Note de l'auteur : Ce chapitre a été édité ! Quelques détails ajoutés et une minuscule réécriture d'ensemble. Le reste sera très probablement édité, et sera notifié comme ici en début de chapitre. Les chapitres édités auront contrairement aux anciens un titre. (Bien que assez pourri je vous l'accorde XD - qu'est-ce qui m'a pris de vouloir mettre des titres sérieux u_u').
Disclaimer : Ceci est une fanfiction sur le manga Naruto. Les personnages, l'univers et tout ce qui s'y rapporte, appartiennent à Masashi Kishimoto. Ceci n'est donc qu'une histoire, une sorte de "suite", qui sort de mon cerveau de fan torturé XD. Les personnages « Hayate » « Ryôko » et « Hukushu » sont par contre de mon invention (faut bien un méchant hein XD). Malgré mes divagations, j'essaie de respecter au mieux, l'univers de Kishimoto, pour qu'elle puisse être crédible vis à vis de l'histoire originale (ou comment arriver à faire avaler mes salades aux lecteurs). Bien évidement, je ne me fais pas d'argent sur ce travail, et le fait juste pour le plaisir. Bonne lecture !
Statut : Fanfiction en cours
Genre : Action/Romance
Resume : Gaara, le démon qui n'aime que lui, avait pris une grande décision. S'intégrer dans son village natal. Un chemin parsemé d'embûches, et de la découverte du sens de sa vie... Cette jeune fille... Entre passé et présent, attaque d'envergure au village de Suna, une maladie mystérieuse qui s'étend sur tout le pays... Un cri... Les Ténèbres... GaaMatsu
Ponctuation : les paroles sont entre « guillemets », les pensées seront en « italique ». Les sauts de temps seront en « gras-italique », et seront centrés. La période étant précisé dans la dite phrase. Les doubles pensées (bousculade de pensées, car notre cerveau sait merveilleusement mettre le boxon dans notre tête XD) seront en [italique crocheté].
Tourments des Sables
Chapitre 5 : Une course pour l'existence
Gaara la vit s'enfuir en courant, mais ne réagissait toujours pas. Il était totalement désemparé et ce qu'il venait de se passer tournait en boucle dans son esprit. Quelqu'un l'avait touché, quelqu'un l'aimait, le considérait comme un être humain. Il ferma alors les yeux, se remémorant douloureusement ses souvenirs avec Yashamaru. Il avait eu au moins pendant une très courte période cette illusion d'amour, il avait cru qu'il était quelqu'un de spécial aux yeux d'une personne. Mais la désillusion s'était transformée en peur et en une haine meurtrière une fois qu'il avait appris la triste réalité sur son sort. Tant habitué à la solitude, jusqu'à perdre pied dans un monde vivant reniant son existence, c'est ainsi que son esprit fut amené à l'élimination des autres, pour combler ce gouffre qui le happait un peu plus chaque jour de sa vie. Ainsi en a-t-il toujours été pour lui, bercer par la violence menée à son paroxysme, à tel point que l'amour et l'affection lui soit totalement étranger. Kankuro, qui était resté plus tard que d'habitude à l'Académie, avait assisté en partie à la scène de loin et rétorqua à son frère pour le secouer.
- « Mais rattrape-là espèce d'idiot ! »
Gaara sorti de sa torpeur. C'était la première fois que quelqu'un l'aimait véritablement, il ne s'attendait pas à susciter un jour ce sentiment dans le cœur de quelqu'un. Lui aussi éprouvait cet attachement pour elle, mais il ne savait vraiment pas comment réagir ni que faire. Imparable en combat, il savait s'adonner à ses pulsions meurtrières quand il le fallait, mais il était un lamentable débutant pour avoir ne serait-ce que des pulsions sociales. Mais s'il ne la rattrapait pas là, il risquerait de perdre la seule personne qui s'était autant approché de lui, Kankuro avait raison. Alors il se mit à sa poursuite, courant de toutes ses forces.
