Note de l'auteur : nous revoilà enfin dans le présent, Gaara bien encré dans son travail de Kazekage, et avec sa petite vie sentimentale qui se développe tout doucement. Ce chapitre sera plein d'humour, contrairement au autre, et sera si je puis dire « le plus drôle », un peu comme le calme avant la tempête. L'intrigue principale commence à bien s'installer, donc d'ici peu il y aura de l'action au rendez-vous !

Merci encore pour toutes les reviews et les visites, bonne lecture !

Ce chapitre a été édité ! Quelques détails ajoutés et une minuscule réécriture d'ensemble. Le reste sera très probablement édité, et sera notifié comme ici en début de chapitre. Les chapitres édités auront contrairement aux anciens un titre. (Bien que assez pourri je vous l'accorde XD - qu'est-ce qui m'a pris de vouloir mettre des titres sérieux u_u').


Disclaimer : Ceci est une fanfiction sur le manga Naruto. Les personnages, l'univers et tout ce qui s'y rapporte, appartiennent à Masashi Kishimoto. Ceci n'est donc qu'une histoire, une sorte de "suite", qui sort de mon cerveau de fan torturé XD. Les personnages « Hayate » « Ryôko » et « Hukushu » sont par contre de mon invention (faut bien un méchant hein XD). Malgré mes divagations, j'essaie de respecter au mieux, l'univers de Kishimoto, pour qu'elle puisse être crédible vis à vis de l'histoire originale (ou comment arriver à faire avaler mes salades aux lecteurs). Bien évidement, je ne me fais pas d'argent sur ce travail, et le fait juste pour le plaisir. Bonne lecture !

Statut : Fanfiction en cours

Genre : Action/Romance

Resume : Gaara, le démon qui n'aime que lui, avait pris une grande décision. S'intégrer dans son village natal. Un chemin parsemé d'embûches, et de la découverte du sens de sa vie... Cette jeune fille... Entre passé et présent, attaque d'envergure au village de Suna, une maladie mystérieuse qui s'étend sur tout le pays... Un cri... Les Ténèbres... GaaMatsu

Ponctuation : les paroles sont entre « guillemets », les pensées seront en « italique ». Les sauts de temps seront en « gras-italique », et seront centrés. La période étant précisé dans la dite phrase. Les doubles pensées (bousculade de pensées, car notre cerveau sait merveilleusement mettre le boxon dans notre tête XD) seront en [italique crocheté].


Tourments des Sables

Chapitre 6 : Le calme avant la tempête

Suna, de retour au présent (7 mois après l'attaque de l'Akatsuki)…

Gaara reprit ses esprits toujours à coté de Matsuri, sur les toits de Suna. Ce jour resterai toujours gravé dans son cœur comme le plus beau jour de sa vie, même s'il ne s'en rendait pas vraiment compte à cette époque. Il y avait eu tant de passages importants et bénéfiques pour lui dans sa nouvelle vie. Il ne remercierait jamais assez Naruto de lui avoir ouvert les yeux lors de leur combat. Ces simples mots prononcés avaient littéralement bouleversé sa vie et sa manière de penser. Cela l'avait libéré de cette prison de haine qui le tuait à petit feu pendants ces longues années. De ces chaînes intérieures qui le brisaient. Matsuri releva la tête vers lui s'interrogeant de son silence.

- « Que se passe-t-il maître Gaara ? »

- « Rien, Matsuri… »

Il se tourna alors vers elle déposant un doux baiser sur ses lèvres. Jamais sans se toucher outre mesure, de tout petit geste toujours dans le secret et un respect mutuel. La présence et la proximité de l'autre suffisaient à leur bonheur. Leur vie privée ne regardait qu'eux et ils restaient très distingués en publique. Tout aussi distingués que dans leur intimité à vrai dire, au grand désarroi de Kankuro qui les surveillait encore de temps en temps.

- « Mais c'est pas vrai, aussi immobile qu'une marionnette… Dire qu'ils sont ensemble depuis plus de six mois, c'est révoltant… »

- « Mais tu passes ta vie à les espionner ma parole ! »

Temari venait d'arriver juste derrière Kankuro, le regard rempli de mépris et de désolation. Son frère n'arrêtait donc jamais de lâcher les jambes de son benjamin. Celui-ci sursauta dans un amas de bruits, et attrapa sa sœur à la volée pour « l'inviter » à se cacher elle aussi, bien que cela soit plus par la force. Temari se débattit en bonne grande sœur digne de ce nom, mais Kankuro insista de plus belle et plaqua sa main sur la bouche de sa sœur pour ne pas trop faire savoir leur présence… Gaara et Matsuri qui avait entendu un bruit saugrenu se retournèrent un instant, puis reprirent leur observation du soleil couchant.

