Chapitre 6 :: Erreur?

Jasper POV

Je n'en revenais pas que Bella se soit foutu dans un tel merdier. Couchez avec Emmett Cullen! Non mais! Je connaissais Bella depuis toujours et, oui, elle avait l'habitude de faire des gaffes, mais pas de ce genre. Oui, j'allais « l'aider » mais… j'étais vraiment surpris. Elle avait toujours eu tendance à accepter les défis, mais ceux-ci étaient plus du genre à bouffer un ver de terre ou licher de l'asphalte, et surtout lorsqu'on la défiait au plus haut point. Je passai à mon casier. Lorsque je l'ouvris, tout son contenu me tomba dessus. Ce n'est pas que j'étais désordonné, simplement que, mon logement était dans un piteux état quand j'étais arrivé. J'avais averti l'administration et il me faisait déménager aujourd'hui. J'avais dans mon casier tous mes trucs importants. Je ne savais pas dans quel logement je serais. Mon sac en main, je me dirigeai vers les vestiaires. Je remarquai tout de suite la présence d'Emmett Cullen. Celui-ci parlait avec son frère. Je m'installai à proximité d'eux pour écouter la conversation et commença à vêtir mon équipement de foot.

- Alors ton cours? Demanda Edward à Emmett.

-Super. Cette fille, Bella, est trop…sexy! Je te jure. C'est MA nouvelle cible.

-Emmett… le gronda Edward.

-Ok, Eddy, je sais que tu déteste que je parle de filles comme d'objets là…mais t'es pas vraiment mieux avec Tanya le Tyran.

Je souris à ce surnom.

-Écoute, Tanya c'est Tanya. Elle n'est pas un objet, mais…

-Elle est pas humaine non plus…termina Emmett.

-Dit ce que tu veux, mais comme ça, je n'ai pas des millions de groupies à mes trousses et j'ai des parties de jambes en l'air formidables.

-Primo, ne me parle plus jamais du sexe avec le Tyran, Deuxio, t'as quand même pas mal de groupies et euh… c'est quoi troisièmement en italien?

Edward se marrait.

-Peu importe, continua Emmett, les groupies, j'aime ça!

-Emmett, c'est terzio, c'est terzio…dit Edward, encore crampé.

-Quoi qu'il en soit… cette fille, je la veux! S'exclama Emmett.

-Excuse-moi, c'est Jasper n'est-ce pas? Je suis vraiment désolé de l'attitude de mon frère, j'aurais bien voulu dire qu'il n'est pas toujours comme ça, mais c'est tout à fait faux. Oh! J'en oublie les politesses, je suis Edward Cullen et voici Emmett Cullen. Content de t'avoir dans notre équipe.

Je serrai la main qu'il me tendait et serrai celle d'Emmett aussi. Nous finîmes de nous préparer puis partirent sur le terrain. L'entraîneur était difficile, mais je savais que j'arriverais à m'améliorer. Edward et Emmett me félicitèrent à la fin de l'entraînement. Je me dirigeai vers les vestiaires lorsque l'entraîneur m'apostropha. Il commença par me féliciter puis me tendit un petit bout de papier avec inscrit dessus le numéro de mon nouveau logement. Je le remerciai et partis prendre une douche dans les vestiaires. Une fois la douche finie, j'enfilai une paire de jeans et un T-shirt noir. Je mis un peu de l'eau de toilette que Bella m'avait donné. Acqua Di Giò. Je ramassai mes affaires, passai à mon casier pour prendre les objets qui traînaient et pris la direction de mon nouveau logement. J'entrai dans celui-ci. Il était beaucoup plus luxueux que le précédent. Les boîtes contenant mes objets personnels traînaient dans le mini salon. Je les transportai immédiatement dans la seule chambre libre. J'eu donc le plaisir de voir que mes colocataires étaient absents pour le moment. Je mis un peu d'ordre dans ma chambre pour l'arrivé de Bella.

Bella POV

Une fois sortie de la douche, je me séchai et enfilai une paire de skinny et un chandail manche longue blanc. Lorsque je sortis de la salle de bain, Alice m'y renvoya immédiatement en me tendant un soutien-gorge fuchsia qu'on pourrait voir à travers mon chandail. Je resortis de la salle de bain, rouge tomate, et elle m'affirma que l'effet est parfait. Je croyais en être sortie mais elle m'y renvoya une deuxième fois. Elle vint avec moi et commença à me maquiller légèrement et me peigner les cheveux. J'avais beau lui répéter que j'allais seulement voir mon meilleur ami, elle insistait quand même. Je jetai un regard à ma montre, il ne me restait que quelques minutes pour rejoindre le logement de Jasper. Je repoussai gentiment Alice, enfilai une paire de ballerines roses qui, selon Alice, fitaient avec mon soutien-gorge. Je partis en trombe du logement en attrapant mon sac lorsqu'Alice me tendit un préservatif avec m'avertissant de bien faire attention. Bien sûr, j'étais partie sans le préservatif… Quoique j'aurais peut-être dû le prendre…On sait jamais avec Jasper… Je me rendis très vite compte que je ne connaissais pas le numéro de logement de mon meilleur ami. Je lui textai ma question et attendis. Attendre était un grand mot, car dans les dix secondes qui vinrent, mon cellulaire sonna, m'annonçant que j'avais reçu un texto. Étonnamment, malheureusement et heureusement, ce texto était d'Emmett. Celui-ci m'invitait à une petite fête pour célébrer le début de l'année. Je lui répondis, bien évidement, que je n'étais pas disponible. Mon cellulaire sonna encore et le texto contenait le numéro de logement de Jasper. J'éteignis mon cellulaire pour ne pas me faire harceler par Emmett pendant ma soirée avec Jasper. Je me disais aussi que me rendre inadmissible pendant un moment attirerait sûrement l'attention d'Emmett. J'arrivai au logement de Jasper. J'entrai.

