Coucou !
Désolée pour le retard :s Pour me faire pardonner, ce chapitre est plus long (2454 mots sur Word)
Je l'aime beaucoup, j'espère qu'il vous plaira !
Merci pour vos reviews ;)
Madame Malefoy
Chapitre 14 : Où es-tu ?
Drago n'en revenait pas. Laudator mort ? Mais qui alors… ? Il se reprit assez vite. Après tout, peut-être qu'Harkiss s'était retourné contre son commanditaire ! Ce qui signifiait qu'il n'y aurait plus de messages. Ils étaient hors de danger désormais. Fort de ces pensées, il adopta un ton catégorique à la Lockhart.
- Ecoute Hermione, c'est terminé maintenant.
- Quoi ? Au contraire ! Nous ne savons toujours pas qui est le coupable ! Notre seul suspect est mort !
- Laudator aura sans doute refusé de payer Harkiss et celui-ci l'a tué.
- Laudator est un ancien Auror ! Il ne se serait certainement pas laissé avoir comme un bleu !
- Pourquoi pas ? rétorqua Drago, buté.
Hermione soupira, exaspérée, avant de reprendre :
- Très bien. Attendons qu'Harry arrive, on verra ainsi qui de nous deux a raison. Mais pense bien qu'il ne nous aurait pas laissé sortir si c'était réellement terminé !
- N'oublie pas qu'Harkiss a une dent contre nous. Mais une fois qu'on l'aura attrapé, on sera tranquille.
Cette fille n'avait pas changé au niveau de l'intelligence par rapport à Poudlard, bien qu'il ne l'ait jamais vraiment admis. Tout ce qu'elle venait de dire se tenait, mais Drago restait persuadé de la culpabilité de Laudator. Pourquoi était-il mort ? A cause de ce qui était arrivé à Artémia ? Ou parce qu'il ne voulait pas payer ?
Quelqu'un frappa à la porte. Sûrement Potter. Hermione alla ouvrir et se jeta dans les bras de l'arrivant. Drago ressentit une pointe de colère. Pourquoi fallait-il toujours qu'elle se comporte comme s'il venait de l'agresser ? Il ne dit rien et l'entendit gémir.
- Oh Harry ! C'est affreux, d'abord cette femme Artémia, et maintenant Mr Laudator ! Avez-vous des pistes ? Les deux meurtres sont liés, j'en suis sûre !
Potter la fit taire.
- Hermione… Je dois enquêter sur vous deux pour éviter que cela se reproduise. Nous avons toutes les raisons de croire que cet homme a été assassiné parce que vous le pensiez coupable.
- Quoi ?
Ils avaient crié en même temps. Comment était-ce possible ? Qui pouvait connaître ses soupçons envers lui ?
- Et qu'est-ce qui te fais dire ça Potter ? demanda le blond en s'installant confortablement dans le canapé, connotant une décontraction qu'il n'était pourtant pas réelle.
- Ceci.
Il tendit à Hermione un bout de parchemin. Drago leva les yeux au ciel. Pourquoi lui répondait-il toujours de manière indirecte, à travers Hermione ? Ah ! Potter voulait jouer à ce jeu ? Il y participerait aussi.
Pourtant, il vit la jeune femme blêmir et pousser un petit cri perçant.
- C'est… c'est impossible ! fit-elle d'une voix haut-perchée.
- Fais voir, intima Drago.
Une vague de rage envahit le dernier des Malefoy à la vue du parchemin. L'écriture rouge sang était toujours la même et cette fois-ci, on se rendait compte que si l'écriture était brouillon, c'était volontaire. Cet avertissement était plus long que les autres.
Eh non, ce n'est pas ce cher Mr Laudator qui a demandé à Harkiss de s'occuper de ta charmante Artémia, Malefoy. C'est moi. Cela t'avance beaucoup n'est-ce pas ?
Sache que je m'occuperai personnellement de ta Sang-de-Bourbe.
Elle est la prochaine.
Hermione ? Ce malade voulait s'en prendre à elle ? Artémia ne lui avait donc pas suffi ? Ainsi, il voulait neutraliser les seules femmes qu'il avait rencontrées sans y toucher !
