Note de l'auteur : Ce chapitre a été édité ! Quelques détails ajoutés et une minuscule réécriture d'ensemble. Le reste sera très probablement édité, et sera notifié comme ici en début de chapitre. Les chapitres édités auront contrairement aux anciens un titre. (Bien que assez pourri je vous l'accorde XD - qu'est-ce qui m'a pris de vouloir mettre des titres sérieux u_u').


Disclaimer : Ceci est une fanfiction sur le manga Naruto. Les personnages, l'univers et tout ce qui s'y rapporte, appartiennent à Masashi Kishimoto. Ceci n'est donc qu'une histoire, une sorte de "suite", qui sort de mon cerveau de fan torturé XD. Les personnages « Hayate » « Ryôko » et « Hukushu » sont par contre de mon invention (faut bien un méchant hein XD). Malgré mes divagations, j'essaie de respecter au mieux, l'univers de Kishimoto, pour qu'elle puisse être crédible vis à vis de l'histoire originale (ou comment arriver à faire avaler mes salades aux lecteurs). Bien évidement, je ne me fais pas d'argent sur ce travail, et le fait juste pour le plaisir. Bonne lecture !

Statut : Fanfiction en cours

Genre : Action/Romance

Resume : Gaara, le démon qui n'aime que lui, avait pris une grande décision. S'intégrer dans son village natal. Un chemin parsemé d'embûches, et de la découverte du sens de sa vie... Cette jeune fille... Entre passé et présent, attaque d'envergure au village de Suna, une maladie mystérieuse qui s'étend sur tout le pays... Un cri... Les Ténèbres... GaaMatsu

Ponctuation : les paroles sont entre « guillemets », les pensées seront en « italique ». Les sauts de temps seront en « gras-italique », et seront centrés. La période étant précisé dans la dite phrase. Les doubles pensées (bousculade de pensées, car notre cerveau sait merveilleusement mettre le boxon dans notre tête XD) seront en [italique crocheté].


Tourments des Sables

Chapitre 4 : Le poids de la réalité

Gaara ne put s'empêcher d'esquisser un sourire, face à tant d'innocence. Une agitation bien agréable pour lui, qui avait été seul pendant si longtemps. Une fois les quelques explications redonnées, il se tourna vers Matsuri.

- « Viens, Matsuri, nous allons reprendre l'entraînement de la dernière fois. »

- « Oui, Gaara Sensei, je vous suis. »

Matsuri était son élève la plus avancée dans l'enseignement et elle était devenue depuis bien longtemps son disciple. Gaara prenait soin de l'entraîner sans relâche et ne lésinait pas sur le temps ou la sévérité pour l'aider à se perfectionner. Elle était douée, Gaara le sentait. Matsuri était très souvent considérée comme une personne faible, même en tant que ninja. Sa timidité était toujours là, malgré l'enseignement dur du village, et pourtant que d'endurcissement déjà depuis qu'elle était entrée à l'Académie. Elle avait gagné en assurance et depuis quelques mois, un engouement plus intense pour son entraînement que Gaara n'arrivait pas trop à s'expliquer. Mais peu lui importait, il voulait faire ressortir au mieux ses capacités cachées pour qu'elles puissent être reconnues par son entourage, et avait profité de cette opportunité pour corser son entraînement. Aujourd'hui elle arrivait à glissé un peu de son élément dans son arme, bien que cela restait un peu maladroit. Son entraînement consistait à percer la défense de Gaara en utilisant son chakra, pour ainsi perfectionner la maîtrise de celui-ci et bien sûr de celle de son élément. Il resta immobile à quelques mètres d'elle, faisant tournoyer du sable autour de lui. Et d'une voix presque hautaine il lui indiqua que les hostilités pouvaient commencer.

- « Attaque-moi… »