- « Mais tais-toi, ils vont finir par nous repérer ! »

- « Nous ? Je te signale que c'est toi qui les épies ! »

- « Alors qu'est-ce que tu fais là toi aussi hein ! ? » siffla Kankuro de manière accusatrice. Temari fit une petite moue, puis toussota brièvement en prenant soin de ne pas croiser le regard de son jeune frère. Kankuro repris alors ses railleries contre son benjamin.

- « Non, mais regarde-moi ça, juste un bisou par-ci et un p'tit câlin par-là, et toujours ces « Maître Gaara » ils sont déprimants… »

- « Et alors si ça leur convient comme ça, en quoi ça te regarde ? »

- « Ce n'est pas comme ça que j'aurais un petit-neveu à qui faire un spectacle de marionnette ! » dit Kankuro en regardant suspicieusement son frère.

- « Quoi, tu les épie pour ça ? C'est vraiment puéril… » entonna-t-elle à semi-furieuse.

- « Et pourquoi toi non plus ne veux-tu pas me faire de petits-neveux ? » Temari commençait à perdre son calme, même si Kankuro ne le disait pas sérieusement.

- « Pardon ? ! Tu peux répéter là ? Je n'ai pas très bien entendu ! »

- « Tu ne l'aime pas, ce Shikamaru de Konoha ? »

Temari enfonça son coude dans la boite crânienne de son frère, il avait prononcé le mot interdit… Bien sûr qu'elle aimait ce « Shikamaru » de Konoha, mais c'était déjà bien difficile pour elle de l'accepter. Alors si en plus son frère se mêlait de ce qui ne le regardait pas, elle n'allait pas être au bout de ses peines.

- « Va donc te trouver une femme pour te faire un fils ! »

- « Mais je plaisantais, ce que tu peux être susceptible ! »

Gaara et Matsuri les regardaient, elle en rigolant et lui en soupirant d'indignation. Ils étaient décidément trop bruyants et collants. Lui qui s'était privé d'affection fraternelle à l'époque, le voilà bien servi et bien rattraper son retard. Avec peut-être une légère touche de regret quand ils allaient trop loin comme maintenant. Bien que cela devenait de moins en moins fréquent, ils passaient la plupart de leur temps libre à le suivre en bon frère et sœur - bien chiants. Décidément ils ne les lâchaient pas d'une semelle depuis quelques mois, et cela commençait à fortement l'agacer. Kankuro et Temari s'arrêtèrent net, ils avaient parlé à voix hautes ces idiots. Temari souriait nerveusement en espérant ne pas recevoir les foudres de son jeune frère, et Kankuro redit le plus sérieusement du monde.

- « Tu es sûr que tu ne veux pas me faire un petit-neveu Gaara ? »

Gaara avait beau rester maladroit, il n'était pas dupe. Il avait beaucoup appris sur les contacts humains et avait à présent une connaissance suffisante dans la matière pour comprendre tous les sous-entendus véreux de son frère. Matsuri rougissait comme une pivoine, et Gaara commençait à perdre son calme légendaire. Pourtant il en fallait beaucoup aujourd'hui pour l'énerver, bien que par le passé cela soit loin d'être le cas. Mais Kankuro avait trouvé le « point faible » de son frère, sujet à l'énerver au quart de tour. Soudain un point de sable s'écrasa lourdement sur la tête de Kankuro et s'estompa tout aussitôt retournant à la terre. Gaara un tantinet sur les nerfs, se retourna et pris Matsuri par le bras.

- « Allez viens Matsuri, on s'en va… »

Kankuro se frottait la tête, il avait à présent une migraine atroce. Gaara était toujours aussi susceptible sur le sujet, Et le regard accusateur de Temari en disait long sur ce qu'elle pensait.

- « Vous n'avez vraiment pas le sens de l'humour. »

- « Et tu t'en étonne ? Tu sais ça fait très peu de temps qu'ils vivent ensemble, tu devrais arrêter de leurs mettre la pression comme ça. »

- « Peut-être, mais ce n'est pas en restant planté comme un poteau qu'il fera avancer sa vie sentimentale. »

- « Vraiment ça ne te regarde pas, ils font bien ce qu'ils veulent. » rétorqua Temari exaspérée de sa conduite. Mais Kankuro sourit. C'est vrai qu'il aimait beaucoup charrier son frère c'était plus fort que lui, mais il était aussi très sérieux quand il lui sortait toutes ces réflexions.