- Hermione, demande à Potter s'il a comparé avec les autres qu'on a trouvé.
- Malefoy, je suis là, tu peux me parler directement ! La politesse, tu connais ?
- Parle pour toi Potter ! Ta chère Hermione est en danger et tout ce que tu trouves à faire, c'est de me chercher des noises !
- Je me préoccupe d'elle au contraire… A cause de toi, elle est en danger !
- A cause de moi ?! Qui est-ce qui a insisté pour que nous logions ensemble ?
- Ca suffit !
Hermione s'était levée.
- Je… Je ne sais pas quoi penser de tout cela, mais nous ferions mieux de trouver le coupable plutôt que de vous chamailler comme des gamins !
Drago et Potter soupirèrent mais continuèrent de se lancer des regards assassins.
- Malefoy, grinça Potter. Tu connaissais Artémia Gamp.
- Oui.
Alors là, le balafré pouvait toujours rêver pour qu'il lui raconte !
- Mais je ne te connais pas suffisamment pour tout déballer Potter !
- J'enquête. A toi de voir si tu veux protéger Hermione ou non.
Drago se tourna vers l'ex-Gryffondor qui lui lança un regard inquiet, le teint livide. Potter avait gagné un point. Il ne voulait pas qu'elle meure à cause de lui, pas comme Artémia.
- Tu as gagné Potter, mais c'est bien pour éviter un nouveau meurtre ! Et pas de commentaire.
Il commença à expliquer brièvement, sans s'étendre sur les détails contrairement à ce qu'il l'avait fait avec Hermione :
- Artémia était une femme que j'ai rencontrée à un gala pour les gens… hum… bien élevés.
Cela eut l'effet escompté et Potter se retint tant bien que mal de répliquer. Avec un petit sourire satisfait, Drago continua.
- Je l'appréciais mais je n'ai rien fait avec elle, puisqu'elle était fiancée.
- Je ne savais pas que tu avais autant de scrupules, Malefoy.
- Eh bien maintenant, tu le sais.
Ils s'affrontèrent du regard pendant quelques secondes. Potter insista tout de même :
- Et tu n'as jamais… hum… rien fait avec elle ?
- Non.
- Sûr ?
- Harry ! Puisqu'il te dit que non ! Ne perdons pas de temps en chicaneries ! Nous ne sommes plus à Poudlard, nous sommes tous dans le même bateau, à présent.
Hermione s'était interposée et regardait Potter d'un air implorant. Heureusement qu'elle était intervenue, car il avait déjà mis sa main sur la baguette et n'aurait eu aucun remord à l'utiliser pour humilier Potter.
- Très bien. J'y vais, il faut que nous avancions dans l'enquête. Vous deux, vous ne bougez pas d'ici, j'ai placé des renforts d'Aurors en bas de l'immeuble.
Avant d'atteindre la porte, il se retourna.
- Fais bien attention à toi, Hermione et… ne fais rien d'irréfléchi.
Hermione acquiesça et referma la porte derrière son meilleur ami. « Ne fais rien d'irréfléchi » l'avait particulièrement agacée. En effet, elle avait vu Sirius écrire la même chose sur le message destiné à Harry juste après l'attaque des Détraqueurs à Little Whinging avant leur rentrée en cinquième année. Et vu sa réaction lorsqu'il était arrivé au QG de l'Ordre du Phénix, il l'avait mal pris. Comment pouvait-il lui répéter cela ?
Mais elle n'avait pas bronché. Harry était inquiet, et elle aussi à vrai dire. Qui était derrière tout ça ? Et l'idée d'être la prochaine cible ne l'enchantait guère… Pourquoi ? Comment pensait-il s'y prendre ? Où était-ce un leurre comme avec Mr Malefoy ? Que de questions sans réponse !
Elle se tourna vers Drago. Lui aussi plongé dans ses pensées, il s'était levé du canapé et faisait les cent pas dans la pièce comme un lion en cage, ses cheveux dorés étincelant au soleil. Elle s'approcha de la baie vitrée et sortit sur le balcon.