-Y'a quelqu'un? Jasper? hurlai-je.

- Première chambre du couloir, me cria sa douce voix.

Je me dirigeai vers la place indiquée. J'ouvris la porte. Il était allongé sur le lit, les mains derrière la tête. Son T-shirt laissait entrevoir ses magnifiques abdominaux, un bout de sa hanche et l'élastique de son boxer. Si je ne m'étais pas promis de ne pas recommencer note batifolage, je lui aurais sauté dessus et l'aurais embrassé langoureusement. Je chassai tout de suite ses pensées. Je laissai mon sac près de la porte et m'approcha de l'apollon. Il s'assit et me fit m'asseoir aussi. Il sourit et déposa un doux baiser sur ma joue. Il prit mes mains dans les siennes.

- Mes colocs, dont je ne connais même pas l'identité, ne sont pas là. On ne sera pas dérangé.

Je sentis mes joues s'empourprer légèrement.

-Sans sous-entendus, ajouta-t-il.

Je fus soulagée. Malgré que… j'aurais apprécié qu'il y ait des sous-entendus. Une odeur vint à mon nez.

-Tu as mis…commençai-je, étonnée. Je croyais que tu trouvais que l'eau de toilette…

- Oui, j'en ai mis, me coupa-t-il en souriant moqueusement.

-Tu sens tellement bon, dis-je.

J'approchai mon nez de son cou et le reniflai délicatement. Je déposai un chaste baiser sur sa jugulaire.

-Sans sous-entendus, répétai-je en voyant son expression.

-Sans sous-entendus, répéta-t-il, encore.

Le désir dans sa voix était palpable. Le désir dans ses yeux se voyait à des kilomètres. Le désir dans son expression me fit tressaillir. Je déposai mes lèvres sur les siennes, les embrassant passionnément. J'emprisonnai sa tête dans mes mains. Ses mains se placèrent sur mes hanches et il m'approcha de lui. Le désir que j'avais pour lui était tangible. J'enfonçai ma langue dans sa bouche et il fit de même. Il glissa ses mains sous mon chandail et balayai mon dos froid de ses mains brûlantes. D'un même mouvement, nous bouches se décollèrent et nos mains partirent dans nos poches. Nous nous assîmes côte à côte. Sans bouger.

-Désolé, je n'aurais pas dû, commença Jasper.

-Jazz, je le voulais autant que toi.

-Aucun écart…c'est ce qu'on avait dit, murmura Jasper.

-Aucun écart, répétai-je sur le même ton.

Il faut croire que nos paroles n'arrivaient pas à nous faire nous contrôler. En une fraction de seconde, je me retrouvais couchée à califourchon sur Jasper, en train de l'embrasser à pleine bouche. Une main sur sa mâchoire, l'autre sous son chandail. J'explorai sa bouche de fond en comble. Sa main parcourait mon ventre en dessinant des formes circulaires et irrégulières. L'espace d'un instant, il dégagea sa bouche de la mienne et commença à sucer mon cou. De la même manière et au même endroit que notre première fois. Je resserrai l'emprise de mes jambes autour des hanches de Jasper. Il commença à mordiller mon cou et j'émis un faible gémissement. J'attrapai ses lèvres, qui m'avaient tellement manqué et l'embrassai tendrement. Il me colla encore plus à lui et je serrai les jambes encore plus. Son érection pesait sur mon intimité qui était pas mal humide. Je commençai à rouler les hanches de bas en haut afin de créer une friction. L'effet fut instantané, Jasper émit un doux et grave gémissement. Je redoublai l'ardeur de notre baiser. Je fis enlever le T-shirt de Jasper en deux temps et trois mouvements… enfin il l'enleva lui-même parce que j'avais réussi à lui envoyer accidentellement un coup. Il me fit ensuite retirer mon chandail, sans causer aucun dégât. Il embrassa ma clavicule de tout son long avant de baiser chaque partie de ma poitrine non-recouverte par le soutien-gorge. Je continuai de rouler les hanches sur son membre. Nous gémirent ensembles. Puis, le même scénario se produit. Plus rien. Aucun mouvement. Chacun assis de son côté.

-Bella…

-Jazz…

-Nous ne…

-Je sais, répondis-je.

-Je suis dé…

-Arrête, j'ai fait exactement la même chose.

-Est-ce que…

-Non, je ne veux pas partir, le coupai-je. Nous devrions être capables de se retenir. Si je partais, cela prouverait que nous en sommes incapables… Je ne veux pas te perdre. On va écouter notre film et agir en tant qu'adulte et ne pas se… toucher.

Il acquiesça et m'enlaça.

-Je crois que tu dois aller régler en petit quelque chose avant le film…dis-je en fixant la bosse dans son pantalon…

-Ouais, dit-il en rougissant.

-Est-ce que tu veux que je …t'aide…J'ai plus grand linge sur le dos alors...

-Ça va, j'ai assez d'images en tête là… Rhabille-toi, toi aussi, et choisi donc le film.

Je souris et il partit en direction de la salle de bain. Je me dirigeai vers sa collection de films. Donc, pas de films d'amour, pas de films avec du sexe et pas de films sentimentaux. Et je devais me coller à lui parce que j'avais peur donc…pas trop effrayant. Difficile de trouver un film avec ces critères…Quand je trouvai enfin celui que je voulais (Introuvable), Jasper sortit de la salle de bain. Nous nous installâmes sur le lit et démarrâmes le film. C'est alors que nous entendîmes la porte du logement s'ouvrir.