- « Au-delà de ça, j'ai hâte de voir Gaara père de famille. J'ai tellement hâte qu'il soit encore plus heureux. Ce bonheur il s'est battu pour l'avoir, alors il le mérite au centuple. »

Temari fut surprise par les paroles de son frère cadet. Elle calma alors la colère qui lui était monté au nez et sourit de son bourru de frère. Il ne se l'avouait pas souvent, mais il était devenu une sorte de frère poule, bien plus que Temari ne l'était envers eux. Ils ne restaient plus qu'eux trois depuis cette époque, et leurs liens familiaux s'étaient considérablement soudés. Aujourd'hui Matsuri faisait partie de la famille et ils passaient tous les quatre de très bons moments.

Gaara et Matsuri vivaient sous le même toit depuis très peu de temps il est vrai… Ils avaient pris cette décision à deux, le travail de Kazekage prenant beaucoup de temps à Gaara et ils voulaient profiter de leurs moments de repos ensemble pour se voir et être avec l'autre. Ils habitaient tous deux dans les appartements destinés au Kazekage, ils étaient d'un style sobre avec quelques meubles de très bonne manufacture décorés des plus simples apparats. Des tissus de couleurs pourpres et bleues nuit, ornés de fines dorures sur les bords, habillaient le lit du Kazekage. Gaara dormait toujours aussi peu malgré que Shukaku n'habite plus en lui, depuis l'incident de l'Akatsuki. Il était habitué au manque de sommeil depuis toutes ces années d'insomnies, et cela l'arrangeait en tant que Kazekage car il pouvait passer plus de temps à étudier et travailler sur les dossiers, lorsque Matsuri dormait.

Gaara était assis sur le lit endossé contre le mur, feuilletant le dernier rapport de mission en lisant les moindres détails. On pouvait voir la ténacité qu'il y mettait, le sérieux ainsi que son exaspération à peine visible sur l'affaire qui traînait depuis presque deux mois. Il portait un simple pantalon noir et une tunique blanche en lin à manche longue qui lui faisait office de tenue de nuit. Même s'il ne dormait pas la nuit, il se sentait toujours mieux dans des vêtements plus légers. La tenue de Kazekage était plutôt encombrante il fallait dire et loin d'être pratique au combat. Il portait toujours en dessous une tenue plus apte à supporter un imprévu.

Matsuri sortait de la salle de bain, les cheveux encore dégoulinant d'eau tiède de la douche qu'elle venait de prendre. Elle respira la fraîcheur de la nuit par la fenêtre entre-ouverte qui se trouvait sur son passage, elle se sentait si bien. La mission dans le village voisin leurs avait donné du fil à retordre, et la prochaine promettait de l'être bien plus encore. Elle portait une longue tunique qui lui tombait presque aux chevilles, blanche, avec des broderies de roses des sables, mais un peu trop grande pour elle. Ses doigts dépassaient à peine des manches, dont elle avait la manie de les retrousser. Un cadeau de sa famille, depuis qu'elle est devenue officiellement la compagne de Gaara depuis quelques semaines. Elle se souvient d'ailleurs douloureusement la remise de cette chemise de nuit, même si elle l'aimait beaucoup.

- « Regarde ce que mamie t'a brodé ma chérie ! Il faut que tu sois belle pour le Kazekage ! » gloussa la grand-mère de Matsuri avec un regard plein de malice.

- « Grand-mère, je t'en prie ! » rétorqua Matsuri, énormément gênée.

- « Mais il faut que tu sois belle pour le séduire. »

- « Mais qu'est-ce que tu raconte ! »

- « Oh oui, et comme ça tu pourras me donner un arrière-petit-fils ! » dit la grand-mère toute enchantée.

- « Grand-mère !! Arrête ! »

Décidément, qu'avait donc les gens à vouloir qu'elle fasse si vite un enfant. Elle se remémora alors les paroles de Kankuro prononcées il y a à peine quelques heures, et rougit encore plus. « Quels bandes d'idiots, il ne faut pas que je les écoute ». Puis elle se dirigea vers le lit où était assis Gaara, toujours absorbé par la lecture de son rapport de mission. Elle s'assit près de lui doucement pour ne pas le déconcentrer, et jeta un œil elle aussi sur les feuillets que Gaara avait en main.