- « Matsuri !!! »
Matsuri avait pris bien de l'avance par rapport à lui, et elle était maintenant déjà sortie de l'établissement. Cela s'annonçait plutôt délicat pour lui car le village est vaste, il avait donc moins de chance de la retrouver à présent. Matsuri était vive, sa force résidait dans son agilité et sa rapidité. Elle était pourtant de l'élément du vent tout comme lui, mais il avait un point faible non négligeable, la présence de Shukaku et ses insomnies perpétuelles l'affaiblissaient sur ces deux critères. Gaara continua de courir malgré tout, débouchant dans les rues de Suna. Il percevait encore la trace du chakra de Matsuri et s'enfonçait dans une rue, puis une autre, s'enfonçant toujours un peu plus dans les recoins de la ville. Mais plus le temps passait et plus il se perdait dans les rues sinueuses du village, et perdait peu à peu la trace de Matsuri. Et pourtant il continuait de courir sous la chaleur aride, de la chercher avec cet espoir fou, de l'appeler comme il n'avait jamais appelé personne sous les regards intrigués des badauds, mais rien n'y fit. Après une heure de course effrénée il s'arrêta un instant un peu essoufflé, perdant espoir de la trouver à cet instant. Il se tenait alors le cœur, comme ressentant un poignard le transpercer. Il n'aimait pas ressentir cette douleur. Il maudissait alors sa nature amorphe et ignorante qui le faisait réagir si tard. Pourquoi n'arrivait-il pas à faire les choses comme les autres, de manière « normale » . Kankuro qui avait poursuivit son frère, arriva en courant, et s'arrêta devant lui attelant. Il se redressa et lui posa la main sur l'épaule, pour lui faire reprendre ses esprits.
- « Hey, Gaara, tu l'as retrouvé ? »
Gaara fit signe négatif de la tête, et se retourna vers son frère.
- « Pourquoi faut-il que ça soit si compliqué… Je ne comprends pas… »
- « Ah ça, que ça soit pour toi ou pour elle, ça n'est jamais simple, petit frère. On a souvent tendance à réagir bizarrement, voir ne pas réagir du tout dans certaines situations. Ne t'en veux pas trop pour ça. »
- « … Mais pourquoi… A-t-elle fuit … Ce serait-t-elle rappelé le monstre que je suis ? Est-ce que tout ça n'est qu'illusion aussi ? » souffla-t-il d'un air dur. Kankuro comprenait sa crainte et resserra l'étreinte de sa main sur l'épaule de son frère.
- « Non tu te trompes. Tu sais, ce n'est pas facile de maîtriser ses craintes, quand on aime quelqu'un… elle se bat contre elle-même, tout comme tu le fais. »
- « … Hum… Je vois… »
Gaara savait ce que s'était de se battre en son fort intérieur, voilà une chose qu'il arrivait à concevoir même si la situation actuelle lui échappait totalement. Il avait du lutter pendant des années pour accepter ce sentiment nouveau dans son cœur, et se faisait souvent réprimander par son frère car il ne réagissait vraiment pas comme le commun des mortels selon lui. Kankuro lui donnait souvent des conseils, que Gaara avait beaucoup de mal à suivre.
- « Ne t'en fais pas trop Gaara, garde ton calme, et ça se passera bien. », dit Kankuro en souriant. « Continue de la chercher, je suis sûr que tu tomberas dessus. »
Gaara était surpris, que Kankuro l'encourage à continuer de la chercher. Il regardait intensément son frère essayant de comprendre le fond de sa pensée. Pour Gaara son frère était une sorte de personne bien trop extravagante pour lui, c'était peu de le dire. Gaara se méfiait un peu, il prenait un malin plaisir à profiter de l'ignorance naïve de son frère pour lui conseiller les pires choses qu'ils soient. Kankuro s'approcha de l'oreille de Gaara et lui chuchota ces mots.
- « Dis lui ce que tu ressens, et quand tu la verras, tu feras… »
Gaara écarquilla les yeux, se retournant d'un coup vers Kankuro d'un air à moitié sceptique. Dire ce qu'il ressentait ne lui posait pas trop de problème, vu qu'il n'avait pas du tout la même appréhension sur le sujet n'ayant aucune once de timidité, même s'il n'en voyait pas vraiment l'intérêt. Mais ce que lui demandait son frère par la suite était quand même un peu étrange, ce n'était pas le genre de choses qu'il avait l'habitude d'entreprendre.
