exact, qui a fait le coup.

Le brun ne répondit pas, plongé dans ses réflexions. Hermione revint avec trois tasses fumantes et s'installa sur le fauteuil, invitant les deux hommes à faire de même.

- Hermione, qui connaît ton adresse ?

Il y eut un instant de silence où Drago observa l'ex-Gryffondor qui avait son visage tendu par la concentration, ses lèvres pincées. Là, je reconnais bien Miss-Je-Sais-Tout… En plus mignonne. Se rendant compte de la portée de ses pensées, il avala son café de travers. Mais ne l'avait-il pas embrassé après tout ? C'était pour la taquiner, tenta-t-il de se convaincre, sans grand résultat.

- Il n'y avait que toi, Ginny, Luna, Neville et… j'ai donné mes coordonnées au Ministère, mais tout le monde n'y a pas accès, n'est-ce pas ?

- Seulement les hauts-dignitaires. Peut-être que quelqu'un te suit ? Je ne vois pas qui pourrait être un assassin au Ministère…

- Laudator, grinça Drago soudainement.

- Quoi ?

- Je suis sûr que c'est cet abruti de Laudator ! Il avait des vues sur Hermione et comme par hasard, le lendemain, elle se fait agresser !

- Mais… Drago, s'il me voulait, il n'aurait pas demandé à Harkiss de me violer non ?

- Harkis a perdu le contrôle de lui-même. Et quand il s'est enfui… Il n'avait qu'un couloir à traverser, le chien !

Drago se leva brusquement.

- Je vais le tuer !

- Eh oh, calme tes ardeurs Malefoy ! Tu juges un peu vite Mr Laudator… Je le connais relativement bien, et il est très aimable, si ce n'est son petit penchant pour les jolies femmes… Mais il n' a aucun antécédent !

- Il y a un début à tout Potter ! Tout n'est pas blanc ou noir !

- Ca te va bien de dire ça !

Potter s'était levé, face à Drago.

- Oh taisez-vous tous les deux… Je ne sais pas pour Laudator… mais tu devrais le faire suivre Harry. On ne sait jamais.

Il y eut un grand silence où les deux rivaux s'affrontèrent du regard. Lasse, Hermione le brisa :

- Pourquoi étais-tu venu au fait ?

- Pour vous dire que des Aurors montaient la garde devant l'immeuble. Je voulais aussi vérifier que vous ne vous entretuiez pas… mais apparemment c'est le contraire.

- Harry…

Drago observa Potter, narquois. Puéril… Il se prenait vraiment pour le chaperon d'Hermione ! Pas étonnant qu'elle étouffe entre son appartement et lui qui la couvait !

- Voilà, c'est fait. Au revoir Potty !

- Drago ! Laisse, Harry…

- Je suis chez moi, et j'ai décidé que Potter pouvait partir, puisqu'il avait fini. A moins que ma présence lui plaise tellement qu'il a envie de rester ?

- Ca va, cours toujours Malefoy ! Prends bien soin de toi, Hermione…

Le blond leva les yeux au ciel. Ce qu'il pouvait être agaçant avec ses manies de « grand frère » alors qu'il était plus jeune qu'elle ! Lorsque la porte se fut fermée derrière lui, il se tourna vers la jeune femme avec un sourire charmeur.

- Où en étions-nous déjà ?


Reviews ? Que pensez vous de ce chapitre avec ce premier rapprochement sincère ? Et êtes vous d'accord avec les soupçons de notre blondinet ? Ou plutôt avec Harry ? J'attends vos réactions