- « Je vois que notre chef de mission n'a pas lésiné sur les détails… »

- « Oui le rapport est très complet, j'espère y trouver un élément vecteur sur toutes les attaques perpétuées dans le pays… Les atteints une fois tués, semble se noircirent un peu plus à chaque attaque, je suis sûre qu'il y a une cause logique à ce phénomène, mais je n'arrive toujours pas à m'expliquer pourquoi. »

- « … Un peu comme si le chakra se consumait entièrement en une seule fois… »

Gaara quitta son rapport des yeux pour fixer intensément Matsuri. Il la regarda avec une pointe de reproche dans les yeux, mais plus par impatience depuis le temps qu'il cherchait une solution à ce problème.

- « Que dis-tu, Matsuri ? Pourquoi n'en est-il pas fait mention dans le rapport… » Matsuri se tortilla les doigts, anxieuse. Gaara avait l'air furieux contre elle, elle le savait bien. Mais comme elle n'était pas sûr de ce qu'elle avait ressentit pendant la mission, elle avait préférait continuer à méditer dessus.

- « Et bien… Je n'étais pas très sûr de ce que c'était au début. Je préférais vous le dire de vive voix, plutôt que de fausser le rapport. Mais j'ai longuement réfléchi sur cette sensation, et je peux vous l'affirmer avec certitude… » Elle se rapprocha, et lui montra un passage du rapport.

- « C'est bien l'impression que j'ai eue, en voyant l'agresseur se consumer. Vous voyez ici, la manière dont laquelle la peau à brûler, c'est comme si le chakra avait été sorti violemment d'un coup. Je ne pense pas que cela soit une extraction naturelle… »

Matsuri avait aussi une affinité aux éclairs avec son affinité du vent. Ce n'était pas encore très puissant, mais cela lui permettait de sentir les changements magnétiques dans la circulation du chakra. Elle était devenue un chuunin averti, s'approchant de plus en plus des capacités de jonin. Cet éveil tombait plutôt à pic pour cette mission, cela pouvait révéler un détail important sur la nature de l'ennemi.

Puis ils se regardaient de nouveau droit dans les yeux. Partis dans les explications du rapport, ils avaient le visage à moins de dix centimètres l'un de l'autre sans s'en rendre compte… Gaara avait complètement délaissé le rapport de mission pendant ce cours instant où son esprit commençait à vagabonder dans le regard profond de sa partenaire. Soudain les paroles de Kankuro retendirent une fois de plus au fond de leur tête « Tu es sûr que tu ne veux pas me faire un petit-neveu Gaara ? ». Eux qui d'ordinaire ne pensaient pas du tout à ce genre de choses, leurs désirs mutuels n'avaient cessé de les tirailler depuis que cet idiot de marionnettiste les avait taquiné tout à l'heure. Il n'en était pas un pour rien d'ailleurs, il savait bien manipuler son monde, Gaara était sûr qu'il l'avait fait exprès. Ils s'écartèrent alors l'un de l'autre, tous deux dans une gêne presque palpable, Gaara tenta de se concentrer à nouveau sur son rapport de mission pour oublier ces pensées et attrapa un crayon sur sa table de chevet pour noter maladroitement ce que lui avait confié sa compagne. Matsuri se sentait de plus en plus gênée. Déjà que sa grand-mère ne cessait de la harceler avec cette histoire d'arrières petits enfants, voilà que le frère de Gaara s'y mettait lui aussi. Mais elle savait qu'elle n'y échapperait pas éternellement et qu'ils finiraient par se donner un jour l'un à l'autre. Matsuri se tint le visage, elle était bien loin d'être prête à se donner bien que l'envie ne lui manquait pas. Gaara de son coté qui avait remarqué la gêne de sa partenaire en plus de la sienne, finit par maudire son frère le plus férocement du monde « Kankuro… Je vais te tuer… ». Il prit alors la main de Matsuri pour casser ce lourd silence, et la rassura.

- « Dors. Il faut que tu ais des forces pour défendre le village… »

- « Oui. Gaara… »

Elle finit par tomber de sommeil et se laissa glisser doucement sur l'oreiller, bercée par la chaleur de la main de son amant. Gaara la regardait s'endormir. Pour une fois elle n'avait pas usé de titre honorifique devant son nom, cela le touchait. En temps normal, même dans leur intimité elle l'appelait constamment « Maître Gaara ». Même si leur vie avançait tout doucement à deux, elle allait de l'avant c'était le plus important. Ainsi il se disait qu'il passerait un savon à son frère qui se mêlait un peu trop de sa vie privée, mais au fond de lui, il avait aussi envie de le remercier pour cette attention touchante, bien qu'encombrante. Gaara reprit alors calmement l'étude du rapport de mission, en tenant tendrement la main de Matsuri.