Me revoilà après une looongue absence. J'en suis vraiment désolée . Ma vie a été très chargée, et l'est toujours d'ailleurs...
Mais je viendrai à bout de cette fic, dont on voit d'ailleurs approcher la fin ! J'ai d'ailleurs terminé le plan de la fic, il faut maintenant rédiger !
Je vous remercie énormément pour vos reviews, qui me poussent à continuer & à terminer cette fic.
J'espère que ce chapitre, un peu plus long et plus dense vous plaira. N'hésitez pas à me le faire savoir ;)
Enjoy !
Chapitre 16 : Révélations & Désespoir
Hermione n'en croyait pas ses yeux. Devant elle, se tenait une jeune femme aux longues boucles brunes et aux yeux foncés qui la toisait de toute sa hauteur. Sa cape noire était fermement serrée autour d'elle tandis qu'un sourire satisfait s'étalait sur ses lèvres épaisses. Artémia. C'était à rien n'y comprendre. Que faisait-elle là ? Elle avait vu l'article ce matin, elle était censée être morte ! Impuissante, les poings liés, Hermione faisait fonctionner son cerveau à vive allure. Etait-ce réellement Artémia en face d'elle ? Ou alors, l'article de journal était-il un faux ? En attendant, la brune, satisfaite de son effet, avait une expression cruelle sur le visage. Pourquoi l'avait-elle enlevée ? Elle repensa aux messages à l'encre rouge. En était-elle l'auteur ? Mais dans quel intérêt ? Quelque chose lui échappait dans l'affaire. Une migraine l'assaillit, mais elle n'en laissa rien voir, laissant le regard de surprise initiale céder la place à une œillade inexpressive.
- La Sang-de-Bourbe s'est enfin réveillée ?
Artémia fit apparaître un fauteuil confortable et s'assit à côté d'Hermione, de manière à ce qu'elles puissent se voir. Une fois bien installée, elle jaugea l'ex-Gryffondor du regard, comme si elle faisait l'estimation de la valeur d'un objet particulièrement banal. Hermione lui répondit par une expression de défi. Elle ne savait pas ce qu'il se passait ici, mais une chose était sûre, elle ne se laisserait pas faire. Elle savait que c'était une question purement rhétorique, aussi, resta-t-elle silencieuse.
- C'est donc pour ça que Drago me fait l'affront de m'oublier ?
De quoi parlait-elle ? Une lueur d'incompréhension traversa les pupilles chocolat de la lionne. Drago ? Que venait-il faire là-dedans ? Subitement, elle comprit. Elle faisait sans doute allusion au fait qu'ils soient « ensemble ». Artémia était donc jalouse. Presque soulagée de ce constat, Hermione éclata d'un rire nerveux. C'était quelque chose qui se produisait toujours quand il ne le fallait pas, dans les moments les plus critiques. Besoin de relâcher quelque peu la pression. Mais Artémia ne l'entendit pas de cette oreille et braqua sa baguette magique sur la tempe d'Hermione, sans se départir toutefois de son sang-froid. La lionne se ressaisit et se justifia :
- Drago et moi ne sommes pas ensemble. C'est un arrangement. Il… Il vous aime toujours.
Pourquoi est-ce que ça lui faisait si mal de l'admettre ? Peut-être l'impression d'avoir été trahie par Drago, lorsqu'elle avait ouvert la porte qu'il ne fallait pas. Où était la trahison, d'ailleurs ? Elle n'eut pas le temps d'approfondir cette question lorsqu'elle entendit la voix doucereuse de la jeune femme à son oreille :
- Ca te fait de la peine n'est-ce pas ?
Se redressant, Artémia garda les yeux fixés sur le visage d'Hermione. Celle-ci fut prise d'une folle envie de la tuer, de lui arracher les yeux, de la… Comment osait-elle insinuer cela ? Hermione n'avait jamais demandé le cœur de Drago, mais elle était sûre, pensait-elle dans son orgueil démesuré par l'arrogance de sa ravisseuse, que si elle le voulait, elle l'aurait. Et cela, elle ne put s'empêcher de le cracher au visage d'Artémia, d'une voix lourde de menaces. Dans le même temps, elle se débattait, tirant sur ses liens.