- « … Tu es sûr… De ce que tu dis ? »
- « Allez, retourne-y. » dit Kankuro en tapant l'épaule de son frère. Puis il repris le chemin pour rentrer chez lui en chantonnant tranquillement. Son frère était vraiment d'une bizarrerie extrême, mais pour une fois il décida de suivre son conseil. Gaara était confus, il regardait sa main avec insistance en essayant de reprendre son calme. Il prit une grande inspiration pour se donner du courage, ferma les yeux et posa deux de ses doigts sur son œil gauche. C'est alors qu'apparu son troisième œil au creux de sa main gauche. « Nerf optique connecté ». Il lâcha alors son œil dans les rues de Suna, et lui-même partit en marchant dans une autre direction. Il devait garder son calme, courir ne lui serait d'aucune utilité à part laisser place à la panique et la fatigue. Il pourrait ainsi étendre ses recherches, et espérait la retrouver plus vite, même si pour cela il devait y passer le reste de la soirée.
…
Matsuri était assise dans une petite ruelle de Suna, près d'un petit parc de sable. Le soleil commençait doucement à se coucher dans ce ciel teinté d'encres rouges et orangées. Les grains de sable dispersés de part et d'autre du petit parc se balançaient au rythme d'un vent léger, qui flottait dans les rues presque désertes. La tête enfouie dans ses bras, elle était fatiguée de se sauver et de pleurer, les yeux complètement gonflés par la douleur. Elle commençait à regretter d'avoir avouer ses sentiments, elle n'a fait qu'embarrasser Gaara avec ses problèmes personnels. Il n'avait pas vraiment réagit à ses paroles, et elle se demandait si elle avait vraiment de l'importance aux yeux de Gaara. Cette pensée lui transperçait le cœur, elle se sentait misérable d'être aussi égoïste, et au fond d'elle-même elle ne voulait même pas connaître la réponse, tétanisé par la peur. « Il faut que je reprenne, ça ne sert à rien de me morfondre… Il faut que je lui présente mes excuses… Et lui dire d'oublier mes paroles… ». Matsuri se leva alors et s'épousseta un peu les genoux. Elle se sentait encore plus mal qu'avant, quelle idiotie d'avoir voulu lui faire part de ses sentiments. Elle espérait alors que Gaara lui pardonnerait ses paroles déplacées, et qu'il resterait toujours celui qu'elle a connu, cet homme à semi-distant, placide, au regard pénétrant et au visage presque inanimé. Ses yeux livides d'un bleu cristallin, intensifiés par ses cernes noirs et ses cheveux roux flamboyants, d'où régnaient la solitude et une tristesse infini. Même s'il était plus heureux aujourd'hui, son regard gardait toujours les stigmates de son passé, et elle l'aimait à en mourir et n'y pouvait rien. Son amour resterait sûrement unilatéral, mais après tout, tant qu'elle pouvait rester un peu auprès de lui, ce n'était pas si grave. Elle fut sortie de ses pensés par une présence, et sursauta en voyant un orbe optique en lévitation juste devant elle.
- « C'est le troisième œil… De Gaara sensei… »
Gaara arrivait en marchant, au coin de la rue, et se rapprocha peu à peu de Matsuri. Il respirait difficilement, fatigué de son périple. Puis il fit à nouveau le signe de sa main sur son œil, et son jutsu se désintégra en retournant à la poussière. Matsuri regarda plus attentivement l'état de Gaara, ses vêtements étaient couverts de terre, ainsi que son visage. Il était en assez piteux état à vrai dire. Si le sable ne l'avait pas protégé, il aurait sûrement eu les mains écorchées mais les seules traces qui subsistaient dessus étaient de la poudre de terre, qui avait coloré ses mains de part et d'autres. Il avait du la chercher longtemps pour être sali de la sorte, se disait-elle.
- « Je t'ai enfin retrouvé… »
- « Gaara sensei… Vous vous êtes blessé ? » dit-elle, en voyant l'état déplorable des mains de Gaara. Celui-ci les regarda à son tour, tellement pris par sa course qu'il ne s'en était pas rendu compte.
- « Ce n'est rien Matsuri. »
- « Mais Gaara sensei, vous… »
Matsuri fut coupée par la main de Gaara, qui s'était posé délicatement sur son visage. Il lui écarta légèrement les cheveux en lui caressant la joue, et eu un rictus en voyant les yeux de Matsuri. Ils étaient un peu rouge, et complètement gonflés, elle avait du pleurer toutes les larmes de son corps.
- « Je te demande pardon Matsuri… »
Matsuri sursauta une fois de plus, elle ne comprenait pas pourquoi Gaara s'excusait auprès d'elle. Celui-ci vit l'incompréhension de la demoiselle et reprit donc la parole.