Matsuri commençait à faire tourner son joyo pour lui donner de l'élan, et y mis une dose de chakra. Elle le lança alors sur Gaara, qui ricocha sur son bouclier de sable comme une vulgaire bille sur le sol. Matsuri alors le redirigea à plusieurs endroits, mais le bouclier de sable de Gaara restait toujours impénétrable. Elle repensait alors à la nouvelle qu'elle avait apprise sur Gaara, qu'il allait enfin devenir Kazekage du village. Elle était pourtant très heureuse pour lui, car il avait enfin la reconnaissance qu'il désirait tant, et il était enfin accepté de tous. Mais tout au fond d'elle-même, le chagrin avait grandi de jour en jour en rongeant le peu de joie qu'elle ressentait. La nomination de Gaara signifiait aussi tout autre chose à ses yeux, cela impliquerait qu'elle devra être bien plus distante avec lui et qu'elle passerait bien moins de temps en sa présence. Elle lui devra encore bien plus de respect et de distinction qu'auparavant. Non pas que cela la gênait d'être respectueuse envers lui loin de là, mais il deviendrait alors complètement inaccessible, comme intouchable. Etre loin de son aimé semble profondément douloureux pour elle, jusqu'à détruire la joie sincère qu'elle éprouvait aussi pour lui. Voilà une pensée bien égoïste qui souillait son esprit. Depuis quand se permettait-elle ce genre de pensée ? Son cœur lui dictait des choses dont elle n'avait pas le droit, conflit entre raison et sentiments bouillonnait au fond de son cœur meurtri. Elle se secouait la tête pour reprendre ses esprits et s'efforça de ne plus y penser. Gaara sera le protecteur du village, son bonheur personnel ne devait pas passer avant la sécurité de Suna, c'était impératif et inéluctable. Elle essaya donc de se concentrer à nouveau sur son entraînement.

- « Fuuton ! Technique du Mur du son ! »

Le joyo de Matsuri tripla de vitesse et fini par percer le sable, mais n'était pas assez puissant pour qu'il puisse s'enfoncer d'avantage. Gaara le refit sortir aussitôt, et lança du sable vers elle. Matsuri, encore un peu perdue dans ses pensées s'était laissée surprendre, et elle essaya de ramener en vitesse son arme en relançant sa technique. Le mur du son pouvait aussi la protéger selon les mouvements de son joyo, mais par inattention elle l'avait mal dirigé, manquant de peu le sable de Gaara. Celui-ci transperça la garde de Matsuri, et se dirigea dangereusement vers elle. Elle eut tout juste le temps de se déporter légèrement et le sable la blessa au cou. Gaara s'arrêta net, laissant le sable retomber au sol, et s'approcha pour l'aider à se relever.

- « Tu n'as pas l'air présente Matsuri, est-ce que tout va bien ? »

- « Oui, Sensei, ce n'est rien, j'ai juste était distraite, rien de plus… »

- « Il ne faut pas perdre sa concentration lors d'un combat, car cela peut décider de son issu. »

- « Oui Sensei, je ferais plus attention. »

Gaara n'était pas très convaincu par son excuse, il voyait bien que quelque chose n'allait pas très bien. Elle n'était pas aussi concentrée que d'habitude, et ses regards à demi-fuyant dépassaient toute logique. Elle ne s'était jamais comportée de la sorte avec lui, et ce changement quasi-brutal le laissait totalement perplexe. Une faille était bien visible, et cela serait bien trop dangereux en combat réel. Dans ce genre de situation, un bon ninja sait faire abstraction de ses propres sentiments, mais Gaara savait que Matsuri n'en était pas encore capable. Dans son cas, il fallait qu'elle en parle pour se débarrasser de ce qui la perturbait. Lors des entraînements, elle arrivait au moins à traverser de moitié son bouclier de sable et à garder sa lame sans qu'il puisse la rejeter, même s'il ne se défendait pas de tout son potentiel. Il augmentait graduellement la force de sa défense à la mesure de ses progrès. Son chakra devenait de plus en plus tranchant ce qui lui permettait de creuser un peu plus dans la défense de sable de Gaara. Elle devenait forte, même si elle n'arrivait pas à cacher encore parfaitement ses faiblesses aux autres.

- « Si quelque chose ne va pas, tu peux m'en parler. »

Matsuri sursauta suite à ses paroles. Ce genre de phrases sortait très rarement de la bouche de Gaara, et c'était signe qu'il s'inquiétait pour son entourage. Elle embêtait Gaara avec son attitude, et cela la chagrinait d'avantage. Mais elle ne pouvait pas lui parler de ses doutes, elle ne voulait pas mettre en péril les rêves de son professeur et la relation fébrile qui existait entre eux. Sa réaction n'échappa pas à Gaara, maintenant il en était sûr, quelque chose la travaillait bien plus que ce qu'il imaginait, mais il ne se doutait pas le moins du monde ce que cela pouvait être. Il se sentait un peu frustré de ne pas pouvoir l'aider, mais il ne pouvait pas la forcer à lui parle de problèmes qu'elle ne voulait peut-être pas partager avec les autres. Gaara s'apprêtait à lui dire quelque chose, mais fut interrompu par un élève qui demandait son aide. Il se contenta alors de lui dire de faire attention et d'aller voir l'infirmier qui supervisait le cours, pour qu'il puisse guérir sa blessure, et parti vers l'élève qui avait besoin de lui.