- Oh, oh ! J'ai touché un point sensible, on dirait. Calme-toi, tu crois sincèrement qu'il m'intéresse ?
Hermione se figea net. Alors là, il y avait un sérieux problème. Hermione avait cru qu'il s'agissait de jalousie. Mais apparemment, ce n'était pas le cas. Mais alors, le « Je t'aime » était réellement là pour tourmenter Drago. Enfoncer un peu plus le couteau dans la plaie. Merlin seul sait à quel point c'était la spécialité du Malefoy qu'elle avait connu à Poudlard… L'attrapeur attrapé. Une vague de rage l'envahit. De quel droit avait-elle de tourmenter comme ça ? On ne plaisantait pas avec l'amour. Ses sentiments pour Ron refirent surface, mais cette fois, ils ne l'affaiblirent pas, mais la renforcèrent au contraire. Les yeux flamboyants, un sourire en coin digne d'un Malefoy accroché aux lèvres, elle lui lança d'un ton hautain :
- Et toi ? Tu crois sincèrement qu'il t'aime pour ce que tu es ? C'est juste de l'obsession, ça crève les yeux. De l'Amortentia, hein ? Ou un autre philtre d'amour équivalent ?
Hermione jouait à la provocation, et elle le savait. Elle se fichait de savoir le prix qu'elle devrait payer pour ça. Elle n'avait absolument rien à perdre. Rien.
- Harkiss ? Mais qu'est-ce… ?
Par Merlin, que se passait-il ? Dans quelle histoire se retrouvait-il embarqué ? Il y avait décidément un problème. Mentalement, il fit le compte : Laudator mort. Harkiss mort. Artémia pas morte. Ou du moins, c'est ce qu'il semblerait. Mais il était impossible qu'elle soit derrière tout cela. Tournant son regard gris métallique vers les yeux émeraude du Survivant, Celui-Qui-A-Vaincu, en bref Saint-Potter, il lui lança :
- On ferait mieux de rendre visite à Mr Gamp au plus vite.
Le brun, tout aussi alarmé que lui, acquiesça sans faire de commentaire sur son ton impérieux. Preuve supplémentaire qu'il comprenait à quel point la situation était grave. Sans prendre le temps de remercier le sorcier-légiste, ils s'élancèrent vers la sortie, passant devant les malades surpris. Drago dut même en écarter un de manière quelque peu violente pour ne pas être ralenti. Les cris de protestation de celui-ci le poursuivirent jusqu'au moment où il put enfin transplaner aux côtés de Potter.
Il connaissait la demeure des Gamp pour s'y être rendu une fois. Cuisant souvenir. Ironie du sort, les abords de la maison étaient parsemés de roses d'un rouge éclatant, qui ressemblaient étrangement à celle que Drago avait apportée. Son cœur se serra à cette vue, et le flot de souvenirs le submergea. Artémia, inaccessible Artémia, douce Artémia, enivrante Artémia, obsédante Artémia… Le jeune homme s'arrêta, se faisant percuter par Potter au passage.
- Tu fais quoi, Malefoy ?! On est un peu pressé pour se laisser aller !
Sans répondre, Drago lui lança un regard haineux. Mais au moins, il était revenu à lui, et à l'essentiel : retrouver Hermione. Et en son for intérieur, il ajouta : retrouver Artémia. Même s'il avait déchiré ses photos dans un accès de rage, il ne pouvait nier que quelque chose semblait le lier à elle. C'était plus fort que lui, elle était une obsession entêtante. Passant la porte d'entrée, il ne put s'empêcher de détailler l'intérieur du manoir. C'était assez grand, comme chez la plupart des Sang-Purs. Artémia et son mari vivaient dans le luxe, c'était certain. D'ailleurs, au bout du corridor, Mr Gamp les attendait. Il avait été prévenu de leur arrivée par deux Aurors qui attendaient dans le salon. Potter leur fit signe de sortir, et ferma la porte derrière eux. Seul Drago et Mr Gamp étaient restés.