De là, on surplombait le quartier financier de Londres. On apercevait Big Ben et même Buckingham Palace au loin. Elle resta cinq minutes à admirer le panorama de la capitale qui s'étendait sous ses yeux, avant que Drago ne la rejoigne.
- Jolie vue.
Ce fut tout ce qu'elle trouva à lui dire. Après un instant de silence, elle se tourna vers le jeune homme, son bras gauche appuyé sur la rambarde. Enfin, Hermione réussit à articuler ce qu'elle aurait dû lui dire depuis tout à l'heure déjà.
- Merci de… d'avoir parlé d'Artémia à Harry. Ca n'a pas dû être… facile.
A son tour, il lui fit face et la scruta de ses yeux couleur acier, comme pour vérifier si elle était sincère. Elle ne put soutenir son regard et le détourna vers la ville où se cachait peut-être quelqu'un qui voulait sa peau.
- C'est normal, répondit-il finalement. Je voulais éviter un nouveau meurtre. Après Artémia…
Elle le vit serrer les poings, les jointures blanchissant sur le balcon vert émeraude. Elle n'osait rien dire, et pourtant, elle aurait voulu partager sa peine et lui avouait combien Ron lui manquait. C'était la première fois qu'elle se sentait capable de parler de Ron et même si son évocation restait douloureuse, c'était un expiatoire, et ce n'était pas aussi insupportable qu'avant.
Peut-être était-elle en train de faire son deuil, après cinq ans de déni ? Ron était mort. Elle l'acceptait à présent. Hermione prit une profonde inspiration et une voix à ses côtés, qui était devenue familière à présent, la fit sursauter.
- Tu sais… Je voudrais te remercier aussi d'être intervenue tout à l'heure. Ce Potter commençait sérieusement à m'agacer. J'imagine que ça t'as rappelé Weasley…
- Il s'appelle Ron, fit-elle d'une voix plus dure qu'elle ne l'aurait souhaité.
- Les habitudes ne changent pas, n'est-ce pas ? Douze ans à l'appeler par son nom de famille…
- Pour moi aussi cela faisait douze ans, pas vrai ?
- Tu préférais Granger ? Tu m'appelles bien Drago maintenant.
- Je… Le temps de l'insouciance de Poudlard est révolu. Une nouvelle ère a commencé pour moi, désormais. Et puis… Ton nom de famille me rappelle trop de souvenirs. Ton prénom, on ne l'utilisait pas entre nous.
- Ah parce que vous parliez de moi ? demanda-t-il avec un sourire narquois. Avec les autres filles de ton dortoir ?
- On ne parlait pas de toi dans la chambre des filles ! Non, c'était avec Ron et Harry.
- Ah… Potter… Je me doute que vous n'étiez pas très élogieux…
- C'est le moins qu'on puisse dire.
Elle s'autorisa un sourire. Poudlard… Leurs aventures à Harry, Ron et elle… De merveilleux souvenirs. C'était tellement injuste de les oublier. Mais il était certainement trop tôt pour les sortir sans remords. Après tout, elle en parlait avec Drago Malefoy, leur ennemi juré de ce temps-là !
- Et toi ? Pourquoi m'appelles-tu Hermione maintenant ?
Il sembla tout d'abord à la jeune femme que Drago ne l'avait pas entendue, trop occupé par la contemplation du paysage. Alors qu'elle allait réitérer sa question, il lui répondit.
- Je ne sais pas. Je… J'ai appris à te connaître un peu plus… et… tu es un peu moins insupportable qu'à Poudlard.
Elle fit une fausse moue.
- Cela voudrait-il dire que je le suis encore ? Insupportable ?
Il ne répondit pas et la regardé avec une condescendance amusée, son sourire ironique imprimé sur le coin de ses lèvres. Là, Hermione éclata franchement de rire.
- Ce… Ce… n'est… absolument… pas vrai !
Ce n'était plus Malefoy qui se tenait devant elle. C'était Drago. Drago c'était tout.
Ils restèrent environ une heure sur le parapet avant de rentrer.
- Rester enfermés aussi longtemps… Ca va être dur.