Matsuri se sentait minable, elle en été venu à jalouser le village à ce point de lui arracher Gaara. Peut-être devrait-elle en parler à quelqu'un, mais malheureusement elle n'avait personne à qui elle pouvait vraiment se confier. Elle ne voulait que trop peu faire de soucis à Gaara pour le lui en parler et ce serait lui avouer ses sentiments. Temari était très proche d'elle et garderait sûrement le secret, mais elle était bien trop proche de Gaara pour que celui-ci ne remarque quelconques supercheries de la part de sa sœur. Kankuro, ce n'était même pas la peine d'y songer, il était loin d'être discret sans ces discours et bien moins habile que Temari pour mentir à Gaara. Sari, une de ses meilleures amies, et principale rivale était bien trop bavarde et incapable de garder un secret. Sa grand-mère encore moins, c'est une surexcitée de première. Si elle apprenait qu'elle était amoureuse du Kazekage, elle n'ose même pas imaginer la tornade dévastatrice de joie qu'elle deviendra. Personne à qui parler de ce problème. Pourrait-elle garder son sang froid et ses rancœurs enfouis jusqu'au bout ? D'ici une semaine, elle ne pourrait plus l'approcher comme avant, elle ne pourrait plus lui dire ce qu'elle avait sur le cœur.

« Non, je ne peux pas… Gaara est mon sensei, et il va devenir Kazekage… Je ne peux pas le lui dire… » songea-t-elle. Elle reprit tristement son entrainement, s'efforçant de ne plus penser à tout ça, mais son efficacité s'en ressentait grandement et trahissait l'instabilité de son esprit.

L'entraînement d'aujourd'hui était fini, et chacun partait pour retourner chez eux. Gaara marchait lentement dans les couloirs déserts de l'école, étant toujours l'un des derniers à en sortir. Il repensait à Matsuri qui avait eu une attitude si étrange aujourd'hui. Il l'aimait depuis quelques temps déjà, et s'en voulait à mort de la voir dans cet état et de ne pas savoir ce qui la tourmentait, bien qu'il ne laissait rien paraître. Il n'a jamais eu l'intention de lui dire ce qu'il ressentait pour elle, lui le porteur d'un monstre n'espérait pas une vie de partage avec une moitié. Mais il voulait venir en aide et se donner pour les personnes qu'il appréciait, et encore plus pour la personne la plus chère à ses yeux. Même s'il restait seul toute sa vie, le plus important était de protéger son prochain quoi qu'il en coûte. Il s'arrêta au bout d'un moment, remarquant la présence de Matsuri sur l'un des bands du couloir. Son corps s'appuyait maladroitement contre le mur, les bras lui tombant lourdement sur les jambes, complètement absente. Sa tête regardait tristement le ciel par la fenêtre, elle avait l'air complètement égaré. Gaara eu un pincement au cœur et s'approcha d'elle pour essayer de lui parler.

- « Matsuri… »

Matsuri sursauta en entendant la voix grave de Gaara, et se leva d'emblée un peu apeurée. Gaara se tenait juste devant elle à moins de cinquante centimètres et se senti rougir. C'est la première fois qu'il l'approchait de si près en dehors des entrainements. Tellement concentrée sur son travail, qu'elle n'y prêtait pas trop attention habituellement. Voir son visage d'aussi près l'impressionnait et la mettait mal à l'aise, elle balbutia.

- « G… Gaara Sensei… »

Gaara plaqua sa main sur le mur, juste à coté de son visage, et se baissait vers elle pour scruter le moindre détail de son visage. Il cherchait cette faille pour essayer de comprendre son existence. Trouver la cause de cette douleur qui lisait dans ses yeux. Avec sa grande « délicatesse légendaire » il décida de percer l'abcès.

- « Dis-moi ce qui te tracasse… Tu ne peux pas rester comme ça… »

Matsuri écarquilla les yeux de stupeur, Gaara essayait de comprendre pourquoi elle était déboussolée, il s'inquiétait pour elle. Quelle idiote, elle qui ne voulait pas l'embarrasser, elle faisait totalement l'inverse. Elle ne voulait pas l'inquiéter, il avait déjà bien à faire avec tout le reste. En tout cas c'était bel et bien raté. Quel ninja de seconde zone, arriver à cacher ses sentiments à l'ennemi était pourtant primordial. Le regard fuyant, elle parvint à prendre tout de même la parole.