Mr Gamp était un homme d'une quarantaine d'années, aux traits aristocratiques et aux cheveux noirs parsemés de rayures argentées. Il ne parut pas surpris de leur venue, et leur proposa un thé. Drago déclina de façon agressive, Harry également, plus poliment. S'installant avec sa tasse apparue de nulle part – sans doute des cuisines à vrai dire – il invita les deux hommes à faire deux même. Seul Harry obtempéra. Fixant Drago, l'homme sourit soudainement.
- C'est donc vous ? Artémia m'a expliqué votre cas.
Il ne paraissait pas furieux, plutôt amusé. Il se moquait visiblement de lui, et Drago sentit ses mains trembler. Du calme. Il fallait qu'il se contrôle. Pense à Hermione, pas à Artémia. Potter commença à expliquer la situation, ce qui agaça prodigieusement l'ex-Serpentard. N'était-ce pas lui le criminel ? Un détail étrange frappa l'esprit de Drago. Il pensait sa femme morte, non ? Dans ce cas, il n'avait pas du tout l'air du veuf éploré… Donc cela signifiait qu'il savait qu'Artémia était vivante. Interrompant Potter avant qu'il ne parle de la découverte faite à Ste Mangouste, il passa derrière le fauteuil du vieil homme (pour lui en tout cas).
- Votre femme doit terriblement vous manquer, non ? Et la façon dont elle est morte…
Potter releva la tête, les sourcils froncés. Derrière Gamp, Drago lui indiqua de le laisser faire. Soupçonneux, il n'ajouta rien cependant. Drago continua, faisant le tour du fauteuil, de manière à se trouver face à lui.
- Vous devez être ravagé, j'en suis sûr.
Gamp le regarda, impassible, comme s'il avait compris son petit manège. Pourtant, Drago sentait une rage froide émaner de son visage. Il lui rappelait son père, ce qui accrût sa confiance en lui-même. Sans un mot, il attendit qu'il réagisse. Potter les regardait alternativement comme s'il se demandait s'il devait agir ou non. Enfin, les mâchoires de Gamp se décrispèrent et il cracha :
- Je sais me tenir en société. Vous devez le savoir, j'en suis sûr Mr Malefoy.
En son for intérieur, Drago dut admettre qu'il avait raison. Mais sa fierté l'empêchait d'en faire le constat oral. Satisfait, Mr Gamp se retourna vers Potter, et l'enjoignit de continuer. Les bras croisés, le visage fermé, Drago ne le lâcha pas du regard, guettant un signe, un tic, une lueur dans ses yeux. Mais rien. Le bougre devait être un excellent Occlumens. Perdant patience, Drago se releva et attrapa le sorcier par le col. Le plaquant au fond de son fauteuil, les yeux rétrécis au point de ne devenir que deux fentes, il murmura :
- Ecoute-moi bien, petite ordure. Ta femme n'est pas morte et je le sais. Il se trouve que mon amie a disparu, alors tu vas me faire le plaisir de cracher le morceau immédiatement.
Mr Gamp blêmit. De rage ? De peur ? Il ne put le savoir. En tout cas, il avait perdu contenance et s'apprêtait à riposter lorsque Potter intervint, pointant sa baguette sur Drago et l'enjoignant de reculer.
- Drago, sors d'ici ! Mr. Gamp ?
Mais le blond n'avait pas l'intention de lui obéir. Haletant, il regardait Mr Gamp se redresser fébrilement dans son siège. Et dire que Potter faisait encore une fois son Saint ! Hermione avait disparu, bon sang ! Et il était là, à faire la causette avec ce… A la grande surprise de Drago, cependant, Mr Gamp le regarda, l'air perdu :
- Artémia… n'est pas morte ? Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
Il avait l'air sincère, mais il ne voulut pas se laisser manipuler, aussi laissa-t-il Potter lui expliquer l'affaire du Polynectar. Il acheva :
- Mr Gamp, nous avons toutes les raisons de croire que Miss Granger est avec votre femme. N'avez-vous pas idée de là où elles peuvent être ?