- « Je ne sais pas comment réagir, dans ce genre de situation… Jusqu'à peu, on m'a toujours fuit quelles que soient les circonstances. Je n'ai pas l'habitude de recevoir de l'affection… Tu es la première à me dire ces mots… Je t'en prie ne m'en veut pas… »
Matsuri ne sait trop que répondre, elle ne savait pas trop pourquoi il s'excusait alors que c'était elle qui se sentait en faute. Mais elle ne pensait pas que la solitude de Gaara était d'une telle ampleur, comment ne pas avoir l'habitude de recevoir de l'affection, si ce n'est qu'en n'en ayant jamais reçu… Sa solitude était bien plus profonde que ce qu'elle s'imaginait et elle ne s'en rendait compte que maintenant, quelle tristesse.
Soudain Matsuri fut sorti de sa torpeur, par la main de Gaara qui avait saisi la sienne. Il hésita un petit peu, en regardant fixement cette poignée de main d'un air entre le scepticisme et la curiosité. Puis il posa la main de Matsuri sur son propre visage. Il la tenait fermement avec peu de délicatesse mais une once de douceur. Il glissa alors son regard dans celui de Matsuri, toujours aussi impassible et pénétrant. Il essayait de ressentir la portée de son geste, cherchant une réaction dans les yeux de sa partenaire et au fond de lui-même. Ce contact était plein de douceur nouvelle pour lui, qui n'a jamais connu de contacts semblables, et il se surprenait à le trouver agréable. Son regard s'adoucit légèrement, ses traits se décrispaient au fils des secondes sans dire mots. Il n'y en avait nul besoin d'ailleurs pour comprendre ce que signifiait ce simple geste.
Elle se rendait compte à quel point il avait beaucoup de mal avec les contacts aux autres, pourtant elle l'avait tant observé depuis si longtemps. Ayant toujours une famille qui veillait sur elle, la solitude ne l'avait pas happé au point d'être au fond d'un gouffre sans fin. Gaara était très renfermé et maladroit avec les autres, il avait beaucoup plus de mal à extérioriser ses pensés et à engager la conversation. Mais c'est ce qu'elle trouvait adorable chez lui, il avait beau être le plus fort du village et avoir une carapace intérieure solide pour le protéger, elle aimait aussi ses faiblesses, ses petites maladresses qu'il lui montrait au quotidien. Il n'était pas du genre très bavard et à exprimer ce qu'il ressentait, mais Matsuri l'avait compris.
- « Ce n'est pas parce que je serais Kazekage, que nous n'auront plus l'occasion de nous revoir… Tu es devenue une personne chère à mes yeux. Je ne veux pas que tu partes… »
- « Gaara Sensei… » sanglota-t-elle.
Elle s'approcha de nouveau de Gaara, et se blottit contre lui, continuant de verser des larmes en silence. Gaara sursauta à nouveau à son contact si proche, et prit difficilement l'initiative de l'enlacer doucement à son tour pour lui rendre son étreinte. Ils restaient un long moment tous les deux, dans les bras l'un de l'autre. Gaara avait toujours ce petit coté curieux et anxieux, soucieux de comprendre le sens des choses.
Ses bras toujours autour de Matsuri, il ouvrit ses mains vers son visage, en les regardant comme s'il avait touché quelque chose d'étrange, comme si les mains qu'il voyait n'étaient pas les siennes. Il avait de loin, une appréhension totalement différente des contacts humains quels qu'ils fussent, c'est ainsi qu'il commençait à apprendre ce qu'est d'être très proche de quelqu'un. Kankuro qui les observait, comme il avait la fâcheuse habitude de le faire, avait préféré rester pour voir comment cela allait se terminer. Temari qui cherchait désespérément ses frères, fini par croiser Kankuro sur la route du retour, et le rejoignit.
- « Qu'est-ce qui peut être long à la détente alors. Pourtant ça crevait les yeux qu'elle était amoureuse de lui… » soupira Kankuro, le sourire aux lèvres.
- « Je vois que tu les épies encore, ça devient une habitude. Je comprends que tu t'inquiète pour lui, mais tout de même il y a des limites. » dit Temari de son ton réprobateur.
- « Tu as probablement raison, mais c'est que je prends mon rôle de grand frère très au sérieux tu sais. » dit-il en rigolant. »
- « Ne vas pas le brusquer, tu sais comment il est… » soupira Temari.