- « Je… Je ne peux pas vous en parler, sensei… Je… »

- « De quoi as-tu peur ? »

- « Mais… Gaara Sensei, je… »

- « Ne garde pas en toi tant de souffrances. Je l'ai fait bien trop longtemps… Dis-le-moi… »

Matsuri commença à pleurer, Gaara ne s'attendait pas à une réaction aussi violente, il ne savait vraiment pas réagir face à ce genre de manifestation. Tout ce qu'il voit, c'est la souffrance lui monter aux bords des yeux, ne sachant pas comment l'arrêter. Matsuri pleurait de plus belle, laissant place à ses sentiments et rancœurs qui étaient enfouis au fond de son cœur, elle craquait tout simplement. Voilà déjà une semaine qu'elle se morfondait sans laisser paraître – ou peu – ce qu'elle ressentait. Puisque de toute manière elle ne le verrait plus, autant lui avouer la vérité. C'est ce qu'elle se disait, sous l'influence de ses larmes. Mais la peur de lui dire restait bien présente, comment pourrait-elle le regarder en face après ses aveux ?

« Je devrais le lui dire… Puisque de toute manière, je ne le reverrais plus… », ce dit-elle pour s'encourager. Alors elle prit son courage à deux mains, serrant les poings en essayant de tenir son regard dans celui de Gaara.

- « Je ne pourrais sûrement plus vous le dire après que vous serez devenu Kazekage… Et même si... On ne se reverra peut être plus… Je veux que vous sachiez que… Que je… »

Efforts vains, Matsuri n'arrivait pas à sortir les mots de sa bouche. Ils restaient coincés dans le creux de sa gorge. Gaara fit preuve d'une patience qu'on ne lui connaissait pas et attendit la fin de sa phrase, bien que son impatience le titillait fortement. Mais qu'est-ce qu'il devait bien savoir de si important en rapport à son futur grade. Et surtout pourquoi avait-elle peur à ce point de ne plus le voir, elle qui était son disciple. Même s'il se verrait bien moins souvent qu'avant, elle serait encore entraînée par ses soins. Gaara n'en comprenait vraiment pas la raison. Matsuri baissait ses yeux, elle n'arrivait plus à maintenir son regard dans celui de Gaara qui la dévisageait. Visage rivé sur le sol elle prononça alors ces mots essayant de se redresser malgré tout.

- « Je… Je vous aime Gaara Sensei…… Est-ce que je peux vous prendre dans mes bras… Ne serais-ce qu'une fois ? ... »

Le cœur de Gaara se serra sous la pression des mots qui venaient d'être prononcés. Son visage reflétait graduellement la stupeur, l'incompréhension, l'incrédulité, la panique intérieur. Il n'arrivait pas à réaliser, que quelqu'un avait prononcé des mots qui avaient toujours été absents depuis sa naissance. Il recula assez maladroitement, détachant son bras du mur, presque apeuré. Ses pensées se bousculaient en lui, comme un ouragan qui détruisait tout sur son passage.

« Moi… » [Monstre !]

« Elle m'aime… Moi ? » [Pourquoi personne ne reste avec moi ?]

« Non, c'est impossible… Elle ne peut pas… » [Tu terrorise la moitié du village…]

« Être… Amoureuse de moi… » [Pourquoi suis-je en vie ? !]

Matsuri pris alors l'initiative de le prendre dans ses bras, comme pour le rassurer. Elle se plaqua tout contre lui, avec respect, toujours les yeux larmoyants, qu'elle tentait de cacher en vain. Etre si près de lui, était comme une sorte de rêve éveillé pour elle, et huma le parfum de la veste de Gaara pour graver ce moment dans sa mémoire. Gaara recula d'un pas sous le choc. Sentir quelqu'un contre lui, jamais personne ne l'avait câliné de sa vie, et encore moins de manière si affectueuse. Il avait toujours connu la violence, jamais sa famille ne l'avait pris dans ses bras tendrement, jamais personne du village ne l'approchait à plus de dix mètres, jamais personne ne l'avait considéré comme une personne à part entière, hormis de peur ou de respect. Le sable de Gaara s'agitait dans la gourde, à la mesure de l'instabilité de son esprit et de ses pensées. Son visage crispé par la surprise, son pou battait à la chamade, il était littéralement paralysé.

« Que fait-elle ? Elle se met vraiment contre moi… » [Es-ce vraiment la réalité ?]

« Elle n'a pas peur de me toucher… » [Ne suis-je pas… En train de rêver ?]

Après une longue minute Matsuri relâcha son étreinte revenant à la dure réalité. Gaara allait devenir Kazekage, et elle ne devait plus lui manquer de respect de la sorte. Effarée par ce qu'elle venait d'entreprendre, elle se remit à pleurer et pris tout bonnement la fuite. Pour elle s'était évident, elle pourrait encore moins le voir après ce geste qu'elle avait entreprit, elle avait bien trop honte. Un élève amoureux de son professeur, qu'espérait-elle vraiment en le lui disant…