L'homme parut se concentrer. Plus vite ! Il secoua d'abord la tête en signe de dénégation. Drago, désespéré, aurait voulu lui faire cracher les mots qu'il attendait, mais il savait bien qu'il n'en avait pas le pouvoir. Et l'impuissance, c'était ce qu'il haïssait le plus au monde. Le découragement l'atteignait. Non… Non, ne pas craquer. Il n'avait plus seize ans ! Il se souvint de ses moments de faiblesse dans les toilettes de Mimi Geignarde alors qu'il était en sixième année. Il avait l'impression d'être dans le même cas. Sans s'être rendu compte, il s'était rapproché de la haute fenêtre qui donnait sur l'arrière du domaine. Une mare se trouvait en son centre, et des cygnes s'y baignaient, indifférents du drame qui se déroulait. Soudain, il entendit la voix de Potter s'élever dans la pièce.
- Merci beaucoup, Mr Gamp. Nous y allons de suite et nous vous informerons de la suite des évènements.
Hermione n'avait pas tort. Artémia posa le bout de sa baguette sur la joue de la jeune femme, et celle-ci poussa aussitôt un hurlement. Les larmes affluèrent dans ses yeux et aveuglèrent sa vue, tandis que la brûlure causée par la baguette se déplaçait lentement, guidée par la main de sa ravisseuse. Celle-ci était sereine, faisant courir sa baguette dans le cou d'Hermione. Apparemment, elle ne comptait pas s'arrêter là. La douleur dans sa joue disparut, aussitôt remplacée par celle qu'elle ressentait au niveau de son cou. C'était insupportable, et elle dut se mordre la langue jusqu'au sang pour s'empêcher de crier. Tandis qu'un goût métallique se répandait dans sa bouche, Artémia leva son arme et la douleur cessa. Haletante, Hermione ne pouvait s'empêcher d'être terrifiée.
- J'espère que tu y réfléchiras à deux fois avant de faire la maligne dorénavant. Ca rendra ta mort moins douloureuse.
Cette femme était complètement folle ! Aussitôt, la vague impression de déjà vu qu'avait ressentie Hermione en voyant la photo d'Artémia pour la première fois s'éclaircit.
- Bellatrix ?
Ce murmure était sorti involontairement de sa gorge. Comment avait-elle fait pour ne pas s'en rendre compte plus tôt ? Elle se ressaisit. Même Drago ne s'en était pas rendu compte alors que c'était quand même sa tante. Mais elle pouvait tout aussi bien se tromper. Pourtant, Artémia esquissa un sourire satisfait.
- Tu es bien la première à t'en rendre compte. Oui, je suis bien là pour venger ma mère. D'abord, je commence par finir son boulot, et après c'est à la belle-mère de Potter d'y passer.
Hermione suffoqua. Elle se souvint des mots de Drago quelques jours auparavant, qu'elle avait réussi à arracher au cimetière. Sa fille ? Comment auraient-ils pu l'ignorer ? Elle n'eut pas besoin de poser la question, Artémia était trop ravie de pouvoir se vanter auprès de quelqu'un, qui n'irait, de toute façon, pas le répéter ensuite.
- Eh oui. Seul le Seigneur des Ténèbres était au courant de ma naissance. Même mon cher père a été tenu à l'écart de cette nouvelle. C'est pourquoi j'ai été élevée en cachette, et ai tout appris aux côtés du Seigneur des Ténèbres lui-même. Une sorte d'expérimentation, à laquelle j'avais le privilège de participer. Et pendant la bataille de Poudlard, j'étais là… Juste à côté de ma génitrice. Je vous ai vus tous les deux, et c'est là que je me suis mis en tête d'exaucer son souhait. Malheureusement, elle est morte peu après, et j'ai fui la bataille, voyant la tournure qu'elle prenait.
Interdite, Hermione ne pouvait y croire. En quelque sorte, Bellatrix Lestrange n'était pas morte, elle survivait à travers sa fille. Celle-ci continua.
- J'ai toujours été là, Granger. Tu te souviens de l'épisode du manoir Malefoy ? Drago t'y a emmenée d'ailleurs ? Je suis sûre que ça t'aurait rappelé de bons souvenirs… Il fallait voir comme tu criais, comme tu les suppliais du regard… J'ai même cru que le fils Malefoy allait défaillir.
Elle eut des frissons à y repenser. Elle ne voulait plus ressentir une telle souffrance, comme celle que lui avait infligée Bellatrix. Et Dobby… Fermant les yeux, Hermione essaya de retenir l'eau salée qui affluait de nouveau dans ses glandes lacrymales. Une unique goutte parvint à s'échapper toutefois. Elle parut, cependant, passer inaperçue.