- « Je sais, mais qui pourra l'aider si ce n'est nous. Regarde, ils ont l'air heureux tous les deux et c'est le plus important. » Temari rigola de bonne franchise, après tout elle aussi s'inquiétait pour son tout jeune frère, bien qu'elle ne force pas la main de ce dernier.
- « Oui, sûrement ! »
Note bonus de fin de chapitre n°1 : Hello tout le monde, aujourd'hui un ch'tit bonus, parce que j'adore faire la con avec les personnages, et parce que un p'tit moment de rigolade ne tue pas au contraire. C'est une micro suite hors fic de ce chapitre, j'espère que ça vous plaira. Plein de bises à mes lecteurs et merci encore de suivre ma fic \o/.
...
Un peu plus tard dans la soirée, Kankuro rentrait chez lui et préparait son habituel cours du lendemain complètement affalé sur le divan. Le crayon à la bouche, il se demandait quel type d'enseignement il allait bien dispenser. Cours basique de self défense ou bien un cours long et fastidieux sur le chakra et ses utilisations exceptionnelles. Il soupira d'exaspération, Gaara lui avait réussi à faire ce cours magistral en moins de deux. Synthétique, utile, bref, l'essentiel y était. Kankuro ressentait une forte jalousie envers son frère, Gaara n'était pas doué pour parler en temps normal mais pour les sarcasmes et les sujets d'un sérieux presque ennuyant, il était imbattable. Tiens, d'ailleurs le benjamin n'était pas encore rentré à la maison, Kankuro se demandait vraiment ce qu'il pouvait fabriquer. Il s'imaginait alors Gaara encore bloqué sur l'étreinte de Matsuri, tous les deux figés comme des statues et se mit à pouffer de rire.
- « Attends un peu que tu rentres mon cher frère, je vais me faire un plaisir de te charrier... » susurra-t-il entre ses lèvres d'un air sadique.
Soudain, la porte s'ouvrit tout doucement dans un silence angoissant. Gaara surgit dans le salon tel un fantôme. Kankuro sous la surprise de voir son petit frère sans s'y attendre cracha son crayon à l'autre bout de la pièce, et il pria le ciel que Gaara n'avait pas entendu ces dires. Il regarda nerveusement ce dernier vagabonder dans la pièce, cherchant quelque chose des yeux. En pensant rattraper le coup et jouant le grand frère dévoué pour se faire oublier, il se leva du divan.
- « Tu cherches quelque chose Gaara ? Je peux te donner un coup de main si tu veux. »
Erreur fatale. Gaara tourna son regard sur lui le plus fixement du monde, lui qui d'habitude avait tendance à complètement ignorer son ainé. Kankuro déglutissait avec appréhension, voyant que Gaara marchait nonchalamment vers lui. Il se rapprochait dangereusement de secondes en secondes avec un regard des plus assurés, le cœur de Kankuro avait complètement céder à la panique, se demandant s'il devait fuir la colère du futur Kazekage, faire le mort ou faire semblant de l'écouter pour éviter le pire. « C'est bon, j'vais y passer... Ma fin est proche... Pardon Temari d'avoir manger tes croissants au beurre ce matin... » dit-il sous un air implorant et résigné à passer un sale quart d'heure. Il pris alors une posture de self défense complètement ahurissante, une jambe légèrement en l'air, près à se sauver vite fait en sautant par-dessus le canapé si besoin, le bras protégeant ses avants.
Gaara, le plus naturellement du monde pris alors Kankuro dans ses bras. Mort cérébrale de l'aîné qui sous le choc se croyait dans une réalité alternative. Gaara lâcha son étreinte et sembla réfléchir pendant deux secondes en regardant Kankuro complètement tétanisé et ahuri de son geste. Il regarda alternativement son frère et ses bras d'un air contrarié.
- « ... C'est... Différent... »
Pour sûr enlacer un gros baraqué comme lui, n'avait rien en commun avec la délicatesse et la douceur d'une miniature sur patte. Kankuro se dit alors que son frère était complètement fou, qu'il avait une araignée au plafond, voir carrément une case en moins sur ce coup là. Gaara reparti tout aussi furtivement qu'il est venu, laissant un Kankuro dubitatif qui en repensant à la scène qui venait de se passer, des frissons lui parcouraient tout de corps de frayeur. Il n'avait vraiment pas l'habitude de voir son frère si cajoleur, ca le rendait vraiment terrifiant. « Mais pourquoi a-t-il fait ça d'ailleurs ? »