- On pourrait faire un tour en balai sinon, proposa Drago avec une pointe d'ironie dans la voix.
- Bien sûr que non… Et puis, de toute façon, je n'aime pas voler sur un balai.
Il eut un petit rire.
- Tout ça parce que j'étais meilleur que toi en Vol ! Cela t'a dégoûtée.
Elle lui lança un regard flamboyant avant de l'ignorer ostensiblement.
- Vexée ?
Elle ne répondit pas. Soudain, elle se frappa le front avec le plat de la main.
- Mais bien sûr… Le balai !
Drago ne savait pas ce qu'Hermione avait en tête et lorsqu'elle se précipita dans le couloir, il ne perdit pas une seconde et courut à sa suite, se demandant quelle mouche l'avait piquée. Une vague de panique le submergea lorsqu'elle saisit la poignée de la porte qu'il ne voulait surtout pas qu'elle ouvre.
- Hermione, non !
Elle lui lança un regard interrogateur, ouvrit la porte et se figea, ses yeux chocolats écarquillés de surprise. Il la rejoignit et lui tint le bras. La pièce devant laquelle ils se trouvaient était petite, mais les murs étaient entièrement recouverts de photos, toutes représentant une seule et même jeune femme brune, prises apparemment à son insu. Sur une table, au centre, une mappemonde était étalée où des trajets étaient tracés au feutre noir. C'était le sanctuaire d'Artémia Gamp.
Drago tira sur le bras d'Hermione et referma la porte. Avant qu'il ne puisse dire un mot, elle se dégagea d'un coup sec, ses yeux flamboyants le transperçant de part en part, et retourna dans le salon, la tête haute. Il ne savait pas ce qui lui prenait, elle si chaleureuse, il y a quelques minutes, et maintenant, si glaciale.
Il ne voulait pas qu'elle croie qu'il aimait Artémia. Elle l'obsédait, cette garce, mais il ne l'avait jamais vraiment aimée. Pas comme Hermione avec son Weasley… Il ne savait même pas s'ils étaient sortis ensemble. Cette idée l'écoeura. D'un geste brutal, il ouvrit la porte à nouveau et hurla :
- Diffindo ! Diffindo ! Diffindo !
Plusieurs photos tombèrent à terre, en lambeaux. Il continua son massacre jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un tas de papier en charpie. La carte du globe terrestre y était passée aussi. Il sortit enfin de la pièce, son cœur libéré d'un grand poids. Il nettoierait plus tard. D'abord, il devait s'expliquer avec Hermione. D'ailleurs où était-elle ? Ni dans le salon, ni dans la cuisine.
- Hermione ?
Pas de réponse. Il vérifia toutes les salles de l'appartement, sans la trouver.
- Hermione ? Où es-tu ?
Il revint en courant dans le séjour et se rendit compte que la baie vitrée était ouverte. Drago fronça les sourcils. Ils l'avaient refermée tout à l'heure… Personne sur le balcon. Avec un horrible pressentiment, il quitta son logis et dévala les escaliers quatre à quatre, trop énervé pour transplaner. Si elle était tombée ? Ou si… Le message du matin-même lui revint en mémoire.
Comme un fou, il atteignit les portes battantes de l'immeuble et se précipita au-dehors. Pas de sang par terre. Elle n'était pas tombée.
- Excusez-moi Mr Malefoy… Vous ne deviez pas sortir.
- Potter ! Appelez Potter ! hurla le dernier des Malefoy.
- Mais… Que…
- Faites ce que je vous dis ! C'est une question de vie ou de mort !
Ses collèges accoururent et l'Auror qui avait interpellé Drago transplana. Le cœur battant à tout rompre, la panique l'envahissant un peu plus chaque seconde, le jeune homme trouvait le temps long. Enfin, au bout de deux interminables minutes, Potter se trouva face à lui.
- Pas trop tôt Potter ! Hermione a disparu !
On ne part pas sans ma review ;) !
Qu'en avez-vous pensé ?
Où est Hermione ? Qui est derrière tout ça ? Lancez les spéculations !
Les réponses au prochain chapitre !