- Cela n'a pas été bien difficile de préparer mon plan. J'ai commencé par confectionner le Polynectar. Une broutille pour moi, que le Seigneur de Ténèbres en personne a éduquée en matière de philtres et de poisons. J'ai facilement entendu parler d'Harkiss. Un de ses exploits est passé récemment dans les journaux quelques jours avant. Ca n'a pas été bien compliqué de le convaincre de s'attaquer à toi. J'ignorais, par contre, que Drago était arrivé dans ton bureau, ce qui a gâché cette partie du plan. Au final, c'était une aubaine pour moi. Harkiss a quand même réussi à s'enfuir, en passant par le bureau de Laudator qui l'attendait avec un Portoloin. Un sortilège de l'Imperium bien placé pendant son sommeil. Cela n'avait pas été très difficile de le persuader de passer la nuit avec moi, avec mon seul charme naturel.
Hermione commençait à avoir la nausée. C'était elle depuis le début… Comment Drago allait-il réagir en l'apprenant ? Pour cela, il fallait qu'elle en sorte vivante, et pour cela, elle ne savait pas trop comment faire. Se triturant les méninges, elle continua à l'écouter.
- A l'hôpital, j'ai pris l'apparence d'une infirmière et j'ai déposé ce mot sur la table de chevet. Je voulais attiser la panique chez lui. Pour la photo de Weasley – j'espère qu'elle t'a plu d'ailleurs – il m'a suffit de consulter le carnet d'adresses du ministère à partir de l'ordinateur de Laudator. Un jeu d'enfants. C'était tellement facile que c'en était vexant. Quand j'ai vu que tu n'étais plus chez toi, je me suis directement rendue chez Drago, et j'avais raison. Vous étiez là. En entendant les soupçons de Drago à travers la baie vitrée, j'ai tué Laudator. Je n'en avais plus besoin de toute manière. Ensuite, un sortilège de Désillusion, un balai volant et te voilà ici.
Apparemment, elle pensait avoir fini. Aux yeux d'Hermione, il restait quelques points noirs. S'efforçant de gagner du temps, elle osa tout de même demander :
- Mais… On vous a retrouvée morte !
- C'était Harkiss. A ma place, ajouta-t-elle devant la lueur d'incompréhension dans les yeux de l'ex-Gryffondor. Une perfusion de Polynectar avec mes cheveux dedans et une dose suffisante pour quarante-huit heures, et le tour était joué. Personne ne s'en rendra compte. Ils ont été trop imbéciles pour s'empresser de protéger mon intimité et de me rapporter à mon mari sans prendre la peine de regarder en détail.
Tout le puzzle se remettait en place. Hermione ferma les yeux à nouveau, impuissante. Elle aurait dû comprendre. Elle ne savait pas comment, mais elle aurait dû. Elle espéra qu'Harry et Drago auraient l'idée d'examiner le corps de la fausse Artémia et de la retrouver. Mais c'était trop tard. Elle espéra cependant que Drago aurait la vie sauve et qu'Harry ait le temps de protéger Molly. Il fallait arrêter cette folle.
- Et maintenant, c'est à ton tour de mourir. T'en fais pas, je ferai vite.
Hermione vit sa vie défiler devant ses yeux tandis que la baguette d'Artémia se levait vers elle. Ses souvenirs de Poudlard avec Harry et Ron. Toutes les personnes qui avaient un jour compté dans sa vie. Ses parents. Ses camarades de Gryffondor. Les membres de l'AD. L'Ordre du Phénix. Les Weasley. Harry. Ron. Drago. C'était fini pour elle. Elle rejoindrait Ron, et plus rien ne pourrait les séparer. Mais quelque part, elle ne voulait pas mourir. Elle avait encore tant de chose à vivre. Ron s'était sacrifié pour qu'elle vive, Drago le lui avait rappelé. Elle devait vivre. Elle ne pouvait pas mourir comme ça.
- Avada Kedavra.
Sadique, moi ? Pas le moins du monde, voyons ! Que va-t-il se passer d'après vous ? =)
Dites-moi ^^
